03 juillet 2009
Elegy, le retour
Au mois de mars, je vous avais présenté en détails un de mes magazines favoris, Elegy (piqûre de rappel ici). Magazine spécialisé dans la culture alternative, il n'est pas forcément lu par tous alors qu'il permet de faire de belles découvertes aussi bien musicales que culturelles. Bien sûr, Elegy s'adresse avant tout aux fans de musique disons underground mais il n'en reste pas moins à la portée de tous dès qu'il présente des artistes, photographes, stylistes ou peintres.
D'ailleurs, souvenez-vous, il y a quelques semaines, à l'occasion de la sortie de Coraline, je vous ai proposé un article sur le film d'Henry Selick, dont toutes les informations provenaient du dossier rédigé par Elegy. Et, si je ne m'abuse, il n'y pas que des goths en puissance qui se sont délectés devant ce petit bijou !
Aussi, laissez-moi vous présenter les artistes mis à l'honneur dans le dernier numéro de mon magazine.
Côté musique, je vais être brève car je reviendrai sur le cas de plusieurs artistes ou groupes au courant des prochaines semaines. En effet, l'actualité musicale du moment est assez riche et surtout très à mon goût ! Aussi, j'ai été ravie de lire une interview très complète et à suivre dans le prochain numéro de Marilyn Manson, dont j'écoute le nouvel album en boucle depuis quelques jours. Sont également mis à l'honneur les Italiens de Lacuna Coil, mon groupe préféré depuis des années, dont l'album Shallow Life est sorti peu de temps après leur tout premier DVD. Inutile de vous dire que je me suis ruée sur ces deux galettes !

Autre grand retour tant attendu, celui de Lacrimosa, composé du génial duo Tilo Wolff et Anne Nurmi. Quand j'emploie le terme "génial", mes chers amis, ce n'est pas un hasard. Lacrimosa a vraiment su créer un unvivers musical et visuel. Sehnsucht, leur douzième album, a tout pour plaire même si Stille reste mon préféré.

Ce nouveau numéro d'Elegy m'aura également permis de faire connaissance avec le duo new-yorkais de Fischerspooner dont je vous parlais ici.
Passons à la culture.
Malheureusement, Elegy a supprimé sa rubrique Contes et Nouvelles qui nous permettait de découvrir tous les deux mois un auteur à travers un court récit au profit d'une rubrique jeux vidéos. Il en faut pour tout le monde c'est vrai, mais avouez qu'il y a déjà suffisamment de revues spécialisées pour satisfaire les geeks, non ? Alors que trop peu de magazines laissent de la place dans leurs pages pour les jeunes auteurs.
Bref.
La littérature n'est tout de même pas en reste avec une interview de l'écrivain Sire Cédric dont je n'ai jamais su quoi penser. J'ai toujours bien aimé ses textes, ses nouvelles, mais je n'accroche vraiment pas avec le personnage que je trouve prétentieux, un peu cliché. Ce sont sans aucun doute de fausses idées j'en suis bien consciente, et puis ce qui compte après tout, c'est son travail d'écrivain et qu'il le fasse bien ! Et étant donné que son second roman L'enfant des cimetières est sorti chez un éditeur assez prestigieux, on peut penser que son livre mérite le détour. Il mélangerait apparemment plusieurs univers, plusieurs ambiances, surnaturelle et scientifique. A voir (s'il veut m'envoyer un exemplaire, je suis d'accord, mouhahahaha !).
Parmi les brèves critiques, on retrouve notre ami Neil Gaiman, le papa de Coraline, avec son petit dernier L'Etrange vie de Nobody Owens que j'ai mis sur ma wish-list d'anniversaire et que je vous invite à découvrir.

Est également présenté le dernier ouvrage de Irvine Welsh, Glue, que j'ai acheté mais pas encore lu. Vu la critique élogieuse d'Elegy, je risque de le sortir de ma PAL dans peu de temps !
Passons à d'autres découvertes culturelles avec une photographe et une styliste dont j'ai beaucoup apprécié le travail.
Pour commencer, parlons de 666photography, en revenant tout d'abord sur le nom de ce studio que regrette Gayla, la photographe. En effet, ce nom un peu "kikoo lol mdr", ne correspond pas vraiment, pas du tout même, à l'univers qu'elle nous propose. Elle explique que ce nom est un de ses "rares regrets" mais celui sous lequel son travail s'est fait connaître alors qu'elle pensait pouvoir en changer. Ce nom aurait même quelques côtés négatifs puisqu'elle doit rassurer ses clients sur le fait qu'elle n'est pas sataniste !! Mais que Gayla se rassure, cela se voit dans ses très beaux clichés.
666photography ce sont de belles photos mais pourtant une toute petite équipe. Gayla en véritable touche-à-tout est photographe bien sûr mais elle s'occupe également des costumes et des décors, tandis que Lisa Naeyaert s'occupe avec elle des coiffures et gère seule le maquillage. Epatant !
Comme je vous le disais, l'univers de 666photography est bien loin de l'imagerie sataniste puisque Gayla se passionne pour tout ce qui est ancien, rétro, les pin-up forcément, mais aussi les films muets.
Voyez par vous-mêmes, avec ces photos de la série Dios de la Muertos, qui mettent en avant le talent de maquilleuse de Lisa.


Dans un esprit plus pin-up, il y a celles-ci que j'aime beaucoup




Je m'arrête là mais les photos sont tellement jolies que je ne peux que vous conseiller de faire un tour sur le site pour toutes les admirer.
Nous restons toujours dans un univers très féminin avec la présentation de la styliste Elisa Uberti, qui après avoir lancé sa marque Liliza, vient d'ouvrir sa boutique à Roubaix, où j'ai très envie d'aller faire un tour !
Les créations d'Elisa Uberti sont très élégantes, féminines et originales et bien que la jeune femme appartienne au milieu alternatif, ses vêtemenst peuvent séduire absolument tout le monde. Elisa explique : "Je joue beaucoup sur les détails donc les vêtements ne sont pas très typés et de ce fait peuvent s'adapter à beaucoup de styles différents." La styliste qui dit s'inspirer de toutes ses découvertes culturelles, se dit également influencée par l'univers de l'enfance, l'époque victorienne mais également du début du siècle (j'imagine du XX° !).
La bonne nouvelle c'est qu'Elisa pense s'installer et ouvrir une seconde boutique sur Paris d'ici la fin de l'année ! Ce qui ne doit pas nous empêcher de jeter un oeil sur son travail avant !




Toutes les photos sont d'Andy Julia.
Voilà pour ce dernier numéro d'Elegy ! Comme j'ai beaucoup traîné avant de rédiger cet article, le prochain numéro devrait sortir dans peu de temps donc vous aurez bientôt de ses nouvelles !
02 juillet 2009
Le mardi, c'est permis
Vous vous souvenez du programme Le mardi, c'est permis diffusé sur M6 lorsque nous étions jeunes et insouciants ?! Je m'adresse bien évidemment aux personnes de ma génération, à celles qui sont nées dans les années 80. Les schnoks et les puceaux, dehors !
Petit rappel des faits : Le mardi, c'est permis était un programme top-moumoute (j'ai envie de dire top-délire-méga-groove mais je me retiens) qui, comme son nom l'indique, était diffusé le mardi et qui nous proposait des séries super cucul-la-praline, genre Docteur Quinn, femme médecin, que je détestais, Loïs et Clark ou encore, le top du top, Les aventures de Tintin. ça c'était vraiment exellent !

ça doit être à cette époque-là que nous sommes devenus sérivores sans même le savoir. A cause du mardi, c'est permis, mais aussi à cause des conneries AB Productions, mais ça, c'est une autre histoire.
Pour moi, le mardi était doublement un jour de fête puisque, non seulement je pouvais regarder mon programme du soir préféré mais, en plus, soit j'allais dormir chez une copine soit une copine venait passer la nuit chez moi. Trop cool l'école primaire.
C'est bien dommage pour les gamins que Le mardi, c'est permis n'existe plus... Enfin, j'dis ça, mais en même temps, je m'en fous des gosses, parce que pour moi, le mardi, c'est toujours permis et c'est toujours la fête, grâce à cette bonne vieille chaîne, M6.
Maintenant, le mardi, c'est soirée séries.
Et c'est aussi le jour de la semaine où je me prépare un plateau-télé de pintade. Parfois, je me prépare un menu tout rose, de l'entrée au dessert en passant par la boisson. D'autres fois, c'est soirée sushis (enfin... sushis ET makis ET sashimis). Mais mon gros trip c'est : les sandwiches ! Autant je ne suis pas du tout branchée junk-food (même si je ne dis jamais non à un 280 après le Salon du Livre par exemple -c'est une sorte de rituel-), ce n'est pas avec moi que McDo and co font fortune. Par contre, j'adore les sandwiches, les wraps, les pains viennois, bagnats, tête de rat.
Cette semaine, je me suis donc, comme chaque mardi, confortablement vautrée devant M6 pour une double injection de Desperate Housewives et une triple dose de Nip/ Tuck, sans même frôler l'overdose. Je suis blindée.
Cette quatrième saison de DH démarre vraiment bien. Même si j'ai vu quelques épisodes de la saison 5 sur Canal+ (je n'ai pas su résister finalement) et que je connais donc le sort qui attend certains des personnages, l'intrigue qui se dessine me passionne au point que le streaming me démange sérieusement. Mais je ne céderai pas. Mes soirées du mardi sont bien trop précieuses pour que je les gâche en cinq minutes. Si au début de cette série j'avais beaucoup de mal à choisir ma housewife préférée, maintenant je peux le dire : I love Bree. J'adore ce personnage, sa force de caractère, son style rétro et son grain de folie et j'aime Marcia Cross malgré son visage figé, je la trouve classe sans être aussi froide que Nicole Kidman. Evidemment, le fait qu'elle soit rousse ne gâche rien !

Ma soirée s'est donc poursuivie, avec, non pas deux, mais trois épisodes de Nip/Tuck. Les trois derniers de la saison 5. Snif ! Je sais que cette série n'est pas aimée de tous car beaucoup la trouve un peu extrême dans le genre sex, drugs and trash power. Mais c'est justement ça que j'aime ! A chaque fin d'épisode, je me demande ce que les scénaristes vont pouvoir nous inventer de plus gore, de plus tordu ! Même si la série devient un peu une caricature d'elle-même à force de pousser le bouchon toujours plus loin, je suis toujours les aventures des docteurs Troy et Mc Namara avec un grand intérêt.
Mais à partir de mardi prochain, c'est Damages qui vient prendre la place de Nip/ Tuck, ce qui tombe plutôt bien car j'avais envie de la découvrir depuis longtemps. Le Dieu de la télé existe, il exauce mes souhaits !
Après cette très longue digression, revenons à nos moutons, autrement dit à mon plateau-télé girly du mardi.
Cette semaine au menu : un bol de gaspacho, histoire de se remplir sainement, mon sandwich adoré poulet/ crudités, une glace Frusi (fruits rouges, yaourt, céréales) qui, ma foi, n'est pas mauvaise, et un verre de Schweppes (créateur de saveurs depuis 1783 -on sent la fille qui ne va jamais au cinéma-) light à la pêche. A la santé de Nicole Kidman.

Celui qui se moque de mon bol, je le mords ! J'ai de la belle vaisselle plein les placards mais mon bol clown est sacré !
Je suis sûre que les mecs ne vont pas comprendre le bonheur que c'est de se préparer un p'tit repas de derrière les fagots et de bouloter devant sa série préférée. Mais je suis certaine que mes copines les dindes partagent avec moi ce petit plaisir, de s'isoler du monde quelques heures, de ne pas perdre dix ans en cuisine, et de profiter de sa soirée. Une sorte de pyjama-party en solo !
Je me trompe ?!
Dans le scriptorium, de Paul Auster
Je suis d'un caractère disons persevérant. Je me suis mis en tête de découvrir l'univers de Paul Auster afin de ne pas rester sur ma déception après la lecture de L'Invention de la solitude en licence, mais je pense qu'il va vraiment falloir que je me fasse une raison : Paul Auster et moi, ça ne fera jamais chabada-bada. Mais au moins, on ne me reprochera pas de ne pas avoir essayé !
Après le décevant La nuit de l'oracle (qui aurait pu être excellent sans cette fin digne d'un écrivain débutant) et l'assez-sympathique-mais-sans-plus Cité de verre, je me suis plongée dans l'avant-dernier roman de l'auteur, histoire de voir ce que donnent ces récents écrits.
Je crois que c'est le roman que j'ai le moins aimé. En fait, il m'a donné la nausée. Ce n'est pas une expression ou une manière détournée de dire du mal de ce bouquin, mais ce que j'ai réellement ressenti. J'ai vraiment détesté le personnage principal de ce roman, ce qui lui arrive est d'une platitude incroyable qui rend la centaine de pages du roman interminable.
Encore une fois, Paul Auster aborde des thèmes récurrents dans son oeuvre, la place de l'écrivain, la puissance de l'invention, de l'écriture, et utilise ce qui semble être son procédé favori, la mise en abyme.
L'histoire est celle d'un homme âgé qui se réveille dans une chambre qui lui est inconnue, dans laquelle se trouve une caméra, un bureau, un manuscrit et quelques portraits de personnes qu'il ne reconnaît pas. Cet homme, qui est nommé Mister Blank, va au fil de la journée, faire connaissance avec plusieurs personnages : son infirmière, prénommé Anna, un policier nommé James Patrick Flood, un certain John Trause, qui vont l'aider -ou pas- à découvrir qui il est et ce qu'il fait là.
Même si j'ai lu seulement trois livres de Paul Auster, j'ai tout de suite compris qui étaient les personnes sur les photos et donc, forcément, qui était ce Mister Blank, ce qu'il représentait pour elles et où allait en venir l'auteur. Il faut dire que la réflexion qu'il mène est plus que basique pour qui s'intéresse un tant soit peu à la littérature et au métier d'écrivain (le titre est également un sacré indice).
Néanmoins, le roman de Paul Auster ne tourne pas seulement autour de ce Mister Blank. "Le procédé préféré de Paul Auster", on va rebaptiser ainsi la mise en abyme, nous permet de découvrir le manuscrit posé sur le bureau du vieil homme. Dans le scriptorium prend alors un autre visage et nous amène à nous interroger sur l'Histoire, plus principalement l'Histoire américaine. Cette tentative de réflexion ne suffit pourtant pas à faire de ces quelques pages un bon roman puisque, comme toujours avec Paul Auster, j'ai été gênée par cette impression de travail bâclé. Si je trouve qu'Auster a un véritable talent de conteur, il utilise très peu de mots pour dire beaucoup de chose, je ne suis pas du tout certaine de ces talents d'inventeur.
Je lirai tout de même prochainement les deux récits qui font suite à Cité de verre puisqu'on m'a gentillement prêté La Trilogie new-yorkaise. Mais après, j'arrête !
01 juillet 2009
Les films du mois de juin, partie IV
Dernière review du mois les amis ! Je n'ai pas pu voir tous les films que j'avais prévus, notamment à cause de ma fausse grippe porcine de début de mois... gruik gruik (no comment). Voyons ce qu'ont donné les quatre films de cette quatrième semaine.
Jeux de pouvoir, de Kevin MacDonald
C'est quoi ? L'assistante de Stephen Collins, un membre du Congrès américain meurt mystérieusement écrabouillée par le métro (bon ap'). Suicide, accident ou assassinat ? Cal McAffrey, journaliste et ami de Collins va mener son enquête, assistée par une jeune journaliste-blogueuse, Della Frye.
Et alors ? A la base, Jeux de Pouvoir n'est pas le genre de film qui m'attire. Le mélange politique et journalisme peut donner de très bons films certes, mais aussi de gros nanars pleins de clichés (le policien est véreux et libidineux, le journaliste fouille-merde et alcoolo). Même si Jeux de Pouvoir ne parvient pas vraiment à contourner ces gros clichés, il reste un film que l'on suit avec plaisir. Le personnage de Cal McAffrey, brillament interprété par Russel Crowe, y est pour beaucoup. On le sent un peu paumé parmi tous les rôles qu'il doit tenir : journaliste, ami de Collins, amoureux de l'épouse de ce dernier. L'enquête est donc aussi bien professionnelle que personnelle, ce qui rend son personnage attachant, humain. L'intrigue en elle-même connaît quelques fausses-pistes et rebondissements qui la rendent relativement palpitante, même si tout ça reste assez basique. Néanmoins, je n'ai pas du tout adhéré à l'ultime virevolte, inattendue évidemment mais trop tirée par les cheveux selon moi, ce qui gâche un peu la fin. J'ai également été un peu blasée par les apparitions de Robin Wright, son personnage est chiant au possible, je trouve que les histoires d'amour plombent vraiment les films d'action. Par contre, j'ai beaucoup aimé le personnage de Della Frye (Rachel MacAddams) qui met en lumière le rôle de plus en plus important que jouent les blogs dans les média.
Sherrybaby, de Laurie Collyer
C'est quoi ? Après avoir purgé une peine de prison de trois ans, Sherry Swanson, une ancienne héroïnomane, décide de tout faire pour récupérer sa fillette, élevée par son frère et sa belle-soeur durant son absence. Si reprendre une vie normale après avoir connu l'enfermement n'est pas chose aisée, retrouver la confiance de sa famille l'est encore moins.
Et alors ? Sherrybaby est mon petit coup de coeur de la semaine. Un film que je voulais vraiment voir mais dont je n'attendais rien, qui s'est révélé touchant, intéressant et réaliste. Ma plus grosse crainte était qu'il soit un peu mou et longuet, mais je n'ai pas vu les quatre-vingt-dix minutes passées ! Si les premières images font penser au Livre de Jérémie d'Asia Argento, le personnage de Sherry est plus proche de celui de Clean d'Assayas. Sherry est un personnage très complexe, tantôt très émouvante tant on la sent désespérée, tantôt très agaçante par son égoïsme. Si on sent qu'elle a réellement envie de changer, de devenir une bonne mère, elle semble souvent obsédée par le simple fait de récupérer sa fille parce qu'elle pense qu'elle lui appartient, comme si elle était sa chose. L'ambiguité de cette mère donne un film loin de toute mièvrerie, la réalisatrice ne nous pousse pas à pleurer sur le sort de Sherry mais nous invite simplement à la voir évoluer, tirer des leçons de ses erreurs, grandir. Maggie Gyllenhaal est irréprochable, parfaite en grande fille paumée, blessée par la vie (les relations de Sherry avec son frère et son père sont développées au cours du film et se révèlent tout aussi intéressantes que le combat qu'elle mène). Un film surprenant dans le sens où il nous donne bien plus que ce à quoi on s'attendait.
Le Grand Chef, de Jeon Yun-Su
C'est quoi ? Après avoir participé à un concours de cuisine ayant très mal terminé, un jeune chef de cuisine se retire dans le village de son grand-père, ancien-chef, où il vend des légumes et continue de préparer de bons petits plats pour ses proches. Alors qu'il mène une vie paisible, un ami journaliste le pousse à s'inscrire à un grand concours national, où il devra affronter son grand rival d'antan. Ce concours sera l'occasion pour lui de reprendre confiance mais également de faire une grande découverte sur son grand-père.
Et alors ? Pourquoi ce film est-il si peu distribué ?! J'ai passé deux heures délicieuses (dans tous les sens du terme) devant ce véritable carton coréen. Ce n'est pas étonnant d'apprendre que la bande-dessiné dont Le Grand Chef est tiré est un véritable best-seller en Corée, où il a cartonné au box-office pendant des semaines. Il y a absolument tout dans ce film pour nous faire passer un excellent moment : de l'humour, beaucoup d'humour même, du suspense, de la tension, un soupçon d'histoire d'amour, des révélations,... Si la base du Grand Chef est bien évidemment la cuisine (d'ailleurs, je vous conseille d'aller le voir le ventre plein) il aborde d'autres thèmes plus sérieux, comme la relation entre le Japon et la Corée, la filiation, l'héritage, la volonté, la trahison, l'ambition. Du côté des acteurs, on peut parler d'un casting sans faute car chaque visage correspond tout à fait aux traits de caractère du personnage. Encore une réussite venue d'Asie.
Jaffa, de Keren Yedaya
C'est quoi ? Jaffa, Israël. Mali, une jeune femme juive de vingt et un ans, travaille dans le garage familial, auprès de son père et de son frère. Elle côtoie chaque jour Hassan et son fils, Toufik, garagistes. Ce que personne ne soupçonne c'est que Mali et Toufik s'aiment depuis l'enfance et qu'ils ont projeté de se marier. Une magnifique histoire d'amour pensez-vous ? Oui, si ce n'est cet énorme obstacle : Toufik est Palestinien et l'ennemi juré du frère de Mali.
Et alors ? Même si vous avez probablement lu cela partout, je suis obligée à mon tour de comparer cette magnifique histoire d'amour empêchée à Roméo et Juliette. On retrouve les mêmes grandes lignes, les mêmes thèmes dans Jaffa, qui se fait également le miroir de la situation des Palestiniens en Israël. J'ai été séduite par le rythme un peu lent du film qui nous permet de nous impregner pleinement d'une ambiance tendue, d'apprécier le jeu des acteurs, tous fabuleux (j'aime vraiment beaucoup Ronit Elkabetz), de comprendre leurs échanges de regards (et de se plonger dans les yeux incroyablement clairs de Mahmud Shalaby/ Toufik). A plusieurs reprises, j'ai eu peur que le film se termine, qu'il nous laisse sur notre faim, mais fort heureusement, il redémarrait aussitôt, jusqu'à une fin émouvante, sublimée par la vue sur le port de Jaffa, qui apparaît ici comme une ouverture à tous les niveaux. Un très beau film que je suis heureuse d'avoir enfin vu et que je vous conseille.
L'été n'est jamais propice aux sorties intéressantes. Mais après avoir fait mon petit tour sur AlloCiné, je peux vous dire qu'on va être gâtés ces deux prochains mois ! De quoi ne pas regretter de ne pas partir en vacances !
Ne précipitons pas les choses pour autant et voyons ce que nous réserve cette nouvelle semaine.
Il ne faudra surtout pas manquer le trèèèèèèèèèèèèèèèès attendu (en tout cas, moi je l'attends de pieds fermes !) L'Âge de Glace 3 ! Youhou ! Mais malheureusement, il faudra attendre vendredi... Snif. C'est également vendredi que sortira Le Hérisson, librement inspiré de L'Elégance du hérisson de Muriel Barbery dont je vous parlais hier. Que voir en attendant ? Et bien, le Woody Allen 2009, Whatever Works, bien sûr ! Même si la bande-annonce ne m'inspire pas (j'ai du mal avec le fait que le schnok ronchon ne soit pas Woody himself) je suis contente qu'il revienne enfin à New-York et de retrouver Evan Rachel Wood que je trouve excellente actrice. J'irais bien voir Rebelle Adolescence pour Ellen Page mais il ne sort que dans deux salles. Côté reprises, cette semaine pourrait être l'occasion de découvrir l'univers de Jacques Tati avec Les vacances de M. Hulot. A voir.
Qu'avez-vous vu de beau ces derniers temps ? Et surtout, qu'avez-vous prévu de voir cette semaine ?!
L'homme du lac, d'Arnaldur Indridason
Le quatrième volet des aventures du commissaire Erlendur est sorti en poche il y a quelques semaines et c'est avec grand plaisir que je m'y suis plongée.
Après les très enthousiasmants La Cité des jarres et La Femme en vert puis le décevant La Voix, Arnaldur Indridason nous revient avec un excellent polar qui se laisse dévorer en quelques soirées.
Cette nouvelle enquête commence lorsque un squelette est découvert dans le lac de Kleifarvatn à quelques kilomètres de Reykjavik. Le seul indice à la disposition d'Erlendur et de ses fidèles acolytes, Sigurdur Oli et Elinborg, est l'émetteur radio portant des inscriptions en caractères cyrilliques ayant servi à lester le cadavre.
Comme toujours dans les livres d'Arnaldur, c'est dans le passé que le commissaire Erlendur trouvera la clé du mystère. Sauf que cette fois-ci, l'enquête nous éloigne des terres islandaises pour nous mener en Allemagne de l'Est, à la rencontre d'étudiants de toutes nationnalités, venus étudier à l'université de Leipzig, où ils vont découvrir l'autre visage du socialisme, l'espionnage, la dénonciation,...
Multipliant les pistes et donc les fausses-pistes (!), Arnaldur nous offre une intrigue palpitante, construite d'une certaine manière comme celle de La Femme en vert puisque qu'à la voix du commissaire se superpose celle d'un inconnu qui nous raconte la vie des étudiants dans l'Allemagne des années 50-60. Ce roman est donc, de ce point de vue, très intéressant puisqu'il aborde la politique, la Stasi, la Révolution hongroise et nous montre encore une fois que l'Islande a aussi sa part d'ombre.
Du côté des personnages, c'est toujours un plaisir de retrouver Erlendur, avec sa misanthropie qui pourrait en faire le cousin islandais du Docteur House et qui le rend bizarrement séduisant. On le retrouve ici en compagnie de la femme mariée rencontrée pendant l'enquête de La Voix. Couchera-couchera pas, that's the question !! On découvre que la nouvelle carrière d'Elinborg marche plutôt fort et un Sigurdur Oli harcelé. On a également la bonne surprise de pouvoir faire enfin connaissance avec Sindri Snaer, le fils d'Erlendur, et d'entendre un peu moins parler d'Eva Lind, sa fille, qui devient un peu pénible.
Ce quatrième roman est pour moi le plus "drôle" de la série avec quelques touches d'humour islandais qui m'ont fait beaucoup rire :
"- Donc il ne s'agissait pas d'une exécution pure et simple par une balle dans la nuque, par exemple ?
- Une exécution ? s'étonna Elinborg. Nous sommes Islandais. La dernière exécution en date s'est passée à la hache."
Une enquête passionnante, des personnages sympathiques que l'on découvre un peu plus, une bonne dose d'humour noir, encore un excellent cocktail servi par Monsieur Arnaldur !
30 juin 2009
Le siècle du jazz, au musée du quai Branly
L'exposition au musée du quai Branly est terminée depuis dimanche mais j'adore écrire des articles pour rien !
Plus sérieusement, ça fait des semaines que je vous tanne en vous disant "demain je vais voir cette expo" mais il y avait toujours quelque chose pour m'en empêcher. Je n'ai pas renoncé pour autant et je suis enfin allée la visiter samedi matin, de justesse donc ! Pourtant, ce n'est pas l'envie de la découvrir qui me manquait. Le jazz est une musique que j'aime beaucoup, qui a bercé mon enfance grâce à mon saxophoniste de père. La maison vibrait quotidiennement aux rythmes du jazz et j'ai beaucoup de souvenirs d'enfance en rapport avec cette musique, comme ce jour où pour me venger de je ne sais plus quel affront paternel, j'ai mélangé tous ces vinyls de jazz ! Moins drôle, pour me venger encore, j'avais coincé un de ses goupillons au fin fond de son saxo qu'il a fallu emmener en réparation... Je suis un monstre de gamine !!
Inutile donc de vous faire tout un roman sur l'expo mais je vais tout de même vous donner mon avis, avec les points positifs et les points négatifs.
J'ai aimé :
- Le parcours de l'exposition chronologique et thématique qui permettait même aux néophytes de suivre et de comprendre l'évolution du jazz.
- Les dix salles à thème pareilles à dix petites expositions.
- L'aspect hétéroclite de l'exposition, tantôt visuelle, tantôt sonore, présentant aussi bien des affiches que des pochettes de disques ou encore des toiles ou des films.
- Voir The three little bops, un cartoon Looney Tunes de 1957, reprenant l'histoire des Trois petits cochons version jazzy ! En tant que porcinophile, j'étais ravie de cette découverte !
- Entendre Petite Fleur de Sidney Bechet, mon morceau préféré que mon père jouait tellement bien.
- Voir des oeuvres de peintres connus et que j'admire pour certains : un portrait d'Aretha Franklin par Andy Warhol, des pochettes d'albums signées Dali, une toile de Basquiat,...
- Découvrir les oeuvres d'artistes que je ne connaissais pas et qui m'ont vraiment enthousiasmée comme Archibald Motley et son sublime tableau Getting Religion.

- Le fait que l'exposition soit elle-même imprégnée du côté très festif du jazz et qu'elle le transmette avec succès.
J'ai moins aimé :
- Me peler le jonc pendant les deux heures qu'a duré ma visite. Alors vous allez peut-être penser que je fais ma chieuse mais il faisait un froid glacial dans le musée par rapport à la température extérieure. J'ai donc un peu "bâclé" la fin pour sortir plus vite tellement je me gelais. C'est tout de même dommage.
- Que les photos ne soient pas interdites. Je commence à en avoir assez de tous ces gens qui ne savent plus faire un pas sans mitrailler. Déjà pendant les concerts c'est pénible mais pendant une expo c'est carrément chiant.
- Grosse déception devant la quasi-absence des oeuvres de Mondrian alors que lorsqu'on me parle de la relation entre le jazz et la peinture, je ne pense qu'à lui. J'avais donc pensé enfin voir en vrai Broadway Boogie Woogie mais j'ai seulement eu droit à quelques images de son atelier. Bof.

- L'aspect très superficiel de l'exposition. A part quelques lignes d'explications à l'entrée de chacune des dix salles, on n'avait pas grand chose à se mettre sous la dent. Je n'ai donc pas l'impression d'avoir appris grand chose au cours de ma visite, si ce n'est quelques faits marquants certes mais trop peu nombreux.
Le but de cette exposition était donc de montrer comment la musique jazz a contaminé les autres formes d'art plutôt que de nous proposer un exposé sur le jazz lui-même. Les purs mélomanes, les vrais aficionados de cette musique ont alors pu être déçus (en témoignent les quelques messages écrits sur le livre d'or -je sais, je suis une vilaine curieuse !-). Pour ma part, même si j'aurais aimé avoir plus d'informations sur la musique et les musiciens, j'ai été assez emballée par le choix du commissaire de l'exposition, Daniel Soutif, de nous proposer un parcours foisonnant qui correspond davantage à mon caractère "touche-à-tout", ce qui ne signifie pas, je me répète, que quelques précisions suplémentaires auraient été les bienvenues. Enfin, au-delà de son aspect artistique, j'ai trouvé l'exposition très intéressante d'un point de vue socio-culturel puisqu'elle mettait bien en avant l'évolution des relations entre les Noirs et les Blancs, avec notamment la grande affiche du spectacle de La Revue Nègre à Paris, le petit film montrant Joséphine Baker dansant sur le quai du métro, le jazz West-Coast pratiqué en Californie par des jazzmen blancs,...

Cette exposition fut aussi pour moi l'occasion de découvrir le musée du quai Branly où je n'avais jamais mis les pieds car les expositions qu'il propose ne sont jamais à mon goût. Je l'ai trouvé vraiment accueillant avec son magnifique jardin et la Tour Eiffel en arrière plan ! J'ai hâte d'y retourner pour découvrir l'expo consacrée à Tarzan. Avant le dernier week-end cette fois-ci, c'est promis :)

Photo provenant du site France Guide.
L'élégance du hérisson de Muriel Barbery
Cette semaine, vendredi plus précisemment, sort en salles le film Le Hérisson, librement inspiré du succès de l'année 2007, L'élégance du hérisson, de Muriel Barbery. J'attache énormément d'importance à ce "librement inspiré" car j'ai l'espoir que le film propose une nouvelle vision de ce roman que j'ai... détesté.
A l'occasion de la sortie du film, je vous propose la critique que j'avais rédigée l'an passé pour le challenge abc 2008.
Je ne dévoile pas grand chose de l'intrigue car ce qui m'a vraiment déplu dans ce roman n'est pas l'histoire en elle-même, qui est mignonette dans son genre, mais le côté prétentieux de l'auteure et de son discours bourré de clichés insultants.
Pour mémoire, le livre nous raconte l'histoire d'amitié entre une concierge, Renée, très cultivée qui se cache dans sa loge et une jeune fille, Paloma, grandissant dans une famille bourgeoise. Le choc des cultures en dix leçons...
Je n’ai pas aimé ce livre car je l’ai trouvé insultant, méchant et prétentieux. En lisant assez souvent, dans des critiques de lecteurs, qu’il y avait de longs passages de philosophie je me suis dit "oula ! ça peut être pénible ça" mais en fait je n’ai même pas remarqué ces passages censés être pénibles puisque c’est tout le livre qui l’est. J’entends déjà les voix s’élever contre moi ! Quand je dis que ce livre est méchant je pense bien évidemment au portrait qui est fait de Renée. En faisant de cette concierge une anti-concierge, en voulant casser les stéréotypes l’auteure insulte toute une catégorie de personnes. Renée lit beaucoup, aime le cinéma asiatique, le thé. Bref, les choses raffinées. Il faut donc comprendre qu’une concierge lambda est incapable d’aimer la lecture, l’art, la finesse. Pis, une concierge est quasiment illettrée et ne sait pas "causer la France". C’est en tout cas ce que moi je comprends lorsque Renée fait exprès de dire « un espèce d’infarctus » pour ne pas être démasquée en tant qu’intello, au lieu « d’une espèce d’infarctus » (idem pour "pallier à" au lieu de "pallier" tout court). Le problème, c’est que plein de gens font ces erreurs, même des gens censés avoir plus de culture qu’une concierge (l’auteure la première puisque son livre est truffé de bourdes). En parlant de bourde, j’ai trouvé surprenant qu’à la page 213 Renée soit soudainement âgée de 57 ans…
Ce qui me choque, c’est qu’en se moquant (si, si) d’une concierge, l’auteure se moque de tous les gens qui exercent des métiers ne nécessitant pas une floppée de diplômes. Autrement dit, elle se fout de la plupart de ses lecteurs. En effet, Renée est concierge mais elle aurait tout aussi bien pu être coiffeuse, caissière ou secrétaire, qui après tout sont des femmes qui ont quitté l’école tôt et qui n’ont pas la réputation d’être des intellectuelles.
Je ne comprends donc vraiment pas le succès de ce livre, comment tant de gens ont pu l’applaudir alors que c’est une attaque à la classe ouvrière. En fait, l’auteure ne vaut pas mieux que les bourgeois du 7, rue Grenelle (là aussi, vive les clichés !) qu’elle critique.
Vous l’aurez compris, ce livre m’a profondement agacée. Heureusement, le personnage de Paloma est très attachant (excepté le passage chez le psy), ce qui m’a permis de finir ce livre.
J'espère donc que les acteurs arriveront à me faire oublier tous les clichés qui polluent cette histoire qui aurait pu être plaisante. Réponse vendredi !

29 juin 2009
Tag bordélique !
A la demande de Poleen, voici mes réponses à un petit tag bien sympa qui aborde plein de thèmes différents.
Qu'est-ce qui t'obsède ?
J'ai beau chercher, je ne vois vraiment pas... Je fais bien quelques fixettes, comme sur les chaussures par exemple, mais je ne pense pas être obsédée par quoi que ce soit. Par contre, et c'est la seule chose qui pourrait se rapprocher de l'obsession, je veille à ne jamais gâcher une journée. J'ai été traumatisée par la canicule de 2003 pendant laquelle je n'ai strictement rien fait à part dormir et aller au pub, et j'ai vraiment eu l'impression d'avoir perdu trois semaines de ma vie. Du coup, j'essaye de faire quelque chose de concret chaque jour : voir un film, visiter une expo, combler mes lacunes devant des vieux films,...
Quelle est ton obsession la plus étrange ?
Bon alors si j'ai déjà du mal à trouver une simple obsession, imaginez une obsession étrange !!
Que portes-tu aujourd'hui ?
Ma tenue de combat de début d'été lorsque je ne suis pas encore prête psychologiquement à dévoiler mon épiderme en portant mes robes de modern pin-up, soit une jupe très longue -aujourd'hui elle est rouge- qui traîne sur mes Doc et un t-shirt coupe féminine (faut pas pousser non plus) à message ou à l'effigie d'un groupe -aujourd'hui Marilyn Manson-.
Que mangeras-tu ce soir ?
Un bol de gaspacho, de la salade et des tomates au vinaigre balsamique, un steack de céréales bio, un yaourt et une tisane. Sinon, tu peux m'inviter au restau !
Quelle est la dernière chose que tu as achetée ?
La dernière chose que j'ai payée, ce sont mes courses chez Auchan. Mais la dernière vraie chose que j'ai achetée c'est le dernier album de Marilyn Manson, avec un mois de retard. J'ai honte.
Qu'écoutes-tu pour l'instant ?
Voir question précédente :)
Quelle est ta glace préférée ?
Je suis incapable de répondre à cette question car je n'achète jamais de glace... Je sais que j'aime beaucoup les parfums rigolos de Ben&Jerry's, c'est tout.
Que penses-tu de la personne qui t'a taguée ?
Beaucoup de bien ! Poleen et moi avons beaucoup de goûts communs malgré des personnalités que j'imagine différentes. J'espère pouvoir la rencontrer très bientôt d'ailleurs ! (N'oublie pas que tu dois être la marraine de mes futures Louboutin !)
Si on t'offrait une maison n'importe où dans le monde, où voudrais-tu qu'elle soit ?
En fait, je préfèrerais un appartement car j'aurais bien trop la trouille dans une maison ! Et je le voudrais chez moi, à Paris, quelle question !
Ton must-have pour l'été ?
Des compensées !!!!! Je ne veux pas passer l'été sans une belle paire de compensée, voire plusieurs !
Si tu pouvais aller n'importe où dans le monde dans l'heure qui vient, où irais-tu ?
A Reykjavik, pardi !
Quelle langue voudrais-tu apprendre ?
L'islandais, que j'apprends déjà à vrai dire, mais si on pouvait me donner un coup de pouce... ^^
Quelle est ta citation préférée ?
"La meilleure façon de résister à la tentation c'est d'y céder", d'Oscar Wilde, juste par solidarité parce que ça doit pas être évident pour lui de se retrouver associé à une émission télé bien pourrie !
Qui voudrais-tu rencontrer ?
Simone de Beauvoir pour lui dire mon admiration, Audrey Hepburn juste pour lui faire un bisou, Ian Curtis pour un concert privé, Betty Short pour lui demander qui l'a assassinée. Plus raisonnablement, David Lynch, Johnny Depp et Marilyn Manson.
Quelle est ta couleur préférée ?
Le noir. Sobre, classe et pas si simple que ça.
Quelle est ta pièce préférée dans ton armoire ?
Je sèche... Il y en a plein, pour plein de raisons différentes. Des pièces que j'adore parce que je les ai longtemps convoitées, d'autres qui m'ont coûté un bras, d'autres qui me rappellent des moments précis,...
Le métier de tes rêves ?
Petite, je voulais être vétérinaire, mais j'ai peur des araignées, ça m'a dissuadée. Adolescente, je rêvais d'être chorégraphe, avocate (aaah cette chère Ally McBeal !) ou médecin légiste (encore aujourd'hui je trouve fascinant de pouvoir lire dans un cadavre comme dans un livre !). En 5°, j'ai évoqué l'idée d'être esthéticienne, parce que j'adorais me pomponner. J'ai cru que mon père allait faire une crise cardiaque et ma belle-mère m'a conseillé de plutôt faire un métier qui me permettrait de me payer des soins en institut. Pour une fois qu'elle disait quelque chose d'intelligent. Au lycée, je voulais être journaliste pour la presse musicale. Et maintenant ? Aucune idée !
Ton mannequin préférée ?
Dans les années 90, j'étais fan d'Helena Christensen. Aujourd'hui de Lily Cole.
Si tu avais 100$ à dépenser tout de suite, qu'achèterais-tu ?
Déjà, je te demanderais si t'as pas des euros, faisons simple. Et je dépenserais tout dans un bon restaurant.
Ton styliste préféré ?
John Galliano
Que considères-tu comme un fashion faux-pas ?
Des chaussures ouvertes sur des pieds douteux. Tiens ba c'est peut-être ça mon obsession la plus étrange : les pieds des gens, souvent mal entretenus mais pourtant exposés à la vue de tous.
De qui ou de quoi t'inspires-tu pour t'habiller ?
Les vieux films m'inspirent. Les actrices y sont toujours d'une élégance folle et d'une beauté qu'on ne voit plus aujourd'hui.
Décris ton style personnel ?
Il est justement très personnel ! Je n'aime pas porter ce que tout le monde porte. S'il m'arrive d'acheter des vêtements dans des grandes enseignes de prêt-à-porter, j'essaye de les noyer sous d'autres pièces plus originales ou décalées.
Que vas-tu faire après ça ?
Appeler ma grand-mère puis ma mère.
Que voudrais-tu voir revenir à la mode ?
Quelque chose d'extrêmement laid pour voir toutes les modeuses se ruer dessus, ou mieux, une pièce totalement décriée hier, adulée aujourd'hui, pour souligner leur hypocrisie.
Quelle période t'inspire le plus dans la mode ?
L'époque victorienne -corset, dentelle, velours- et les années 50-60 -rock'n'roll power !-
Quand tu t'habilles, par quoi commences-tu ?
Mes moufles.
Quelle est la pièce que tu ne porteras jamais ?
Le sarouel, le carrot-pant, la combinaison, le gilet en peau de je sais pas quoi,... Toutes les pièces qu'on voit partout.
Y-a-t-il des pièces qui te plaisent mais que tu n'oses pas porter ?
Le short taille haute, so pin up girl mais qui exige une silhouette de déesse !
Bon Bliss, c'est à ton tour ^^
Butin soldesque, partie I
Je ne vous apprends rien, c'est les soldes depuis mercredi. Super...
Quitte à passer pour Mamie ronchon, je le dis tout haut et j'assume : les soldes, c'était mieux avant. Depuis quelques années, ça ne m'excite même pas de savoir que LA date approche, alors que lorsque j'étais au collège, je séchais les cours direction les boutiques, dès 9 heures du matin pour ne rien manquer. Oui, parce qu'avant, y avait de bonnes affaires à faire et faire du repérage avait encore un sens. Alors que maintenant, vas-y dénicher le petit pull tant convoité depuis des mois ! Mission impossible ! On nous ressort des vieilleries immondes, des fringues aux motifs plus que douteux, des chaussures poussièreuses aux semelles râpées.
Ne comptez pas sur moi pour être devant le Printemps Haussmann dès le premier jour. Ni le deuxième. Par contre, le troisième... ça se discute !
Les soldes c'est nul, mais ça m'attire tout de même comme une mouche par du miel (pour ne pas dire autre chose).
J'ai donc fait le tour de quelques boutiques vendredi pour constater que 1° les soldes démarrent très fort avec une deuxième démarque après deux jours seulement... 2° les prix sont donc intéressants mais les vêtements atroces 3° les filles puent.
Non, sentir le chacal en rut n'est pas l'apanage des mâles, Mesdemoiselles -enfin, pas toutes, heureusement- vous schmoutez ! J'ai fui certaines boutiques à peine la porte franchie tant cette odeur de transpiration synthétique m'agresse les naseaux.
J'ai tout de même réussi à me mettre en apnée pour partir en quête de la robe parfaite, celle qui irait tenir compagnie aux cinquante qui envahissent déjà mon armoire, mais en vain. Les tissus sont vraiment cheap. J'vous l'dis, c'était mieux avant !
Je me suis donc rabattue sur une valeur sûre : les chaussures.
Mes amies les chaussures, qui ne me déçoivent jamais. Elles sont toujours là, à m'attendre, belles et sages, prêtes à me remonter le moral après une pêche infructueuse... Aaaaah ! Je les aime !
Voici donc mes nouvelles acquisitions


Les rouges (elles sont craquantes, non ?!) font partie de la collection Agnès b. pour André et m'ont été, pour ainsi dire, offertes. Comme un cadeau du Dieu de la chaussure pour me récompenser de ma fidélité. Alors qu'elles coûtaient la coquette somme de 140 euros, je les ai ramenées à la maison pour... 30 euros ! Alors même s'il manque une pointure, je m'en fiche. Même s'il me sera impossible de les mettre pour traverser tout Paris, même si je risque de faire ma chieuse genre "aaaah ! attends ! j'ai mal aux pieds", tant pis. Car le fait de les avoir me remplit de joie ! Surtout que ça n'a pas été facile de trouver le modèle parfait. Toutes les paires du magasin avaient le défaut de proposer une chaussure plus claire que l'autre... Heureusement, j'ai été accueillie par une vendeuse adorable qui semblait aimer les chaussures autant que moi et donc très bien comprendre la shoes-addict que je suis.
Même si leur nom d'origine me plaît bien, Twenties, je les ai rebaptisées mes chaussures contes de fées. Vous moquez pas. Elles me font en effet penser à des chaussures de princesses mais aussi à des chaussures de danseuses.
Vous pouvez m'appeler Cyd Charisse.

Je sais déjà que je les porterai pour revoir Blanche-Neige de Preljocaj cet hiver et sans doute pour tous les autres ballets présentés à Chaillot en 2009/2010, notamment Princesses.

Ma seconde paire me ravit également. Tout d'abord, parce qu'elle est à ma taille, détail non négligeable ! Et aussi parce qu'elle est incroyablement confortable ! La vendeuse m'a expliqué que ce modèle fait partie d'une collection baptisée 24 heures, conçue pour que les femmes puissent porter leurs talons toute la journée sans souffrir le martyr. Le cuir est donc très souple, le talon assez large et donc très stable, la semelle renforcée et antidérapante. C'est un vrai bonheur de les porter. Et puis le modèle s'appelle Parisien, c'est un signe, n'est-ce pas ?!
Je ne désespère pas de trouver quelques vêtements, notamment quelques cachemires, même si ma tournée chez Hermine de Pashmina ne s'est pas révélée convaincante. Il me faudrait également quelques paires de chaussures plus estivales, comme des compensées qui ne ressembleraient pas à des chaussures de fermières.
Sinon, je prends directement des espadrilles.
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26 juin 2009
Librairie La Cocotte
Aujourd'hui, je vais encore vous présenter une petite adresse de mon quartier. Note pour moi-même : penser à se faire embaucher par la Mairie.
Il s'agit d'une librairie très spéciale puisqu'elle est spécialisée dans les livres de cuisine. Ceux qui me connaissent doivent bien se marrer car mes talents de cuisinière se résument à faire des oeufs à la coq dans un Barbapapa micro-ondable ! Paradoxalement, j'adore les livres de cuisine, au point de les collectionner, au point même de vouloir -entre autres- travailler dans une maison d'édition culinaire. Ces dernières années, le marché du livre de cuisine a largement explosé, on trouve des rayons immenses dans toutes les grandes librairies et les plus petites ont dû faire, tant bien que mal, une place aux livres de recettes. Les éditeurs ont alors redoublé d'effort pour nous proposer des ouvrages originaux, ludiques, punchy. Il y en a pour tous les goûts. Pour les marmitons en devenir, les grands chefs confirmés, les enfants,...
La Cocotte regroupe donc tous ces petits trésors et bien d'autres choses encore. En effet, on y trouve, en plus des livres, de quoi décorer sa cuisine, tabliers, torchons, sacs à pain. Mais La Cocotte a une autre particularité : elle possède une petite cuisine. La librairie organise très souvent des séances de dédicace et il n'est pas rare de voir les auteurs passer derrière les fourneaux ! D'autres activités sont également organisées comme des cours de cuisine évidemment. Je vous encourage donc à surveiller de près l'agenda de la librairie !
Lors de ma dernière visite, je n'ai rien acheté, pour la simple et bonne raison que c'est bientôt mon anniversaire (phrase que vous allez lire très souvent ces prochaines semaines) et que je dois remplir ma wish-list. La vie est dure !
J'ai donc fait du simple repérage...
La Cocotte propose, en plus des livres de recettes, des romans mettant en scène de la nourriture, comme Petite cuisine du diable de Poppy Z. Brite (une des mes auteures américaines préférées), mais aussi des livres de cuisine s'inspirant de la littéature ou du cinéma.
J'ai donc repéré, Crèmes et châtiments : recettes délicieuses et criminelles d'Agatha Christie

La sauce était presque parfaite : 80 recettes d'après Alfred Hitchcock

J'ai aussi craqué pour une série de livres, Princesses à vos cuillères (en argent) : 30 recettes royales, Pirates à vos couteaux (de cuisine) : 30 recettes mortelles et Sorcières et sorciers à vos marmites (magiques) : 30 recettes ensorcellées

En tant qu'accro au thé, j'ai repéré quelques livres très sympas pour organiser des -petits- goûters

Enfin, il faut savoir que La Cocotte met très souvent en avant un thème, un pays, une gourmandise. En ce moment, tout comme moi d'ailleurs, la librairie vit à l'heure nippone. Vous trouverez donc sur les tables au centre de la première salle, une selection de livres sur la cuisine japonaise, avec notamment celui-ci qui me plaît beaucoup

Certains bento m'ont laissée sans voix ! L'auteure a une imagination débordante et surtout un talent fou. Je vous conseille d'ailleurs, si les bento vous intéressent et vous fascinent autant que moi, de faire un tour sur ce site, juste incroyable !
Voilà pour ma wish-list et cette adorable librairie de goût !
Je suis sûre que si je vous dis qu'elle se trouve dans la rue parallèle à celle où se trouve Coupe Foudre, ça vous motive encore plus, bande de gourmands !
C'est où : La Cocotte, 5 rue Paul Bert, Paris 11°, M° Faidherbe
C'est quand : du mardi au samedi, de 10h30 à 20h.