28 novembre 2008
Mais où est Fifi ?
Avant d'attaquer une dure semaine de travail, je pars faire un petit break ici :

Pour faire de beaux rêves, rien de mieux qu'une chambre de princesse :

J'ai hâte d'y être ! Mais où ? Suspens...
Festival Air d'Islande, les 5-6-7 décembre prochain à la Filmothèque
Comme je ne serai pas là la semaine prochaine et que je ne pourrai rien poster sur ce blog, je vous fais part de cette petite info avec quelques jours d'avance. En même temps, ça laissera de la marge à ceux que ça intéresse pour s'organiser.
Le festival Air d'Islande nous propose donc pendant trois jours de découvrir une dizaine de films islandais à la Filmothèque de Paris.

Pour ma part, je suis super emballée par cette initiative, non seulement parce que tout ce qui vient d'Islande m'intéresse mais aussi parce qu'il est assez difficile de se procurer ces films. Même la bibliothèque du film (à la cinémathèque) est assez pauvre à ce niveau là. Ce festival est donc l'occasion ou -presque- jamais de faire connaissance avec des réalisateurs peu connus du grand public.
Vendredi dernier, lorsque j'étais au colloque à l'université de Caen, une jeune femme est intervenue pour nous parler de La représentation des genres dans le cinéma islandais du XXI° siècle. Si son développement était passionnant (je ne dis pas ça en l'air puisque j'ai déjà travaillé sur un sujet similaire), il m'a surtout donné envie de constater par moi-même la richesse de ce cinéma, empreint de liberté.
Trève de bavardages et place au programme :
Vendredi 5 décembre:
- 15h- Children, de Ragnar Bragason
- 17h- 101 Reykjavik, de Baltasar Kormakùr
- 19h30- Les enfants de la nature, de Fridrik Thor Fridriksson (précédé de Two Birds, un court métrage de Rúnar Rúnarsson)
Samedi 6 décembre
- 13h- Jar city, de Baltasar Kormákur
- 15h- Les anges de l'univers, de Fridrik Thor Fridriksson
- 17h- Noi albinoi, de Dagur Kari
- 19h30- Esprit d’équipe, de Robert I. Douglas (précédé de Wrestling, un cout métrage de Grimur Hakonarson)
Dimanche 7 décembre Le festival nous propose également de découvrir la musique venue d'Islande avec la projection du documentaire Heima vendredi à 22h, tourné par le groupe Sigur Ros dont nous avons pu découvrir la musique éthérée dans le film Vanilla Sky. Le samedi soir, à 22h, nous pourrons assister à un vrai concert, avec la venue de My summer as a salvation soldier (Þórir Georg Jónsson). J'espère que nous serons nombreux cette année à participer à ce festival. Vraiment, n'hésitez pas à venir, l'Islande, pays très riche culturellement, regorge de trésors. Par contre, je n'arrive pas à trouver les tarifs pour assister aux projections ; je ne sais même pas si les cartes illimitées seront acceptées. Si quelqu'un a plus d'infos que moi...
Vente privée Les Petites...
Au début du mois de novembre, j'ai reçu cette invitation pour deux personnes permettant d'accéder à la vente privée de la marque de vêtements Les Petites. Je ne sais pas comment ni pourquoi ce carton m'a été adressé mais je trouve ça plutôt amusant (j'imagine que les invit' sont envoyées plus ou moins au hasard, je sais bien que je ne suis pas une V.I.P. !). Mais j'ai un problème, c'est pour ça que j'ai besoin de vous, et plus particulièrement des modeuses. Fifi, ici présente, n'a jamais mis un pied dans une vente privée et, au risque de passer pour une débile, elle se demande : comment que ça marche ? ?
J'imagine un truc genre : des filles déchaînées dans tous les coins qui se battent pour un morceau de tissu, ou alors : on se retrouve dans une grande salle avec à peine trois vêtements sur des cintres en métal.
Je ne sais pas encore si je vais y aller car je me fiche pas mal des fringues de marque mais bon, dans le fond, je me dis : why not ? En tout cas, je serais plus rassurée si je savais où je mets les pieds...
Dois-je prévoir un casque de guerrière et une massue ?

27 novembre 2008
Noël à Paris
Tout le monde n'a pas la chance de partir pour les fêtes. Pas évident alors de se sentir transporté par la magie de Noël quand on reste chez soi, même si on investit dans de jolies décorations. Les Parisiens, et tous ceux qui jugeront bon de faire le déplacement, peuvent se consoler grâce aux multiples animations que propose notre très chère ville. Entre les belles illuminations qui habillent nos rues, les vitrines des grands magasins et les marchés de Noël, on peut très bien s'imaginer en Alsace ou en Laponie alors qu'on est au fin fond du XII° arrondissement (qui, au demeurant, est un très chouette arrondissement vu que c'est mon mien.)
J'ai donc fait pour vous, et pour moi, des petites recherches, afin de dénicher les dates des principaux événements.
Traditionnellement, les festivités commencent à Paris avec l'illumination des Champs-Elysées. Le 19 novembre, c'est l'actrice Marion Cotillard qui a eu le privilège d'inaugurer l'édition 2008, au côté de Bertie. Jusqu'à la mi-janvier donc, nous pourrons voir notre belle avenue briller de mille feux. Même si on y a droit tous les ans, l'illumination des Champs reste un incontournable ! Le petit plus de cette année est le marché de Noël qui s'est installé entre la place de la Concorde et le Rond-Point des Champs-Elysées. Sur ce premier marché élyséen vous trouverez pas moins de quatre-vingt-dix petits châlets blancs, placés sous le signe de l'Europe. Ouvert tous les jours de 10h à 20h, vous pourrez y acheter des produits traditionnels venus des quatre coins de notre continent.

Comme Paris ne se résume pas aux Champs-Elysées, et heureusement d'ailleurs, plein d'autres rues (cent vingt-cinq pour être précise), dans chaque arrondissement, seront illuminées durant toute la période des fêtes, grâce à la 5° édition de "Paris illumine Paris". Comme je suis très vilaine, je ne me suis intéressée qu'à mon arrondissement, le XII°, qui sera illuminé au niveau du Viaduc des Arts (qui est déjà très plaisant le reste de l'année). Par ailleurs, le très moche Forum des Halles aura lui aussi le droit à ses lumières, et sera paré de rose jusqu'au 5 janvier.

Comment parler du Noël parisien sans évoquer les vitrines des grands magasins. Pour ceux qui n'ont pas d'enfants, le mieux est d'y aller en pleine semaine (et hors vacances scolaires) car sinon c'est assez infernal. Pour peu qu'on soit limité niveau patience, on peut vite dégommer un ou deux nains ! L'an passé, j'avais été séduite par la vitrine des cochons volants (oui bon, ça va). Cette année, j'ai super hâte de découvrir les vitrines du Printemps Haussmann made in Karl Lagerfeld qui nous offre des petites "Marionnettes Coco" (Chanel, who else ? ), futuristes, pour nous embarquer dans un "Noël Rêve cosmique". Tout un programme ! Quant aux Galeries Lafayette, elles sont placées cette année sous le signe d'Alice (au pays des merveilles, where else ? )

J'ai gardé le meilleur pour la fin -même si j'ai évoqué celui des Champs-Elysées- avec les marchés de Noël ! Nous sommes, comme toujours, très gâtés à ce niveau là. En effet, amis Parigots et amis touristes, nous avons l'embarras du choix ! Voici la liste des marchés que votre serviteur a retenus :
- Du 26 novembre au 28 décembre sur l'Esplanade de la Défense
- Du 28 novembre au 30 décembre sur la place des Abbesses (XVIII°)
- Du 28 novembre au 29 décembre devant la Tour Montparnasse (XV°)
- Du 29 novembre au 28 décembre devant la Maison d'Alsace (VIII°)
- Du 29 novembre au 13 décembre à la gare de l'Est (X°)
- Du 1er au 24 décembre sur la place de la Nation (XII°)
- Du 5 au 31 décembre sur la place Saint-Germain (VI°)
- Du 6 au 21 décembre à Auteuil (XVI°)
- Du 10 au 24 décembre sur la place Saint-Sulpice (VI°)
- Du 12 décembre au 6 janvier à Disney Village
Pour finir, mes deux petits coups de coeur :
- Le 28 novembre (de 11h à 20h), le 29 novembre (de 11h à 19h) et le 30 novembre (de 12h à 17h), marché de Noël suédois, devant l'Eglise suédoise de Paris. 9, rue Méderic, dans le XVII°, M° Courcelles
- Les 12, 13 et 14 décembre, le marché de Noël bio, de 11h à 20, à l'espace d'animations des Blancs-Manteaux. 48, rue Vieille du Temple, dans le IV°, M° Hôtel de Ville ou Saint-Paul
J'espère vous avoir donné quelques pistes pour profiter au maximum de la féérie de Noël, en attendant l'ouverture des cadeaux ! Pour ma part, je vais essayer d'aller voir le marché de Noël de la Défense car je n'y suis pas allée depuis des lustres et puis pourquoi pas faire un petit tour à Disney Village. Je suis aussi super tentée par le marché bio et le marché suédois (mais comme je pars ce week-end je crois que c'est rapé pour cette année). Enfin, je pense aller voir les vitrines dès la semaine prochaine afin d'être plus tranquille et de prendre quelques photos (car celles utilisées ici ne sont pas de moi). Amusez-vous bien !
Avant de vous quitter, j'ai une petite idée de spectacle qui tombe à pic en cette période de fêtes et que je souhaite vous faire partager. Il s'agit de Contes d'Hiver, qui met en scène trois contes des frères Grimm et trois contes d'Andersen. J'espère pouvoir y aller très bientôt car même s'il est plutôt destiné aux enfants, ce spectacle me semble tout trouvé pour se plonger dans l'ambiance de Noël !
C'est où ? Au théâtre de la Porte Saint-Martin. 18, bd Saint-Martin, dans le X°, M° Strasbourg-Saint-Denis.
C'est quand ? Jusqu'au 3 janvier 2009
C'est combien ? Entre 20 et 30 euros
Dis moi ce que tu écoutes...
Depuis le temps que je me promène de blog en blog, je suis tombée sur plein de petits questionnaires très rigolos. Un en particulier m'a toujours beaucoup amusée : celui qui consiste à répondre aux questions grâce aux titres de chansons contenues dans son lecteur mp3, programmé en mode "aléatoire". Chez certains, les titres tombaient tellement juste que j'avais du mal à croire qu'il n'y avait pas de triche là-dessous. Je me suis donc lancée pour voir, sans grand espoir, en me disant qu'avec ma chance ça ne donnerait que des trucs débiles ! Finalement ce petit jeu révèle des choses très pertinentes... Du coup, je l'ai même fait deux fois ! Voyez plutôt !
Ah oui, avant de commencer, j'ai essayé de ne pas tricher, c'est à dire que j'ai toujours pris la première chanson choisie par mon lecteur SAUF quand celui-ci me proposait un titre en norvégien ou en finlandais (que je suis incapable de traduire). C'est tout le problème d'écouter du black-metal, la plupart des groupes viennent du froid !
Comment vous sentez-vous aujourd'hui :
Katzenjammer kids, de Katzenjammer Kabarett
Lose control, d'Evanescence
Comment les autres vous voient ?
To the edge, de Lacuna Coil (hum hum)
The crowd around, de Katzenjammer Kabarett
Quelle est l'histoire de votre vie ?
Baker Street, de Gerry Rafferty (ça c'est pour mon côté fouine ! )
Putting holes in happiness, de Marilyn Manson
Quelle chanson pour votre enterrement ?
Just a car crash away, de Marilyn Manson (c'est toujours bon à savoir)
Snow white queen, d'Evanescence
Comment allez-vous de l'avant dans la vie ?
A girl like you, d'Edwyn Collins
Devoted, de Lacuna Coil (exactement ! )
Comment être encore plus heureux ?
Knock'em out, de Lily Allen (mouhahaha ! )
Wilderness, de Joy Division
Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie ?
Hey, Ho, let's go, des Ramones
Cloud Nine, d'Evanescence (Comment passer pour une obsédée, leçon n°1)
Pour décrire ce qui vous ravit ?
Judy, des Pipettes
Littlest things, de Lily Allen
Votre boulot pour vous c'est :
Lacrymosa, d'Evanescence
Evidence, de Marilyn Manson
Que devriez-vous dire à votre boss ?
Laisse tomber les filles, de France Gall :))
Eat me, drink me, de Marilyn Manson (Comment passer pour une obsédée, leçon n°2)
Pour vous l'amour c'est :
Girl anachronism, des Dresden Dolls
Lacrymosa, d'Evanescence
Pour vous le sexe, ça doit être :
Disorder, de Joy Division (Comment passer pour une obsédée, leçon n°3)
Candidate, de Joy Division (Comment passer pour une obsédée, leçon n°4)
Pour vous blogger c'est :
Bring it on, de Horrorpops
Sweet sacrifice, d'Evanescence
Donc, si on se fie à ce charmant questionnaire, je suis une nymphomane, dépressive, malheureuse en amour, et qui va crever en bagnole à force de se poudrer le nez. Un bon début de scénario pour un film mais pas pour ma vie, nan mais !
26 novembre 2008
Les films du mois de novembre, partie III
Parce qu'il n'y a pas que le Grand Rex dans la vie !
Two lovers, de James Gray
C'est quoi ? Leonard Kraditor, jeune homme à qui on ne saurait donner d'âge, tente de se suicider à la suite d'une déception sentimentale. Ses parents, chez qui il vit, décident de le pousser dans les bras de Sandra, la fille d'un couple d'amis qui s'apprêtent à racheter la teinturerie Kraditor. Leonard se serait bien laissé entraîner dans cette histoire d'amour arrangée s'il n'avait pas croisé le chemin de sa voisine, Michelle, belle blonde, mystérieuse. Il devra donc choisir entre celle qui l'aime et celle qu'il aime.
Et alors ? L'histoire d'amour que nous propose James Gray n'a rien de bien original sur le fond mais se défend plutôt bien sur la forme. En effet, Two lovers fonctionne plus ou moins comme un polar. Cette romance, qui n'a rien de romantique, joue avec nos nerfs en distillant un suspens efficace. Si le dilemme amoureux qui rend fou Leonard est classique, le personnage est tout à fait atypique. Interprété par un Joaquin Phoenix au sommet de son art (en plus, il s'agirait de son dernier film, snif), Leonard est un amoureux très complexe, qu'on sent toujours sur le fil du rasoir. Il faut également noter la belle prestation d'Isabella Rossellini, tout en retenue, et le retour de Gwyneth, qui n'a jamais été si belle. La construction sans faille du film est superbement incarnée par les deux scènes de sexe, qui symbolisent parfaitement les relations entre les personnages. Un très beau film, servi par un casting trois étoiles. P.S.: La fin m'a rappelé celle de Match Point, pas vous ?
J'irai dormir à Hollywood, d'Antoine de Maximy
C'est quoi ? Antoine de Maximy, que l'on connaissait grâce à l'émission J'irai dormir chez vous, investit aujourd'hui le grand écran. Pour ce premier essai, il s'attaque à un gros morceau en décidant de conquérir les Etats-Unis. Toujours équipé de ses fidèles caméras, il croise le chemin d'Américains dont il nous livre des portraits aussi surprenants qu'intéressants. Il ne faut pas oublier de rappeler le but ultime que ce drôle d'aventurier s'est fixé : dormir à Hollywood ! Y arrivera-t-il ? !
Et alors ? J'admirais déjà le courage de Maximy lorsque je tombais sur son émission. Maintenant, je suis à deux doigts d'accrocher des posters de lui dans ma chambre ! Vous l'aurez compris, j'ai été séduite par son documentaire et j'attends impatiemment de savoir s'il compte renouveler l'expérience. Même si j'ai regretté que certains passages soient bâclés (particulièrement celui des Amish), j'ai trouvé, dans sa globalité, ce film très intéressant. Maximy m'a fait découvrir un autre visage de l'Amérique, un visage que je n'aurais jamais connu sans lui (personnellement, je ne me vois pas traverser certains coins de la Nouvelle-Orléans by night ! ) Ce que j'ai surtout retenu des Américains est leur grande générosité. La plupart acceptent volontiers d'accueillir le voyageur chez eux, discutent avec lui, s'intéressent à son travail. Maximy est, comme toujours, très impliqué dans ce qu'il fait, au point de se coller -et de nous coller- quelques sueurs froides !
Musée haut, musée bas, de Jean-Michel Ribes
C'est quoi ? Un musée, le MHMB, ses groupes de visiteurs que l'on suit pendant une journée.
Et alors ? La semaine dernière, je suis tombée sur l'émission de Taddeï, Ce soir où jamais. Le sujet du jour -ou plutôt du soir- était "Les musées rendent-ils fou ? " Ribes était bien sûr l'un des invités. Je n'ai pas de réponse à cette question mais après avoir vu ce film, je me demande si les musées ne rendent pas complétement con. Suffisamment con en tout cas pour pondre une daube telle que MHMB, suffisamment con aussi pour applaudir à la fin (ce qu'ont fait la plupart des spectateurs dans ma salle). Les seules personnes ayant participé à ce navet que l'on peut féliciter sont celles dont le travail consiste à tromper le spectateur en réalisant les bandes-annonces. En effet, à chaque fois que j'en voyais une (oui, il y en avait plusieurs, pour mieux t'appâter mon enfant), je me disais que le film pouvait être sympa. Et bien il aurait dû rester à l'état de bande-annonce ! Je vous rassure, je ne suis pas plus bête qu'une autre. J'ai très bien compris la dimension absurde que voulait donner Ribes à son film (moi aussi j'ai lu Ionesco et Beckett), mais ça ne prend pas. Le film est d'un ennui mortel, je n'ai jamais autant regretté d'être assise si loin de la porte de sortie (et comme je suis polie, j'ai pris mon mal en patience). Dès la première scène (le long discours sur la perspective de Julie Ferrier) je me suis dit : "Au secours !", puis je me suis souvenu des critiques qui disaient que le film était composé de petits sketchs. Donc, je me rassure en me disant qu'il y aura forcément de meilleurs passages. J'attends encore. Il y a des passages "moins pires", c'est tout. Seuls moments de répit : les trop brèves apparitions de Valérie Lemercier. Pour finir, j'ai été également super agacée par l'ambiance qui régnait dans la salle, qui m'a rappelé celle de la cinémathèque. Je m'explique. Pour ceux qui n'ont jamais eu l'occasion d'aller voir un film à la cinémathèque de Paris, sachez que, malgré ses avantages, c'est un véritable repaire de prétentieux, incapables de faire la queue sans parler de cinéma soviétique et autres trucs élitistes (je n'ai rien contre Eisenstein mais quand même). Pendant les films, ils rient de manière démesurée comme pour signifier "vous avez vu, j'ai bien compris la blague". Musée haut, musée bas, même combat. Les spectateurs riaient aux éclats devant des scènes à peine divertissantes pour montrer qu'ils avaient saisi la référence artistique exploitée (par exemple les deux naines au parking Vélasquez ont déclenché l'hilarité -presque- générale). Ridicule.

Moscow, Belgium de Christophe Van Rompaey
C'est quoi ? Abandonnée par son mari depuis cinq mois, deux semaines et trois jours, Matty élève seule ses trois enfants à Moscow, quartier de Gand en Belgique. Sur le parking du supermaché, elle accroche le camion de Johnny, de douze ans son cadet. Si rien ne semble rapprocher ces deux êtres au fort tempérament, une idylle ne tarde pas à naître.
Et alors ? J'adore le cinéma belge que je trouve toujours intelligent et pertinent. L'histoire d'amour atypique qui nous est proposée ici ne déroge pas à la règle. Les deux personnages principaux sont irrésistibles par leurs caractères bien trempés (Matty m'a rappelé Anna dans Back Soon). Quant aux personnages secondaires (le mari de Matty et ses enfants), ils donnent de la profondeur à ce film qui du coup devient un peu plus qu'une simple amourette. Malgré mon enthousiasme, je dois quand même avouer que j'ai trouvé la fin un peu longuette. Matty hésite avant de s'engager avec Johnny. Elle revient, repart, le rappelle, le jette... ça n'en finit pas (un peu comme dans Frankie et Johnny, avec Al Pacino et Michelle Pfeiffer). C'est dommage car les trois quarts du film sont parfaits !
J'ai encore du boulot si je veux voir tous les films de novembre (qui m'intéressent) avant la fin du mois ! Il faut que je me bouge pour aller voir L'Echange et Mesrine 2. Pour les films de la semaine, j'espère avoir le temps pour Une famille chinoise, Aide-toi le ciel t'aidera, Hunger et L'art de la pensée négative.
Madagascar 2 en avant-première au Grand Rex
Madagascar 2 : la grande évasion, de Eric Darnell et Tom McGrath
Est-ce que tout le monde se souvient de l'hippopotame Gloria, de la girafe Melman, du zèbre Marty et du lion Alex ? Oui ? Non ? Bon, résumons. Dans le premier volet de la saga Madagascar, nous faisons connaissance avec ces quatre drôles de bêtes, pensionnaires du zoo de New York. Alors que Marty souffle sa dizième bougie, le mal du pays (qu'il n'a pourtant jamais connu) le rattrape et il décide de s'évader en plein milieu de la nuit. Bons camarades, Gloria, Melman et Alex, partent à sa recherche. L'expédition tourne mal et les quatre compères sont capturés et se retrouvent perdus sur l'île de Madagascar, où ils vont devoir apprendre à vivre en liberté.
Dans Madagascar 2, nous retrouvons Gloria, Melman, Marty et Alex, qui s'apprêtent à quitter l'île à bord d'un avion, rafistolé par la bande des pingouins. Alors qu'ils avaient décidé de rentrer à New York, leur épave volante s'écrase dans une réserve africaine. Pour la première fois, les quatre amis se retrouvent face à d'autres animaux de leur espèce. L'hypocondriaque Melman devient alors guérisseur, Gloria pense avoir trouvé l'amour auprès du balaise Moto Moto et Marty prend conscience qu'il n'est pas unique. Quant à Alex, son titre de Roi de New York prend soudain tout son sens...
Voir le film de Noël au Grand Rex est toujours un moment magique. L'ambiance est particulière, on sent que les fêtes approchent à grands pas. L'atmosphère de Noël était d'autant plus présente dimanche car il a neigé sur Paris ! Une toute petite pluie de flocons certes, mais de flocons quand même !
Le Grand Rex est donc un cinéma mythique qui, pour moi, annonce la magie de Noël. Ce que j'aime par-dessus tout c'est la fameuse "féérie des eaux" qui précède le film mis à l'honneur pour les fêtes. Cette année, je l'ai trouvée très réussie. Le spectacle, qui ne dure qu'une poignée de minutes, est un enchantement. Les eaux semblent vivantes et dansent sous nos yeux au rythme d'une musique tantôt magnifique ( comme "What a wonderful world"), tantôt entraînante ("Les limites" de Julien Doré). Bien sûr, Madagascar oblige, on n'a pas échappé au tube dance "I like to move it" sur lequel les gamins se sont déchaînés. Rien que pour les eaux, je réponds toujours présente lorsqu'on m'invite au Rex !
Bon, et Madagascar 2 dans tout ça ? C'est top caviar, comme dirait la bande de new-yorkais ! J'ai trouvé ce deuxième volet plus réussi que le premier (qui n'était pas génial, d'après moi). L'histoire est bien plus développée, l'intrigue ne tourne pas seulement autour des "meules" de Marty (ceux qui l'ont vu comprendrons). Chaque personnage vit sa petite histoire perso, ce qui rend le tout bien plus intéressant. Par ailleurs, j'ai trouvé que l'humour était meilleur (je n'avais pas vraiment ri devant le premier), notamment grâce aux pingouins (plus présents) et surtout à la vieille dame qui refaisait le portrait d'Alex dans la gare de Grand Central dans le premier volet ! Oui, elle est de retour ! Plus guerrière que jamais !
Madagascar 2 est donc un chouette dessin-animé, même si pour les fêtes j'aurais aimé quelque chose de plus enchanteur (je regrette les bons vieux Disney comme Le roi lion ou La Belle et la Bête). Si vous avez le courage de faire la queue, c'est au Grand Rex jusqu'au 2 décembre.
Petite "vilaine" remarque : le bruit de papier de bonbons pendant deux heures est tout simplement insupportable ! Je sais bien que l'événement est avant tout destiné aux enfants, mais si le Grand Rex pouvait vendre ses putains de sachets à la sortie, ce serait mieux ! Niark !
25 novembre 2008
Festival les Boréales à Caen, le retour
Jeudi soir, j'ai quitté Paris pour la ville de Caen que je n'avais jamais visitée, afin d'assister dès le vendredi matin au colloque L'Islande dans l'imaginaire, organisé par l'université. Je n'avais donc jamais mis un pied à Caen (la vilaine Fifi est une espèce qui quitte très rarement son nid parisien), et -honte à moi- je ne savais même pas qu'elle était la ville de Guillaume le Conquérant. J'ai donc profité de mon temps libre pour pallier mes lacunes caennaises !
Je vais être sympa et vous épargner un long résumé du colloque, qui du reste était passionnant, afin de vous faire profiter de ma visite.
Tout d'abord, petit passage obligé par le château Ducal, construit par Guillaume le Conquérant vers 1060, agrandit au XIII° siècle puis largement détruit par les bombardements. S'il ne reste plus grand chose du château aujourd'hui, son impressionnante enceinte fortifiée nous laisse deviner son importance et son incroyable superficie. En effet, le château de Guillaume le Conquérant est l'un des plus grands d'Europe :


S'il n'est plus possible de visiter le château à proprement dit, son enceinte abrite le musée des Beaux-Arts, fondé au XIX° siècle puis reconstruit en 1971, ainsi que le musée de Normandie, fondé en 1946 et ouvert depuis 1963 :


Prise par le temps, je n'ai pu visiter aucun de ces deux musées, mais ce n'est que partie remise. Par contre, je tenais absolument à voir l'exposition d'Adeline Keil, qui propose une vision atypique de l'Islande. J'ai été particulièrement touchée par la série de photos intitulée Portées aux nues qui met en scène des femmes nues, de tous âges, dans les vestiaires de la piscine municipale de Reykjavik. La photographe nous permet d'assister à un moment d'intimité sans pour autant faire de nous des voyeurs. L'exposition a lieu jusqu'au 20 décembre, dans un hôtel particulier vraiment splendide, rebaptisé l'artothèque :


J'ai été interpellée par l'impressionnant patrimoine religieux de la ville, d'ailleurs surnommée "la ville aux cent clochers". Hormis l'abbaye aux Hommes (qui abrite aujourd'hui l'Hôtel de Ville) et l'abbaye aux Dames (qui est aujourd'hui le siège du Conseil régional de Basse-Normandie)fondées par Guillaume le Conquérant, j'ai été séduite par l'église Saint-Pierre, en cours de restauration. Je l'ai mitraillée sous toutes les coutures !

Comme quoi, ce n'est pas parce qu'on côtoie Notre-Dame de Paris depuis plus de vingt ans qu'on est incapable d'admirer la beauté d'autres édifices religieux !
Caen offre donc pas mal de choses à voir et à visiter. Mais c'est aussi une ville qui permet de se promener dans des rues piétonnes très agréables et le long du port vraiment très animé (je n'ai jamais vu autant de pubs irlandais d'un coup -sauf à Dublin, of course- et de gens bourrés -sauf dans la rue de la Soif à Rennes, of course²):

On ne peut pas visiter Caen sans passer par le quartier du Vaugueux, petit Montmartre caennais, caché au pied du château. Ce quartier, autrefois très mal fréquenté est aujourd'hui le coin le plus charmant de la ville (à mon humble avis) où se trouvent de nombreux restaurants et surtout où les bâtiments sont restés intacts. C'est également dans ce petit quartier que les grands parents d'Edith Piaf tenaient un café (pour la minute people) :

Je n'ai pas du tout eu le temps de faire du tourisme culinaire mais je me suis régalée avec des oeufs cocotte à la crêperie L'Instant, près du port.
Je dois absolument retourner à Caen d'ici deux à trois semaines pour visiter les autres expos organisées dans le cadre des Boréales. Ce sera également l'occasion de faire un tour sur le marché de Noël, qui sera ouvert jusqu'au 24 décembre. L'occasion également de vous reparler de cette ville jeune et dynamique, très intéressante d'un point de vue culturel.
Ah ! J'allais oublié ! A Caen, j'ai aussi découvert ça :

Il y a des distributeurs de sacs à crottes de chien dans toute la ville, qui du coup est bien moins minée que Paris. A quand la même chose ici ? ?
Mes bonnes adresses :
L'hôtel de la fontaine, 26 rue Fontaine. Très économique (45 euros la chambre et 5,5 euros le petit déjeuner), confortable et très accueillant.
La crêperie L'Instant, 23 rue Lanfranc. Vaste choix de crêpes, galettes, omelettes, gaufres et... oeufs cocotte, pour un prix tout petit.
L'accro du bain, 10 rue Demolombe. Mon coup de coeur boutique ! Plein de boules effervescentes pour le bain, en forme de gâteau, de coeur, et plein de trucs de filles super mignons.
Sonic Records, 43, rue de bras. Disquaire très sympa et très pro.
20 novembre 2008
La philo selon Fifi
Vous vous souvenez de vos cours de philo ? Moi oui, car c'était l'horreur ! Depuis mon premier jour de lycée, j'attendais impatiemment d'entrer en Terminale pour avoir enfin le droit à l'enseignement suprême. Ma meilleure amie, qui avait une classe d'avance sur moi, me parlait de ses cours des nuits entières, de Schopenhauer, de Kant et surtout de Sartre, dont la célèbre formule "l'existence précède l'essence" me fascinait, tandis que moi, je rongeais mon frein en Première, avec pour seule compagnie Laclos et Ronsard.
Quand le grand jour est arrivé, j'étais excitée comme une gamine. Et là, grosse déception. La prof était super-molassonne, elle nous présentait les choses de manière décousue et surtout sans aucun enthousiasme. Même bourrée à 3 heures du matin ma copine faisait mieux. Du coup, j'ai passé une année philosophiquement pourrie, je n'ai rendu aucun devoir et j'ai séché la plupart des cours du dernier trimestre (ce qui devait bien arranger la prof finalement, soulagée de ne pas à dire "Chuuuuuuuuttttt !" trois heure d'affilé.
Mais cette mauvaise rencontre n'a en aucun cas gâté mon amour pour la philo. J'ai tout appris par moi-même, dans des très bons livres écrits par des gens pour qui le mot "pédagogie" avait un sens.
Si je vous parle de tout ça, c'est parce qu'hier soir, à 1h30 du matin, je suis tombée sur Philosophie présentée par Raphaël Enthoven sur Arte. J'avais entendu parlé de cette nouvelle émission mais je n'avais jamais eu l'occasion de la regarder. Et bien à partir de maintenant, je ne râterai plus un seul numéro ! Cette émission est vraiment très bien faite, intéressante et très accessible. Enthoven accueille chaque semaine un invité avec qui il débat d'un sujet. Hier soir c'était "La mélancolie" -et avant cela, "le pouvoir", "le mélange", "la responsabilité", et "la laideur".
Ce qui m'a séduite, mis à part le physique du présentateur (oui, ba c'est bon, je suis une fille avant tout ! ), c'est la construction de l'émission. Le présentateur et l'invité ne sont pas bêtement assis dans de confortables fauteuils, à débattre entre eux, en utilisant des mots incompréhensibles par nous, pauvres ignards. Ils évoluent dans une pièce qui regorge de petits trésors qui permettent de rythmer l'émission. Le sujet de l'émission est illustré par des photos, des objets, qui permettent de relancer la discussion sous un angle nouveau. Par exemple hier, la mélancolie était tout d'abord illustrée par deux photographies d'Hamlet (Laurence Olivier et Mel gibson), personnage incarnant parfaitement la mélancolie, puis nous était présentée la sculpture hyperréaliste de Ron Mueck Big Man, qui avait notamment servie pour l'exposition Mélancolie au Grand Palais. Devant cette oeuvre impressionnante, le philosophe et son invité s'interrogeaient sur la mélancolie d'Adam ; le premier homme est-il le premier mélancolique ? Ensuite, devant une photographie de Raymond Depardon, le présentateur nous proposait une réflexion sur les paysages mélancoliques. L'émission se terminait sur une interrogation : peut-on de guérir ou non de la mélancolie, devant une pile de médicaments.


L'émission de trente minutes passe à une vitesse folle. Elle ne nous apprend rien de bien extraordinaire mais permet d'appréhender la philosophie d'une manière vraiment originale. Raphaël Enthoven en présentateur se débrouille plutôt bien -j'ai surtout remarqué sa diction plus que parfaite- même s'il a tendance à imposer son point de vue à l'invité (enfin ça, c'est ce que j'ai ressenti derrière mon petit écran).
Pour compléter l'émission, le site Internet d'Arte propose un récapitulatif des oeuvres citées, la bibliographie de l'invité et des ouvrages pour ceux qui voudraient creuser un peu le sujet.
Si mes cours de philo avaient été présentés de cette façon la prof m'aurait vue un peu plus souvent !
En tout cas, si je vous ai donné envie de voir cette émission, le prochain numéro, consacré au corps, sera diffusé dimanche à 13h, et celui sur la mélancolie repasse ce soir à 1h30 puis lundi 24 novembre à 11h25. Voilà, vous savez tout !
19 novembre 2008
Brèves de dressing
Je déteste aller à la fac. Non pas parce que je suis feignante mais parce qu'à chaque fois que j'y vais, le diable tentateur du shopping s'empare de moi. Comme je l'ai déjà dit, mon université se trouve en face d'un centre commercial... dur pour la carte bleue ! Heureusement, je suis obligée de m'inscrire dans une autre fac pour poursuivre mes études, ça va soulager mon banquier. D'ailleurs, j'en profite pour lancer un appel : si des élèves de la Sorbonne passent par ici, faites-moi signe car j'ai besoin d'aide (la pauvre fille désespérée ! )
Mes achats d'aujourd'hui sont donc les derniers effectués pour raison de stress intense précédant mes rendez-vous avec ma directrice de recherches (raison qui m'arrangeait bien quand même, je l'avoue ! )
Est-ce que ça vous arrive souvent d'acheter des fringues en sachant très bien que ce n'est pas du tout, mais alors vraiment pas du tout votre style ? A moi, tout le temps. Dans ces cas là, je reste trois heures dans la cabine, à peser le pour et le contre, à faire des calculs idiots censés me convaincre de reposer le vêtement hors-style, au profit d'un autre bien plus fifiesque. Parfois, ça fonctionne, j'arrive à être raisonnable et à me dire : "oui, c'est très joli mais ce n'est pas toi". Mais souvent, ça foire, et je repars avec un vêtement qui fera tâche au milieu de ma garde-robe quotidienne mais qui pourra toujours se faire des amis sur le banc de touche, au fond de mon armoire.
J'ai été confrontée à ce genre de dilemme aujourd'hui même, chez Pimkie précisément, à cause de ça :

Une tunique indienne que je trouve super rigolote mais qui n'a riiiiiiiien à voir avec ce que je porte d'habitude (j'ai plutôt tendance à copier Bettie Page et Dita Von Teese que Nagawika... ). Je ne sais même pas avec quoi je vais bien pouvoir l'associer. Pourquoi je l'ai achetée ? Aucune idée, mais je n'ai pas réussi à me convaincre de repartir sans elle. Alors bon...
N'allez pas croire que je ne fais QUE des achats inconsidérés. Pour preuve, ce t-shirt, que je ne porterai jamais mais qui me servira de consolation en attendant Barnabé. Barnabé ? Oui, Barnabé, le bouledogue français que je crève d'envie de m'acheter depuis trois ans. Il s'agit donc d'un achat u-ti-le. Si, si.

J'ai fini ces deux heures de shopping par un passage chez New Look, où j'ai eu la bonne surprise de trouver deux pièces vraiment pas chères et, pour le coup, carrement dans l'esprit "vilaine Fifi" :


Bon, rassurez-moi les filles, dites-moi que vous aussi vous avez dans vos armoires plein de fringues qui ne voient jamais la lumière du jour !