30 décembre 2008
Mes bonnes résolutions pour 2009
Quand j’étais petite fille, je recevais toujours à Noël un nouveau journal intime de la part de ma grand-mère paternelle. Je ne le noircissais pas forcément tous les soirs mais chaque 1° janvier, j’y notais mes bonnes résolutions à tenir pour la nouvelle année (dictées par ma grand-mère). En général, j’en trouvais dix qui étaient plus ou moins les mêmes chaque année : bien travailler à l’école, être plus gentille avec maman et papa et, la résolution préférée de ma grand-mère qui a toujours cru que j’étais cinglée : remettre ma tête à l’endroit. Encore aujourd’hui, j’ai du mal à comprendre ce qu’elle entendait par là. Quoi qu’il en soit, à cette époque bénie des Dieux, je tenais toujours mes résolutions ; j’ai toujours été une très bonne élève et ai toujours été gentille avec maman et papa (plus avec papa que maman mais bon ! ). L’âge allant, les choses ont changé. Je n’ai pas touché un journal intime depuis des siècles et je ne pense plus pouvoir me confier aussi facilement que lorsque j’étais enfant. Concernant les bonnes résolutions, j’ai cessé d’en prendre quand elles ont commencé à devenir trop difficiles à tenir (c’est sûr qu’à huit ans on n’espère pas réussir à arrêter de fumer -sauf Drew Barrymore peut-être mais elle, c’est un cas à part- ou perdre cinq kilos).

Mais cette année, j’ai décidé de m’y remettre. Pour que l’exercice des bonnes résolutions ne soit pas vain, j’ai préféré me fixer des petits objectifs personnels et surtout dresser la liste des choses que je veux faire depuis longtemps et que je dois absolument faire en 2009. Il n’y aura donc pas de projets fous comme « m’inscrire dans une salle de sport », « perdre mes kilos superfus », « être plus optimiste et moins égoïste », « arrêter de boire comme un trou ». Tout ça est impossible, tout simplement parce qu’en appliquant ces résolutions, je ne serais plus moi. Ce que je veux vraiment, c’est mettre à profit cette nouvelle année pour réaliser mes petits rêves et accomplir mes petits projets. J’aimerais, le 1° janvier 2010, pouvoir jeter un oeil sur 2009 en me disant « Et bien tu vois, tu en as fais des belles choses cette année ! ». C’est toujours mieux que de se dire : « Même pas fichue de tenir trois objectifs, tu es vraiment une grosse me*** ! » Commençons avec les petits objectifs (pour de grands résultats) : Progresser très nettement dans mon apprentissage de l’islandais. Même si mon directeur de thèse m’a dit qu’il pourrait s’arranger pour que je suive les cours de licence l’an prochain, il faut quand même que je maîtrise les bases avant septembre. Avancer dans mes recherches pour ma thèse. Pour cela je suis très motivée mais il faut quand même dire que je pars de zéro en ayant choisi de changer d’orientation. Je dois donc, cette année, en apprendre le plus possible sur l’Islande. En somme, rattraper les cinq années d’études que je n’ai pas faites dans ce domaine ! Chercher (et trouver) un vrai travail. Faire des études est très important pour moi mais je n’ai pas envie que mon C.V. ressemble à un gruyère ! Chaque matin, je regarde les annonces mais rares sont celles qui me correspondent : soit il s’agit de stages non rémunérés, soit de CDD ou CDI qui nécessitent 3 à 5 années d’expérience. J’ai déjà donné suffisamment dans le stage à mon goût mais je ne n’atteins même pas le level 3 en expérience... Il va falloir trouver une solution ! Parce qu’il est difficile d’avoir une vie sociale quand on fait de la recherche, j’ai très peu vu mes amis ces derniers temps, sauf une amie de lycée avec qui j’ai repris contact en avril et que je vois assez souvent depuis. Je me suis surprise à dire, par un beau dimanche de printemps, à un ami qui me proposait d’aller boire un verre : « Non, non, je dois absolument finir le bouquin que je suis en train de lire ». S’il s’agissait du dernier Harry Potter, je suis sûre que beaucoup d’entre vous pourraient me comprendre, mais pas du tout. Il s’agissait d’un livre sur la sémiologie du cinéma... Rien de palpitant donc. Pour cette année, j’aimerais être capable de faire plus de compromis, lâcher un peu mes bouquins pour accorder plus de temps à mes amis. Ce quatrième objectif n’est pas vraiment compatible avec le deuxième, mais pourtant, il faudra bien qu’ils arrivent à s’entendre ces deux-là ! J’ai bien dit qu’il n’y aurait pas de résolutions comme « m’inscrire dans une salle de sport ». Néanmoins, j’aimerais, cette année, reprendre une activité physique régulière. Pas forcément pour transpirer comme un jambon mais pour avoir une activité rien qu’à moi, au moins une fois par semaine. Quand j’étais jeune et belle, c’était la danse. Plusieurs fois pas semaine, c’était un vrai bonheur d’enfiler mes pointes et d’avoir les pieds en sang. Aujourd’hui, cela n’est plus possible pour moi, mais pratiquer un sport me manque beaucoup. Si vous avez des idées... Il me semble que c’est à peu près tout pour la catégorie petits objectifs. Si j’arrive à remplir correctement ceux-ci, je serais déjà fière de moi. Pour ce qui est de mes « petites envies et petits rêves » à réaliser cette année, la liste est un peu plus longue ! Voir La Cantatrice chauve au théâtre de la Huchette car j’adore cette pièce et qu’il faut absolument la voir dans ce lieu mythique. Assister à la projection du Rocky Horror Picture Show un vendredi soir au Studio Galande pour rigoler. Aller écouter du Jazz dans un bel endroit de Saint-Germain pour marcher sur les traces de Simone de Beauvoir. Monter en haut de la Tour Eiffel, car ce monument n’appartient pas qu’aux touristes ! Goûter au célèbre chocolat chaud L’Africain chez Angelina (et puis pendant qu’on y est, leur tarte au citron ! ) Lire enfin les grands classiques que je n’ai même pas parcourus en sept années d’études de Lettres : A la recherche du temps perdu, Madame Bovary, Le Rouge et le Noir, Les Misérables. Voir aussi les grands classiques du cinéma afin de ne plus entendre « Ah bon, t’as jamais vu le Cuirassé Potemkine ? T’as étudié le cinéma pourtant... (phrase laissée en suspens juste le temps que mes joues deviennent rouge écarlate) ». Voir une pièce à la Comédie-Française où je n’ai jamais mis un pied. Assister à un opéra, parce qu’il n’y a pas que la danse dans la vie. Visiter Lyon pour ses petits bouchons et son musée du cinéma. Mettre vraiment de l’argent de côté pour partir à Reykjavik (et pourquoi pas carrément « partir à Reykjavik » !) Et puis surtout, pour arriver à faire tout ça : arrêter de perdre du temps inutilement, en passant une heure à rédiger un article pour mon blog par exemple ! Voilà pour mon cas ! Que pensez-vous de tout ça ? C’est largement réalisable non ? Et de votre côté, vous être pour ou contre les résolutions ? En avez-vous pris pour cette nouvelle année qui approche à grand pas ? En tout cas, avec un petit peu d’avance, je vous dis à tous farsælt komandi ár ! Vous voyez, je commence déjà à remplir mon premier objectif !
29 décembre 2008
Les films du mois de décembre, partie II
Je suis enfin rentrée de ma semaine de vacances de Noël. Je dis "enfin" car même si j'ai passé un très bon séjour, je suis très heureuse d'être de retour à Paris ! En attendant de vous présenter en mots et en images mon périple alsacien, voici la suite des films vus au mois de décembre. Que des bonnes pioches !
Les inséparables, de Christine Dory
C'est quoi ? Boris et Sandra, deux êtres que tout oppose, tombent follement amoureux. Ils vivent en reclus leur histoire d'amour peu banale et enivrante. Seule ombre à ce tableau idyllique : si Sandra est juste accro à Boris, lui est accro à Sandra et à l'héroïne, qu'il prend pour pouvoir crééer. Seront-ils assez forts pour aider le jeune homme à combattre son addiction ?
Et alors ? Pour moi, Les inséparables est le film du mois. Cette histoire d'amour est pleine de fraîcheur et d'humour. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les problèmes de drogue de Boris ne viennent pas plomber l'ambiance du film qui propose tout plein de jolis moments. L'actrice principale, Marie Vialle, avec sa petite trogne mignonne à la Audrey Tautou est pétillante, adorable et surtout amoureuse sans pour autant avoir l'air conne ! Quant à Guillaume Depardieu, il est égal à lui-même : sublime. Le personnage de Boris lui va comme un gant, on le sent à l'aise dans ce rôle d'écorché vif au grand coeur. Malheureusement sorti dans trop peu de salles, je ne suis pas certaine qu'il soit encore possible de voir ce film partout en France, mais si vous en avez l'occasion, n'hésitez pas !
Burn after reading, de Joel et Ethan Coen
C'est quoi ? C'est juste super compliqué à résumer ! Osborne Cox (Malkovich) , analyste à la CIA décide d'écrire ses mémoires. Sa femme, Katie (Tilda Swinton), qui a une liaison avec Harry (George Clooney) décide de le quitter. Accidentellement, un CD contenant des bribes du bouquin qu'écrit Cox tombe entre les mains de Chad (Brad Pitt) et de Linda (Frances McDormand), deux employés d'un club de fitness, qui décident de tirer profit de leur découverte. A partir de là : rien ne va plus !
Et alors ? Vous n'avez sans doute rien compris à mon résumé, c'est normal, moi non plus ! Mais je vous rassure, le film se comprend bien mieux ! Je ne suis pas du tout fan des frères Coen dont le dernier long-métrage No country..., pourtant adoré par beaucoup, m'a tout simplement tuée... d'ennui. Avec Burn after reading, ils nous proposent une comédie vraiment réussie portée par des acteurs en pleine forme (surtout Brad Pitt, irrésistible en mâcheur de chewing-gum.) Le scénario est complétement dingue, les bonnes répliques fusent, le rythme est bien là : on ne voit pas le temps passer. Pour une fois je peux dire très honnêtement : "j'ai aimé le dernier des frères Coen"!
Le jour où la Terre s'arrêtera, de Scott Derrickson
C'est quoi ? Un extra-terrestre d'apparence humaine débarque sur terre. Des scientifiques ont alors pour mission de découvrir les raisons de sa venue. Parmi eux, le docteur Helen Benson, parvient à créer un lien avec lui et tente de comprendre sa mission : sauver la planète qui ne peut survivre que sans les humains.
Et alors ? Ba alors là vous vous dites : "mais quel gros nanard !", et bien non, pas du tout ! Bon ok, ce n'est pas un chef-d'oeuvre mais c'est un sympathique film de S-F., qui nous permet de passer un bon moment (avouez que c'est toujours mieux que de se taper un énième numéro de ça se discute!). En fait, il ne faut pas se poser trop de questions une fois le film terminé. Je m'explique. En sortant de la salle, j'étais super emballée, puis, sur le trajet du retour, en en parlant entre spectateurs, on a trouvé des milliaaaaaaaaards (au moins ça) d'anomalies, de "trucs" bizarres, voire carrément nuls (une seule femme scientifique sur un troupeau de vingt, est-ce bien raisonnable ? ) ! Du coup, ça gâche un peu le plaisir éprouvé grâce aux belles images proposées par le film. Il faut donc mettre son cerveau en mode pause pendant le film mais aussi après !
Hunger, de Steeve McQuenn
C'est quoi ? L'univers de la prison en Irlande du Nord dans les années 80. La vie des prisonniers politiques de l'IRA. La grève de l'hygiène. La violence des gardiens de prison et envers les gardiens de prison. La grève de la faim entamée par Bobby et suivie par d'autres détenus afin d'obtenir un statut à part pour les prisonniers politiques de l'IRA.
Et alors ? Tout le monde parle de ce film. Tout le monde salue la performance de l'acteur Michael Fassbender (qui m'a fait fondre dans Angel), qui a perdu quatorze kilos pour interpréter Sands. Tout le monde semble bouleversé par cette description sans fards de la vie des détenus. Et je vais vous dire, tout le monde a raison. Mais j'ai quand même quelques petites réserves, qui ne remettent pas en cause l'intérêt de ce film, mais montrent qu'il n'est pas absolument parfait. Tout d'abord, le rythme est affreusement lent. Il y a beaucoup de longueurs, de temps morts, à tel point que parfois on s'ennuie et c'est dommage. Ensuite, certains passages sont carrément chiants inutiles comme celui où l'homme nettoie le couloir (ceux qui ont vu le film comprendront). Je n'ai vraiment pas compris l'intérêt de ce passage même si on bien essayé de me le vendre, il casse le rythme, nous fait sortir du film, est vraiment superflu. Enfin, le plus gros point faible du film est qu'il n'est pas accessible à tout le monde. En effet, si on ne connaît pas, au moins dans les grandes lignes, l'Histoire irlandaise, on peut avoir du mal à tout comprendre. L'introduction est trop brève et superficielle. Il en est de même concernant le personnage de Bobby Sands qui est, d'après moi, juste survolé. Quand on nous dit que c'est un film sur la grève de la faim entamée par Bobby Sands, c'est faux. Le film traite cet épisode sur la fin, c'est également la partie la plus impressionnante et bouleversante du film, mais pas le sujet principal. Malgré tous ces petits défauts, Hunger est un vrai film coup de poing, remarquablement interprété.
Louise-Michel, de Gustave Kerven et Benoît Delépine
C'est quoi ? En Picardie, des ouvrières se retrouvent du jour au lendemain sans emploi, leur patron ayant décidé de délocaliser l'usine. Elles décident de mettre en commun leurs maigres indémnités pour mettre sur pied un grand projet collectif. Après quelques rapides hésitations, elles adhèrent à l'idée de Louise : engager un tueur pour faire "buter" le patron. Louise se charge alors de trouver l'oiseau rare et pense le trouver en la personne de Michel, qui s'avère être un vrai bras cassé.
Et alors ? Louise-Michel est un film totalement décalé ! C'est drôle, trash, dérangeant, tout en étant intelligent (oui, c'est possible d'être tout ça à la fois ! ) Certains passages et répliques valent vraiment leur pesant de cacahuètes ! Bouli Lanners et Yolande Moreau forment un duo (de personnages et d'acteurs) irrésistible et confirment ici leur immense talent de drôles de zèbres. Néanmoins, une partie du film me laisse un peu perplexe : le coup des changements de sexe (je n'en dis pas plus), un peu lourdingue qui donne au film une dimension absurde dont il se serait très bien passé.
Avec ma semaine de vacances, j'ai pris beaucoup de retard côté ciné. Il va falloir que je mette les bouchées doubles, ce qui n'est pas gagné avec le Nouvel An à fêter ! En tout cas, j'attends impatiemment les belles surprises que nous réserve 2009, notamment les retrouvailles entre Kate Winslet et notre cher Leo, onze ans après Titanic (ça nous rajeunit pas, hein ? !), dans Les noces rebelles !
19 décembre 2008
Esprit de Noël, es-tu là ?
Je n'ai jamais vraiment aimé fêter Noël. Cela fait probablement partie de ma panoplie de tares d'enfant de divorcés. C'est vrai que quand, dans ses jeunes années, on se voit forcée de laisser maman seule pour les fêtes ou quand on sait que daddy ne sera plus jamais avec nous pour déballer les cadeaux, ça entame pas mal le côté magique de Noël. Encore aujourd'hui, je l'avoue, j'ai beaucoup de mal avec cette fête. C'est énervant de devoir trouver par tous les moyens des cadeaux qui plaisent à la dernière minute (parce qu'il faut pas se leurrer : on attend TOUJOURS la dernière minute), de devoir, pour ça, affronter des hordes d'acheteurs déchaînés, de devoir utiliser un métro over-blindé en permanence. Vous allez me dire que faire des cadeaux est censé être un plaisir et c'est vrai. J'adore gâter les gens que j'aime, je ne me fixe jamais de "budget cadeaux" afin de pouvoir acheter tout ce que je veux, sans regarder les prix. Ce que je déteste c'est de devoir le faire à un moment précis, en même temps que la planète entière. Tout le charme s'évanouit.

Si d'habitude je parviens toujours à dépasser la délicieuse horreur que m'inspire Noël, je crois que cette année j'ai atteint des sommets de blasittude. Oui, je suis blasée de Noël. Et la preuve indiscutable est que je n'ai même pas fais de sapin chez moi (par contre, j'ai ronchonné quand Mère a évoqué l'éventualité de ne pas en faire un chez elle)... Shame on me.
Mais là où je me dis que je suis vraiment cinglée, c'est quand je constate que je suis accro à l'esprit de Noël ! J'aime beaucoup l'ambiance dans laquelle nous sommes plongés dès le début du mois de décembre. On a envie de cocooner, de regarder des films mielleux à la télé, de boire toutes sortes de boissons chaudes à partir du moment où elles sont épicées et/ou hyper-sucrées. On se jette sur des douceurs en tout genre : chocolat, pain d'épices, financiers Bonne Maman (hum-hum),..., sans aucun scrupule. C'est une période où l'on peut se permettre de rajeunir (voir carrément de régresser), de se comporter comme quand on avait six ans. On peut dire plein de bêtises, porter son bonnet à pompon dans la maison en sautant partout (bon, ok, je dis "on" mais là il s'agit surtout de moi). En décembre, je cours voir presque tous les marchés de Noël éparpillés dans tout Paris, je vais m'extasier devant les vitrines, je file sur les Champs-Elysées (alors qu'il n'y a rien de plus beauf que les Champs, non ? )
Bref, j'adore l'esprit de Noël autant que je déteste Noël... Oui, en plus d'être vilaine, la Fifi est une espèce paradoxale (qui a dit "chiante" ? ! ).
Si, cette année, il n'y a pas de sapin dans mon appartement (quel dommage pour mes belles décorations Marilyn Monroe...), il y flotte un doux parfum de Noël. Voyez plutôt :
- Dans mon lecteur DVD, il y a :
Que des films de filles, des films qui chantent, des films où les robes tournent, des films où les princes sont charmants (sans que ce soit de la science-fiction) : Peau d'Âne, Angel, Vanity Fair, Orgueil et préjugés, Pin-Up Girl et My Fair Lady.
- Dans ma chaîne hi-fi, il y a :
Toutes les B.O. des films de Tim Burton, surtout celle de L'Etrange Noël qui est in-dis-pen-sable ! Mais aussi Heart-shaped-glasses de Marilyn Manson, pour le son des cloches qui m'inspire un Noël élégant et totalement décadent ! Et pour sauter partout : Ce soir c'est Noël, des Wampas et La Mère Noël, des Bérurier Noir.
- Dans ma maison, il y a :
Des bougies par milliers (bon ok, par dizaines, mais ça sonne moins bien). Aux épices, à la cannelle (pomme/cannelle - orange/canelle). Mais aussi la délicieuse odeur du parfum pour lampe berger que ma soeur a choisi pour moi le week-end dernier Ambre Secret... Tout un programme !
- Dans ma salle de bain, il y a :
Et c'est probablement ma meilleure découverte de ces dernières semaines (rapport qualité/prix) : le gel douche Jardins de Noël en Scandinavie, au pain d'épices, d'Yves Rocher. L'odeur de ce gel douche à prix tout mini (1,95 euro je crois) est divine ! On a envie de prendre une douche toutes les heures juste pour le plaisir d'envelopper sa peau de cette senteur épicée.
- Sur ma table de chevet, il y a :
Que des livres de Noël ! Il y a un mois, j'ai traqué, chez Gibert Jeune, des livres comportant le mot "Noël" dans le titre. Je les ai gardés bien précieusement dans ma bibliothèque en attendant la semaine de Noël pour les lire (vous voyez, je sais être raisonnable). Voilà ce que j'ai trouvé : La disparue de Noël et La détective de Noël d'Anne Perry, Le voleur de Noël de Carol Higgins Clark, Trois jours avant Noël de Carol et Mary Higgins Clark, Pas de Noël cette année, de John Grisham. On n'est pas dans la grande littérature mais c'est juste ce qu'il faut pour cette période.
Sur ma table de chevet, il y a aussi deux indispensables pour lutter contre les agressions du froid, à savoir : la crème pour les mains Yves Rocher... édition de Noël ! Une crème très efficace, qui laisse les mains grasses à peine quelques minutes et qui les rend toutes douces dès la première application. Le packaging de cette édition de Noël est adorable, avec ces petits flocons de neige rouges et argentés. Mes lèvres aussi ont besoin de beaucoup de douceur à cette période de l'année. Juste pour elles, j'ai acheté le baume Labello Good Night Kiss, à utiliser seulement avant le dodo. Qu'y a-t-il de plus snob que d'avoir un baume à lèvres pour le jour (en l'occurrence, Nutri-Mangue de Cosmence) et un baume pour la nuit ? !
Vous voyez, même si mon esprit n'est pas entièrement tourné vers les fêtes cette année, il y a un petit peu de l'esprit de Noël qui flotte autour de moi ! C'est déjà pas mal !

En tout cas, à tous ceux qui passeront par ce blog (et qui auront eu le courage d'aller jusqu'au bout de cet article aussi long qu'inutile), je vous souhaite un excellent Noël, plein de bonheur à partager en famille ou entres amis.
18 décembre 2008
La vie rêvée d'un ange
La vie rêvée de Séraphine de Senlis, de Françoise Cloarec
Il y a quelques mois à peine, nous découvrions, sous les traits de l'actrice Yolande Moreau, l'artiste-peintre senlisienne Séraphine Louis. Le film Séraphine nous proposait de découvrir en deux courtes heures le destin hors du commun d'une petite bonne femme ordinaire, femme de ménage le jour et peintre la nuit. Sans jamais quitter sa petite ville de Province, Séraphine a su troubler le collectionneur Wilhelm Uhde (qui a découvert, entre autres, Picasso et Braque, et qui fut le premier époux de Sonia Delaunay), bien décidé à faire connaître et reconnaître sa protégée. Malheureusement, s'il parvient à améliorer le quotidien de Séraphine un temps, en lui achetant ses tableaux afin qu'elle puisse se consacrer uniquement à son art, la fortune d'Uhde ne résiste pas à la crise de 1924, sans parler de la Seconde Guerre mondiale (Uhde est allemand, d'origine juive). Séraphine connaîtra donc une vie entre gloire et pauvreté ; reconnue par les critiques d'art, exposée dans sa propre ville, elle est également jalousée et victime de la malveillance des autres senlisiens. Il faut dire que Séraphine intrigue, dérange. Son apparence bien sûr est particulière : souvent vêtue de noir, elle accumule les jupes qui traînent par terre, teint ses cheveux qu'elle recouvre d'un canotier verni noir, porte des souliers d'homme. Mais Séraphine dérange surtout par son comportement. Si les habitants restent dubitatifs devant cette femme de ménage qui se dit "artiste", ils trouvent plus qu'étrange sa foi grandissante : Séraphine prétend que la Vierge Marie lui parle, que se sont les anges qui la guident lorsqu'elle peint. Elle dit d'ailleurs : "Je sens bien que ma main n'y est pour rien, elle ne fait qu'obéir, elle suit ce qu'on me dicte de faire, je ne suis qu'un instrument." Si les voix qu'entend Séraphine lui permettent de créer une oeuvre considérable, il arrive un moment où elles font basculer l'artiste dans la folie. Séraphine est alors internée à l'hôpital psychiatrique de Clermont où jamais elle ne touchera à un pinceau. Elle meurt dix ans plus tard et son corps sera jeté dans la fosse commune.
Le livre de Françoise Cloarec, psychananalyste, peintre et auteure d'une thèse en psychologie clinique intitulée Séraphine de Senlis, un cas de peinture spontanée, qui a conseillé le réalisateur du film Séraphine, est une excellente lecture pour ceux qui veulent approfondir certains points qui n'ont pas pu être développés dans le long-métrage. Si le film commence alors que Séraphine a déjà atteint un âge avancé, le livre nous permet d'en apprendre bien davantage sur son enfance, sur sa famille. De la même manière, un chapitre consacré à Uhde nous permet de mieux connaître le travail de ce collectionneur, véritable amoureux de l'art. Mais ce qui a véritablement retenu mon attention est la fin de l'ouvrage consacrée aux années que Séraphine a passé à l'asile. Les quelques pages qui nous décrivent les conditions atroces dans lesquelles sont "soignés" les malades sont aussi poignantes qu'intéressantes.
A la lecture de ce destin incroyable d'une femme artiste ayant vécu une vie en tension entre délire et création, on ne peut pas ne pas penser à Unica Zürn, artiste schizophrène, et surtout à Camille Claudel, née la même année que Séraphine (1864), et morte et enterrée dans les mêmes conditions (internement et fosse commune) un an plus tard. Nous ne sommes donc pas étonnée de voir que Françoise Cloarec a choisi d'ouvrir le chapitre intitulé L'Asile par deux extraits de lettres écrites par les deux artistes internées. Dans les deux cas on constate qu'il est hors de question que celles-ci pratiquent leur art dans de telles conditions.
On peut donc se poser la question du rôle de l'art dans les problèmes psychologiques de Séraphine : a-t-il su contenir la folie latente de l'artiste pendant toutes ces années où elle peignait enfermée chez elle à la lueur d'une bougie, ou a-t-il précipité cet esprit fragile vers la déraison ?
En tout cas, après avoir vu l'excellent film de Martin Provost et dévoré l'ouvrage passionnant de Françoise Cloarec, je suis plus qu'impatiente de me retrouver face aux toiles de Séraphine, qui sont exposées au musée Maillol jusqu'au 5 janvier. Car ce qui importe dans tout ça, c'est bien le résultat du travail acharné de Séraphine, enfin reconnue pour ce qu'elle est : une artiste.
17 décembre 2008
Chantons sous la pluie, de Stanley Donen
Dans le cadre du festival Les 100 plus beaux films de l’histoire du cinéma, j’ai eu la chance de voir pour la première fois la célèbre comédie musicale Chantons sous la pluie (il était temps ! ). Avant de vous livrer mon opinion sur le film, deux mots sur le festival s’imposent. Depuis le 19 novembre et jusqu’au 6 juillet 2009, le cinéma Reflet Médicis propose chaque semaine deux ou trois longs métrages faisant partie des cent plus beaux films de l’histoire du cinéma. Le classement, qui a été réalisé par une centaine de personnalités appartenant au petit monde du septième Art, est parfait pour tous ceux qui souhaitent découvrir ou revoir des films absolument incontournables. Si on peut penser que le choix des professionnels pêche par l’absence de films contemporains, on ne peut que se réjouir de la présence de films cultes, qu’on n’a pas forcément eu l’occasion de voir sur grand écran
Samedi après-midi, alors que le temps était atrocement atroce et que mes pieds étaient en train de se noyer à cause de mes chaussures trouées (une de mes amies me surnomme Oliver Twist, c’est pas pour rien), j’ai trouvé refuge dans une des salles du Reflet Médicis et me suis donc délectée devant un film de circonstances Chantons sous la pluie. La première pensée qui m’est venue lorsque le redoutable The End s’est affiché sur l’écran est : « Espèce de gourdasse ! Pourquoi n’as-tu pas vu ce chef-d’oeuvre avant ? » Vous l’aurez compris, je suis tombée sous le charme de cette comédie musicale, qui m’a fait passé un moment magique ! Tout est parfait dans ce film : l’histoire est prenante et drôle (j’y reviendrai), les chansons efficaces, les chorégraphies hallucinantes ( je suis restée sans voix devant les acrobaties de Donald O’Connor), les dialogues désopilants et les acteurs investis (bon et puis Gene Kelly est sublime mais ça tout le monde le sait déjà ! ). Avec le recul, je ne suis pas tellement étonnée d’avoir adoré ce film de Donen étant donné que je suis déjà fan de son Charade avec l’élégante Audrey Hepburn.
Chantons sous la pluie m’a donc surtout séduite par son propos. Le film met en scène deux stars du cinéma muet, Don Lockwood (Gene Kelly) et Lina Lamont (Jean Hagen, drôlissime), qui interprètent des amoureux transis à l’écran mais se détestent en réalité (enfin, surtout Lockwood car Lamont est plutôt du genre « pot de colle »). Alors que les jours du cinéma muet sont comptés, les deux acteurs sont obligés de tourner leur premier film parlant. Malheureusement, la voix de Lina est aussi atroce que son physique est avantageux ; la première du film est une catastrophe et les acteurs deviennent la risée du public. Avant sa sortie officielle, Lockwood et son ami Cosmo décident de sauver le film grâce à la pétillante Kathy Selden (Debbie Reynolds), qui double la voix de crécelle de Lina, ce qui n’est pas vraiment pour plaire à cette dernière...
Drôle et plein de surprises, Chantons sous la pluie rend également un bel hommage au cinéma, en nous rappelant ce passage délicat du muet au parlant. Si j’ai eu un véritable coup de coeur pour ce film c’est aussi pour la présence de Cyd Charisse, superbe danseuse aux jambes extraordinaires. Même si je ne suis pas ressortie de la salle en chantant sous la pluie (qui malheureusement tombait encore), je suis rentrée chez moi avec une petite musique en tête et le coeur heureux.
Pour ceux que ça intéresse, le Reflet Médicis se trouve 3-5, rue Champollion Paris V°, M° Saint-Michel ou Cluny- La Sorbonne. Les cartes illimitées sont acceptées.
Les films projetés cette semaine sont Amarcord de Fellini et Elle et Lui de Leo Mac Carey
Lola Montès, de Max Ophuls

Lorsque Lola Montès, dernière oeuvre de Max Ophuls adaptée du roman de Cecil Saint-Laurent, sort sur grand écran en 1955, c’est une véritable catastrophe. Le film est boudé par les spectateurs, condamné par les critiques et malgré le soutien des Cahiers du cinéma, ce projet grandiose qui aurait dû être le couronnement de la carrière d’Ophuls frôle l’échec commercial. Pourtant Ophuls s’est véritablement investi dans son film : il utilise pour la première fois la couleur, tourne en Cinémascope, le budget est impressionnant (près de 700 millions de francs) et l’histoire qu’il souhaite montrer est fantastique, romanesque, baroque, romantique, bref, elle a tout pour plaire au grand public.
Afin d’éviter le pire, le producteur du film le remonte, supprime les flash-backs, traduit les passages en allemand,..., sans pour autant remettre l’oeuvre sur la voie du succès. Dans les années 60, alors que Ophuls est décédé, Pierre Braunberger rachète les droits du film et tente à son tour de lui donner une nouvelle chance et, par la même occasion, sa forme d’origine (le film est rallongé d’une demi-heure, les flash-backs sont réintroduits). Et cette fois-ci, le succès pointe le bout de son nez.
En 2008, c’est une nouvelle version restaurée et sublime qu’on nous propose de découvrir. Après des années de travail et grâce au numérique, la cinémathèque nous offre un film à la hauteur de son héroïne : grandiose, foisonnant, ambitieux et passionnant.
Justement cette héroïne... qui est-elle ?
Lola Montès, jeune femme d’origine irlandaise, connaît le succès en tant que courtisane et danseuse. En plus de proposer des spectacles plutôt osés (« la danse de l’araignée » où elle se met en scène sans sous-vêtements), elle collectionne les conquêtes masculines. Parmi les plus célèbres, le compositeur Liszt et le roi Louis I° de Bavière.
Dans le film, c’est cette relation qui est vraiment mise en avant, et pour cause : la passion qui unit le roi à la danseuse deplaît au peuple, si bien qu’elle est obligée de fuir vers les Etats-Unis... On retrouve donc cette courtisane déchue dans un cirque de la Nouvelle-Orléans, où elle est l’héroïne d’un spectacle retraçant sa propre histoire. Les gens viennent applaudir mais surtout voir la célèbre et scandaleuse Lola qui, pour gagner sa vie est obligée de la vendre et de la revivre soir après soir. Elle doit répondre aux questions indiscrètes des spectateurs puis enchaîner les acrobaties jusqu’au grand saut qu’elle execute sans filet malgré ses ennuis de santé qui l’affaiblissent. Mais le pire dans tout ça est le clou du spectacle : enfermée dans une cage Lola doit subir chaque soir les baisemains de centaines d’hommes pour la modique somme d’un dollar, elle qui était habituée au luxe, vivant aux crochets de ces riches amants.
Le film de Max Ophuls est brillant par son propos très actuel : la déchéance de Lola et le comportement du public qui la voit comme une bête de foire illustrent à merveille la triste destinée des gens du spectacle. Mais Lola Montès est surtout un film qui nous éblouit par sa forme complexe, son esthétique baroque, son actrice principale, Martine Carol, bouleversante en femme adulée et blessée, mais aussi par le défilé de costumes flamboyants qu’il nous offre. On comprend alors pourquoi la sortie du film coïncide avec la magnifique exposition que propose le musée Galliera. Lola Montès est un film à voir absolument, pour le travail de fourmi de tous ceux qui ont participé à sa restauration, et pour le génie de Max Ophuls. Pour tous les amoureux du cinéma et tous ceux qui aiment en prendre plein les yeux.
16 décembre 2008
Rituel, de Mo Hayder
Rituel, de Mo Hayder
C'est quoi ? Grâce aux indications d’un témoin, l’agent Phoebe « Flea » Marley fait une bien macabre découverte dans le port de Bristol. La jeune plongeuse remonte des eaux une main tranchée nette du corps d’une victime probablement toujours en vie. Pour l’épaulée dans cette affaire, Flea devra compter sur le commissaire Cafferty, récemment muté de Londres. Si ce dernier semble obsédé par l’enlèvement de son jeune frère par un pédophile il y a des années, Flea ne s’est pas encore remise de la mort tragique de ses parents, plongeurs émérites, il y a deux ans. Les deux enquêteurs devront mettre leurs problèmes personnels de côté afin de trouver l’identité de la victime et, bien entendu, du tueur. L’enquête va les mener vers un monde inquiétant, celui des croyances africaines, des sorciers et des rituels...
Et alors ? Pour mon premier Mo Hayder, j’ai commencé par le dernier paru : je suis une fille on ne peut plus logique ! Cette lecture enfin terminée, je dois dire que je suis déçue. Tout d’abord, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le roman, un comble pour un thriller, et j’ai peiné pour le finir (il m’aura quand même fallu cinq jours ! ) Si je dis, dans mon résumé, que Flea et Cafferty devront laisser leurs problèmes perso de côté, ce n’est pas vraiment ce qu’ils font. En effet, l’intrigue censée être principale (à qui appartient la main ? ) est totalement noyée sous les deux autres histoires secondaires (Cafferty fait ami-ami avec un drôle d’assassin devenu vagabond et Flea veut entrer en contact avec ses défunts parents en prenant de la drogue). En plus d’être gênantes (car trop présentes), ces deux histoires ne débouchent sur rien et sont donc totalement inutiles. Concernant les personnages, je ne les ai pas trouvés attachants du tout et assez caricaturaux. L’enquête, quant à elle, n’est pas du tout prenante (trop souvent interrompue), bizarrement racontée (tous les auteurs ne semblent pas maîtriser l’art du flash-back...), et totalement bâclée dans les cinquante pages finales (les plus sympas à lire). Mon entrée dans le monde de Mo Hayder n’est donc pas mémorable mais je ne m’avoue pas vaincue : je lirai très prochainement Pig Island (dont j’ai entendu beaucoup de mal) et probablement Birdman (dont j’ai entendu beaucoup de bien).
Ma note : 4/10
Mélinda et Mélinda, au Vingtième Théâtre
En 2005, Woody Allen nous ravit avec son film Melinda et Melinda, dans lequel deux auteurs new-yorkais tentent de définir si la vie est une tragédie ou une comédie. Chacun va alors raconter l'histoire de Mélinda à sa sauce, en commençant de la même manière : Mélinda, une jeune femme déboussolée, débarque lors d'un diner entre amis. Idée très simple mais qui, grâce au talent du maître Woody, devient un excellent film, plein de rebondissements et de surprises.
Quand j'ai appris que le film venait d'être adapté au théâtre, j'ai sauté sur l'occasion, curieuse de voir ce que cela allait donner et heureuse de pouvoir revoir tous les personnages délirants du film.
Le rideau se lève sur un appartement sur lequel plane l'ombre de Woody : bibliothèques blindées de livres, affiche du film Manhattan, musique jazzy en fond sonore... Des amis sont réunis et s'apprêtent à passer une soirée sympa. Ils sont auteurs, acteurs, musiciens, parlent de leurs projets artistiques en s'imbibant d'alcool. C'est le moment que choisit Mélinda pour faire son entrée : elle est la voisine du dessous, vient d'avaler une tonne de médicaments suite à une déception amoureuse et vomi sur le tapis blanc du couple. Nous sommes pleinement dans le registre de la comédie. Mais l'une des invités n'est pas d'accord avec cette histoire qui ne reflète pas l'essence de la vie qui se veut tragique. Elle rembobine le film et nous propose sa version de l'arrivée de Mélinda. Celle-ci refait son entrée. Cette fois elle est une vieille amie de fac de l'hôtesse, femme dépressive, elle a perdu la garde de ses enfants après avoir tué son amant. Elle passe son temps à boire et à avaler des pilules. A partir de là, vont s'alterner scènes comiques et scènes tragiques, ayant pour seul dénominateur commun cette fameuse Mélinda. Si dans un cas, elle sera le déclencheur d'une passion amoureuse, dans l'autre elle sera au coeur d'un adultère. Dans les deux cas, elle est celle qui va révéler les sentiments profonds des personnages qui l'entourent.
La pièce est donc plus ou moins fidèle au film, elle en reprend les grandes lignes. Mais on est quand même bien loin de l'oeuvre de référence. En effet, la pièce peine à nous convaincre, les acteurs en font beaucoup trop, les passages de la comédie à la tragédie manquent de subtilité, les personnages n'ont vraiment rien d'attachant et la Mélinda -dans les deux versions- est grotesque. L'humour de Woody Allen manque (malgré quelques clins d'oeil comme le tablier de l'hôte "My psy is rich"), le rythme aussi. On est proche du théâtre de boulevard, bien loin de la prouesse allénienne. Je suis donc plutôt déçue par cette pièce qui, même si on ne la compare pas au film, ne vaut pas le déplacement.
Néanmoins, cette sortie au Vingtième Théâtre m'a permis de découvrir une salle que je ne connaissais pas et qui m'a bien plu (très "salle de cinéma", avec ses fauteuils en velours rouge plutôt confortables). De plus, on parcourant le programme j'ai repéré quelques pièces qui m'ont l'air bien sympas, notamment Beautiful thing qui se jouera du 9 janvier au 1er mars. A voir.
C'est où ? Au Vingtième Théâtre, 7 rue des Plâtrières, 75020 Paris, M° Ménilmontant
C'est quand ? Jusqu'au 31 décembre, du mercredi au samedi à 19h30 et le dimanche à 15h
C'est combien ? Entre 22 euros et 12 euros (tarif étudiant)
Info +++ : la pièce dure 1h30
11 décembre 2008
Emma t'es froide comme le carrelage de mes W.C.
Non ! Je ne suis pas froide, je suis gelée ! Congelée, surgelée même ! Depuis ma plus tendre enfance, je suis frileuse. J’ai les mains toujours glacées, même en été, ce qui m’a valu plus d’une fois la réflexion « mains froides coeur chaud » ou dans sa version poétique « mains froides cul chaud ». Je suis le genre de fille qui emmène toujours « sa p’tite laine » quand elle sort, la première à ressortir l’écharpe, les gants et le bonnet, la chieuse qui blinde le lit conjugal de couvertures (rebaptisées Mushroom Capes) et qui trouve quand même le moyen de grelotter.
Quand je squatte gentillement chez ma maman, le problème ne se pose pas : le chauffage par l’immeuble, y’a que ça de vrai. On peut se balader dans l’appart en bikini en plein mois de fevrier en disant « même pas mal ». Mais le problème, c’est que maman est l’inverse de moi, elle a toujours chaud. La seule personne que je connaisse qui se promène en t-shirt l’hiver. Du coup, on passe notre temps à ouvrir et fermer le chauffage dès que l’une ou l’autre a le dos tourné. Plus vicieuse encore, mère ouvre discrètement une fenêtre pour faire entrer l’air glacial dans mon cocon bien chaud sans que je puisse hurler « Putain, t’as encore coupé le chauffage ? ! »
Mais le plus terrible, c’est quand je suis chez moi. Le chauffage électrique est une catastrophe pour qui ne veut pas gaspiller de l’électricité inutilement. Chez moi, il y a une expression codée « les ours ». Quand je hurle « les ouuuuuuurs », il faut comprendre : « Hey ! Tu gâches plein d’électricité avec ta putain de lumière allumée inutilement, ça va faire fondre la banquise, les ours pourront plus pêcher leurs poissons et vont crever de faim, ou pire, vont dériver jusqu’en Islande et se faire buter par ces barbares -avec tous le respect que je dois au islandais que j’adore, tout le monde le sais-, nan mais ! » Vous en conviendrez, crier « les ouuuuuuurs ! ! », c’est un sacré gain de temps. D’où me vient cette obsession de l’ours affamé ? Du film Un jour sur Terre. Je suis traumatisée par la vision de l’ours blanc tout maigrichon sur sa banquise toute moche.
Il faut donc trouver des solutions pour survivre sans chauffer son appart’, qui affiche une température qui oscille entre 16 et 17 degrés (chose que je prends à la rigolade en disant « au moins chez moi, y’a pas d’acariens », depuis que je sais que les acariens ne survivent (soi-disant) pas en-dessous de 18 degrés.)
Pour la nuit, j’ai testé la bouillotte, celle qui doit être remplie d’eau bouillante et celle qui passe au micro-ondes. Dans les deux cas, le problème est le même : ça refroidit trop vite, et après, j’ai encore plus froid.
Je me suis rabattue sur la vodka, en me disant qu’après tout, c’était la solution pratiquée par tous les peuples venus du froid donc... Bon, je dois avouer que ça fonctionne pas mal, surtout avec la Zubrowka qu’on me ramène de Pologne. Les hics, c’est qu’il faut assumer la gueule de bois tous les matins. « Elle a la gueule de bois pour un p’tit gorgeon de vodka celle-la ? » Et bien non, et c’est ça le second hic : je ne sais pas me contenter d’un seul petit gorgeon ; je bois comme un trou, ce qui me fait passer de l’état « normal » à l’état d’épave très rapidement. La vodka est donc une bonne solution, mais à utiliser exclusivement le samedi soir : on remarque moins que vous êtes bourrée vu que tout le monde l’est !
La solution la plus radicale et la moins susceptible de vous envoyer direct aux Alcooliques Anonymes est d’enfiler un maximum de pulls, de Damart et de garder écharpe et bonnet dans la maison. Le seul problème est le style bibendum que cela donne... pas super sexy. C’est néanmoins la solution que j’ai choisie, de jour comme de nuit, en hiver, je ressemble à rien !
D’où mon appel du jour : avez-vous des idées pour combattre le froid polaire de l’hiver ? Boissons (sans alcool) capables de rebooster un organisme gelé, huiles essentielles, recettes et autres trucs de rebouteux ? Faites-moi partager vos secrets, il en va de la survie de Fifi.
10 décembre 2008
Le Eastpak Antidote Tour à l'Elysée Montmartre

Mardi dernier, les quatre groupes du Eastpak Antidote Tour ont fait une halte à l’Elysée-Montmartre. Votre serviteur était de la partie bien sûr ! Au programme : du rock dans tous ses états.
Etant arrivée au millieu de la représentation du premier groupe, je ne m’étendrais pas car je ne me souviens plus vraiment de leur show (désolée). A ce moment-là, la salle est encore bien calme, pas tout à fait pleine. Time Again a donc écopé de la lourde tâche de chauffeur de salle, ce qui n’est jamais évident. En tout cas, d’après mes vagues souvenirs, leur musique était agréable et donnait le ton de la soirée.

Enfin, ils arrivent ! Groupe américain fondé et mené par Dave King, guitariste-chanteur né et ayant grandit en Irlande, les Flogging nous propose le meilleur (pour moi) punk celtique du moment. Leur musique mélange très justement les rythmes endiablés du punk et la délicatesse de la musique traditionnelle irlandaise. Pour ceux qui ont une bonne mémoire, on a pu entendre un de leurs titres dans le film P.S. : I love you.
Les Flogging Molly font très fort et commencent leur set en nous balançant l’irresistible Paddy’s Lament. Là, je suis aux anges. Ils enchaînent en alternant des titres entraînants (Requiem for a dying song, Selfish man) et d’autres plus calmes (Float <<< à écouter absolument, If I ever leave this world alive ) extraits de tous leurs albums. Tout le monde saute dans tous les sens mais toujours dans un bon esprit (même si quelques gobelets encore pleins de bière volent au-dessus de nos têtes). Dave King est, comme à son habitude, super sympa, remercie son public, avoue son penchant pour le vin rouge français et, comme le leader des Street Dogs avant lui, congratule le nouveau président américain.
Même si j’ai passé une excellente soirée, je dois dire que j’avais plus apprécié de voir les Flogging à la Maroquinerie au mois de mai. Plus petite, la salle permettait un concert plus intimiste, et puis surtout, avec quatre groupes à l’affiche, il faut tenir debout pendant plus de quatre heures, ce qui est assez difficile quand on est levée depuis 5 heures du matin (je suis une esclave du travail ! ) J’ai aussi un petit coup de gueule à faire passer concernant l’Elysée Montmartre : déjà, quand on reçoit un groupe en partie irlandais, on fait l’effort de proposer de la Guinness au bar, et non pas de la pisse à bulles à réserver pour les concerts de Johnny. Blague à part, je trouve inadmissible que l’Elysée impose toute sortie comme définitive. Qu’il soit interdit de fumer dans les lieux publics, je le conçois très bien, mais qu’on retienne les gens pendant cinq heures en leur interdisant de sortir de la salle pour aller s’en griller une, c’est scandaleux. Conclusion, à peine quinze minutes après le début du set des Flogging, des dizaines de clopes se sont allumées discrètement. Ça ne me donne pas du tout envie de retourner dans cette salle.

Faire passer les Street Dogs en dernier n’a rien d’anodin : nous sommes tous fin prêts pour accueillir les tant attendus Flogging Molly. Il faut profiter de la courte pause pour trouver une place stratégique : proche de la scène mais un peu décalée sur le côté pour éviter d’être entraîné dans un pogo.

Enfin arrive les Street Dogs. Je dis enfin car je les adore. Venus de Boston, ce groupe est mené par le premier chanteur des Dropckick Murphy’s, célèbre groupe qui mélange sonorités rock-punck et irlandaises (la musique entraînante des Infiltrés, c’est eux). D’ailleurs, au vu des t-shirts, on constate que dans la salle nombreux sont les fans du groupe ! Si le premier titre des Street Dogs nous permet de nous glisser gentiment dans l’ambiance, dès les premières secondes du deuxième titre, la salle explose ! L’ambiance ne redescendra plus durant tout le set absolument parfait que nous livre les bostonniens. Parfait mais trop court ! A peine trente minutes, ce n’est vraiment pas suffisant.

Avec le deuxième groupe, on passe a quelque chose de radicalement différent. Skindred entre en scène avec une musique indéfinissable qui mêle métal, hip-hop, ragga. Le tout donne un son agressif mais explosif, qui me fait penser à certains morceaux de Korn ou, plus récemment Linkin Park (certains vont hurler ! ). Malheureusement, ce n’est pas mon truc. Le mélange de grosse voix impressionnante genre « mater mon organe » et de cris de chatons égorgés, je trouve ça chiant au bout d’un moment. Par contre, je dois dire que le groupe nous a offert une prestation efficace, le chanteur donne de sa personne, investit la scène comme s’il était chez lui. Les spectateurs commencent à sautiller : c’est bon signe.