Vilaine Fifi

Les bavardages (parfois) culturels d'une vilaine Parisienne

26 février 2009

Des envies de meurtre, de la Lucette et du burlesque

AAAAAAAAAHHHHHHMMMMMMMMMMM !!

Excusez-moi, je baille... Je suis complétement morte ce matin, à cause du même fichu chien qui me réveille tous les matins depuis plus d'un an ! Comme il est impossible de savoir dans quel appartement il vit, la seule solution est de mettre des mots dans l'entrée de l'immeuble, malheureusement, leur espérance de vie est très réduite. En tout cas, dormir 6 heures par nuit à cause d'une bestiole qui hurle à la mort, voilà ce que ça m'inspire

chien

J'aurais peut-être dû me coucher plus tôt mais hier j'étais très occupée. Tout d'abord, j'ai joué au docteur une bonne partie de la soirée. Non, ce n'est pas ce que vous pensez, bande de pervers ! Je me suis enfilé les nouveaux épisodes de Dr House comme une vilaine groupie que je suis. Greg House n'est-il pas le Doc le plus sexy que la télé n'ait jamais porté ? Bien plus sexy que feu le Dr Ross d'Urgences, encore plus mauvais que le Dr Cox de Scrubs, Greg House est une bombe anatomique qui méprise le monde entier et qui m'excite comme une pucelle. Dr House, mon coeur est entre vos mains

DR_HOUSE

Cette sympathique soirée a continué grâce à MA Lucette, toujours partante pour une bonne partie de rigolade et de blablatage, malheureusement virtuelle pour l'instant. J'attends sa venue sur Paris comme certains attendent le Messie. Il faut dire que converser avec Lucette est un vrai plaisir puisqu'elle est aussi drôle qu'intelligente. Pour preuve, hier j'ai appris plein de trucs sur les Smartballs (moi qui ne connaissais que les Smart Box) mais aussi sur des gens ayant vécu à une époque très vintage, qu'on appelle Moyen-Âge, affublés de noms improbables comme Brunehilde ou Chilpéric (et encore, là c'est soft, parce que Lucette elle connaît aussi plein de prénoms imprononçables que je n'ai pas retenus). Bref, à côté d'elle, mon Encyclopedia Universalis en quinze volumes est aussi fade qu'un annuaire téléphonique.

Petit aparté : Je viens de recevoir un appel d'une démarcheuse (ça se dit ça ? ), qui voulait me faire l'article sur des produits amincissants... Déjà que j'avais des envies de meurtre... Comme j'ai tout de suite coupé court en disant "ça ne m'intéresse pas", elle a insisté "Oh ! Mais si ! Vous êtes comme nous toutes ! Vous avez forcément un peu de ventre ou de peau d'orange ! " J'avais juste envie de lui dire d'aller se faire f*****, mais Mère m'a bien élevée, donc j'ai menti (bien sûr) en disant que "Non, justement, pas du tout, j'étais absolument parfaite." J'ai eu envie d'ajouter que j'étais même mannequin ou anorexique (ce qui revient au même), juste pour la faire chier. Et cette conne me répond : "Ah ba si, forcément, vu que vous appairaissez dans nos fichiers clients, vous avez forcément acheté des crèmes amincissantes chez nous." Quelle grosse menteuse ! 1° je n'ai jamais (je te le jure, lecteur) acheté de crèmes amincissantes car je n'y crois pas du tout et que c'est hors de prix et 2° elle m'a appelée par le nom de famille de mon copain (c'est à lui qu'est destinée la facture France Telecom), or, je n'ai jamais rempli quelconque fichier avec SON nom. Donc son fichier client de merde est en réalité un putain de bottin. RRRRAAA !!!!! Elle me dérange à 10 heures du matin pour ça ! Scandale !

Revenons à nos moutons.

Je voulais vous parler de ça

paris_tease

Qu'est ce que c'est ma bonne dame ? Et bien c'est un peu l'événement de l'année (à mes yeux) puisqu'à Paris aura lieu le 22 mars prochain une immanquable soirée placée sous le signe du burlesque.

Dès 17h30, il sera possible (outre s'en mettre plein la lampe) de découvrir plusieurs créateurs (corsets, chapeaux, lingerie, ...), d'admirer l'expo Les pin-ups d'Evestreet, d'assister à des défilés, et bien d'autres choses encore. A 19h30, on plongera dans une ambiance piano-bar avant d'assister, à 20 heures, au show tant attendu de magnifiques effeuilleuses -dont la belle française Scarlett Diamond-.

scarlett

Parce qu'il n'y a pas que Dita dans la vie, il est possible d'en prendre plein les yeux grâce à des artistes moins exposées mais tout aussi talentueuses !

Vous vous en doutez, je suis déjà tout excitée par ce programme alléchant ! Tout de même, une question cruciale me taraude : comment vais-je m'habiller ? Je ne parle pas des vêtements eux-mêmes, je ne suis pas en manque de robes, mais de l'enveloppe. Je m'explique : le truc chiant quand on assiste à ce genre d'événement au mois de mars, alors que les températures ne sont pas encore folichonnes, c'est qu'on ne sait jamais si on doit mettre un manteau ou pas. Si on en prend un, il nous encombre toute la soirée, mais si on n'en met pas, on se pèle le jonc en sortant. Le même problème se posera la semaine précédente pour le Salon du Livre. C'est pas simple la vie d'une Fifi !

En attendant que je trouve la solution à ce problème existentiel, je vous souhaite d'ors et déjà un bon week-end !

Posté par yottidottir à 11:24 - Parler pour ne rien dire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 février 2009

Les films du mois de fevrier, partie III

Enfin les dernières critique ciné... de la semaine ! Vous ne pensiez tout de même pas vous en tirer comme ça ! Je remets le couvert la semaine prochaine avec les films qui sont sortis aujourd'hui et que j'irai voir ce week-end. En attendant :

le_codeLe code a changé, de Danièle Thompson

C'est quoi ? ML (Karin Viard) et Piotr (Dany Boon) forment le parfait petit couple de bobos parisiens comme on aime les détester ! Ce soir, ils reçoivent toute une brochette d'amis à diner. Parmis eux, le futur collaborateur de ML (Christopher Thompson) accompagné de sa femme (Emmanuelle Seigner), ancienne camarade de Piotr, l'amant de ML (Laurent Stocker) qui est également leur cuisiniste, leur vieux couple d'amis, Alain (Patrick Bruel) et Mélanie (Marina Foïs), qui, au temps jadis, s'est envoyée Piotr et qui aujourd'hui trompe son mari avec un jockey. Le tableau ne serait pas complet sans quelques membres de la famille (c'est toujours bon pour l'ambiance), la soeur de ML (Marina Hands) et leur père que cette dernière déteste cordialement (Pierre Arditi). Bon appétit !

Et alors ? Le code a changé est typiquement le genre de film que j'aime voir. Tout est là pour nous faire saliver : une situation connue de tous et plutôt délicate, une pléiade d'acteurs sympathiques, une affiche qui affiche clairement le message et une bande-annonce efficace. Tout ça pour un résultat juste convenable. En effet, Le code a changé n'est pas un mauvais film mais ce n'est pas non plus le film du siècle. Le scénario est bien vu, j'ai beaucoup aimé découvrir ce que devenait tous les personnages un an plus tard (quand ML se met en tête d'organiser un autre diner). Les acteurs jouent tous justes mais ne sont pas tous extraordinaires : certains se contentent de faire ce qu'on leur demande. Le film met bien en avant l'hypocrisie qui règne entre les gens et qui ressort très souvent lors de réunions, comme ce fameux diner, mais il n'approfondit pas vraiment le sujet. Finalement, Danièle Thompson se contente de faire du sous Jaouy-Bacry, c'est agréable mais pas transcendant.

rickyRicky, de François Ozon

C'est quoi ? Katie, une mère célibataire, et Paco se rencontrent à l'usine. Avec la petite Lisa, ils reforment une nouvelle famille qui rapidement doit accueillir un nouveau membre puisque Katie donne naissance au petit Ricky. Rapidement les heureux parents vont se rendre compte que leur enfant est un petit être pas comme les autres.

Et alors ? La première fois que j'ai vu la bande-annonce de Ricky, j'ai été interpellée : comment ce bébé s'est retrouvé perché en haut de l'armoire ? Fan absolue d'Alexandra Lamy et admiratrice de François Ozon, il n'en fallait pas plus pour me convaincre. Malheureusement, la distribution a fait la pire chose qui soit en nous proposant, une semaine avant la sortie du film, une seconde bande-annonce qui dévoilait le pot aux roses. On a ensuite eu droit aux critiques complétement débiles (je pense à la critique de Elle), qui ne se sont pas gênés pour nous livrer le secret de Ricky (en s'interrogeant en prime sur l'intérêt du film une fois la révélation faite... faut vraiment être con pour faire aussi mal son travail). Je savais donc pourquoi et comment Ricky avait réussi à se hisser au sommet de son meuble, la surprise principale était donc gâchée. Heureusement, le film a d'autres ressources. Tout d'abord, les acteurs sont excellents. La jeune Mélusine Mayance est parfaite, Sergi Lopez (qui a décidemment le don pour se fourrer dans des films bizarroïdes) également, quant à Alexandra Lamy, on a envie de crier "ENFIN !" Oui, enfin un film à la hauteur du talent de cette fabuleuse actrice, qui n'est pas juste bonne à jouer les amoureuses crétines. Par ailleurs, Ricky nous raconte aussi une histoire de femme de la classe ouvrière, l'histoire d'une mère qui doit élever un enfant différent. Il y a aussi beaucoup de suspens puisqu'on se demande sans cesse comment tout cela va se terminer. Les gens qui hésitent à aller le voir parce qu'ils pensent tout connaître du film à cause de la bande-annonce pourrie qu'on nous a imposée ne doivent plus hésiter une seule seconde : allez-y ! Ricky est assurément l'OFNI (objet filmique non identifié) de ce début d'année !

wrestlerThe Wrestler, de Darren Aronofsky

C'est quoi ? Randy - The Ram- Robinson a été l'une des plus grandes stars du catch dans les années 80. Vingt ans plus tard, alors qu'il ne se produit plus que dans des petites salles, il décide de livrer le combat de sa vie, malgré la crise cardiaque qui l'a terrassé quelques mois plus tôt.

Et alors ? Combien de litres d'encre ont été déversés pour parler de ce film, et ce, bien avant sa sortie ! On a fait mille parallèles entre l'acteur, Mickey Rourke, et son personnage, on le donnait même favori aux Oscars (finalement remis à Sean-sexy-Penn, Amen). Il faut dire que Mickey est, à l'image de Randy, un survivor de la mort. Il faut dire également que depuis quelque temps, tout le monde semble s'être mis au catch. Le sujet est donc plus que d'actualité ! Et le film ? Impressionnant, émouvant, sanglant et, d'après moi, inégal. Si j'ai beaucoup aimé certains passages, si la fin est absolument magnifique, si j'ai trouvé très intéressant le personnage de Randy qui ne demande qu'à être aimé (par sa fille, par sa petite amie, par son public), j'ai trouvé certains moments un peu longuets et mollassons. Par contre, moi qui avais peur que les passages consacrés aux retrouvailles père-fille soient mièvres (et donc chiants), j'ai été soulagée par leur présence. Pourquoi ? parce que les combats sont d'une extrême violence et qu'on est bien heureux de voir un peu de bons sentiments dans ce monde de brut !

au_diableAu diable Staline, vive les mariés, de Horatiu Malaele et Vlad Paunescu

C'est quoi ? Dans un petit village roumain, alors qu'ils s'apprêtent à célébrer un mariage, les villageois apprennent la mort de Staline qui entraîne un deuil national et l'interdiction de fêter tout événement. Bien décidés à faire la noce, ils mettent au point mille stratagèmes pour festoyer en silence.

Et alors ? J'ai tout simplement adoré ce film, semblable à une oeuvre de Kusturica mais en mille fois mieux. Si, si, c'est possible. Tout y est parfait : les acteurs (certains ont une bobine irrésistible), la musique super entraînante, les dialogues (vraiment très drôles), les situations (très comiques et burlesques avec des clins d'oeil au cinéma de Chaplin) et l'histoire elle-même, très originale. Vous vous imaginez faire la fête en silence ? ! Cela donne des passages vraiment savoureux, notamment celui où les invités ont recours au plus aléatoire système de communication pour pouvoir converser sans faire trop de bruit : le téléphone arabe. Une simple phrase devient alors tout et n'importe quoi : j'ai mal aux pieds, quels gros nénés, ma bite est mouillée... ce n'est pas très fin, certes, mais méchamment drôle ! Par contre, il faut savoir que ce film ne se résume pas à une simple comédie loufoque, la fin est vraiment belle et très émouvante. Rien que pour ça, il faut vite aller le voir !

J'ai enfin rattrapé mon retard dans mes critiques ! J'espère que certains film vous tenteront, mine de rien, il y a pas mal de bonnes choses ce mois-ci.

Quel est le programme de cette semaine ? L'immanquable Gran Torino bien sûr, mais aussi le girly Miss Pettigrew, les prometteurs Gloss et Boy A, ainsi que le nouveau Chabrol Bellamy. Pour les plus téméraires, n'oublions pas Cyprien et Underworld 3.

Faites votre choix !

Posté par yottidottir à 16:38 - Septième art - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ma soeur, la plus grande star du monde, de Christopher Ciccone

madonnaMa soeur, la plus grande star du monde, de Christopher Ciccone

Au pied du sapin, parmis les très nombreux livres sur l'Islande, sur les chaussures ou sur Audrey H., se cachait le livre que je n'aurais jamais osé acheter moi-même si je l'avais vu en librairie tant il m'aurait donné l'impression d'être une bécasse. Mais bien que je ne sois pas une adepte des revues people, je dois avouer que je suis, dans une certaine mesure, fascinée par le personnage qu'est Madonna. Aussi, lorsque j'ai entendu dire que son frère venait de publier un livre de révélations sur la star, mes antennes de madofan ont quelque peu frétillé. J'étais donc, je dois l'avouer, bien heureuse de voir que ma chère mère avait su décrypter mon envie coupable de posséder l'objet du scandale.

Objet du scandale qui finalement m'a fait l'effet d'un pétard mouillé. Cela était à prévoir, certes, mais c'est tout de même décevant.

Alors que nous révèle ce bon Christopher Ciccone de sa vie avec la plus grande star du monde ? Ma foi, pas grand chose, du moins, rien qui ne mérite de s'étendre sur plus de trois cents pages !

Il relate son enfance avec Madonna qui, apparemment, était déjà autoritaire, égoïste et narcissique. Christopher nous apprend ensuite comment Madonna lui a fait découvrir le monde de la danse puis comment elle s'est rendue à New York afin de devenir célèbre. Il profite de l'occasion pour démentir la rumeur selon laquelle sa soeur serait arrivée dans la grosse pomme avec trois sous en poche. Il nous raconte ensuite en détails les premiers show de Madonna, dans des petits clubs de la ville, les premières tournées, les premiers succès, ses premiers essais en tant qu'actrice, son mariage avec Sean-sexy-Penn, tout y passe donc, jusqu'à son mariage avec Guy (le divorce n'était pas encore d'actualité à ce moment-là).

Revenir sur le parcours de sa soeur est l'occasion pour Chrissy de faire sa Cosette de service et de tailler un beau costard à la star. Celle-ci s'avère radine, manipulatrice, méchante, avide de pouvoir, calculatrice, bref, sous la plume de son frère Madge est une véritable salope. Certaines anecdotes ne jouent effectivement pas en sa faveur. Christopher raconte comment à cause d'elle il a plaqué à plusieurs reprises amis, travail et appart' parce qu'elle avait absolument besoin de lui comme danseur lors de ses premières tournées, pour finalement l'entendre dire "ah ba finalement je n'ai plus besoin de toi." D'après Cosette, heu non, Chris, lors des tournées, Madonna logeait tout son staff dans des superbes suites alors que lui avait une chambre toute pourrie ; de la même manière, il était pour ainsi dire le seul de la troupe à voyager en classe éco, tandis que les autres membres se soulaient au champagne en classe affaire. Mouais... Une autre anecdote, qui montre que Madonna est vraiment une chienne sans coeur est l'affaire des tableaux. Christopher, qui a été danseur pour sa soeur, puis habilleur, puis chorégraphe, agent artistique, serpière humaine, était aussi son décorateur attitré ainsi que son acheteur d'art (c'est grâce à saint Christopher que Madonna a pu acquérir une si belle collection privée, elle qui ne saurait même pas faire la différence entre un Picasso et un Monet). Elle venait donc de demander à son frère de lui acheter plusieurs tableaux (des Picasso il me semble), sans bien sûr lui avancer l'argent. Obéissant, Chriss se rend à la vente aux enchères, décroche le pompon, paye et ramène les oeuvres chez sa soeur, qui, soudain, sans raison valable, n'en veut plus. Le pauvre Chrissy lui explique qu'il a pris sur ses propres deniers pour régler la note et que s'il les ramène, on lui remboursera qu'une toute petite partie de la somme. Madonna lui répond alors qu'elle s'en fout comme de l'an 40 et qu'il n'a qu'à les revendre. Christosette se retrouve, à cause de sa chienne de soeur, dans une grosse galère, obligé d'emprunter de l'argent pour pouvoir payer son loyer et de manger des Bolino pendant des mois. Je dis ça avec beaucoup d'ironie mais il faut bien dire que si cette anecdote est véridique, Madonna est vraiment une connasse (n'ayons pas peur des mots).

Le livre a donc de bons côtés puisqu'il nous permet de redécouvrir le parcours de Madonna, de mieux comprendre ses influences. C'est aussi assez sympa de voir comment s'organisent ses incroyables tournées, les tournages de ses films. Le petit aspect people est aussi plaisant notamment lorsqu'il est question de Sean Penn (un de mes acteurs américains préférés).

Mais il a surtout de très nombreux défauts. Tout d'abord, le style est atroce. Je ne sais pas si on doit cela à la traduction française ou si, à la base, le livre a été écrit par un enfant de dix ans (ne soyons pas naïfs, Christopher a juste fourni les photos) mais c'est vraiment catastrophique. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la lecture de ce livre n'est en aucun cas facile, il faut rester méga-concentré pour ne pas avoir envie de le mettre en pièces tant le style est lourdingue. Ensuite, il y a les plaintes incessantes de Christopher... Quel ennui ! Au lieu de nous donner des infos bien croustillantes sur sa soeur, il ne fait que parler de lui. Le livre aurait dû s'intituler Moi-Moi-Moi-Moi, le frère de Madonna. Enfin, il y a la fausse gentillesse de ce frère qui se pose en victime suprême qui pardonne tout à son bourreau. En effet, si Christopher nous raconte les crasses que Madge lui a faites, on s'aperçoit qu'il retourne toujours vers elle. On se demande alors s'il est con, maso ou tout simplement hypocrite et menteur. C'est vrai quoi ! D'après ce qu'il nous dit, sa soeur le malmène, elle le paye avec un lance-pierre, il n'a aucun privilèges grâce à elle, n'a même jamais mis un orteil dans une suite. Il n'a donc aucune raison valable de la supporter ! Et pourtant, malgré tout ça, saint Christopher aime tendrement sa soeur qu'il admire !

D'ailleurs, il l'aime tellement qu'il écrit un bouquin sur elle qui va lui rapporter plein de pognon... Mais en tout bien tout honneur bien sûr...

Posté par yottidottir à 14:55 - Encore des mots, toujours des mots... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Des envies venues d'ailleurs

Je viens de faire un rêve complètement hallucinant ! Du coup, je suis bien heureuse d'avoir ce blog pour 1° le noter quelque part avant de l'oublier 2° le raconter à quelqu'un car je suis tout excitée.

Alors, posons le décor. J'étais à Londres avec une fille qui était avec moi en primaire et que je n'ai jamais revue depuis. Il y avait une grande roue et il faisait un temps dégueulasse, oui, nous étions bien à Londres ! Après avoir fait une balade dans une attraction qui monte et qui descend (non, je ne prends pas de drogue), je vois, à droite de la mini fête foraine un magasin immense qui affiche en vitrine : 40's-50's-60's. Je m'approche pour voir précisemment ce que vend cette boutique, et là, je vous le donne Emile (!) : il s'agit de la plus gigantesque friperie du monde. Il faut faire la queue pour entrer, il n'y a que des jeunes anglais qui parlent français (c'est mon rêve après tout, j'ai le droit de me le faire en VF !). Bref, la queue dure en réalité deux secondes et je pénètre dans l'endroit le plus délirant qui soit : il y a des fringues absolument partout ! Il y a tout un tas d'escaliers, qui montent, qui descendent, des salles en mezzanine, en sous-sol, ... Il suffit d'entrer dans une nouvelle salle pour tomber sur deux ou trois escaliers qui mènent à d'autres salles. Un vrai labyrinthe de plaisir ! Et je ne vous ai pas encore parlé des fringues ! Que des robes de pin-up, des jupes qui tournent, des petites blouses et chemisiers pour la jouer Dita, des gants, des bibis, bref, c'est le paradis ! Et le top du top c'est le prix : à peine quelques pièces jaunes pour une robe à la Bettie Page !

Bettie

J'aurais voulu ne jamais me réveiller ! Enfin, si, mais pas maintenant ! C'était un rêve vraiment démentiel mais également pervers car il m'a donné des envies de shopping monstrueuses ! Habituellement, j'attends les premiers rayons du soleil pour me ruiner en robes Lucky 13 & Co, car je trouve ça trop frustrant d'avoir une jolie robe et de ne pas pouvoir la mettre parce qu'il fait -12°. Mais depuis ce matin, je pense à ça

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et puis à ça

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Je sens que je vais craquer et passer à ma boutique spéciale pin-up ce week-end. De toute façon je suis presque obligée de passer devant pour rentrer chez moi... hum hum... !

S'il n'y avait que cette envie de shopping venue d'un rêve, tout irait bien, car c'est une envie gérable, à portée de carte bleue. Mais mes envies venues d'ailleurs ne s'arrêtent pas là.

Hier, j'ai passé la soirée devant la télé, ce qui est plutôt inhabituel. Tout d'abord, les deux derniers épisodes de la troisième saison de HIMYM. C'est vraiment cruel d'avoir terminé sur un tel événement (mais je suis bien contente de revoir Sarah Chalke de Scrubs). Vivement la suite !

Ensuite, j'ai enchaîné avec le docu-fiction proposé par France 2, La fuite de Louis XVI. Si j'ai eu du mal à accrocher au début (comme souvent avec ce genre de programme), je me suis vite laissée prendre au jeu et finalement j'ai trouvé le tout passionnant. Mais j'ai été prise d'une soudaine envie d'aller à Versailles pour voir le Petit Trianon, comme ça, au beau milieu de la soirée (espèce de cinglée !). Je me dis qu'il vaut mieux attendre le début des beaux jours, pour profiter du parc, de la jolie lumière du soleil, etc. Mais est-ce que je vais réussir à me contenir bien longtemps ? Je ne sais, mes amis ! J'ai également très envie de revoir pour la millième fois Marie-Antoinette, ce qui est envisageable vu que j'ai sauté sur le coffret collector le jour de sa sortie (j'ai même eu un t-shirt !), mais je meurs également d'envie de revoir la magnifique exposition du Grand Palais, et là, ça pose problème car je ne pense pas qu'on puisse la réinstaller rien que pour moi... Si ? !

trianon

La dernière étape de ma soirée de téléphage anonyme : la rediffusion de la saison 2 de Clara Sheller. Et là, d'autres envies ont pointé le bout de leur nez. Tout d'abord, j'ai envie de me promener dans Paris by night, revenir chez moi à pied de Saint-Michel, en passant par Notre-Dame puis par le Marais, mais pour cela encore, il faut attendre des températures plus clémentes, car se balader en grelottant n'a rien de plaisant. Regarder cette série doit vraiment être une torture pour les jeunes femmes qui n'habitent pas Paris (et ses alentours) car je trouve que la ville est vraiment mise en valeur, les images sont parfaites et défilent sur une B.O. super travaillée (d'ailleurs j'écoute en boucle The Stranglers depuis hier), ça donne tellement envie de se jeter en plein coeur de la ville, de jouer la touriste sur le pont des Arts, de regarder passer les bateaux mouches et pourquoi pas d'en prendre un ! Clara Sheller m'a également donné envie de traverser Paris en voiture la nuit, en écoutant une musique entêtante comme celle d'Archive et Sigur Ros, j'adore voir les lumières des enseignes illuminer les grandes avenues et me laisser hypnotiser par elles.

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Enfin, et c'est ça mon envie la moins réalisable, je meurs d'envie de refaire de la moto, de remonter les Grands Boulevards à une vitesse folle, sentir le vent m'emporter, avoir les yeux qui pleurent, tout ça me manque tellement ! Mais les plaisirs de la moto se sont envolés avec Daddy, et je sais que je ne ferai jamais suffisamment confiance à un autre homme pour monter avec lui en moto. Quel gâchis.

Après tout ça, ne me dites pas que la télévision ramollit la cervelle ! En tout cas, elle met la mienne en ébullition !

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24 février 2009

Les films du mois de fevrier, partie II

Comme promis hier, je vous propose la suite de mes critiques des films vus la semaine dernière. Je finirai demain, faut bien maintenir le suspens !

lolLOL, de Lisa Azuelos

C'est quoi ? LOL ne signifie pas seulement laughing out loud en langage sms, c'est aussi le surnom de Lola, une adolescente parisienne. Le jour de sa rentrée n'est pourtant pas des plus fun puisque son mec la traite de pute (oui, les hommes sont des porcs) trandis que son meilleur pote lui fait de l'oeil. Trop dure la vie pour Lola, qui doit, en plus de ses histoires de coeur, gérer ses histoires de famille. Pas facile avec une mère qui se comporte comme une ado et qui ne veut pas voir sa fifille grandir.

Et alors ? J'ai beaucoup hésité avant d'aller voir ce film, pour la simple raison que Sophie Marceau me tape sur les nerfs. Je trouve qu'elle est purement et simplement l'une des pires actrices françaises. Tout le monde lui suce le bulbe depuis des lustres, on dit d'elle qu'elle est "la petite fiancée des Français" tout ça parce que Madame a joué dans La Bouse, heu pardon, La Boum. Bref, je critique, je critique mais je me suis tout de même laissée tenter car je suis très nostalgique de mon adolescence. J'ai adoré cette période où je n'avais aucun problème majeur : j'ai rencontré mon amoureux très tôt, j'étais dans un lycée qui affichait 98% de réussite au bac donc je n'avais aucune inquiétude quant à l'obtention de mon diplôme, je séchais les cours tout le temps mais le CPE m'adorait, allez comprendre. Malgré cette parfaite désinvolture, j'avais la tête sur les épaules, aucune illusions quant à mon avenir que je devinais déjà incertain et surtout une bonne dose d'ironie ! Autrement dit, je n'avais rien à voir avec les ados que nous présente Lisa Azuelos. Son film est un parfait cliché des bobos parisiens (aussi bien du côté des ados que des adultes), qui surfe sur la vague des insupportables bébés rockeurs et autres trou duc' de l'Ecole Alsacienne. J'ai du mal à comprendre comment les gens peuvent voir dans ce film une parfaite illustration moderne de la relation mère-fille. Anne (Marceau) est une mère tellement cool qu'elle en devient irresponsable. Rien à voir avec la relation mère-fille que décrit la série Gilmore Girls, dans laquelle la mère, Lorelai, est pourtant l'incarnation de la coolitude. Le film en lui-même n'est pas désagréable à regarder, mais tout ce qu'on en dit me consterne.

ce_que_pensentCe que pensent les hommes, de Ken Kapis

C'est quoi ? Une femme mariée, une qui n'attend que ça alors qu'elle est en couple depuis sept ans, une célibataire naïve, deux autres plus délurées, s'interrogent chacune leur tour sur les relations hommes-femmes.

Et alors ? J'ai voulu voir ce film parce qu'il proposait une belle brochette d'acteurs, surtout d'actrices (Johannson, Barrymore, Aniston, Connelly). Mais le problème c'est qu'il ne propose que ça ! En effet, si on enlève le charme des deux Jennifer, le pep's de Drew et les deux grosses (que dis-je, énooooormes) cervelles de Scarlett, il ne reste pas grand chose. Comme je l'ai montré plusieurs fois, je n'ai rien contre les comédies romantiques, je mets même un point d'honneur à toutes les voir. Mais là nous sommes face à un nanar qui ne s'assume pas en tant que tel et ça m'agace. Quand on prend l'affiche de Meilleures Ennemies, on sait tout de suite ce qu'on va voir : c'est rose, mièvre et hystérique. Ce que pensent les hommes est vendu comme une comédie romantique intelligente, genre Love Actually, alors qu'il n'en est rien. ça traîne en longueur, ça parle pour ne rien dire et ça n'aboutit à rien. Le plus énervant : Jennifer Aniston (enfin, le personnage qu'elle incarne) qui rompt avec son fiancé parce qu'au bout de sept ans (toujours ces fichus sept ans) il ne veut toujours pas se marier. Faut arrêter avec ça ! Toutes les filles ne sont pas des Charlotte York en puissance ! Quant à Scarlett, à quand un rôle où elle ne serait pas juste une potiche ? Encore une fois, on la retrouve en artiste ultra-sexy et bonne à rien, c'est dommage. Cerise sur le cake, le tout dure plus de deux heures ! Le cauchemar !

douteDoute, de J.P. Shanley

C'est quoi ? Dans les années 60, dans une école catholique du Bronx, une directrice d'école tente par tous les moyens de faire renvoyer un prêtre de la paroisse qu'elle soupçonne d'attouchements sur un de ses élèves.

Et alors ? La bande-annonce laissait présager un film assez rythmé, j'imaginais déjà les stratagèmes de la directrice qu'on allait suivre dans sa petite enquête made in Arabesque. Finalement, Doute est un film très très trèèèèèèèès mollasson (je me suis même endormie quelques secondes à plusieurs reprises), qui finit exactement comme il commence. Beaucoup de blabla pour rien donc. Pourtant les acteurs sont au rendez-vous, Meryl Streep en tête qui est génialissime en directrice d'école austère (on est loin de son rôle dans Mamma Mia ! ). Même si la fin est assez dérangeante et destabilisante, je n'ai pas pu m'empêcher de penser : tout ça pour ça. J'aurais sans doute davantage apprécié le film si la bande-annonce ne m'avait pas menti à l'insu de mon plein gré.

ah_la_libidoAh ! la libido, de Michèle Rosier

C'est quoi ? Quatre femmes, toutes différentes (la célibataire cruchon, la célibataire délurée, la mère célibataire et la mariée presque retraitée), se lancent un défi : coucher avec un gigolo durant le week-end et tout se raconter le lendemain.

Et alors ? Je trouve bizarre et dommage que ce film ne soit pas programmé dans plus de salles. Bizarre, car on voit des affiches partout dans le métro, sur les colonnes Morris et même en couverture du Pariscope alors que le film passe seulement dans trois salles. Dommage, car c'est un très bon petit film qui associe l'audace de Sex&the City à l'humour subtil made in France. Cela donne des situations assez cocasses et des dialogues souvent croustillants. Seule ombre au tableau, un casting plutôt inégale. Si Audrey Dana est hyper pétillante (et quelles gambettes !), Sarah Grappin très naturelle et Anna Mihalcea très fraîche (même si son personnage est parfois très agaçant), Claude Degliame, qui incarne la plus âgée de la bande, est juste catastrophique. Malgré ce petit détail qui n'en est pas un, n'hésitez pas à pousser la porte des quelques salles qui proposent ce petit film intelligent et très féminin.

La suite au prochain numéro, c'est à dire demain, avec quatre autres films !

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Le Cheval-Soleil de Steinunn Sigurdardóttir (lu pour le challenge abc)

ChevalSoleilLe Cheval-Soleil, de Steinunn Sigurdardóttir

Cela fait bien trop longtemps qu'on n'a pas causé culture islandaise sur ce blog. C'est un scandale ! Aujourd'hui, je vous propose un livre qui se savoure comme un bonbon à la menthe, un livre doux et piquant à la fois.

Quelques mots sur l'auteure d'abord. Steinunn est l'une des plus grandes auteures islandaises de notre époque. Reporter pour une importante radio islandaise, elle quitte tout pour se consacrer à sa véritable passion, l'écriture. Après l'Islande, l'Irlande (elle est diplômée de l'université de Dublin) et la Suède, c'est en France que l'auteure pose ses valises pour plusieurs années durant lesquelles elle réside dans le XVIII° arrondissement. Steinunn maîtrise alors parfaitement notre langue et collabore avec un réalisateur français, Yves Angelo, qui adapte pour le cinéma son roman Le Voleur de vie (dont le scénario est coécrit par une autre auteure francophone et francophile Nancy Huston). Aujourd'hui cette auteure cosmopolite vit à Berlin, où elle prépare un nouveau roman.

Alors, que raconte ce Cheval Soleil ? Ce roman nous propose de suivre Lí, une infirmière islandaise, qui vient de retrouver son grand amour. Cet événement bouleversant est pour elle l'occasion de repenser à sa vie. Elle se remémore, et nous raconte, son quotidien de petite fille totalement délaissée par des parents médecins trop occupés à soigner les autres enfants pour prendre soin des leurs, de jeune fille amoureuse qui a rompu trop brutalement et sans autre raison que la peur de s'engager sentimentalement, de femme mariée à un homme qu'elle n'aime pas d'amour mais qui lui a donné deux petites filles. Il y a donc plusieurs voix dans ce roman, plusieurs Lí. Chacune de ses confidences est portée par un style différent, qui met en avant l'important travail d'écriture de l'auteure. Les retours dans le passé de Lí, dans sa jeunesse et dans son adolescence notamment, nous permettent de mieux comprendre l'adulte qu'elle est devenue. Au fil des pages, nous sommes pris d'affection pour cette femme qui n'a jamais vraiment réussi à être heureuse. Le retour inattendu de son grand amour est assurément l'événement le plus important de sa vie, bien plus important que la naissance de ses filles. Cette belle histoire d'amour islandaise se termine de manière vraiment surprenante, on ne sait pas si on doit sourire ou pleurer. Rien que pour cette belle émotion, je vous recommande vivement de chevaucher ce Cheval Soleil.

Posté par yottidottir à 11:30 - Le coin islandais - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Manger un couscous gratuit en plein Paris

On nous le répète assez "C'est la crise". C'est donc le temps des bons plans et des astuces pour dépenser moins, voire ne pas dépenser du tout.

Ce week-end, j'ai testé une adresse que j'avais repérée il y a presque deux ans, avant un concert au Nouveau Casino. A cette occasion, je m'étais contentée de m'enivrer tel un tourbier irlandais, mais j'étais suffisamment alerte pour déchiffrer l'ardoise qui me faisait face "Couscous gratuit le vendredi et le samedi". J'avais donc rangé cette précieuse information dans un coin de ma petite tête même si je n'arrivais pas vraiment à y croire : rien n'est gratuit de nos jours.

J'ai quand même pris mon courage à deux mains samedi soir, lors d'une petite sortie improvisée, et j'ai poussé la porte du café-restaurant La Providence, qui n'avait pas changé d'un pouce en deux ans : toujours les mêmes vinyls accrochés au mur, toujours cet accueil chaleureux et cette ambiance cantine-bon enfant.

A peine sommes-nous entrés que le patron nous demande si on veut du couscous ! Moi qui redoutais un peu d'avoir à quémander, je suis rassurée, c'est le patron lui-même qui nous propose le couvert ! Evidemment, on accepte ! Nous avons à peine le temps d'avaler deux gorgées de bière bien fraîche qu'on nous apporte nos assiettes accompagnées d'un grand saladier rempli de bouillon et de légumes (carottes, navets, courgettes, pois chiches), d'un long plat débordant de semoule et d'une cuisse de poulet coupée en deux. De quoi remplir de bonnes assiettes ! Et que ceux qui ont un bon coup de fourchette se rassurent, notre seconde assiette à peine terminée, le patron nous propose une nouvelle tournée de couscous (que nous refusons, repus).

Côté ambiance, c'est vraiment bon enfant : les clients se saluent en entrant, on sent qu'il y a pas mal d'habitués, des gens du quartier qui viennent ici tous les jours, pas seulement pour profiter du couscous gratuit du week-end. Sont attablés des hommes d'un certain âge, des jeunes filles discrètes qui papotent, d'autres plus bruyantes qui piaillent, deux jeunes touristes, bref, il y a un peu de tout ! Au départ, une de mes craintes était de me retrouver assise à une tablée d'inconnus, qui auraient insisté pour faire la conversation (oui, je sais, je suis un peu sauvage sur les bords), alors qu'en fait, il y a des petites tables pour deux et pour quatre, comme dans n'importe quel restaurant.

Malheureusement, je n'avais pas mon appareil photo sur moi ce soir-là pour immortaliser le moment et vous le faire partager, mais de toute façon, tout le monde sait à quoi ressemble un couscous, pas vrai ? !

C'est où ? La Providence, 88 ter avenue Parmentier Paris 11°, M° Parmentier

C'est combien ? Comme je vous l'ai dit, le couscous est offert par la maison, mais bien sûr, il faut consommer (une conso suffit). Rassurez-vous, les prix sont plus qu'abordables : 3 euro le demi, 5 euro le cocktail. Si vous souhaitez tester cette adresse simplement pour prendre un verre, vous pouvez bénéficier du tarif Happy Hours à partir de 17 heures (pinte à 3 euro et cocktail à 4 euro).

C'est quand ? Couscous offert le vendredi et le samedi, à partir de 19 heures (j'y suis allée à 20h30 et il restait pas mal de places)

Info +++ : Profitez de votre soirée pour faire un tour dans le quartier qui est très sympa et très animé. Entre la rue Saint-Maur et la rue Oberkampf, il y a de quoi faire ! Sinon, en redescendant l'avenue Parmentier, vous tombez sur Bastille, où les activités nocturnes ne manquent pas. Vous pouvez aussi venir me dire bonsoir, à condition de m'apporter un joli bouquet de fleurs ;)

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23 février 2009

Les films du mois de fevrier, partie I

Avec tous les films que j'ai vus ces derniers jours, je sens que je vais passer la semaine à pondre des critiques ! Enfin, je préfère ça que l'inverse, au moins ça prouve que le cinéma est en forme en ce moment. D'ailleurs, je n'ai jamais autant fait la queue que ces derniers temps, c'est dingue tout ce monde. Vous ne travaillez jamais les gens où quoi ? (dit la fille qui se tourne les pouces la plupart du temps...)

Trèves de bavardage, y'a du boulot ! C'est parti pour la première tournée.

walkyrieWalkyrie, de Bryan Singer

C'est quoi ? L'histoire vraie du colonel Stauffenberg et sa bande, prêts à tout pour éliminer Hitler.

Et alors ? J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire. Peut-être parce qu'entendre des officiers allemands parler en français, c'est bizarre (même si je l'avais vu en V.O. cela n'aurait rien changé : des officiers allemands qui parlent anglais, c'est tout aussi étrange ! ). Et puis surtout, j'ai toujours des difficultés à retenir les noms, du coup je mélange tout (qu'est ce que j'ai souffert devant Le vent se lève). Ces petits détails mis à part, j'ai trouvé en Walkyrie un très bon film, bien réalisé, relativement bien joué (même si Tom Cruise est aussi émotionnellement impliqué qu'un Mister Freeze au coca), et surtout très intéressant. A l'école (collège, lycée), les cours d'histoire m'ont toujours barbée, sauf lorsqu'il était question de la Seconde Guerre mondiale (et puis plus tard, à la fac, j'ai adoré mes cours d'histoire médiévale, mais ça, c'est parce que je suis ascendant Hobbit). Donc je disais, la Seconde Guerre mondiale me fascine pour plein de choses différentes, de la plus importante à la plus anodine, voire débile (les fringues des officiers). J'ai donc adoré l'ambiance dans laquelle nous plonge le film, l'histoire du complot est prenante (même si on en connaît l'issue). Malgré tout, j'ai regretté que la psychologie des personnages ne soit pas un peu plus creusée. Finalement, on ne sait pas qui sont vraiment tous ces hommes, qui nous sont à peine présentés. Pour une fois, vingt minutes de plus n'auraient pas fait de mal. Un film à voir, pour l'Histoire.

l_autreL'Autre, de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic

C'est quoi ? Anne-Marie et Alex vivent une histoire d'amour atypique : elle est bien plus âgée que lui. Anne-Marie pense d'ailleurs que cette différence d'âge les rend plus forts, rend leur histoire unique. Malgré cela, elle décide de rompre avec Alex afin de retrouver sa liberté, de vivre sa propre vie. La rupture est donc très bien vécue par Anne-Marie jusqu'à ce qu'elle apprenne qu'Alex a rencontré une nouvelle femme, elle aussi, plus âgée que lui. Anne-Marie va peu à peu basculer dans la jalousie, puis dans la folie.

Et alors ? J'avais lu partout que ce film était LE film de la rentrée et il faut dire que la bande-annonce donnait vraiment envie de savoir ce qu'allait devenir cette pauvre femme complétement cinglée. Dès le générique, j'ai su qu'on m'avait menti : ce film est le meilleur somnifère de la rentrée, c'est tout. C'est long, c'est lent, c'est prise de tête pour rien (de la pure branlette d'intellos). Dominique Blanc joue à merveille certes, mais son personnage est tellement agaçant et pénible qu'elle ne m'a pas du tout émue. J'ai lu certains avis qui comparaient l'ambiance du film à celle des films de David Lynch. La même connerie avait été dite à propos de Parc que j'avais aussi détesté. Il faut arrêter de comparer tous les films bizarroïdes et chiants à ceux de Dieu-David-Lynch. C'est insultant ! Ce n'est pas parce que le générique défile sur des lumières d'autoroute, ambiance urbaine by night qu'on nous plonge dans un chef-d'oeuvre ! Le scénario de ce film n'en est pas moins nul. Le film à conseiller à son pire ennemi.

buttonL'étrange histoire de Benjamin Button, de David Fincher

C'est quoi ? Un magnifique conte à rebours, qui nous propose de suivre tout au long de sa vie Benjamin Button, né à 80 ans dans le corps d'un bébé et contraint de vivre sa vie à l'envers, sans pouvoir arrêter le temps.

Et alors ? Les films qui durent plus de deux heures me font toujours peur, je me dis qu'il y a forcément quelques longueurs. Dans Benjamin Button, il n'y a pas une micro-seconde de trop. Le film, qui commence comme un conte, et qui en cela m'a fait penser aux oeuvres de Tim Burton, est ensorcelant. J'avais l'impression d'être une petite fille à qui on raconte une histoire (amis du Père Castor bonsoir). L'histoire elle-même est extraordinaire car Benjamin Button est un Forrest Gump à la sauce Big Fish. Les personnages sont attachants, leurs vies sont fascinantes et surtout ils sont incarnés par des acteurs merveilleux. Et je ne vous parle même pas des effets spéciaux et du maquillage qui nous permettent de suivre Benjamin et Daisy sur plusieurs décennies. Je m'étonne encore que le film n'ait reçu que trois oscars... Si vous n'êtes toujours pas convaincus, sachez que je me suis précipitée à la librairie en sortant du cinéma pour acheter la nouvelle de Fitzgerald. Je n'irais peut-être pas jusqu'à dire que c'est le film de l'année (de toute façon, il est trop tôt pour le dire) mais c'est, pour moi, le film de fevrier. A voir absolument, sans avoir peur des presque trois heures.

morseMorse, de Tomas Alfredson

C'est quoi ? Oskar, 12 ans, est un adolescent fragile, maltraité par les caïds de son école. Chaque soir, il se réfugie dans la cour enneigée de son immeuble où il fantasme sa vengeance. La monotonie de son quotidien va être rompue avec l'arrivée d'Eli, une jeune fille étrange, sale, qui marche pieds nus et se promène en t-shirt. S'il n'y avait que ça... L'arrivée d'Eli coïncide avec une série de meurtres sanglants dans la région. Oskar comprend alors très vite la véritable nature de sa nouvelle amie, ce qui ne remettra pas pour autant en cause ses sentiments.

Et alors ? J'attendais impatiemment la sortie de Morse en France. Vous devez commencer à connaître ma passion pour tout objet culturel venu du froid, de préférence d'Islande, mais je n'ai rien contre une petite dose de Suède de temps en temps ! Morse ne m'a pas déçue une seule seconde pendant la projection et continue encore à me hanter dix jours plus tard. Ce film revisite totalement le mythe du vampire, tout en lui restant fidèle (le titre original, qui signifie Laissez entrer la bonne personne, fait directement référence à la croyance selon laquelle un vampire ne peut pas entrer chez vous sans y être invité). Si la jeune Eli doit se nourrir de sang, peut grimper le long des immeubles, est dotée de pouvoirs, elle est bien loin de la petite Claudia, d'Entretien avec un vampire. Ici, nous sommes dans la banlieue de Stockolm et non à la Nouvelle-Orléans au XVIII° siècle, et cela se sent. L'ambiance est pesante, glaciale, l'image est bleutée, froide, on sent que l'atmosphère est très lourde mais en même temps magnifique. En deux mots : très nordique. Si Morse est une histoire de vampire, c'est avant tout un film sur l'amour, l'amitié, la différence. La relation entre Oskar et Eli est très émouvante, bouleversante tellement on la sent fragile. Comme souvent avec les oeuvres venues du froid, j'ai été renversée par la poésie qui se dégage de Morse qui est, en ce mois de fevrier, le film à ne surtout pas manquer.

meilleuresMeilleures Ennemies, de Gary Winick

C'est quoi ?  Liv et Emma sont meilleures amies depuis l'enfance. Ensemble, elles ont imaginé dans les moindres détails ce que devront être leurs mariages parfaits. Et LE critère à remplir absolument est que LE mariage doit se dérouler au Plaza. Maintenant qu'elles sont adultes et fiancées, elles s'apprêtent à réaliser leur rêve à quelques semaines d'intervalle. Tout semble parfait sauf qu'une erreur vient se glisser dans l'agenda de leur célèbre organisatrice de mariage qui programme les deux mariages pour le même jour. Une véritable tragédie !

Et alors ? Autant parfois j'aime découvrir des petits films que peu de gens iront voir, autant parfois j'adore m'abrutir devant des idioties telle que Meilleures Ennemies ! Pour le coup, je n'ai pas grand chose à dire. Le film a répondu à mes attentes, qui n'étaient pas bien compliquées, certaines repliques sont amusantes, ainsi que quelques situations (les vengeances entre filles sont toujours savoureuses !), Emma et Liv ont chacune leur tempérament (la gentille-naïve et la moins gentille-requin), ce qui fait qu'on peut facilement s'identifier à l'une ou l'autre. Les deux actrices sont jolies, ont des fringues sympas, font ce qu'on attend d'elles. Le film idéal pour le soir de la Saint-Valentin quand on est seule (ou mal accompagnée !)

brendanBrendan et le secret de Kells, de Tomm Moore

C'est quoi ? Au IX° siècle, dans l'abbaye fortifiée de Kells, dans la trèèèèèèèès belle Irlande, un jeune moine nommé Brendan, aide les siens à la construction d'une enceinte qui protégera l'abbaye des Vikings. Mais la véritable passion de Brendan est l'enluminure. Alors, lorsqu'il rencontre le Frère Aidan, maître enlumineur qui garde précieusement un livre merveilleux mais inachevé, sa vie prend un nouveau tournant. Brendan va vivre des aventures inattendues, va découvrir le monde, l'amitié, beaucoup de choses pour un petit bonhomme qui n'avait jamais mis le nez hors des murs de l'abbaye.

Et alors ? Brendan et le secret de Kells est un dessin-animé passionnant, sur le pouvoir des livres, la culture, la transmission mais aussi sur l'amitié, sur le passage de l'enfance à l'âge adulte, sur les peurs enfantines, mais aussi sur l'Irlande, les guerres. Brendan aborde donc tout un tas de thèmes, sans rien bâcler, avec légéreté, poésie et intelligence. Et puis c'est surtout un film où il y a plein de personnages roux, et ça, pour moi, c'est LE critère absolu ! Pour les petits mais aussi les très grands, amoureux de la lecture et de l'Histoire irlandaise.

C'est tout pour aujourd'hui mes amis, je reviens demain avec encore plus de critiques (entre autres, Doute, LOL, Ricky).

A demain !

Posté par yottidottir à 17:56 - Septième art - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Fifi is back

Dix jours, quelques centaines d'euros en poche et des milliers d'heures de sommeil en retard plus tard, je suis de retour. Vous me croirez ou non mais vos blogs et le mien m'ont cruellement manqué. C'est grave Docteur ? Pourtant, on ne peut pas dire que ce que j'y écris soit d'une importance capitale (qui se soucie de savoir que le orange est le nouveau rose franchement ? ! ) mais bon, on s'attache vite à ces petites choses-là. Du coup, j'ai plein de retard de lecture car je suis sûre que vous avez tous (enfin, plutôt toutes) fait et raconté des trucs sympas durant la semaine. Vite, vite !

Pour ma part, j'ai réussi à suivre presque à la lettre mon programme anti-déprime pour affronter ma semaine de travail. Au boulot, tout s'est déroulé comme prévu et sans encombre, malgré une très courte nuit de dimanche à lundi à cause d'une voisine trèèèèèès bruyante (genre le marathon du film porno à 3 heures du mat'... Cool). Je suis allée la réveiller à 6h30 en défonçant sa porte à coups de poing, ça m'a soulagée.

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Sinon :

  • Niveau ciné, je pense avoir battu mon propre record avec douze films au compteur en dix jours (intoxiquée je suis). Deux grands billets-critiques à venir.
  • J'ai ENFIN visité l'exposition Gainsbourg 2008, billet à venir également (je vous dis juste que j'ai été un peu déçue) mais je n'ai pas eu suffisamment de temps pour Rykiel. Bientôt petit scarabée, bientôt.
  • J'ai eu la très mauvaise surprise de constater que les Gilmore Girls ne passent plus à la même heure, hop comme ça, sans prévenir, juste pour faire chier. Alors qu'avant c'était la petite récompense de fin de journée, les deux épisodes quotidiens sont maintenant diffusés entre 11h05 et 13h30. C'est quoi ce bordel ? ! C'est vraiment idiot de faire ça alors qu'il reste à peine une dizaine d'épisodes... J'ai quand même réussi à choper quelques miettes au passage. Par contre, j'ai juste réussi à voir deux épisodes de HIMYM, je suis donc à deux doigts de me pendre.
  • Je me suis refait la première saison de Clara Sheller en DVD le week-end dernier et j'ai pu enchaîner avec la rediffusion de la saison 2 sur France 4. Parfois les choses sont bien faites ! J'ai regardé aussi tout plein de DVD bien débiles girly : Miss Potter et Dirty Dancing entre autres (hou, la honte ! )
  • J'ai réussi à finir mon livre Le Cheval-Soleil mais je suis toujours sur Point Point virgule Tiret. C'est très mal ! D'autant plus que j'ai ajouté deux petits nouveaux à ma déjà très longue P.A.L. (pile à lire) : Benjamin Button de Fitzgerald (ba oui) et Evguénie Sokolov de Gainsbourg (ba oui²).
  • Comme prévu, je suis allée faire le tour des boutiques Marc Jacobs et Hermine de Pashmina. C'était la première fois que j'allais dans la boutique Marc by Marc Jacobs, connue pour vendre des produits griffés Marc Jacobs au prix d'articles H&M. De ce point de vue là, je n'ai pas été déçue. Il y a plein de petits bidules (bagues, miroirs, ...) pour trois fois rien (entre 1 et 5 euros), des pochettes et des sacs (entre 7 et 30 euros), des bottes de pluie (à 26 euros), des gants et des écharpes en cachemire (entre 30 et 50 euros). Bref, on peut se faire plaisir, repartir avec un joli sac de la maison, sans se ruiner. C'est clair que moi, je ne me suis pas ruinée puisque je n'ai rien acheté (les sacs et pochettes en vinyl + couleur flashy, c'est vraiment pas mon truc). Mais je pense y retourner très bientôt parce que moi aussi je veux du Marc Jacobs même pas cher ! Pour Hermine de Pashmina, j'ai eu moins de chance car mardi la boutique était fermée, sans raison, sans même un mot sur la porte. J'ai téléphoné deux jours plus tard, pour être bien sûre de mon coup cette fois-ci, et un mec m'a aboyé dessus "oui, oui, la boutique est ouverte, ba oui oui je sais qu'on était fermés mardi, niark niark niark". Bon, ok, il a pas dit "niark niark niark", mais c'était tout comme. Donc j'y suis retournée jeudi, la boutique était ouverte (Amen) mais je n'ai pas trouvé ce que je voulais (un pashmina pour ma bonne mère). J'ai erré parmis les cachemires, mais celui qui me plaisait vraiment (un joli col V d'un vert foncé magnifique, qui m'aurait transformée en farfadet irlandais) n'était pas à ma taille. La vendeuse, très gentille mais perverse, a enfoncé le couteau dans la plaie en disant "C'est dommage, il allait vraiment bien avec vos cheveux". La vie est cruelle. Pour rester dans le sujet, j'ai lavé mon tout premier cachemire acheté chez Hermine (à la main, avec de la lessive spéciale cachemire, séché à plat dans une serviette) et il est nickel ! Pas la moindre petite bouloche, et il est encore plus doux qu'avant ! J'avais peur qu'il mette super longtemps à sécher (comme il ne faut pas le tordre comme une serpière) mais dès le lendemain matin, il était prêt. C'est peut-être à cause des bisous magiques que je lui ai faits (hum, hum...)
  • Je n'ai pas pu voir ma copine L. pour notre soirée anti-Valentine's Day mais je suis assez fière d'annoncer que je n'ai pas passé ma vie au pub pour autant. Juste le minimum vital en ce qui concerne la Guinness et un seul petit-minuscule-microscopique fish&ships.

Dans l'ensemble, j'ai été très sage toute la semaine. En même temps, mon activité principale était censée être le boulot. Ma seule dépense aura été le nouveau body butter Japanese Cherry Blossom de Body Shop, une tuerie mes amies. J'ai également essayé de trouver ma dernière paire de chaussures achetées chez New Look en noir et blanc, mais impossible de trouver ma taille. Je me contente donc de ma paire marron (assortie au parquet maternel) pour l'instant

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C'est à peu près tout pour cette semaine travailleuse, et pas si pluvieuse que ça finalement. Il ne me reste plus qu'à me dêpécher de rédiger toutes mes petites critiques, car ce n'est pas tout de passer sa vie au ciné, il faut aussi assurer le service après-visionnage pour toi, lecteur !

Posté par yottidottir à 15:41 - Parler pour ne rien dire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 février 2009

Liste pour mettre un peu de joie dans une semaine (pluvieuse) de Fifi travailleuse

Je suis en piteux état ce matin, je n'ai qu'une envie, me traîner jusqu'à ma chambre et rester dans mon lit tout chaud jusqu'à midi ! Mon mal de tête, qui avait disparu hier dans l'après-midi, est revenu me titiller en fin de journée et ne m'a pas lâchée de la soirée. J'ai très mal dormi jusqu'au petit matin et à 8 heures j'ai été réveillée en fanfare par le chien des voisins qui aboie toute la journée, chaque jour de la semaine depuis plus d'un an. Un véritable enfer (pour lui et pour moi). Certains n'ont vraiment pas de coeur...

Il faut quand même se secouer un peu ! Un bon thé à la bergamote, une bonne douche fraîche au lichen d'Islande (l'odeur me laisse croire que je suis en thalasso ! ) et ça repart !

De toute façon, il faut que je me fasse à l'idée de dormir moins de six heures par nuit car la semaine prochaine je travaille. Pour vous cela signifie "pas d'article jusqu'au lundi 23 fevrier" et pour moi "dring dring dring ! Il est 5h30 ! On se lève ! " Arrggg !

r_veil

Pour que je ne finisse pas ma semaine de travail au bout d'une corde, je me suis programmée quelques activités pour la rendre un peu plus sympathique. J'ai bien l'intention de mettre à profit chaque minute de temps libre, mon week-end et mes pauses déjeuner pour faire des choses qui me font réellement plaisir. Il faut que je me donne l'impression de travailler entre deux loisirs et non l'inverse, bien trop déprimant.

J'ai dressé une petite liste des sorties et distractions qui m'aideront à venir à bout d'une longue semaine de dur labeur (ne vous imaginez pas que d'habitude je ne fiche rien, mais je fais une grosse différence entre mon travail de chercheuse et celui qui me permet de payer mon loyer) :

  • Aller au cinéma. Vous me direz, ça ne change pas trop de d'habitude ! Au programme : dès demain, je dois absolument voir Benjamin Button (certains d'entre vous l'ont vu ? ), pour ce week-end, Morse, Meilleures ennemies, Ce que pensent les hommes et LOL ou Elève libre (je me tâte). Dans la semaine je compte bien aller voir Doute, Ricky et Brendan et le secret de Kells (un dessin-animé irlandais, ça ne se manque pas, surtout s'il met en scène un petit rouquin ! ). Parmi les sorties de mercredi prochain, j'ai déjà retenu Le code a changé et The Wrestler. ça va en faire des critiques ciné à rédiger (et à lire !) En attendant, je peux vous conseiller Walkyrie qui, même s'il manque de profondeur, est très intéressant. Par contre, je ne vous encourage pas à aller voir L'Autre, j'ai l'impression d'avoir perdu deux heures de mon temps...
  • Aller enfin à l'exposition Gainsbourg 2008 à la Cité de la Musique. J'étais tellement heureuse quand j'ai appris que se préparait une expo sur Gainsbourg que je m'étonne moi-même de pas avoir trouvé le moyen d'y aller. Quelle honte !
  • Essayer de visiter l'exposition Sonia Rykiel au musée des Arts Décoratifs, mais celle-ci peut attendre.
  • Lire, lire et lire ! Je dois terminer Le cheval soleil de Steinnun Sigurdardottir (il ne me reste que cent pages), enchaîner avec Point-Point virgule-Tiret de Pétur Gunnarsson et attaquer Le Testament des gouttes de pluie de Gudmundsson.
  • Piquer le coffret DVD de ma très chère mère et me refaire la première saison de Clara Sheller.
  • Ne surtout pas oublier de regarder ma série préférée du moment, au moins le deuxième épisode chaque soir, Gilmore Girls. La fin approche mes amis ! Et même si je la connais déjà car je n'ai pas manqué un épisode l'an passé, je veux encore assister à l'envol de la jolie Rory ! Ceux qui ne connaissent pas encore cette série, je vous en conjure, foncez à la Fnac et volez le coffret de la première saison pour vous faire une idée ! Ce qui me plait énormément dans Gilmore Girls, mis à part le pep's et le débit de parole de Lorelai, ce sont toutes les références culturelles qui jalonnent les épisodes. Vous en connaissez vous des héroïnes de série qui citent Barthes, Joy Division et Holly Golightly ? !
  • Ne pas oublier de zapper de France 4 à NT1 pour continuer de suivre le récit des aventures amoureuses de Ted dans How I met your mother. Qui est la mère ? ? ! !
  • Faire les boutiques. Ba oui, depuis quand une pause déjeuner sert à déjeuner ? ! Je me suis concocté un parfait petit parcours pour mardi. Etape n°1 : boutique Marc by Marc Jacobs, place du Marché Saint-Honoré. Etape n°2 : boutique Marc Jacobs, rue de Montpensier. Etape n°3 : boutique Hermine de Pashmina, rue Croix-des-Petits-Champs. Etape n°4 : ma banque, pour supplier mon banquier de ne pas me mettre en prison.
  • Trouver un petit cadeau de Saint-Valentin pour ma bonne mère. Non, je ne fais pas erreur. Mon amoureux et moi n'avons jamais célébré la fête des amoureux, et d'ailleurs cette année nous ne serons même pas ensemble. Je pense que je serais morte de honte si mon chéri m'emmenait au restaurant ce soir-là. Être entourés de couples, manger un repas spécial Saint-Valentin dans une pièce pleine de coeurs, non merci ! En revanche, cela fait des années qu'avec ma mère nous nous échangeons un petit paquet, histoire de ! De la même manière, j'envoie toujours un petit texto à mes amis (filles et garçons) pour leur dire que je pense bien à eux.
  • Justement voir mon amie L. pour organiser une soirée anti-Valentine's Day, du genre écouter en boucle Love Song de Marilyn Manson en descendant des litres de vodka !
  • Ne pas être tentée de passer au pub tous les soirs car si la Guinness possède nombre de vertus, elle est surtout fatale pour le tour de taille ! Néanmoins, je ne me refuserai pas une bonne assiette de fish&ships !

Je pense être venue à bout de ma liste. De toute façon, si je rajoute encore une note, je serais obligée de poser une journée de congé, le comble pour une remplaçante !

J'espère que de votre côté vous allez penser à vous amuser, à prendre soin de vous, même si le travail bouffe votre temps. C'est important de garder du temps pour soi. Pour ceux qui seront en amoureux le soir de la Saint-Valentin, ne soyez pas sages ! Et pour ceux qui n'ont personne avec qui passer cette soirée, ne déprimez pas, c'est de la connerie cette fête !

A la semaine prochaine prochaine !

GilmoreGirls2

Posté par yottidottir à 11:31 - Parler pour ne rien dire - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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