Vilaine Fifi

Les bavardages (parfois) culturels d'une vilaine Parisienne

31 mars 2009

Didier-Wampas-est-le-roi ! ! ! !

Les_Wampas_sont_la_preuve_J'ai assisté hier soir au meilleur concert de toute ma vie tout entière ! C'était un tellement bon concert que je n'arrête pas d'y penser en essayant de me souvenir de tous les petits détails, comme les jours qui suivent un premier rendez-vous amoureux.

Cela faisait déjà pas mal de temps que j'avais ma place et donc pas mal de temps que j'étais surexcitée à l'idée de voir en live ce groupe que j'adore. J'étais surtout super impatiente de voir à l'oeuvre le charismatique Didier Wampas, dont la réputation de pile électrique déglinguée du bocal n'est plus à faire.

Ayant visionné plusieurs DVD de leurs précédents concerts, je m'attendais à quelque chose de génial, et finalement, on a eu droit à quelque chose d'énooooooooooorme et surtout d'inoubliable !

Plus concrètement...

Le concert a eu lieu au Casino de Paris, très belle salle (velours rouge et compagnie), dans laquelle on peut profiter du concert tranquillement assis aux balcons. Etant arrivée dès l'ouverture des portes, j'ai envisagé d'aller au tout premier rang dans la fosse afin de pouvoir toucher la main de Didier Wampas et de ne plus la laver pendant dix jours. Mais après quelques minutes de réflexion, je me suis dit qu'avec les crises de spasmophilie que je me paye en ce moment, ce choix n'était peut-être pas le plus judicieux de ma vie. Je suis donc montée au balcon pour me trouver une petite place stratégique et confortable.

Dès l'entrée en scène du groupe, j'ai compris que j'avais bien fait de changer d'avis : à peine le premier morceau entamé qu'on voyait le premier futal valser dans les airs ! Quelle ambiance ! Quel public ! Je n'ai jamais vu autant de slams dans un concert. Il faut dire que le groupe est très à l'aise avec ça et laisse sans crainte monter les téméraires sur scène afin qu'ils se jettent dans la fosse aux lions !

Quelle émotion de voir enfin Didier Wampas en vrai de vrai !

Il arrive sur scène vêtu comme l'as de pique (je pensais qu'on avait touché le fond avec Siouxsie et sa combinaison dorée l'an passé mais non, il y a maintenant Didier et son moule-quequette argenté !), et attrape sa guitare Hello Kitty (il changera ensuite au moins trois ou quatre fois de gratte) pour nous offrir toutes les chansons qu'on attendait.

didier_wampas

Bien sûr, les Wampas font la part belle aux titres de leur dernier album : Je me suis noyé, I hate Switzerland, La plus belle chanson d'amour, Elle est où ma loge ? , Un dimanche à Strasbourg, Persistance rétinienne (ma préférée !), Nevers était si bleu, Georges Marchais, Je n'aime que toi, bref, c'est quasiment tout l'album qui y passe ! Mais les Wampas ne laissent pas tomber leurs vieux titres et nous offrent entre autres Rimini, Petite Fille (ma chanson préférée, tous les albums confondus) et même Touche Pipi qui date quand même de 1988 ! Il y en avait donc pour tout le monde, les Wampas ayant su satisfaire leurs fans de la première heure et les nouveaux venus. S'ajoutent à ces titres qu'on adore tous deux reprises revues à la sauce Wampas : Comme d'habitude et L'idole des jeunes, qui devient pour l'occasion L'idole des punk ! J'étais tout heureuse d'entendre ce morceau car je saoûle mon monde en prétendant que Didier Wampas est le Johnny Hallyday du punk-rock (et c'est d'ailleurs pour ça que je l'aime tant !). La preuve est donnée !

La set-list était donc archi-complète, rien à redire, mais ce qui m'a complétement bluffée, c'est la générosité de Didier Wampas qui, ajoutée au fait qu'il soit prêt à tout pour son public, le pousse à faire des trucs insensés ! Ce mec aime la scène, aime les gens et ça se voit ! Il n'hésite pas à se jeter dans le public, à se faire porter par ses fans, à se laisser rouler tel un rouleau de printemps rose fluo du fond de la fosse jusqu'à la scène. On se demande jusqu'où il pourra aller comme ça ! Et bien moi, je vais vous le dire :

Alors qu'il se fait balader -grand seigneur- en l'air, assis sur une chaise, il lève les yeux vers le balcon en disant un truc genre :" est-ce que je vais monter les voir là-haut ? naaaaaaan ! oh et puis si ! allez !" Et voilà notre Didier Wampas qui se hisse jusqu'au balcon afin d'aller chanter au milieu du public assis ! Inimaginable !

Il retourne ensuite sur la terre ferme et nous réserve une nouvelle surprise : la présence de la chanteuse Régine, ze queen of ze night ! Certains d'entre vous sont peut-être passés à côté de cette information capitale, mais il faut savoir que Régine vient de sortir un album de duos, sur lequel on trouve un duo Régine/ Didier Wampas interprétant La Grande Zoa. J'avais entendu chez Ruquier, un samedi soir, Didier Wampas dire à Régine qu'il l'attendait le 30 mars au soir. Je me demandais donc depuis quinze jours si c'était du lard ou du cochon, et bien mes amis, c'était du bon jambon (non, je ne parle pas de Régine !) car la diva des discothèques était bien présente, sautillante enveloppée dans son grand boa de grande Zoa ! A quel genre de concert on peut voir des punk à crète pogoter devant une artiste comme Régine ? ! C'était juste surréaliste !

Regine_et_Didier_Wampas_New

Après une déjà bien longue prestation, les Wampas reviennent pour le rappel. Et je dois dire que c'était le rappel le plus long de toute l'histoire du rappel ! A la fin de chaque titre, on pensait que c'en était fini alors que pas du tout (si bien qu'à la vraie fin, malgré une scène vide et une salle éclairée, nous avions tous du mal à savoir si on devait partir ou pas !). Le groupe se joue de nous et nous propose plusieurs chansons qui auraient pu être parfaites pour un final, comme Les Wampas sont la preuve que Dieu existe ou Ce soir c'est Noël. Mais Didier Wampas nous réserve une dernière surprise et de taille !

Comme il en a l'habitude, il descend dans la fosse afin de faire une bise à tous les spectateurs se trouvant sur son chemin, en ponctuant chaque bisou d'un "kiss". Rien que ça, c'est assez couillu ! Mais Didier Wampas va plus loin en disant que nous aussi là-haut, perchés sur notre balcon, on mérite bien un "kiss" ! Il se dirige alors dans MON angle ! Oui ! MON angle ! Largement soutenue par deux hommes costauds, j'ai aidé Didou à grimper ! Moi, la mini-crotte, j'ai posé mes mains sur le corps en sueur de Didier Wampas ! Résultat des courses : il m'a arraché le bras, s'est cassé la binette sur moi en m'écrabouillant le pied et ne m'a même pas fait de "kiss". Saloperie ! Enfin quand même ! Moi qui voulais rester dans la fosse, au risque de mourir étouffée, juste pour froler ses doigts, j'ai été servie !

Comme le montre ce billet complétement décousu et carrément pas construit, je suis encore toute tourneboulée par le concert des Wampas ! Mon seul regret est qu'ils n'aient pas joué J'ai avalé une mouche, alors qu'on a eu droit à l'horrible Manu Chao, erk erk erk ! Enfin, c'est une bien maigre insatisfaction comparée à tout le bonheur que le groupe a su nous donner.

Les Wampas sont vraiment un groupe à voir au moins une fois dans sa vie. Pour ma part, je n'attends plus qu'une chose : leur prochain album et leur prochaine tournée ! Allez, au boulot les gars !

Posté par yottidottir à 16:35 - I love Rock'n'roll - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mars 2009

Les films du mois de mars, partie III

Je trouve cette seconde moitié de mars cinématographiquement pauvre. Pas grand chose à se mettre sous la dent la semaine dernière et la semaine à venir s'annonce mortellement ennuyeuse.

Pour remonter le moral des troupes et surtout en guise de clin d'oeil à tous ceux qui auraient vu le film Le déjeuner du 15 août, dont je parlais la semaine dernière, voici un petit gratin de pâtes de derrière les fagots (faut vraiment que j'arrête d'employer cette expression à tort et à travers, c'est ridicule !)

Gratin_de_p_tes_qui_tue

Pour ceux qui n'auraient pas vu le film dont je parle, l'action se situe à Rome et donc, forcément, il est question de pâtes ! On voit une petite mamie préparer un gratin qui m'a obsédée pendant tout le reste du film et toute la semaine qui a suivi, jusqu'à ce qu'une bonne âme cède et me prépare ce délicieux plat ! (Vous ne pensiez tout de même pas que j'étais capable de faire ça moi-même ? !)

Retour aux critiques de la semaine avec

une_nuit___new_yorkUne nuit à New York, de Peter Sollet

C'est quoi ? Nick (Michael Cera), un jeune homme au coeur brisé, est le seul membre hétéro de son groupe de rock indé. Lorsque lui et sa bande apprennent que leur groupe préféré s'apprête à donner un concert surprise dans un lieu tenu secret de New York, ils se mettent en tête d'y assister, quitte à arpenter la ville toute la nuit. Durant cette errance nocturne, Nick fait la connaissance de Norah (Kate Dennings), une jeune fille lasse de sa relation épisodique avec un musicien qui ne semble qu'intéressé par son argent et ses relations (le père de la jeune fille bosse dans la musique). Si rien ne semble rapprocher les deux jeunes gens, ils vont rapidement s'apercevoir qu'ils partagent les mêmes goûts musicaux, et bien d'autres choses !

Et alors ? Une nuit à New York (dont le titre en vo, Nick and Norah's infinite playlist, est bien meilleur) est un teen-movie musical et surtout intelligent, dans la veine de Juno, dans lequel d'ailleurs Michael Cera interprètait le petit ami de l'adolescente. Dans ce nouveau long-métrage, il campe avec talent le même genre de personnage, de jeune homme un peu gauche, empoté, que l'on devine adorable, romantique et incroyablement gentil. En gros, il est à l'opposé des têtes de cons que l'on peut voir dans des films comme American Pie. Kate Dennings m'a elle aussi séduite par son naturel et sa beauté très fraîche. Si sa tête vous dit quelque chose, c'est parce qu'on a notamment pu la croiser dans un épisode de Sex and the City (La Relève), dans lequel elle jouait une insupportable petite peste de treize ans. Norah aurait pu être cette fille arrogante et prétentieuse car elle aussi a un compte en banque bien garni et ses entrées dans les meilleurs clubs, mais la jeune fille est au contraire amusante et très sensée. Bref, nous sommes face à deux personnages hyper-attachants et très bien interprétés par deux jeunes acteurs que j'espère revoir très vite à l'oeuvre. Concernant le film lui-même, comme je vous l'ai dit, il est beaucoup moins cucul que les teen-movies de base. Ici, Nick ne pensent pas qu'à sauter sur Norah, mais souhaite la découvrir malgré tous les obstacles qui viennent se mettre sur leur chemin durant cette très longue nuit new-yorkaise. La musique étant forcément très présente, le film nous offre une très bonne b.o. (on entend même les Raveonettes, c'est pour dire). Les dialogues sont quant à eux ponctués de très bonnes répliques et on prend grand plaisir à suivre les galères de la meilleure amie de Norah (et de son chewing-gum...) Pour finir, la balade dans New York by night est vraiment très plaisante ! Beaucoup de qualités donc, pour un petit film simple et sympathique.

un_lacUn Lac, de Philippe Gandrieux

C'est quoi ? Une famille, les parents et les trois enfants, vit dans une forêt, près d'un lac, dans un pays qu'on ne connait pas mais dont on devine qu'il se situe bien au Nord de notre chère planète. Des parents et du jeune frère, on ne sait pas grand chose, si ce n'est que la mère est aveugle. Alexi, le plus âgé des deux fils, est un jeune homme simple, amoureux de la nature, qui travaille comme bûcheron entre deux crises d'épilepsie mais qui est surtout extrêment proche de sa soeur, Hege. Proche au point d'avoir des rapports sexuels (consentis) avec elle, sous les yeux des autres membres de la famille, impuissants face à cet amour incontrolable. L'étrange routine de cette drôle de famille est alors bouleversée par l'arrivée d'un étranger, un jeune homme de l'âge des deux amoureux.

Et alors ? Alors là, les gens, c'est du lourd ! Avant toute chose, il faut savoir qu'Un Lac est sorti dans une seule et unique salle parisienne, à savoir le MK2 Beaubourg. C'est dire si on est face à un film confidentiel ! Et étant donné le nombre de spectateurs que j'ai vu sortir de la salle pendant la projection, Un Lac semble être pour beaucoup passé de "confidentiel" à "carrément hermétique". Et pour cause... Un Lac est un film vraiment très spécial, presque expérimental, comme on n'en voit rarement (jamais ?) au cinéma. A côté, Inland Empire de David Lynch, c'est Les Bronzés 4. Ce film nous propose une action qui se déroule dans une sorte de non-lieu, une action qui est somme toute assez limitée et servie par des dialogues plus que restreints : on doit arriver à quinze mots à peine, prononcés par des acteurs au très fort accent (russe ?), qui les rend incompréhensibles. Si on est venu pour voir du tagada-boum-boum, c'est sûr qu'on est déçu. Un Lac est un film sensoriel qu'on vient voir en acceptant de se laisser submerger par la grâce des images, en acceptant de voir un long-métrage différemment, sans se focaliser sur l'action. Il faut dire que le sujet du film est très fort, puisqu'il est quand même question d'inceste, et finalement se suffit à lui-même. Il nous reste alors à apprécier l'immensité des paysages que nous offre Philippe Gandrieux, les incroyables jeux de lumières (notamment lorsqu'ils cherchent Alexi dans l'obscurité), et la beauté de certains plans. Un Lac aurait pu être un excellent objet filmique (je pense qu'à ce niveau-là, on ne peut pas parler d'un film) s'il ne s'était pas gargarisé de sa propre originalité. On sent derrière certains plans, certes très réussis, la trop grande présence de cette envie de faire quelque chose de différent. Par ailleurs, j'ai été assez vite saoulée par la manière de Gandrieux de filmer ses personnages : trop de gros plans, trop de tremblements, je trouve ça super énervant et loin d'être esthétique. Une dernière chose sur les acteurs qui ne m'ont pas du tout, mais alors pas du tout, emballée. Leur jeu est plat et lourd, sans parler de la scène où l'actrice chante qui est tout simplement une torture pour les oreilles. Un film qui souffre d'une trop grande vanité (de son auteur ?), mais qui est à voir pour se faire son opinion et comprendre ce que peut aussi être le cinéma.

la_fille_du_rerLa fille du RER, d'André Téchiné

C'est quoi ? Jeanne vit avec sa mère Louise dans un pavillon de banlieue qui aurait pu être des plus agréables s'il n'avait pas été situé si près du RER. La jeune femme est sans emploi mais ne semble pas spécialement sans inquiéter : c'est l'été et elle préfère passer ses journées à silloner Paris en roller pour se sentir libre. Un jour sur le net, sa mère lui trouve une petite annonce intéressante, pour un travail d'assistante dans le cabinet de l'avocat Samuel Bleinstein, que Louise a personnellement connu dans sa jeunesse. Elle pense pouvoir enfin donner un coup de pouce au destin de sa fille. Mais l'entretien ne semble pas porter ses fruits. Jeanne rencontre alors un garçon formidable, Franck, un jeune lutteur, intrigant, inquiétant mais qui souhaite emménager avec elle. Alors qu'on ne s'y attend plus, la vie de Jeanne va recroiser celle de Bleinstein, suite à un mensonge de la jeune femme qui affirme avoir été la victime d'une aggression antisémite dans le RER.

Et alors ? Qu'on se le dise, le titre du film est bien LA FILLE du RER et non L'AFFAIRE du RER. En effet, si Téchiné prend pour point de départ le fait divers dont on se souvient tous, il ne nous livre pas un film reprenant point par point cette drôle d'histoire. Le réalisateur focalise son film sur Jeanne, fait d'elle la fille du RER, sans pour autant nous raconter l'histoire de la jeune femme du fait divers. Il vaut mieux donc totalement effacer de notre mémoire le fait divers avant de voir le film, qui n'est qu'une variation sur ce qui aurait pu se passer dans la vie et dans la tête de la jeune femme qui en est à l'origine. Il ne nous reste donc plus qu'à suivre Jeanne, sobrement interprétée par Emilie Dequenne, et la voir progressivement se laisser piéger par ses propres mensonges. On découvre une jeune femme assez étrange, qui semble juste vouloir embellir un peu son quotidien en en transformant la réalité. Rien de méchant jusqu'à ce que la mythomanie devienne pour elle le seul moyen de se donner un peu d'importance. On regrette alors que le film traine en longueur durant toute la première partie et bâcle carrément son dénouement. Le mensonge de Jeanne, sa découverte et la repentance de la jeune femme tiennent en quinze minutes chrono. C'est presque ridicule. On se demande comment sa mère, en une poignée de secondes, sait que sa fille ment. Même si on se dit "ba ouai, c'est sa mère, elle l'a connait mieux que personne", on ne m'enlèvera pas de la tête qu'une mère ça s'inquiète pour son enfant, ça le défend, ça ne veut jamais croire qu'il a tort ou qu'il ment, même si une montagne de preuves l'accable. C'est pas super crédible... Même si dans l'ensemble le film se laisse regarder, il reste ma grande déception du mois.

Mis à part ces trois films, j'ai également regardé La journée de la jupe lors de son passage sur Arte. Comme le film est sorti aujourd'hui en salle, je posterai ma critique la semaine prochaine seulement, afin de ne pas gâcher le plaisir de ceux qui auraient eu la patience d'attendre de le voir au ciné ! Je dirai juste que j'ai été totalement bluffée par l'histoire, par le jeu des jeunes acteurs et surtout par celui d'Adjani, simplement magistrale. Néanmoins, si le film m'a totalement captivée pendant la première heure, un élément m'a énormement déçue sur la fin, un élément qui fout en l'air tout le message du film. C'est dommage.

Pour cette semaine, pas grand chose au programme...

Je sais juste que j'irai assurément voir Un chat, un chat, même si j'ai lu de très mauvaises critiques et même si j'imagine déjà que le côté absurde doit gaver au bout d'un moment.

Sinon... Peut-être Duplicity, pour se rincer l'oeil devant Clive Owen, et parce qu'un film teinté d'espionnage c'est toujours bon à prendre ; éventuellement La première étoile, pour me faire ma propre idée et, si j'ai le temps, Tokyo Sonata, qui m'intrigue pas mal.

Mais mon prochain week-end sera surtout un week-end théâtral puisque j'ai prévu d'aller voir deux pièces. Lesquelles ? ! Mouhahahahaha ! Nan, mais vous rêvez là ! Il faudra attendre la semaine prochaine pour le savoir ! Tout ce que je peux vous dire c'est qu'il s'agit de deux pièces à forte charge érotique ;)

Posté par yottidottir à 17:53 - Septième art - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mars 2009

I'm not an artist, i'm a fucking work of art

Bonsoir les gens,

Rapide message un peu tardif pour vous faire part d'une petite découverte que je viens de faire. Et aussi pour vous dire que je suis en train de me gaver de fraises de manière indécente. On m'a dit aujourd'hui qu'apparemment c'était super risqué de manger des fraises d'Espagne. Mouais... Enfin bon, quitte à crever d'un truc, autant que ça soit à cause d'un fruit aussi sexy qu'une fraise -rouge, sucrée, juteuse- qu'à cause d'un topinambour.

Bref

Aujourd'hui, je suis tombée sur un site qui citait un autre site qui lui même parlait d'un site, enfin bon, vous voyez le genre : j'ai vogué de lien en lien jusqu'à ce site, qui te permet de voir la bobine que tu auras quand tu seras ridé et moche, en envoyant une photo de toi, aujourd'hui, frais et beau. Bon, ça c'est archi connu et c'est surtout déprimant. Ce qui est chouette c'est que ce bon vieux truc te permet aussi de te faire tirer le portrait "à la manière de".

Voilà ce que cela a donné pour moi

fifi_mucha

A la manière de Mucha

mucha

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A la manière de Modigliani

modigliani

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A la manière de Botticelli

botticelli

Mais mon "moi-même" préféré c'est quand même Baby Fifi, qui est sortie piercée du ventre de sa mère. Trop balaise la naine !

fifi_baby

Vous noterez que j'aurais pu faire un bon modèle vu que toutes les dindes sur les tableaux sont rousses.

Allez ! A votre tour de vous amuser un peu !

Posté par yottidottir à 21:57 - Me, myself and I - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Dame Blanche était en noir, de Michel Brosseau

la_dame_blancheComme je vous le disais la semaine dernière, j'ai acheté ce livre pendant le Salon du Livre sur le stand d'une maison d'édition bretonne, Les Editions du Barbu. J'ai tout de suite était attirée par cette collection, Polars&Grimoires, qui, comme son nom l'indique mêle enquête et mythologie/ féérie.

La Dame Blanche était en noir nous entraîne sur les traces de la célèbre auto-stoppeuse qui serait revenue hanter les routes de Cholet. En effet, plusieurs conducteurs affirment l'avoir prise en stop et semblent en retenir une expérience traumatisante : la jeune fille blonde, vêtue d'une longue robe blanche, serait, à chaque fois, montée dans le véhicule, sans dire un mot, puis restée silencieuse jusqu'à disparaître en prononçant une phrase inexplicable.

Sylvain Leroy, journaliste de presse locale, décide alors de mener son enquête, non pas pour prouver l'existence du spectre mais bien au contraire, pour mettre un terme à la rumeur grossissante en prouvant que tout ceci a une explication rationnelle.

Au fil de ses recherches, Sylvain se retrouve confronté à plusieurs types de témoins : une bande de jeunes à la recherche d'un quart d'heure de gloire, plusieurs piliers de comptoir toujours prêts à alimenter le scandale en jurant connaître quelqu'un qui connaît quelqu'un qui a vu l'auto-stoppeuse, un jeune homme dépressif vivant dans son monde de ténèbres et un professeur de lycée passionné par la littérature arthurienne. Sans le vouloir, ils vont chacun à leur manière mettre le journaliste sur de nouvelles pistes qui finiront par le mener à un couple ayant connu un drame : le suicide de leur fille, jetée du haut d'une tour du château de Gilles de Rai, "l'alchimiste sanguinaire".

Info ou intox ? Ce sera à Sylvain de remonter aux origines de cette fameuse Dame Blanche pour prouver son (in)existence.

Je ne regrette pas du tout mon achat qui me rappelle que l'important en matière de culture est d'oser. Oser découvrir, oser donner sa chance à une petite maison d'édition, oser choisir un livre qui ne figurera peut-être pas au top 10 de je ne sais quelle revue.

Ce polar teinté de féérie n'a certes pas les mêmes qualités que ceux écrits par les grands du genre (je pense notamment à Arnaldur Indridason, dont je suis en train de dévorer le deuxième ouvrage) mais il se défend très largement. On peut noter pas mal de points forts au niveau de la narration, avec notamment l'utilisation de paroles de chansons des grandes stars du rock (Hendrix, Dylan, The Doors, Springsteen,... ) qui font écho aux situations dans lesquelles se trouvent le journaliste.

Michel Brosseau dresse également un portrait réaliste des différentes personnalités qu'on peut croiser en province (oui hein, je sors parfois de la Capitale quand même, je sais à quoi ressemble la vie après le périph' !) sans tomber pour autant dans la caricature.

La Dame Blanche était en noir est également un roman qui traite de l'adolescence et de la fragilité de certains ados, plus influençables que d'autres. Michel Brosseau met en scène plusieurs adolescents appartenant au mouvement gothique. C'est l'occasion de rappeler que certains jeunes peuvent pousser trop loin leur fascination pour le morbide, mais c'est également l'occasion de montrer, à travers la voix du journaliste, qu'un "enfant du rock" n'est pas forcément un déviant et ne tournera pas forcément mal ! A travers les parents de la jeune suicidée, Brosseau met surtout en lumière la bêtise de certains parents (enfin, c'est comme ça que j'interprète leur discours en tout cas), qui préfèrent mettre sur le dos d'un style musical tous les malheurs de leurs enfants. Alors chers parents, sachez que si vos enfants n'ont pas de bons résultats à l'école, ce n'est pas parce qu'ils écoutent Marilyn Manson dans leur mp3, c'est juste parce qu'ils sont idiots, par nature ! Ils pourraient écouter du classique, leurs notes seraient toujours aussi pourries ! Par ailleurs, au lieu de vous inquiéter des paroles des chansons, qu'écoutent vos enfants, écrites en anglais, inquiétez-vous plutôt du fait que vos gamins sont incapables de faire une version de cinq lignes sans pondre dix fautes. Donc, d'ici à ce qu'ils comprennent quelque chose à ce qu'ils écoutent, ils auront atteint la trentaine et vous pourrez être tranquilles !

Pour conclure, il faut quand même ajouter que La Dame Blanche... est très plaisant par la présence de nombreuses références à la mythologie, notamment celtique. Pour avoir pas mal étudié le thème des démons femelles (dans le cadre de mon mémoire, pas pour préparer une messe noire), j'ai été ravie de les retrouver au détour d'un chapitre. Tout un passage consacré à la fée Mélusine est particulièrement intéressant.

Folklore, traditions populaires, légendes urbaines, tous ces éléments qui constituent "le Merveilleux" apportent une touche très originale à ce polar, au style simple mais efficace.

Posté par yottidottir à 16:52 - Encore des mots, toujours des mots... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Quelques nouveautés islandaises

Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas parlé de l'actualité culturelle islandaise. Décidément, je manque à tous mes devoirs !

Hier, en faisant mon petit tour sur Allociné, j'ai poussé le vice à regarder les sorties de films jusqu'à fin juin. Du coup, je suis super impatiente devant certaines affiches (j'aime me torturer) et devant une affiche en particulier, celle d'un nouveau long métrage islandais

mariage_a_l_islandaiseMariage à l'islandaise, de Valdis Oskarsdottir

Le pitch (repris sur Allociné étant donné que je n'ai pas vu le film, bien évidemment) : " Un couple de futurs mariés quitte Reykjavik en bus, accompagnés de leurs invités, afin de célébrer leur mariage dans une petite église située à la campagne, à une heure de route de la capitale. Mais le marié est le seul à savoir où l'eglise se trouve et les indications données par le prêtre ne sont pas aussi faciles à suivre que prévu. "

Je ne sais pas vous mais, présenté ainsi, ça me donne super envie d'être enfin au 3 juin, date de sortie de ce film qui s'annonce haut en couleurs ! Vous avez vu l'affiche ? ça sent le gros bordel à plein nez !

Du côté des acteurs, on retrouvera quelques têtes connues puisque nous les avons croisées dans d'autres très bons films islandais. Nous avons pu apercevoir Erlendur Eiriksson, l'acteur principal, dans La Cité des Jarres mais surtout dans Children et Esprit d'équipe, quant à l'actrice principale, Agusta Eva Erlendsdottir, elle interprétait Eva Lind, la fille de l'inspecteur Erlendur dans La Cité des Jarres. J'ai également reconnu un autre acteur qui figurait au casting du polar : Bjorn Hlynur Haraldsson, l'interprète de Sigurdur Oli (l'acolyte d'Erlendur).

Concernant la réalisatrice, Valdis Oskarsdottir, Mariage à l'islandaise semble être sa première réalisation. Néanmoins, elle est loin d'être une débutante puisqu'elle a déjà travaillé sur de nombreux films comme The Sea de Kormakur, The Eternal sunshine... de Gondry, Angles d'attaque de Pete Travis, Mongol de Sergei Bodrov et plus récemment Mister Lonely de Harmony Korine.

Autre sortie de film à signaler, mais en DVD cette fois, il s'agit de

back_soonBack Soon, de Solveig Anspach

Sortie en août 2008, cette comédie m'avait super emballée et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, pour Didda Jonsdottir -que j'ai eu pu rencontrer en vrai de vrai !- toujours excellente (on avait déjà pu la voir dans une autre réalisation de Solveig Anspach, Stormy Weather avec Elodie Bouchez). Dans Back Soon elle interprète une mère de famille très atypique qui vend de la marijuana pour arrondir ses fins de mois. Pour enfin réaliser son rêve et celui de ses fils, elle décide de revendre son commerce, autrement dit, son téléphone portable contenant le nom de tous ces clients. A partir de là, elle va vivre deux journées très riches en émotion !

Et puis il y a aussi le personnage de Raphaël, interprété par Julien Cottereau, un étudiant français, venu en Islande pour faire des recherches pour sa thèse portant sur les poètes islandaises (dans la vraie vie, Didda Jonsdottir est connue pour ses poèmes érotico-féministes). Le personnage de Rapahël est certes très amusant (il se tape un bon trip assez délirant) mais il est surtout cher à mon coeur puisqu'il m'a donné envie de travailler moi aussi sur la culture islandaise. Autant vous dire que ce petit frenchie, un peu paumé, qui débarque comme ça, tout seul, sur les terres islandaises, ba il me parle !

En ce moment, je pourrais rebaptiser ce blog Fifi la ruine, donc je vais devoir attendre un peu avant d'acheter ce DVD, mais toi, derrière ton écran, qui ne sais plus quoi faire de ton argent, fonce donc à la Fnac !

Pour finir, un peu de lecture avec la sortie de la revue Carnets D'aventures

couvertureCA15_somm

On y trouve un dossier de 31 pages sur l'Islande, où plus exactement sur les différentes traversées de l'Islande : à pied, à VTT, à ski.

Bon, que tout soit bien clair entre nous, je ne m'intéresse pas à l'Islande pour les belles randonnées qu'elle propose, moi ce que je veux c'est bouffer du béton, des musées, des maisons d'édition, bref, être au coeur de la vie culturelle. Mais j'avoue que je ne cracherais pas sur une petite randonnée si on me trouvait un guide sympa, et beau, tant qu'à faire. Par contre, hors de question que je grimpe sur des skis, et encore moins sur un vélo. De toute façon, je ne sais pas en faire (je ne vous avais pas dit que j'étais Parigo à 100% et que je n'étais presque jamais sortie de mon boulevard ? ) Ce qui m'intrigue surtout dans ce dossier c'est la partie intitulée La traversée de la rédaction. Je vais pouvoir la lire en pestant : "putain, y'a vraiment des encu*** qui ont des putains de bons boulots !"

On a jusqu'au 31 mai pour acheter la revue (ou la lire par bribes à La Maison de la Presse -Fifi la ruine que j'vous dit !-)

Posté par yottidottir à 11:34 - Le coin islandais - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mars 2009

Paris Tease, un dimanche sous le signe du burlesque

J'espère que vous avez tous passé un excellent week-end, le premier du printemps, ça se fête !

De mon côté, j'ai célébré l'arrivée de la nouvelle saison au Biz'Art (anciennement Opus Café), puisque s'y déroulait la première grande soirée burlesque parisienne, Paris-Tease. J'en avais déjà un peu parlé ici mais maintenant, j'ai plein de détails à vous donner !

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Tout d'abord, quelques mots sur la salle, histoire de nous mettre dans l'ambiance.

J'avais déjà passé une soirée à l'Opus Café mais il y a de ça une éternité. Je n'avais donc aucun souvenir de cette très belle salle, idéale pour nous plonger une atmosphère burlesque. Entre les poutres apparentes au plafond, les lustres, les lourds rideaux de velours rouge, les fauteuils et canapés judicieusement répartis autour de petites tables -parfaites pour trouver un peu d'intimité- j'ai eu l'impression d'entrer dans un véritable cabaret, ou, pour les fan de Gossip Girl, de pénétrer dans le club de Chuck ! Cette impression était renforcée par la présence de très jolies filles, habillées dans un style années 30 parfaitement maîtrisé, et de beaux jeunes hommes costumés et chapeautés !

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Dès mon arrivée, je me suis précipitée à l'étage où se trouvaient les stands des créateurs. Au programme, bijoux, corsets, masques... J'ai pu enfin voir "en vrai", les créations de Caroline de Volute Corsets et je peux vous dire que je ne pense plus qu'à une chose : faire un tour dans sa boutique ! Etaient également présentes les créatrices des marques d'accessoires Dragon de Brume, Lolita Pompadour (jetez un oeil sur le site, il est vraiment très joli) et Cutetricks, ainsi que de la marque de vêtements alternative Pink & Kinky (là, j'avoue que je n'ai pas vraiment été emballée, non pas à cause des vêtements très bien coupés, mais de la matière... Même si je possède quelques pièces en vinyl, c'est loin d'être ma matière préférée lorsqu'elle est portée en total-look). Grâce aux défilés de mode, on a pu se rendre compte un peu plus tard de la qualité de certaines créations. Quand je vous dis que je ne me suis pas remise de mon face à face avec Volute Corsets, je ne plaisante pas ! Et en plus, j'ai appris que la créatrice proposait également des masques ! Euphorique je suis ( et ruinée je vais être !)

La soirée a réellement commencé vers 18h30 (la salle a ouvert avec une demi-heure de retard) avec la présentation de six demoiselles, qui ont posé dix minutes chacune, le temps de se faire dessiner par plusieurs artistes (en herbe ou confirmés). Je ne le savais pas jusqu'à hier mais cette pratique a un nom. Oui oui ! Le concept se nomme Dr. Sketchy et a été mis au point par Molly Crabapple. Le principe est simple : des modèles (mannequins, danseuses, artistes rétro, néo burlesque, fetish, ...) posent pendant cinq, dix, trente minutes pour qui a envie de les dessiner. Pas besoin d'être un professionnel du dessin pour participer, il faut seulement se munir d'un carnet à dessin et de dix euros. Des ateliers Dr. Sketchy se tiennent dans une trentaine de villes depuis 2005, dont Paris bien sûr.

Comme je ne dessine pas, cette heure m'a semblé durer une éternité. Si pour chaque modèle on passe deux minutes à détailler sa tenue, sa pose, son physique, il reste quand même huit minutes à tenir ! Pendant ce temps là, on n'a pas grand chose à faire, si ce n'est refaire le tour des stands ou prendre un verre (mais à cinq euros la pression et dix euros le cocktail -après avoir payé quinze euros d'entrée- je peux vous dire qu'au bout de trois tournées, on se calme !). Pour la prochaine édition du Paris-Tease, les organisateurs devraient songer à une autre activité à proposer aux non-dessinateurs.

Après cette heure un peu mollassone, l'ambiance est vite remontée grâce aux défilés de mode puis aux interventions des danseuses de la troupe tribale Af'Avel qui, pour l'occasion, étaient vêtues façon Moulin-Rouge. Elles nous ont proposé deux chorégraphies (sur la B.O. de Chicago puis de Moulin-Rouge, justement)ainsi que plusieurs démonstrations. Je vais encore faire ma chieuse mais là encore, je n'ai pas été convaincue. Est-ce la faute de mes trop nombreuses années de danse qui m'empêchent d'apprécier tout spectacle dansé où les termes "rigueur" et "synchronisation" ne semblent pas avoir leur place ? Bon, je ne suis pas qu'une vilaine fille, j'ai donc quand même noté l'inventivité et l'originalité de cette troupe de filles que j'aimerais revoir dans un autre contexte.

Nous avons ensuite pu entendre quelques titres jazzy, interprétés par la chanteuse Rachel Gardner Smith. Alors là, même si la musique proposée n'était pas tellement mon genre, j'ai adoré le personnage de Rachel, diva aussi belle qu'arrogante. Et sa voix ! Super originale !

rachel_gardner_smith

Puis, est enfin arrivé le moment que j'attendais tant : les show des différentes effeuilleuses et artistes burlesques, venues de France mais aussi d'Angleterre.

J'ai d'abord été interpellée par une chose : les perfomeuses ne sont pas des mannequins. Toutes étaient très différentes les unes des autres, certaines légèrement rondes, d'autres carrément bien en chair et quelques-unes hyper bien roulées. Ce constat m'a rappelé les soirées goth où j'allais chaque semaine avant et où on pouvait croiser des filles vraiment très rondes vêtues de jupes courtes, moulantes, de robes en résille, enfin bref, habillées de manière pas forcément très flatteuse mais originale et surtout sans aucun complexes. Bien sûr, j'imagine qu'en boîte de nuit plus traditionnelle, les filles rondes ne sont pas refoulées à l'entrée, mais ça m'étonnerait qu'elles soient très nombreuses à grimper sur les podiums pour tortiller du cul le long des barres de pole-dance. Or, dans toutes les manifestations (soirées, festival,... ) alternatives où je suis allée, j'ai remarquer que les rondes avaient leur place, et une place de choix.

Aussi, avec la première effeuilleuse, une anglaise, Cecilia Rouge, on a tout de suite pu noter que quelques rondeurs n'étaient pas un obstacle au show burlesque, bien au contraire ! L'artiste nous a proposé deux show, bien menés, mais je l'ai trouvée peu souriante et... comment dire... un peu raide, empotée.

cecilia_rouge

Parmi les autres artistes, il y avait également Violetta Opium, qui m'a laissée de marbre, et surtout trois artistes que j'ai trouvées très joueuses, généreuses, souriantes, dans un pur esprit pin-up. Oui, parce que dans ma tête à moi, une artiste burlesque n'est pas là pour faire sa star, pour minauder et battre de cils sans arrêt. A l'instar de Bettie Page, la reine des pin-up, une performeuse est là pour faire plaisir à son public. Regardez des photos ou des vidéos de Bettie et vous verrez qu'elle était toujours très souriante, même lors de séances photo plus osées

bettie

J'ai donc adoré les show des anglaises Diva Hollywood et Kitten von Mew (qui est arrivée sur scène dans un costume de chat délirant) et de la française -et organisatrice du Paris-Tease, Miss Anne Thropy

diva_hollywood

Diva Hollywood

kitten_von_mew

Kitten von Mew

anne_bain

anne_linge

Miss Anne Thropy (quand je vous dis qu'elle est souriante !)

J'ai trouvé les show de ces demoiselles réussis, évidemment, mais, au risque de me répéter, j'ai été surtout séduite par leur générosité et leur inventivité. Elles ne se sont pas contentées de se pavaner en tenue légère, il y avait une mise en scène et une véritable envie de communiquer avec le public.

Toutes les artistes burlesques ne sont pas aussi souriantes et généreuses que celles que je viens d'évoquer, et bizaremment celles qui m'ont semblé les plus distantes sont les deux artistes roulées comme des Rolls Royce.

Surtout une en fait, qui du coup m'a grandement déçue alors que j'attendais depuis longtemps de la voir "en vrai", Scarlett Diamond. Cette jeune parisienne est souvent présentée comme la prochaine Dita von Teese. Et pour cause, elle est brune, belle, gracieuse, bonne actrice, ... , bref, elle a tout pour elle et tout pour réussir. MAIS ce que Scarlett ne semble pas avoir c'est un brin d'humilité. Elle m'a semblé hautaine et surtout très prétentieuse. Il n'y a qu'à voir son show : le plus court, le moins travaillé et pourtant le plus acclamé ! Alors forcément, ça fait enfler la tête ! Et alors que presque toutes les artistes nous ont offert deux représentations, elle s'est contentée de nous faire l'honneur de sa présence deux minutes : un show express et banal au possible. Enfin, si sur ses photos Scarlett Diamond est absolument sublime (et elle l'est également en chair et en os), ce qui frappe surtout lorsqu'on la voit sur scène c'est son mini-format qui l'a ferait passer pour une gamine de douze ans. Non, je ne fais pas ma vilaine jalouse, pour preuve, ces paroles tenues par un mâle de ma connaissance "si je bandais pour ça, j'aurais l'impression d'être un pédo". C'est vrai que ça manque de classe mais le message est clair ! Il faut dire que la Scarlett, elle flotte un peu dans sa belle robe noire. Elle flotte tellement qu'on se demande si elle ne l'a pas piquée à sa maman pour jouer à la dame. Une chose est sûre, je ne guetterai pas les dates de ses prochains effeuillages

scarlett

Si j'ai été déçue par cette artiste, j'ai eu un vrai coup de coeur pour celle dont je vais vous parler maintenant et que j'ai gardée pour la fin. Tout comme Scarlett Diamond, elle m'a semblé moins joueuse que d'autres artistes telles que Kitten von Mew, néanmoins, elle nous a proposé deux démonstrations de ses talents absolument époustouflantes.

Vicky Butterfly, une londonienne de vingt-cinq ans, nous est tout d'abord apparue vêtue d'un somptueux costume de paon dont les plumes noires et vertes allaient à ravir avec ses cheveux roux. Eventails de plumes, gants, bas, Vicky Butterfly a su enlever ses multiples couches de vêtements avec une grâce incroyable. Contrairement à Scarlett Diamond qui a ôté sa robe en deux temps trois mouvements, Vicky Butterfly a su captiver son public en se défaisant de son costume par étape. Doucement mais sûrement, elle nous a conquis

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Pour son second passage, Vicky Butterfly s'est transformée en cygne pour nous offrir un show en trois parties. Tout d'abord, l'artiste nous hypnotise avec une danse sensuelle, aidée de son long déshabillé aux manches couvertes de plumes. Ensuite, l'effeuillage, lent et gracieux tout comme le premier : Vicky prend son temps et nous laisse admirer chaque partie de son incroyable costume. Enfin, elle nous propose un magnifique ballet, avec deux grands éventails de plumes blanches qu'elle manie avec talent et qui nous permettent, par intermittence, d'apercevoir sa belle plastique. Très sincèrement, à elle seule, elle valait bien le déplacement ! Son show m'a plus que ravie, j'étais comme une petite fille devant cette jeune femme aérienne et enchanteresse qui présente un véritable spectacle, complet, travaillé et surtout qui ne se contente pas de se pavaner en string. Un moment de pure extase

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S'il faut absolument donner une descendante à Dita, pour moi, il n'y a pas de doute, c'est Vicky Butterfly.

Cette première soirée, menée par un animateur vraiment participatif qui a su meubler en donnant de sa personne, m'a, dans l'ensemble beaucoup plu, et j'espère que ce genre d'événement se reproduira plus souvent. J'ai découvert de véritables artistes, des filles talentueuses mais surtout passionnées par un art qui demande bien plus qu'une plastique irreprochable.

Ce que j'ai également retenu est plutôt d'ordre technique : mesdemoiselles et mesdames, pour vos prochains strip-tease home-made, pensez à mettre des bidules dans vos longs gants. Qu'est-ce que j'entends pas "bidules" ? Et bien, si vous êtes à l'hôtel et que vous n'avez pas à vous soucier du ménage, glissez-y des confettis ou bien mieux, des paillettes. Par contre, si vous êtes à la maison, optez pour des plumes colorées. L'effet de surprise est garanti !

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20 mars 2009

Noooooooooooooooooooooooooon

J'ai fait un horrible cauchemar ce matin, précisemment entre 8h30 et 10h30, lorsque le chien du voisin a cessé d'aboyer (ou alors, j'étais tellement dans les vapes que mes oreilles se sont auto-verrouillées, ce qui plus probable car je pense que ce chien est incapable de cesser d'aboyer).

Donc dans mon cauchemar, je rentrais de la bibliothèque et je tombais sur un attroupement de gens très bien habillés et qui, apparemment, sortaient d'une réception. En m'approchant un peu plus d'eux, je remarquais qu'il s'agissait de tous mes anciens camarades de primaire. L'angoisse ! Je vous ai déjà parlé de ma manie de googliser toutes mes anciennes connaissances et de l'angoisse que ça faisait monter en moi, et bien là c'était encore pire : ils était là, en chair et en os. Mais le pire reste à venir car je m'arrêtais quand même pour satisfaire ma curiosité et savoir ce qu'ils foutaient tous là, sur le trottoir de la Poste habillés en pingouin. J'apprenais alors qu'ils avaient tous été invités à la Bar Mitzvah d'un de nos anciens copains (ça, je suis sûre que c'est à force de voir la bande-annonce du film de Gad Elmaleh, Coco) et à laquelle je n'avais pas été conviée ! Le truc horrible qui te donne bien l'impression d'être une pestiférée mondaine. Mais il y a encore pire ! J'arrivais a intercepté mon amoureux de primaire, le mec dont toutes les filles étaient folles, histoire de prendre de ses nouvelles et voilà ce qu'il me disait : "Ah ! Mais oui ! Tu es la fille qui habitait Toy's R us !! (???) Ba putain, qu'est ce que tu as vieilli ! Hey bidule, regarde ! Tu trouves pas qu'elle a grave vieilli par rapport à nous ? "

Non mais !!! Est-ce que c'est des manières de s'adresser à une jeune fille ? !

Ce cauchemar en est vraiment un car il fait écho à la réalité.

Je m'explique.

Depuis quelque temps, quelques mois, j'ai remarqué que dans la rue, chez les commerçants, on m'appelle "Madame". Même les petits wesh-wesh me disent "Hey Mâaââdame, z'avez pas une cigarette s'vouplait ! " Même eux !! Ces dindons sans éducation me donne du "Mâdame" ! Pourtant, je n'ai que 24 ans bordel ! Je ne suis pas mariée, je n'ai pas d'enfants ni d'horloge biologique en folie, je n'ai même pas de chien ! Et quand je vois ma petite trogne dans le miroir, je ne me trouve pas vieille, au contraire. Vous verriez cette gueule, avec mes cheveux roux, raides comme des baguettes qui m'arrivent aux fesses et ma frange toute courte, je ressemble à un dessin-animé.

Vous pouvez pas savoir l'effet que ça me fait quand j'entends "Mââââdame", franchement, ça me fout en rogne. J'ai donc pu remarquer (car j'étudie minutieusement chaque situation de ma vie palpitante), que les plus intelligents et hypocrites, sont ceux qui demandent l'aumône dans les transports en commun en posant une petite carte juste devant ton nez. Oui, parce qu'eux ils disent "Mademoiselle-Madame". Véridique ! Je me demande finalement si c'est pas pire, ça fait un peu le mec qui hésite... parce que dans le fond, la p'tite rouquine a une gueule de vieille.

Comme tout le monde, je ne suis pas spécialement pressée de vieillir, c'est humain. Mais par contre, je trouve qu'il est très important d'assumer son âge et je ne me vois pas à cinquante ans, passer sur le billard pour me faire retendre comme un tambour. Mais là, putain, aujourd'hui, je le répète, j'ai vingt-quatre ans !!!!!!!!! Laissez-moi tranquilles, et fourrez-vous vos "Mââââdame" là où je pense.

mamie_voiture

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19 mars 2009

J'adoooooooooooooooore Pushing Daisies ! ! !

Salut les gens,

L'heure est grave. A cette heure avancée de la nuit, je suis sur le point de tomber en dépression. Non, je n'en rajoute pas. Figurez-vous que le lien que m'avais donné ma copine Lucette pour regarder Gossip Girl ne fonctionne plus. Enfin si, mais on ne peut plus regarder certains épisodes de la série, du coup j'ai été obligée de m'arrêter au quatorzième (jai quand même regardé le dix-septième, trop curieuse de savoir ce qu'il allait arriver à ma petite Blair).

Mais finalement, c'est un mal pour un bien car la série commençait à me courir sur le haaaaaaricot de la Reine (ceux qui vont souvent au cinéma comprendront). Autant dans les bouquins -oui, je l'avoue, j'ai lu les onze premiers tomes- les parents sont carrément absents, autant dans la série, ils sont omniprésents, et ça m'emmerde, vous pouvez pas savoir ! Le petit duo Lily/ Rufus est à crever d'ennui, les problèmes du père Archibald trainent en longueur, et la mère de Blair est totalement cinglée (même si finalement c'est la mère que je préfère). Et puis je sais pas si ça vous a interpellés mais presque tous les parents sont beaux et surtout très jeunes ! La mère de Nate ! On dirait sa grande soeur ! Idem pour la mère de Serena, ou le père de Dan et Jenny. Je comprends qu'ils ne prennent pas des vieilles croutes comme nos parents à nous (ooohh, je plaisante !) mais bon là, c'est limite.

Tout ça pour dire que, j'ai dû trouver une solution de rechange pour occuper ma longue soirée d'hiver. J'ai donc saisi l'occasion de ne plus avoir de gossiperies sous la main pour me lancer dans le visionnage d'une série qui me faisait envie depuis super longtemps : Pushing Daisies ! Alors là, j'en entends déjà dire : "oh ba oui ! je connais moaaaa, ça fait longtemps que je regarde moaaaa, j'en suis déjà à la saison treize moaaaa". Oui ba tant mieux pour vous, mais moi je découvre.

pushing_daisies

Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette série, Pushing Daisies raconte l'histoire de Ned, un pâtissier super craquant qui a un don particulier : il peut ramener les gens à la vie en les touchant MAIS (il y a toujours un mais) s'il les laisse en vie plus d'une minute, une autre personne meurt ; par ailleurs, s'il retouche la personne, il la laisse pour morte définitivement. Ned a choisi de tirer profit de son don en recueillant les confidences des morts afin de savoir qui les a tués (lorsqu'il s'agit de meurtres, on est bien d'accord). Il partage ensuite les récompenses avec son ami et associé, seule personne à être au courant de sa particularité, Emerson. Ned vit donc plutôt bien avec son don quelque peu encombrant jusquà ce qu'il redonne vie à son amour d'enfance, Chuck. Celle-ci, qui doit maintenant vivre dans l'anonymat, va aider le duo dans ses enquêtes mais la frustration est grande car si elle et Ned ne pensent qu'à s'embrasser, ils savent qu'une seconde de contact la raménera aussi sec dans le royaume des morts !

Le sujet de cette série est donc super original et nous change grandement des séries policières et hospitalières. Les enquêtes que mènent le trio me font penser au dessin-animé Scoubidoo que j'adorais quand j'étais petite ! Et puis bien sûr, je suis fan du graphisme so Tim Burton ! Toutes ces couleurs, ce rouge, ce jaune, ce vert ! C'est tout simplement magnifique. Les tantes de Chuck aussi me font penser aux drôles de personnages qu'on croise dans Big Fish, et leur maison est superbe. Pour finir, je ne peux pas ne pas mentionner les vêtements de Chuck qui sont dans un pur style 60's que j'affectionne particulièrement

pushing_daisies_3

Alos pourquoi suis-je à deux doigts de la dépression ? Et bien parce que, chers amis, le site de ma bonne Lucette est vraiment génial mais absolument sans pitié puisqu'au bout de soixante-douze minutes de visionnage, il nous coupe la chique, même en plein milieu d'un épisode ! L'horreur ! Il faut ensuite attendre cinquante-quatre minutes pour continuer son petit épisode en paix.

Je viens donc d'être stoppée en plein dans mon élan alors que le second épisode touchait à sa fin... Juste avant de savoir qui était le vilain méchant pas beau de l'histoire... Trop dur !!!

Mais comme je viens de vous saoûler pendant une bonne trentaine de minutes, il ne me reste plus que vingt minutes à attendre. Autrement dit, le temps d'aller me brosser les dents et d'enfiler ma tenue de combat nocturne et hop ! C'est reparti ma Fifi !

Oui, cette série est super addictive ! Et elle l'est d'autant plus que je viens de tomber sur ça

pd_screening_kiss

Ned et Chuck en pleine séance de car-wash bucco-dentaire ! Alors, est-ce qu'il s'agit d'une photo pour la promo de la série ? D'un rêve de Ned ? D'un fantasme de Chuck ? Ou de la vérité vraie ? ? ?

Le suspens est à son comble !

Posté par yottidottir à 23:31 - Parler pour ne rien dire - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tour d'horizon de la culture alternative à travers le magazine Elegy

Le mois dernier, je vous avez fait partager mes préférences en matière de magazines. Parmis ceux que je vous avais présentés se trouvait le bimensuel Elegy, spécialiste de la culture et de la musique underground (gothique, electro, punk, dark wave,...). J'avais beaucoup aimé rédiger la partie concernant ce magazine que je lis maintenant depuis des années car je le trouve vraiment intéressant et original. J'aime surtout l'idée qu'il donne une excellente image de ce qu'est la culture alternative, il montre comme elle est riche et variée, et surtout il renvoit une image très positive de la culture gothique qui me touche particulièrement. Si j'ai toujours écouté du rock, même au collège quand mes copines étaient branchées boys band ou rap (pour faire comme les mecs), depuis près de dix ans maintenant, je n'écoute plus que du black-metal, de l'electro, de la cold-wave, du deathrock, bref, que des styles de musique qu'on n'entend pas sur les grandes radios ! Mais ce n'est pas pour autant que je suis dépressive ou que j'ai eu une adolescence chaotique ! Je ne vais pas non plus me tirer une balle dans la tête toutes les cinq minutes parce qu'un CD de black-metal norvégien tourne dans ma chaîne ! D'ailleurs, je suis sûre qu'en lisant ce blog on n'imagine pas une seule seconde que j'ai plusieurs piercings, des placards qui débordent de vêtements de style victorien, de dentelle, de velours noir, de longues robes en vinyl, et un appartement rempli de têtes de mort ! La raison à cela est bien simple : je suis cette fille qui aime la culture gothique mais pas que ! Mes livres d'Anne Rice côtoient ceux de Lauren Weisberger, mon coffret Dario Argento tient compagnie à mes DVD d'Audrey Hepburn et mes bougies-cercueils prennent la poussière avec ma collection de petits cochons ! Aussi, ça me met toujours en rogne quand j'entends des énormités au sujet des jeunes qui écoutent cette musique que j'aime tant, et ça me met toujours hors de moi quand, dès qu'il y a un fait divers glauquissime, les journalistes s'empressent de préciser : "le jeune homme, fan de musique métal, était habillé en noir". Ah, ba ça alors ! ! C'est trop facile ! Les personnes qui véhiculent ce genre d'inepties ne sont peut-être pas tatouées et vêtues de noir mais elles n'en sont pas moins cons pour autant !

Revenons à notre magazine.

Si on veut bien se donner la peine d'ôter ses oeillères et de feuilleter Elegy, on s'aperçoit qu'il y a beaucoup d'artistes, de peintres, de photographes, de musiciens, qu'on range dans la catégorie "trucs bizarres pour ados dégénérés" qui méritent vraiment d'être connus. Dans son dernier numéro, celui que je vous avais présenté, Elegy mettait à l'honneur plusieurs artistes dont la violoniste Emilie Autumn, la corsetière Volute Lady et la photographe Nathalie Shau, que des jeunes femmes talentueuses donc. Même chose dans le numéro de mars/ avril dont je vais vous parler en détails de ce pas !

Pour commencer, les petites news du front musical, avec la sortie de plusieurs albums attendus : le nouvel Archive, le petit dernier de Violet Stigmata, mais aussi de :Wumpscut et de Project Pitchfork, que des groupes qui ont fait leurs preuves ! Parmi les sorties à venir on apprend le titre du prochain album de Marilyn Manson, annoncé pour fin mai, The High End of Low, que l'on découvrira grâce au premier single, I want to kill you like they do in the movies (quel programme !), qui devrait durer neuf minutes ! Le sixième album de Placebo est quant à lui prévu pour le mois de juin, on fera alors la connaissance du nouveau batteur. PJ Harvey nous enchantera avec son A Woman a Man walked by à partir du 30 mars. Du côté des DVD, je me réjouis déjà de la sortie d'une édition double des Smashing Pumpkins, par contre je me tâte pour celui de L'Âme Immortelle puisque j'en possède déjà un.

Mais la grande nouvelle du mois est d'ordre gastronomique puisqu'on apprend que le célèbre bar goth le Kata Bar a amenagé sa belle cave voûtée en restaurant, le Kata Sushi. Alors là, j'avoue que je ne sais pas quoi en penser ! J'ai passé tellement de temps dans ce bar -goth par excellence- que je suis un peu désorientée par leur choix de taper dans le sushi... ça sent le commercial tout ça. Néanmoins, la carte m'intrigue puisqu'elle propose des sushis et makis "Heretik", au foi gras, au boeuf, au pastrami, et même des makis sucrés pour le dessert. Je pense que j'irai tester quand même, et puis ça sera l'occasion de m'envoyer quelques verres au bar, comme au bon vieux temps du rock 'n'roll.

kata_sushi

Pour en revenir à la culture (bien que la culture passe aussi par l'estomac !), j'ai craqué sur trois ouvrages présentés dans le magazine. Le premier, je l'ai déjà acheté lors du Salon du Livre sur le stand d'une maison d'édition bretonne, les Editions du Barbu, il s'agit d'un polar fantastique, La Dame Blanche était en noir, qui met en scène la fameuse auto-stoppeuse. Très inquiétant ! J'ai également repéré un très beau livre sur les poupées, Art figuratif et poupées contemporaines de collection, ouvrage dirigé par Aude Berger et réunissant quatorze artistes

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Enfin, je me tâte (encore !), devant une bande-dessinée, genre que je ne lis pourtant jamais. Mais là, je dois dire que je suis emballée par l'histoire qui, d'après la critique, est un mélange du Petit Nicolas et de La triste fin du petit enfant huitre de notre cher Tim Burton. La BD, qui s'intitule Billy Brouillard et le don de trouble-vue, met en scène un petit garçon binoclard qui, en ôtant ses lunettes, découvre un monde de ténèbres, peuplé de créatures fantastiques ! La BD me titille surtout par sa forme : elle nous propose différentes rubriques comme des planches d'encyclopédie, des poèmes, des extraits d'une gazette de l'étrange,..., plein de choses différentes qui n'ont qu'un seul but, nous faire rêver et frissonner !

billy

billy_brouillard

Pour l'avoir déjà observé de près en librairie, je peux vous dire que c'est un très bel objet.

Du côté des CD, j'ai fait deux belles découvertes (j'ai quelques trains de retard), avec deux groupes totalement différents mais efficaces. La critique du nouvel album de The Young Werewolves m'a tout de suite parlé puisqu'elle évoque "une base rockab' omniprésente, quelques riffs punk, une tripoté d'accords surf et quelques choeurs à la Misfits". Après avoir écouté quelques morceaux du groupe sur leur site, je ne pense qu'à me procurer leur album. Leur musique, qui me fait penser à celle d'Horrorpops, me donne une pêche d'enfer !

Grâce à un petit encart publicitaire qui a attiré mon oeil de lynx avec ces mots : "La parfaite union de la Batcave et du Deathrock : un univers déjanté, habité, mélancolique et mélodique", j'ai découvert un groupe assez récent (ouf ! je sauve l'honneur), qui répond au doux nom de The Cemetary Girlz. Leur album, Smoke My Brain, qui est en écoute sur leur Myspace m'a complétement séduite ! C'est exactement le groupe dont j'avais besoin depuis que je connais par coeur mes albums de Cinema Strange, groupe incontournable.

Avant de refermer le dossier musique, Elegy mentionne également la sortie du deuxième album de l'excellentissime groupe français Katzenjammer Kabarett. Leur premier album était déjà une vrai tuerie et d'après les nouveaux titres que j'ai pu écouter pour l'instant, le nouvel opus ne devrait pas me décevoir. Si vous ne devez cliquer que sur un seul lien, faites-moi plaisir, cliquez sur celui-ci, vous découvrirez un très très bon groupe !

Heureusement, il n'est pas nécessaire de mettre la main au porte-monnaie pour se culturer un peu le bulbe. Aussi, grâce à Elegy, je peux vous présenter trois artistes dont j'ai vraiment apprécié le travail.

Tout d'abord, Ray Cesar, à qui l'on doit la couverture du magazine. Cet artiste anglais, vivant aujourd'hui à Toronto, propose des oeuvres vraiment intrigantes, paradoxales, mêlant univers enfantin et créatures de l'étrange. Peut-on expliquer cela par le fait qu'il ait travaillé au département d'art et de photographie d'un hôpital pour enfants ? Quoi qu'il en soit, malgré la présence de créatures déformées, angoissantes, il ressort de ses travaux une grande beauté, liée au jeu de lumières, aux couleurs utilisées, et à la grande précision des traits. Je vous laisse juger par vous-même

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Autre artiste, autre travail, avec Evgeniy Shaman, photographe russe, qui prépare chacune de ses séances photo à l'aide de script, comme s'il s'agissait de films. Il avoue alors que son entourage qualifie son travail de "photo cinématique". On comprend tout à fait pourquoi lorsqu'il confie qu'il considère ses modèles comme des acteurs, à qui il fait prendre des poses minutieusement pensées dans des décors dignes de longs métrages. L'impression d'un travail très proche du septième Art est renforcée par l'utilisation du noir et blanc ou de couleurs désaturées. D'après l'artiste, "les images de couleurs vives représentent une certaine tentation pour nos cerveaux et nos âmes (...) elles cachent en quelque sorte l'essence de l'image". Voyez le résultat

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Pour terminer notre promenade à travers les pages d'Elegy, quelques mots (et surtout images) du travail d'une grande figure de la mode alternative allemande, la créatrice de Vecona, marque qui habille déjà les grands noms de la culture alternative comme Emilie Autumn, dont je vous ai déjà parlé, et Sopor Aeternus, l'un des artistes les plus talentueux et mystérieux que je connaisse. Le voici vêtu d'une création Vecona, justement

sopor_en_vecona

La styliste, qui fabrique tous ses articles -qui sont des pièces uniques- à la main, nous apprend qu'elle songe à se diriger vers une collection Vecona manufacturée, en parallèle des commandes bien sûr. C'est plutôt une excellente nouvelle car quand je vois ses créations, je meurs d'envie d'avoir dans mon armoire la Vecona's touch !

vecona

J'espère que ce petit feuilletage de mon magazine adoré vous aura séduit, que vous aurez trouvé un groupe ou un artiste à votre goût et surtout que j'aurais réussi à mettre dans le crane de certaines têtes de pioche que la culture alternative, s'est pas fait pour les chiens. Non mais !

Et puis surtout, j'espère avoir réussi à faire passer mon message : écouter du black-métal habillé en noir c'est pas pire que de collectionner les cochons ! Oups !

evgeniyevgeniy

Posté par yottidottir à 16:13 - Encore des mots, toujours des mots... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Cathy's Book

cathy_s_bookJ'avais croisé cet étrange livre à plusieurs reprises dans des librairies sans jamais m'y attarder. J'ai une réputation à tenir moi, je ne vais pas lire des livres de gamines, ahah ! Finalement, j'en ai ouvert un par curiosité lors de mes vacances de Noël alsaciennes et je suis tombée sur des pages blanches. J'ai donc cru qu'il s'agissait d'un simple carnet pour griffonner. Je ne m'explique toujours pas comment j'ai pu voir des pages vierges dans ce livre puisque, quelques semaines plus tard, lors d'un furetage chez Gibert Jeune, j'ai décidé de lire le résumé au dos du bouquin et de l'ouvrir : j'ai alors pu constater qu'il s'agissait d'un vrai livre, avec une vraie écriture dedans... Bizarre, j'vous dit !

Tout ça pour dire que, dès que j'ai lu la première ligne du résumé, j'ai craqué :

"Si tu n'es pas Emma REPOSE immédiatement ce carnet !". Pour ceux qui ne suivent pas régulièrement mes aventures, Emma, c'est mon prénom. Donc forcément, lorsque j'ai lu ça, il était trop tard : j'étais totalement séduite par le livre de Cathy ! Il fallait absolument que je le ramène chez moi pour mener l'enquête.

Car l'enjeu de ce livre si particulier est bel et bien de mener soi-même une enquête, en se mettant dans la peau d'Emma, la meilleure amie de Cathy. Cette dernière a laissé derrière elle son journal intime ainsi qu'une pochette remplie de preuves en tout genre : une photo déchirée, un acte de mariage, un menu de restaurant, des pages d'agenda,..., de quoi aider son amie Emma à retrouver sa trace. Cathy s'est effectivement mise dans de sales draps à cause d'un garçon, Victor, qui semble dissimuler un lourd secret...

Pour nous aider dans notre quête, on dispose également de numéros de téléphone et d'adresses Internet que l'on découvre sur les différentes preuves et au fil des pages. Voici le premier, qui pourra peut-être vous donner envie de continuer l'aventure : 0 800 300 015 (bien évidemment, tous les numéros fonctionnent gratuitement depuis un poste fixe).

Si j'étais super emballée par le concept au début, je dois avouer que j'ai rapidement décroché. Le meilleur moment est finalement celui où on feuillette les preuves, avant même d'avoir commencé la lecture du carnet. On essaye de deviner qui est qui, qui a fait quoi, la raison d'être de ces lettres, de ces coupures de journaux jaunies. Mais dès qu'on commence la lecture des notes de Cathy, la montagne de preuves ne sert plus à rien. Je pensais que Cathy's Book allait fonctionner comme "les livres dont vous êtes le héros" mais en fait pas du tout. Cathy mène son enquête toute seule sur son bien-aimé Victor et Emma (et nous, par la même occasion) n'est qu'une oreille attentive pour écouter ses théories, appuyées par les multiples preuves qu'elle assemble elle-même. Le seul intérêt des preuves est donc de rendre l'enquête plus concrète et ludique mais en aucun cas de nous faire participer à l'action. C'est assez frustrant du coup, car la forme du bouquin est très plaisante mais son fond ne permet pas de l'exploiter.

Peut-être que le problème vient de moi, que je ne me suis pas suffisamment impliquée dans l'enquête, que je me suis contentée de lire l'histoire sans chercher à aller plus loin... Quoi qu'il en soit, Cathy's Book connaît un véritable succès auprès des ados, il est même question de lui donner une suite. En tout cas, on peut trouver sur Internet des tonnes de sites et forum où on constate que les ados se décarcassent vraiment pour donner du sens aux preuves et indices laissés par Cathy.

Un bon coup éditorial !

Posté par yottidottir à 12:09 - Encore des mots, toujours des mots... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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