blonde_attitudeLaissez-moi vous parler du livre le plus chiant du monde.

Alors que je venais de passer un mois le nez plongé dans des polars aux intrigues glauquissimes, je me suis dit que si je ne voulais pas tourner serial killer, il me fallait absolument une petite lecture sympathique du genre chick-lit. J'ai donc pioché dans ma P.A.L., qui pourrait aisément rivaliser avec la Tour de Pise, et j'ai choisi Blonde Attitude qui croupissait là depuis des siècles.

Et je dois dire que cette lecture longue, laborieuse et nullissime fut l'une des pires de ma vie, si bien que je l'ai terminée en diagonale (en fait, dès la page 100 j'avais déjà envie de me pendre).

Vous me direz, ce n'est pas le genre de livre réputé pour être méga-transcendant, et je vous l'accorde bien volontiers. Néanmoins, c'est le genre de bouquin qui est censé nous divertir, nous vider la tête. Je pense alors que son auteure a dû lire un peu trop de romans videurs de tête au point d'avoir perdu quelques neurones !

Je me demande comment il est possible d'écrire une histoire aussi... vide ? Comment peut-on écrire près de 350 pages sans s'apercevoir qu'on écrit du vent ?

Il faut quand même que je vous parle un peu de l'intrigue (mouhahahha) de ce chef d'oeuvre.

D'après la quatrième de couverture, on va suivre les aventures de Julie, une blonde, héritière new-yorkaise, qui possède tout ce dont elle rêve sauf un homme, un vrai. Sa mission, si elle l'accepte, sera donc de se dégoter un mari. Finalement, dès les premières pages, on s'aperçoit qu'on ne suit pas du tout les péripéties de Julie, qui ne sera qu'un personnage secondaire, mais de sa meilleure amie qui, à première vue, est son opposé : elle est brune, journaliste et doit travailler pour payer le loyer de son modeste deux pièces. On pense tout de suite à Carrie, notre journaliste new-yorkaise préférée. A ce stade de l'histoire je me suis dit que ce petit revirement de situation n'était pas si mal, que les aventures d'une journaliste seraient plus intéressantes que celle d'une Paris Hilton bis. Et bien non ! Car la brune sans nom est mille fois pire que son amie blonde : elle ne fait strictement rien de ses journées (on ne la voit jamais travailler), ne pense qu'aux fringues, c'est un véritable cliché ambulant qui n'est ni sympa, ni drôle, ni rien du tout ! C'est quand même à se demander si les mecs qui écrivent les résumés lisent les bouquins dont ils parlent.

Du coup le roman n'a vaiment aucun intérêt, on n'éprouve même pas un petit plaisir coupable à se plonger dans le monde du luxe et des coups de putes, on ne fantasme même pas sur la vie de ces jeunes filles puisqu'elles sont plutôt à plaindre qu'autre chose.

Le pire dans tout ça, c'est les critiques extraites de magazines féminins qu'on nous colle sur la quatrième de couv'.

Pour Marie-France : "[...] train d'enfer, répliques cinglantes, Blonde Attitude fait rire... Même les brunes." Bon, moi je suis rousse, c'est peut-être pour ça que je n'ai pas esquissé le moindre riquiqui-rictus durant ma lecture.

Chez Version Femina : "Une lecture pétillante où les fous rires ne se font jamais attendre." Des fous rires carrément ? !

Pour résumer :

  • Blonde Attitude est sans doute ce qu'on peut trouver de pire au rayon "livres pour filles"
  • Les éditeurs devraient penser à remplacer les résumés des quatrièmes de couverture par de jolies images qui seraient finalement plus utiles
  • Enfin, c'est officiel, les critiques littéraires des magazines féminins sont recrutés à la Foire aux fromages.

A retenir : n'achetez pas ce livre, sauf si c'est pour l'offrir à votre pire ennemi(e).