Vilaine Fifi

Les bavardages (parfois) culturels d'une vilaine Parisienne

30 avril 2009

Absente mais quand même un peu là...

Je ne pense pas avoir beaucoup de temps pour consulter mon blog ces prochains jours donc je vous souhaite dès maintenant un excellent week-end prolongé. J'espère que vous avez tous prévu de chouettes sorties, culturelles, en famille ou entre amis, et que vous pourrez profiter du beau temps que semble annoncer la journée d'aujourd'hui.

Pour ma part, je n'ai rien prévu de particulier, et ce long week-end m'embête plus qu'autre chose... Ne me huez pas ! J'ai toujours détesté les dimanches, je trouve qu'il y a toujours une ambiance pesante, genre "veille de rentrée", tout semble aller au ralenti. Beurk ! Alors vous imaginez l'effet que me fait le 1° mai qui est mille fois pire qu'un dimanche ! Non seulement il y a des gens partout, mais tout est fermé ! On se croirait... en province !  !

Je pense donc que je vais passer pas mal de temps chez Mère, histoire de refilez ma mauvaise humeur à quelqu'un, et puis surtout ça m'évitera de faire les courses (je suis diabolique !).

elvira_laptop

J'ai l'impression que tout mon répertoire s'est barré en vacances, on ne peut même plus compter sur ses amis pour se bourrer la gueule, c'est scandaleux !

Je me serais bien fait un brunch aussi dimanche, histoire de profiter du beau temps, mais tout le monde sera aux quatre coins de la France... Tssss...

Enfin... *très long soupir de tragédienne, plein de souffrance*

Comme je ne serai pas vissée devant mon écran, au moins jusqu'à mardi (ça fait toujours du bien un petit break informatique), j'ai programmé des messages rien que pour vos yeux. I'm trop gentille !

Pour demain matin, un petit billet gourmand, et pour lundi, une expo rigolote !

Encore une fois, bon week-end à tous, et surtout plein de bonheur (c'est la tradition, non ? !)

muguet_bouquet

Posté par yottidottir à 15:32 - Me, myself and I - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une image peut en cacher une autre, au Grand Palais

image_grand_palais"Moi, je ne crois que c'que je vois" dirait l'autre. Et bien "l'autre", je ne te conseille pas de te rendre au Grand Palais parce que tu vas griller tes boulons !

Jusqu'au mois de juillet, le Grand Palais expose pas moins de deux cent cinquante oeuvres qui ont en commun l'ambiguïté. Images doubles, puzzles visuels, images cachées... toutes les pièces (peintures, dessins, sculptures, films,... ), réparties à travers les vingt-deux sections thématiques, offrent plusieurs niveaux de lecture.

L'exposition du Grand Palais ne propose pas pour autant un parcours simplement ludique. Bien sûr, on s'amuse à dénicher la petite chouette qu'Henri Bles cachait dans ses toiles en guise de signature, on sympathise même avec d'autres visiteurs devant des pierres aux formes étranges (ça sent le vécu, n'est-ce pas !), on sourit devant certaines oeuvres un peu osées, on est nostalgique devant ces images qui se laissent regarder dans les deux sens (ça sent le vécu, bis, car quand j'étais petite, je harcelais mon père -excellent dessinateur- pour qu'il me fasse ces fameux doubles portraits !), bref, c'est un peu Disneyland dans la caverne (celle de Platon hein, pas du Capitaine !)

Mais cette exposition va plus loin et se fait plus intéressante quand elle nous amène à nous poser les questions qu'on n'avait cessé de se poser depuis notre dernier cours de philo : "qu'est-ce que voir ? qu'est-ce que la réalité ? l'irréalité ?"

Par exemple, que nous montre véritablement les paysages anthropomorphes ? Un paysage ? Un visage ?

Matthaus_Merian

Paysage anthropomorphe attribué à Matthaüs-Merian (après 1610)

Vous aurez peut-être noté que l'affiche de l'exposition met en avant trois artistes : Arcimboldo, Dali et Raetz. Au départ, j'ai trouvé ça étrange, voire irrespectueux pour les autres artistes présentés. Car il y a quand même d'autres grands noms comme Magritte, Ernst, Zürn (non, je ne fais pas une fixation sur les surréalistes !), et bien d'autres qu'on ne connaît pas nécessairement mais qui mériteraient amplement d'être cités (comme Tim Noble et Sue Webster).

noble_webster

Je pars donc du principe qu'il faut choisir : soit on nomme tout le monde, soit on ne nomme personne. Mais il se trouve que ces trois artistes ne sont pas seulement mis en valeur sur l'affiche mais aussi dans le parcours, malgré la volonté de classer les oeuvres par thèmes, puisque des salles leur sont entièrement consacrées. Pourquoi eux plus que d'autres ? Je ne saurais dire. Mais ce qui est sûr c'est que leurs oeuvres sont absolument fascinantes et méritaient finalement d'avoir leurs pièces à elles.

J'ai été ravie de pouvoir voir les oeuvres d'Arcimboldo étant donné que j'avais manqué l'exposition qui lui était consacrée l'an dernier. J'ai toujours trouvé ses têtes anthropomorphes très simples et extrêmement complexes à la fois, comme cette oeuvre réversible qui nous propose une corbeille de fruits et un portrait chapeauté

arcimboldo_corbeille_de_fruits

La salle consacrée à Dali semble s'articuler autour de son oeuvre septuple, L'énigme sans fin, qui est certes la plus impressionnante techniquement mais qui n'est pas celle qui m'a le plus captivée. Je préfère de loin son travail sur les têtes de mort, comme son affiche pour la campagne contre les maladies vénériennes

dali

C'est tout bête mais il fallait penser à transformer des cuissots en quenottes !

Enfin, le parcours s'achève sur les oeuvres d'un artiste contemporain qui, vu les gloussements et les sourires, a conquis plus d'un visiteur. Et il y a de quoi s'étonner devant le travail de Markus Raetz qui nous propose des sculptures prenant différentes formes selon notre angle de vue. Ainsi, un "YES" devient un "NO", une petite bouteille et un grand verre deviennent une grande bouteille et un petit verre.

markus_raetz

Cette exposition bien qu'enthousiasmante m'a tout de même laissée un peu sur ma faim. D'une part, le contexte dans lequel ont été créées les oeuvres est juste survolé. C'est vrai que ce n'est pas le propos du jour mais quand même. D'autre part, je me suis sentie totalement démunie devant certaines oeuvres ne sachant pas ce que je devais y voir (et pourtant, je ne suis pas une assistée culturelle, c'est une fille qui a vu trente fois Mulholland Drive qui vous parle !). Pour certaines, on nous donne quelques indications, mais pour d'autres on est livrés à nous mêmes, ce qui n'est pas nécessairement évident quand vingt paires d'yeux sont collées devant la toile en question... Il m'aura fallu attendre les explications données dans le nouveau numéro d'Arts Magazine pour découvrir ce qu'il fallait voir dans la toile Loth et ses filles

Loth_et_ses_filles

Encore une fois, il me semble judicieux de passer par la case audio-guide (ou d'investir 50 euros dans le grand catalogue de l'expo).

C'est où ? Galeries Nationales du Grand Palais, M° Champs-Elysées

C'est quand ? jusqu'au 6 juillet 2009. Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 20h, nocturne le mercredi jusqu'à 22h.

C'est combien ? 8 euros pour le tarif réduit, 11 euros pour le tarif plein.

Juste une dernière chose, j'ai entendu la chanson Picture This de Blondie dans l'une des salles. Est-ce que cela fait partie de l'expo ? Un visiteur pensait-il être en boite ? ou pire, je me transforme en John Cage ?

Ah ! Le butin !

expo_image

Posté par yottidottir à 08:00 - Cult(ur)ons notre jardin - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 avril 2009

Des mouettes à Paris !

Depuis au moins quinze ans maintenant, je suis réveillée par le cri des mouettes presque chaque matin alors que mon immeuble parisien n'a rien des falaises d'Etretat ! Si le plus souvent je trouve ça agréable et même rigolo (et oui, je peux m'amuser de la même chose pendant quinze ans !), parfois elles me gonflent sévèrement et me donnent envie de faire un remake de Duck Hunt.

Mais ce qui m'éclate le plus, c'est la tronche des gens qui viennent chez moi et qui sont tout étonnés d'entendre leur curieux concert : "han! des mouettes ? ! ?" <<<< dit avec un air intelligent (surtout quand c'est dit par un mec). Ba oui des mouettes tête de rat, et me demande pas ce qu'elles foutent là car je n'en sais rien, c'est comme ça depuis l'époque où je jouais à l'élastique.

C'est qu'il faut le voir pour le croire ! C'est quand même assez atypique comme bestiole une mouette. Nous, les parigots, on a appris à vivre avec les pigeons, les rats, mais des mouettes... ça étonne toujours.

Si bien que dimanche dernier, alors que je parcourais le Faubourg-Saint-Antoine, j'ai dégainé mon appareil comme si j'étais en plein safari lorsque ma route a croisé celle de ce volatile

mouette___paris

Elle est choupette, nan ? !

Et par chez vous, parisiens ou non, y'en a, des mouettes ?

Posté par yottidottir à 20:53 - Parler pour ne rien dire - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les films du mois d'avril, partie IV

Avec six films vus cette semaine (il ne faut pas oublier Coco avant Chanel), j'arrive à un total de seize films pour le mois d'avril, ce qui est plutôt pas mal. Il y a tout de même quelques films que j'ai manqués et que j'aimerais voir, notamment Villa Amalia, mais je ne désespère pas puisqu'il est encore programmé sur Bastille.

Passons aux critiques !

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Ils mourront tous sauf moi, de Valeria Gaï Guermanika

C'est quoi ? Vika, Katia et Janna sont lycéennes et vivent dans la banlieue de Moscou. Elles ont fait le serment de rester les meilleures amies du monde... jusqu'à devenir adultes. Ce qu'elles ne savent pas encore, c'est qu'elles vont grandir en quelques heures durant la soirée du lycée qui va changer leur vie.

Et alors ? Mon coup de coeur de la semaine tout simplement. Un film sur l'adolescence et le passage à l'âge adulte loin de tous les clichés mièvres qu'on nous sert habituellement. Même si le choix de la fête du lycée comme événement important pour symboliser la transition entre l'adolescence et l'âge adulte est un peu facile, la réalisatrice nous offre trois personnages d'une grande force qui rendent le film unique. On s'aperçoit qu'en une journée, beaucoup de choses peuvent se passer, surtout quand on a quinze ans, qu'on croit tout connaître alors qu'on a encore tant de choses à découvrir. Ce film peut être très trash par moments, comme le sont les films de Larry Clark par exemple, mais il est surtout réaliste (par son propos et ses images nerveuses). Ils mourront tous sauf moi est également un film sur la société russe qu'il étudie intelligemment. A voir absolument, surtout quand on sait que la réalisatrice à seulement vingt-trois ans !

still_walkingStill Walking, de Kore-Eda Hirokazu

C'est quoi ? Chaque année depuis quinze ans, une famille de Yokohama se réunit pour commémorer la mort du fils ainé. Autour de la table familiale se retrouvent les parents, maintenant âgés, la petite soeur accompagnée de son époux et de leur deux enfants, et le frère cadet sans cesse comparé à son grand frère disparu. Il faut dire que celui-ci n'a pas choisi d'embrasser la carrière de médecin, au grand désespoir de son père qui comptait sur son fils aîné pour reprendre son cabinet. Pire encore, il vient de se remarier avec une veuve, mère d'un enfant. Au cours de cette journée ensoleillée des choses importantes vont êtres dites, révélées...

Et alors ? Le cinéma asiatique fait décidemment des merveilles en ce moment ! Still Walking est un petit bijou, tant par l'histoire qu'il raconte que par ses images, ses dialogues et ses multiples trouvailles. Alors que le sujet peut sembler lourd au départ, ce film est truffé de notes d'humour, d'ironie, notamment à travers le personnage de la mère qui est vraiment très travaillé, à la fois comique et cruel. Il y a tant de choses géniales qui se passent durant ces deux heures que je ne sais même pas quoi vous dire ! Par exemple, j'ai adoré l'idée de donner le rôle du frère à un acteur vraiment très grand, beaucoup trop grand pour évoluer à sa guise dans une de ces maisons japonaises traditionnelles. Il se cogne au plafond, heurte les murs, comme il se heurte depuis des années au mur qu'a dressé son père entre eux. On ne le sent pas à l'aise dans cette maison où l'esprit du grand frère parfait pèse trop lourd, dans cette famille où on attribue au frère disparu les anecdotes croustillantes, qui le mettent en valeur, alors qu'elles concernent le plus jeune frère, sans cesse obligé de rappeler "non, ça c'était moi". La disposition des pièces de la maison est aussi très bien pensée puisque le père, retraité, passe son temps enfermé dans son ancien cabinet de médecin, et est obligé de passer devant la cuisine, le coeur du foyer, pour pouvoir sortir, si bien qu'il est sans cesse sollicité par sa femme (c'est d'un sadisme !). J'ai rarement vu un film familial aussi réussi, où chaque membre joue un rôle capital, où chaque scène nous évoque un souvenir (belle-maman qui sort l'album-photo, le calme qui revient en fin de journée quand certains convives quittent le navire, le debriefing dans la voiture, les promesses qu'on se fait mais qu'on ne tiendra pas,... ). Le film souffre néanmoins de quelques longueurs sur la fin : les trente dernières minutes manquent un peu de rythme mais il est à voir pour ses quatre-vingt-dix premières minutes qui frôlent la perfection.

un__t__italienUn été italien, de Michael Winterbottom

C'est quoi ? Après le décès de sa femme, Joe décide de s'exiler avec ses deux filles à Gênes où une ancienne amie de fac lui a trouvé une place de professeur à l'université. La famille débarque donc dans cette ville inconnue en plein été et les deux jeunes filles auront quelques semaines de liberté pour prendre leur marque dans ce nouvel environnement.

Et alors ? Un été italien est un film très subtil, très juste, bien plus profond qu'on pourrait le penser, sur le deuil, la culpabilité, la reconstruction. A travers les deux filles, l'une encore très jeune (une petite dizaine d'années) et l'autre en pleine adolescence, on assiste à deux deuils totalement différents. Si la plus petite semble hantée par le souvenir de sa mère (elle fait des cauchemars à répétition, court les églises pour allumer des cierges, croit voir le fantôme de sa mère à chaque coin de rue), la plus grande semble ne pas vouloir y penser, tout occupée à la découverte de l'amour et de la sexualité avec un bel italien. On a donc deux très beaux personnages auxquels s'ajoute celui du père qui n'est pas en reste puisqu'il doit envisager de refaire sa vie. Le personnage le plus important du film reste Gênes, cette ville étrange, pleine de petites ruelles apparaît tel un dédale en clair-obscur, où on ne serait pas surpris de croiser des spectres. La chaleur de cet été italien est pesante, lourde, comme l'esprit de la mère disparue, que chacun devra apprendre à apprivoiser. Un très beau film qui m'a beaucoup touchée mais qui pèche par sa fin, que j'aurais aimé plus recherchée, à l'image du reste. Un été italien me laissera un souvenir léger et fort à la fois.

la_derni_re_maison                     

La dernière maison sur la gauche, de Dennis Lliadis

C'est quoi ? Les Collingwood s'apprêtent à prendre du bon temps dans leur résidence secondaire, une charmante maison située tout près d'un lac mais surtout à dix kilomètres du prochain voisin... Alors que leur fille Mari, dix-sept, a rejoint son amie Paige, elles font la connaissance d'un jeune homme timide et réservé qui leur propose de venir lui tenir compagnie dans sa chambre de motel. Les filles sont loin de se douter que le gentil Justin est le fils et le neveu de deux tarés qui vont débarquer plus tôt que prévu et leur faire vivre un enfer. Mais ce n'est que le début du film... Le plus intéressant reste à venir puisque la bande de psychopathes va trouver refuge dans la maison des Collingwood qui, ayant appris l'identité de leurs hôtes, sont bien décidés à venger leur fille.

Et alors ? Ce soit-disant film d'horreur est un remake du film de Wes Craven datant de 1972, et les remake ne sont jamais aussi bons que les originaux... Ici, l'affiche est mille fois plus flippante que le film lui-même, c'est dire ! La dernière maison sur la gauche a le mérite d'être très réaliste (à condition d'accepter le fait d'avoir une bicoque à dix bornes du prochain voisin... ) et m'a fait penser à Funny Games. La bataille acharnée entre les parents et les vilains méchants est crédible dans le sens où le père ne se découvre pas des talents de boxeur dès les premières minutes. Certains passages valent le détour (huuummm une main coincée dans un broyeur !) mais y'a pas de quoi mouiller sa culotte. Par contre ce qui me plait bien dans ce film c'est l'idée d'un double film : on a le face à face Mari-Paige vs les méchants puis les parents vs les méchants. Double ration de torture, I like it ! ça ne vaut pas un bon Cannibal Holocaust bien trash mais ça se laisse regarder !

celle_que_j_aimeCelle que j'aime, d'Elie Chouraqui

C'est quoi ? Isabelle, une trentenaire pleine de charme et d'énergie vit une histoire d'amour clandestine depuis presque un an avec le bel Antoine, créateur de dessin-animé. S'ils doivent rester cachés, ce n'est pas parce qu'Isabelle est mariée, non non, mais parce qu'elle souhaite préserver son fils de dix ans, Achille. Quand celui-ci finit par apprendre la relation de sa mère, il se met en tête de faire vivre l'enfer à Antoine.

Et alors ? Que tout soit clair entre nous les amis, je suis allée voir ce film uniquement pour me rincer l'oeil devant Marc Lavoine que je trouve sublime depuis que je suis petite et que je l'ai vu en vrai à L'Ecole des Fans (vous emballez pas, j'ai pas poussé la chansonnette !). Et de cette comédie romantico-familiale, il n'y a que lui qui a retenu mon attention. Ce film est d'un plat... Le petit Achille y met du sien pourtant pour pourrir la vie de son beau-père, il a de l'imagination, ce qui donne des scènes assez sympas (le coup des fraises, c'était pas mal !) mais ça fait vu et revu ! Je crois qu'il faut arrêter avec les comédies sur les familles recomposées etc. Surtout qu'elles sont souvent peu crédibles hein ! Une vraie belle-mère, ça ressemble plus à la marâtre de Cendrillon qu'à une gentille dame douce et fraiche ! Ce qui m'a le plus énervée dans ce film, c'est qu'il s'adresse encore à ces parisiens bobo-branchés-cool. Il faut voir l'appart' d'Isabelle (qui est journaliste... apparemment c'est la profession branchée par excellence) qui est juste immense (alors qu'elle tente de lancer un nouveau magazine, on l'imagine plutôt fauchée que blindée mais bon...) et surtout sa garde-robe piquée à Kate Moss : slim, t-shirt loose porté sans soutien-gorge, gilet d'homme et chapeau style "appelez-moi Madame Doherty". C'est ultra-cliché, dans la lignée de LOL. Du coup, ça m'a laissée de marbre. C'est typiquement le genre de film trop beau pour me faire rêver puisque je n'arrive pas à y croire (surtout la scène finale qui est vraiment la cerise sur la connerie).

Le mois de mai s'annonce riche en émotion avec son lot d'adaptations attendues : Confessions d'une accro du shopping, Anges et démons et bien sûr Millenium ! Avant tout ça, voyons ce que nous réserve la semaine... Un biopic avec Soeur Sourire (qui a mon avis sera fadasse, mais à voir pour le personnage), une grosse hésitation avec Romaine par moins 30, qui me tente pour ses dialogues et le Québec mais qui me décourage par la présence de Kiberlain et un trio de "petits" films : The pleasure of being robbed, Happy Sweden et Le sens de la vie pour 9.99$.

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28 avril 2009

Coco sans moi

Ma petite review ciné de la semaine est prévue pour demain mais j'ai envie de vous parler de Coco avant Chanel dès aujourd'hui. Pourquoi ? Tout simplement parce que j'ai été déçue par ce film et que j'ai envie de partager mon indignation.

Comme beaucoup, j'étais très impatiente de voir ce film, pour la simple et bonne raison que Chanel me fait rêver à chaque défilé depuis toujours. J'avais donc envie d'en savoir plus sur la créatrice de cette grande maison de couture et sur la manière dont elle avait bâti son empire. Avant de voir le film, j'ai tout de même tenu à lire une biographie de Gabrielle Chanel et, alors que j'étais partie sur celle d'Henry Gidel, le hasard a fait que je suis ressortie de la Fnac avec celle d'Edmonde Charles-Roux, dont s'est librement inspirée Anne Fontaine pour son film. J'étais donc fort justement documentée avant de pousser les portes de la salle de cinéma (je vous parlerai de l'ouvrage plus en détails dans un prochain billet).

Commençons par parler du film. Je l'ai trouvé d'une longueur... d'un ennui... atroce ! Anne Fontaine n'a pas su mettre ses acteurs en valeur et n'a pas su rendre intéressant le triangle amoureux Balsan-Coco-Capel. On ne prend aucun plaisir à suivre leur quotidien qui les montre tous comme de grands enfants capricieux. Leur histoire d'amour pourtant compliquée semble vide et creuse et devient vraiment lassante au bout d'un moment. Je n'ai pas non plus adhéré au casting. Audrey Tautou et Gabrielle Chanel se ressemblent, c'est indéniable. Tautou incarne parfaitement le personnage par son côté "titi-parisien", elle a ce ton déterminé, presque masculin, qui colle parfaitement à l'image que je me fais de la couturière. Néanmoins, Audrey Tautou ne parvient pas à se fondre au personnage, comme Cotillard dans La Môme ou encore Testud dans Sagan. Je n'ai, à aucun moment, réussi à l'oublier au profit du personnage qu'elle était censée incarner. Pour le coup, j'ai trouvé l'actrice du téléfilm de France 2 bien plus efficace, puisque son visage m'était inconnu. Tautou est bien trop connue et son visage bien trop marqué, particulier, pour incarner une personnalité. Quant à Poelvoorde en Balsan, encore une fois, je ne suis pas convaincue. Bien sûr, il est parfait dans le rôle du mec désinvolte puis de l'amant jaloux, mais Poelvoorde reste trop agité pour être crédible dans ce genre de rôle. En ce qui concerne le troisième maillon de la chaine, Boy... bof. Nivola nous offre un Arthur Capel mollasson au possible, alors qu'il est suposé être un homme à poigne, près à tout pour se remplir les fouilles.

audrey_coco5

Passons maintenant à l'adaptation.

Dès le début du film, on nous précise bien : "librement inspiré". Est-ce que cet innocent adjectif doit autoriser la réalisatrice à réinventer l'histoire de Gabrielle Chanel, en changeant certains faits ou en en supprimant d'autres ? Coco avant chanel est truffé d'erreurs, de réinterprétations, de traficottages. Je ne vais pas vous refaire tout le film, cela serait idiot et inutile, mais vous parler de ce qui m'a sauté aux yeux.

Anne Fontaine nous laisse penser que Gabrielle arrive à Royallieu tel un parasite. Elle dit à Balsan en arrivant sur sa propriété qu'elle venait voir sa soeur dans le coin mais que ne se souvenant plus de son adresse elle avait décidé de venir le voir, lui. Celui-ci l'autorise alors à rester chez lui pour une courte durée (deux jours je crois) puis Gabrielle s'incruste véritablement. On n'a alors pas du tout l'impression que l'idée d'héberger Gabrielle enchante Balsan, qui cherche à plusieurs reprises à se débarrasser d'elle.

Dans la biographie écrite par Edmonde Charles-Roux, les choses ne se passent pas du tout de cette manière : avant qu'il ne quitte Moulins, Gabrielle demande (ironiquement ?) à Balsan s'il n'aurait pas besoin d'un apprenti à Royallieu et celui-ci lui répond quelque chose comme "ah ! La petite Coco veut s'intéresser aux chevaux ! Qu'on l'emmène avec nous !" Et voilà notre Gabrielle en route vers Royallieu avec la bénédiction de Balsan. Cette réinterprétation de la réalité n'est pas anodine puisque Gabrielle passe d'une jeune femme culottée, qui tente sa chance pour se rapprocher de Paris, à une vraie plaie !

Par ailleurs, le film nous montre que Boy offre à Gabrielle sa chance de devenir une grande modiste, puis couturière, en finançant sa première boutique. En réalité, même si Boy croit davantage aux vertus du travail que Balsan, c'est ce dernier qui offre à Gabrielle sa chance en lui prêtant sa garçonnière boulevard Malesherbes pour qu'elle en fasse son premier atelier. Balsan est un feinéant qui ne pense qu'aux chevaux, et il est vrai que sans Capel pour appuyer les propos de Gabrielle, Balsan n'aurait jamais cru en elle. Il n'en est pas moins celui grâce à qui Gabrielle a pu prendre son envol ! Rendons à César...

Ce qui m'a également choquée dans le film, c'est qu'à aucun moment Anne Fontaine nous montre la guerre ! Ba oui, quand même, c'est pas rien une guerre mondiale ! D'autant plus que Gabrielle en tira profit...

En effet, Boy l'a aidée à ouvrir une boutique à Deauville (cette ville tient un rôle bien plus important dans la création de l'empire Chanel que le film tente de nous faire croire), qui restera l'une des rares boutiques ouvertes alors que la guerre est déclarée. De ce fait, toutes les grandes dames -on sait bien que les riches ont tendance à porter des oeillères- qui continuent à prendre du bon temps en bord de mer -pendant que de pauvres bougres tentent de défendre le pays- se rendent dans sa boutique. Et c'est ainsi qu'elle se fait une petite réputation. Ensuite, Gabrielle ouvrira une boutique à Biarritz, puis à Paris, rue Cambon.

CHANEL_Boutique_Cambon_001

Le dernier point sur lequel j'aimerais revenir est la mort d'Arthur Capel. Dans le film, son accident de voiture survient alors qu'il vient de quitter temporairement Gabrielle, transi d'amour. Or, dans sa biographie, Edmonde Charles-Roux précise qu'on n'a jamais su si Boy quittait Gabrielle pour leur trouver une petite maison où passer leurs prochaines vacances ou si, au contraire, il souhaitait mettre le maximum de distance entre eux, afin de la quitter définitivement. Rappelons que Boy s'est marié ! Le film  nous ferait presque oublier qu'il n'appartient pas à Gabrielle, et pourtant, d'après l'ouvrage, celle-ci est totalement dévastée par cette nouvelle, et noie son chagrin dans les bras de dizaines d'amants. Bien sûr, Anne Fontaine a dû faire un choix entre ces deux versions et elle a choisi la plus romantique. Mais il y a un fait auquel elle aurait pu rester entièrement fidèle : l'annonce de la mort de Boy à Gabrielle. Dans le film, Gabrielle se trouve au théâtre, rayonnnante, entourée de toute sa petite bande (dont Balsan), et c'est sa soeur Adrienne qui lui annonce la mauvaise nouvelle. En réalité, Gabrielle se trouve chez elle, et c'est son major d'homme qui, en plein milieu de la nuit, est chargé de la mission. Si je comprends qu'Anne Fontaine ait été obligée de faire un choix concernant la mort de Boy, je n'arrive pas à comprendre comment elle peut transformer la vérité à ce point en ce qui concerne la révélation de sa mort à Gabrielle ! A quoi cela sert-t-il de se lancer dans la réalisation d'un biopic si c'est pour réécrire l'histoire ?

Cette très libre interprétation n'est donc pas du tout à la hauteur du parcours accompli par Gabrielle Chanel et ne rend pas hommage à la femme qu'elle a été. Le film d'Anne Fontaine lui donne une image de courtisane, arriviste, qui choisi la couture comme elle avait choisi avant ça le chant.

Il y a tout de même quelques points positifs à retenir.

Anne Fontaine a su mettre en avant certains traits de caractère de Gabrielle : elle est butée, insolente, prétentieuse et surtout affabulatrice ! Elle est si honteuse d'avoir été abandonnée par son père, d'être issue d'une famille de cabarétiers, tous alcooliques, passant leur temps à tromper leurs femmes, qu'elle n'aura de cesse, tout au long de sa vie, de réécrire son histoire (en cela, elle est proche d'Anne Fontaine... !) Aussi, on peut la voir dans le film raconter à Balsan que son père a fait fortune en Amérique ! Autre facette de la personnalité de Gabrielle bien mise en valeur dans le film : son côté "je sais tout mieux que tout le monde et personne n'est aussi bien que moi". L'ouvrage d'Edmonde Charles-Roux nous montre une femme très hautaine, presque méchante, au caractère vraiment très difficile et surtout qui n'admet aucune erreur, aucun faux pas de la part d'autrui.

Enfin, j'ai beaucoup aimé la manière dont Anne Fontaine a mis en scène la genèse de l'esprit Chanel. Dès le début, on voit que Gabrielle a des idées bien arrêtées sur la mode : c'est le vêtement qui doit s'adapter au corps et non l'inverse. Aussi, elle n'a jamais hésité à s'inspirer de la mode masculine, ni même à piocher dans le dressing de ses amants !

Néanmoins, un dernier petit détail qui n'en est pas un, m'a interpellée. Gabrielle ne découvre pas le jersey grâce aux vêtements de Boy. Elle découvre ce tissu grâce à un fournisseur, qui ne veut pas le lui vendre le jugeant impossible à travailler. Gabrielle domptera tant bien que mal le jersey et en fera The Charming chemise dress qui la fera connaître outre-atlantique ! C'est une aventure bien plus passionnante que la banale anecdote dont nous gratifie Anne Fontaine, non ? !

chanel

Il ressort de ce film la difficulté de s'attaquer à un biopic. Anne Fontaine s'était pourtant facilité la tâche en choisissant de se consacrer aux jeunes années de Gabrielle, elle aurait alors pu faire l'effort de nous proposer un film instructif ! Coco avant Chanel est donc à prendre comme un simple divertissement et non comme un véritable biopic. Si votre souhait est d'en savoir plus sur Gabrielle Chanel, foncez sur l'ouvrage de référence : L'irrégulière, ou mon itinéraire Chanel, d'Edmonde Charles-Roux.

Posté par yottidottir à 16:45 - Septième art - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rien ne vaut la douceur du foyer, de Mary Higgins Clark (lu pour le challenge abc)

douceur_du_foyerJe me souviens encore de mon premier Mary Higgins Clark. J'avais dix-onze ans et je l'avais piqué à ma mère. Je ne suis plus sûre du titre -je crois que c'était Nous n'irons plus au bois- mais je me souviens d'une scène horrible dans laquelle les méchants coupaient la tête à un poussin qui, malgré ça, continuait de marcher. L'horreur ! Le meurtre, je ne m'en rappelle pas, mais le poussin décapité qui continue de bouger, ça m'a marquée !

Par la suite, je n'ai jamais vraiment lu d'autres livres de l'auteure, à part quelques romans de Noël écrits avec sa fille Carol. Dans ma tête, Mary Higgins Clark c'est de la littérature de ménagère en manque de sensations fortes (c'est pas sympa pour ma mère du coup !), le genre de roman qu'on lit entre deux Marc Lévy. MHC a un côté vieillot, mais pas vieillot chic comme Agatha Christie mais plutôt vieillot-Barbara Cartland.

Néanmoins, lorsque Rien ne vaut la douceur du foyer est sorti en poche -il y a au moins deux ans- j'ai été attirée par la couverture et l'ai acheté. Il est ensuite resté dans ma P.A.L. de longs mois puisque je l'ai ressorti la semaine dernière seulement.

Et alors, qu'est-ce qu'elle dit Mary ?

Célia est mariée à Alex, un homme en or qui l'a aidée à sumonter son chagrin après la mort de son premier mari, et a un fils de cette première union. Pour son anniversaire Alex lui a réservé une grande surprise : il lui a acheté une maison. Mais il se trouve que cette maison Célia la connaît déjà pour y avoir passé son enfance. Et c'est avant tout là où elle a tué sa mère à l'époque où elle portait encore le nom de Liza Barton... Bien entendu, Célia ne veut rien dire de ce passé douloureux à son nouveau mari qui ne comprend pas le malaise de sa femme à qui il voulait tant faire plaisir. Mais si Célia préfère garder le silence, quelqu'un semble vouloir mettre au jour cette horrible affaire : le jour de leur emménagement, la famille découvre leur jardin saccagé, recouvert de lettres rouge sang formant le mot "danger !". Quelqu'un dans cette ville a reconnu la petite Liza devenue Célia et cette personne lui veut manifestement du mal.

Je dois dire que pour cette nouvelle expérience higgins-clarkienne, je n'ai pas été -trop- déçue. L'ambiance du livre fait très Desperate Housewives, avec les voisins qui s'espionnent entre eux, le joli quartier résidentiel où toutes les pelouses sont fraîchement tondues par un jardinier, où tous les habitants pratiquent l'équitation, où les hommes sont élégants et se rasent au Club,... Tout ça est très cliché mais l'intrigue n'en est pas moins efficace, même si certaines ficelles sont très grosses. Déjà, le coup de la maison en guise de cadeau d'anniversaire, moi je marche pas hein ! Rien que mon amoureux me ramène des fleurs et j'ai mon ampoule qui s'allume (je ne suis pas en train de dire que le mari est le méchant, ne vous enflammez pas, juste que certains faits font grave "américain propre sur lui et tout gentil").

Enfin ! Dès les premières pages, on se laisse quand même prendre au jeu. J'ai beaucoup apprécié que l'action commence dès le premier chapitre, avec la découverte de la maison par Célia qui nous confie aussitôt une part de son passé. A partir de là, on a qu'une envie : connaître l'identité du méchant de l'histoire. Et il faut dire qu'il y a le choix ! Mary Higgins Clark nous livre une demi-douzaine de coupables potentiels : le jardinier, le prof d'équitation, l'agent immobilier et même l'ancien beau-père de Célia-Liza. Bref, toutes les trente pages, on se retrouve sur une piste différente ce qui rend la lecture très dynamique et plaisante. Néanmoins, c'est pas pour me la péter -c'est tellement pas mon genre !- j'ai quand même démasqué le vilain assez vite. Enfin, je ne l'ai pas trouvé-trouvé, mais direct je me suis dit "putain ! mais ça va être ***** " puis j'ai pensé que c'était trop simple, trop rapide aussi. Mais finalement, j'avais raison... sauf que y'a plein de détails autour du méchant auxquels je n'avais pas pensé et qui sauvent le plaisir de découvrir la vraie fin.

S'il y a vraiment du suspense tout au long du roman, avec des rebondissements, des pistes multiples, le fait d'avoir découvert une partie de la fin dès le premier quart du livre me laisse dubitative quant à toutes les critiques élogieuses qui font de Mary Higgins Clark une grande dame du suspense. Néanmoins, Rien ne vaut la douceur du foyer m'a procuré un très bon moment de lecture, idéal pour les transports en commun (chapitres courts) et pour se détendre.

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27 avril 2009

Oh Chéri Chéri **

** Si tu comprends cette référence musicale, c'est que toi aussi tu as un cerveau pourri par le top 50.

Lundi, lorsque je suis allée au ciné aux Halles, j'ai trouvé un petit dépliant très sympa que je vais partager avec vous. Ouais, je sais, j'suis trop bonne !

Il s'agit du numéro 8 de Parcours cinéma dans Paris qui, comme le nom l'indique, propose un parcours qui nous permet de marcher sur les traces de nos acteurs préférés. Ô joie !

Le dépliant du moment est consacré au film Chéri de Stephen Frears, avec Michelle Pfeiffer dans le rôle de Léa de Lonval, courtisane de son état et Rupert Friend en Chéri, tête à claques en chef. Ce parcours parisien nous propose de revenir sur six lieux clés du film tout en longeant la Seine ce qui peut être très agréable avec l'arrivée des beaux jours.

  • L'Hôtel Mezzara, au 60 rue la Fontaine (du côté du métro Jasmin), est l'hôtel particulier de Léa. Constuit en 1910-1911 par Hector Guimard à la demande de Paul Mezzara, un industriel du textile d'origine vénitienne, il est cédé en 1956 à l'Education Nationale et est aujourd'hui une annexe du foyer des Lycéennes.

l_a_balcon

  • L'immeuble "les chardons" au 2 rue Eugène Manuel est l'immeuble de Charles Klein, architecte et propriétaire de cette maison datant de 1903. C'est surtout de là que Chéri guette l'arrivée de Léa alors qu'il vient d'apprendre son retour imminent à Paris.

rupert

  • En 1893, Maxime Gaillard ouvre un petit bistrot qui est racheté en 1900 par Eugène Cornuché et deviendra LE restaurant à la mode. Maxim's, qui se trouve au 3 de la rue Royale, est le symbole de l'Art Nouveau et surtout le lieu où Chéri aime s'encanailler.

maxim_s

  • Le parcours se poursuit avec l'immanquable Place Colette (j'espère que tout le monde sait qu'avant d'être un film Chéri est un livre écrit par Colette, célèbre romancière de son état). Cette place prit le nom de Colette en 1966 et l'écrivain vécu au 9 de la rue de Beaujolais, qui donne sur les jardins du Palais-Royal. Près de la Place on peut voir la rue Saint-Honoré, le théâtre de la Comédie-Française, la galerie de Nemours ainsi que la Place André Malraux.

Comedie_Francaise

  • C'est près de la place du Panthéon qu'on trouve notre cinquième étape : l'église du Val-de-Grâce. C'est en effet ici que se marient Edmée et Chéri. Construite entre 1645 et 1667, cette église est de style classique et baroque français. Elle est accessible lors des offices dominicaux ou lors des concerts qui s'y déroulent régulièrement.

val_de_grace

  • La dernière étape (ou la première pour ceux qui, par esprit de contradiction, préfèrent faire le parcours en sens inverse) est la gare d'Austerlitz. C'est de là que partent Chéri et Edmée pour découvrir les lacs italiens lors de leur lune de miel. Même si pour se rendre en Italie le départ se faisait déjà à l'époque de la gare de Lyon (rénovée en 1900 pour l'Exposition Universelle), c'est la gare d'Austerlitz, datant de 1867, qui a accueilli le tournage de Chéri, comme bien d'autres films avant : Un long dimanche de fiançailles ou Les femmes de l'ombre.

gare

Fin du voyage les amis, tout le monde descend ! !

Je trouve cette idée de parcours cinéphile super bien vu. Si vous voulez d'autres idées pour vos promenades dominicales, jetez un oeil sur le site. Vous y trouverez sept autres parcours ! J'ai déjà repéré le parcours Ratatouille, pour la grande-petite fille que je suis, et Le diable s'habille en Prada pour mon côté pouffette ! Je suis bien tentée de faire celui de Musée haut, musée bas, histoire de mettre le feu à tous les endroits qui ont accueilli une pareille bouse.

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24 avril 2009

Un mini-mini-tout riquiqui- repas à la Mosquée de Paris

Mardi dernier, nous avons décidé, Mère et moi, d'aller déjeuner au restaurant de la Mosquée de Paris. J'avais tout entendu au sujet de cet endroit, certains l'adorent, d'autres le fuient. C'est vrai que ça fait un peu "truc à touriste" ou pire "truc pour parigots en manque de verdure et d'exotisme". Mais il ressortait principalement des critiques que le lieu était dépaysant malgré un accueil mal aimable. Et bien, après y avoir passé une petite heure, je dois dire que le restaurant de la Mosquée de Paris est un endroit très charmant mais où on est reçu comme des merdes ! Non, non, je n'abuse pas.

Tout a commencé lors de la réservation :

Mère : "Bonjour, je voudrais réserver une table pour deux pour mardi midi" Une dinde : "ouai (dit sur un ton qui veut dire "putain tu m'emmerdes"), pour quelle heure ? " Mère : "oh ba pour 12h45, si ça ne pose pas de problème... " La dinde : "ba non hein, c'est ok."

Mouais... Je voudrais pas jouer les chochottes pour qui il faut dérouler le tapis rouge dès qu'elle éternue mais quand même, c'est pas très engageant.

Bref, le pire reste à venir.

Déjà, on est accueillies par un bonhomme, plus rustre tu meurs, limite il t'entraîne par le bras. 

On prend place autour d'une table, jolie certes mais surtout extrêmement bancale, et on attend notre serveur. Et alors là, grand moment ! Le mec ne comprenait rien à ce qu'on lui disait. Mais vraiment rien. Il a fallu qu'on reprenne plusieurs fois pendant que lui acquiesçait comme un bênet. Pourtant, on ne demandait pas la lune : deux bricks à l'oeuf, deux salades marocaines, un jus d'orange et une Vittel.

Il arrive finalement avec notre commande : un jus d'orange, UNE brick, UNE salade et une carafe d'eau.

mosqu_e_miam

Désolée, je sème des tickets de métro partout. Et encore, vous avez de la chance car ma mère elle, c'est ses chewing-gum qu'elle colle n'importe où. Porcasse.

Donc, comme vous pouvez le constater, il manque la moitié de la commande et la Vittel est passée à la trappe. Très optimiste, et un peu cruchon, je dis à Mère : "oh ba, c'est peut-être fait exprès, on va avoir l'autre partie ensuite... " C'est d'ailleurs pour ça que je n'ai pas jugé bon de me faire un tour de reins pour prendre la salade marocaine en photo, j'attendais le 2° round. Ouai, ba quequette le 2° round. Il attend, avec la bouteille d'eau ! Sinon, sur le contenu des assiettes ba... ça casse pas des bricks (mouhahaha ^^). La brick à l'oeuf était toute sèche, et sincèrement, les trois bouts de salade font plus pitié qu'autre chose. La salade marocaine, moitié carotte, moitié aubergine, est quant à elle assez bonne, mais bon... c'est le genre de quantité qui me calle juste une dent creuse.

Quand on a vu arriver le plateau de pâtisseries, et donc quand on a compris que notre partie salée s'arrêtait là, on s'est regardées, partagées entre l'incompréhension et l'envie de rire.

p_tisseries_mosqu_e

Donc notre charmant serveur, qui était vraiment souriant malgré tout, nous apporte le plateau qu'il laisse là, sur notre table déjà pas bien grande, sans nous apporter nos petites assiettes... Après quelques loooooooongues minutes, elles arrivent enfin. Par contre, le plateau reste sur la table. Genre, si t'es super gourmand, t'en manges cinq d'un coup et après, tu passes à la caisse ! De notre côté, on a été raisonnables : deux pâtisseries chacune. J'étais super tentée par les gros machins tout rose mais mon voisin m'a dit de ne surtout pas en prendre car ils étaient super durs. Bon ok, j'obéis. J'ai donc pris un loukoum, juste immonde, un vrai chewing-gum, et un autre gâteau au miel, ma foi, assez bon.

Fin de cette expérience plutôt malheureuse... Dois-je ajouter que les toilettes puent les chiottes de bar à trois heures du mat' quand plus personne sait viser le trou et que le couscous coûte entre 16 et 20 et quelques euros ?

Le restaurant de la Mosquée de Paris m'a donc beaucoup déçue. Néanmoins, il reste un très bel endroit où il doit être très agréable de se retrouver entre copines sur les banquettes, autour d'un thé (qui n'est pas mauvais d'ailleurs). Le cadre est vraiment agréable, coloré, mille et une nuits-esque (oui, j'invente des mots).

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C'est où ? Restaurant de la Mosquée de Paris, 39, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005

Pour réserver : 01.43.31.18.14

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23 avril 2009

Controverses. Photographies à histoires, à la BNF

controversesJe n'avais pas vraiment prêté attention à cette exposition avant de lire le dossier qui lui est consacré dans le magazine L'Oeil (que j'avais acheté à la base pour son dossier Le siècle des Lippi). Décidemment, j'aime de plus en plus ce magazine, même si j'aime beaucoup Arts Mag auquel je suis abonnée.

Après avoir vu quelques exemples de photos dans le magazine et surtout mieux saisi le but de l'exposition, j'ai vite compris que l'événement valait vraiment le déplacement.

Plus je vois d'expos et plus je m'aperçois que je suis toujours plus emballée par celles consacrées à la photographie qu'aux autres formes d'art. La photographie me plaît pour son paradoxe : elle est la représentation du réel la plus "vraie", la plus instantanée, mais aussi la plus fourbe !

L'exposition Controverses joue d'ailleurs avec ces deux caractéristiques de la photo.

La BNF nous propose quatre-vingts oeuvres, présentées chronologiquement, qui ont toutes, soit pour ce qu'elles montrent, soit pour les débats qu'elles ont déclenchés, soit pour leur contexte, fait l'objet de vives polémiques.

Le parcours de l'expostion est triplement enrichissant, rien que ça !

Tout d'abord, toutes les photos sont, d'un point de vue esthétique, intéressantes, voire belles. On retrouve par exemple la photo de Richard Avedon -qu'on avait déjà pu découvrir au Jeu de Paume- Dovima et les éléphants.

dovima_avedon

On découvre également des photos à l'origine de procès, qui nous permettent d'apprendre certaines dates clés de l'histoire de la photographie. Par exemple, le célèbre portrait d'Oscar Wilde par Napoléon Sarony est à l'origine du procès qui reconnu à l'art de la photographie le statut d'oeuvre d'art. Ainsi, à partir de 1882 aux Etats-Unis (et vingt ans plus tôt en France) la photographie (et le photographe) est définitivement protégée de la contrefaçon.

oscar_wilde

Enfin, cette exposition nous amène à nous poser beaucoup de questions, principalement d'ordre moral, sur le rôle de la photographie, sa place, ainsi que celle du photographe, notamment lorsqu'il est journaliste.

Avec la photographie de Sartre, utilisée pour une exposition à la BNF justement, sur laquelle on a choisi de faire disparaître la cigarette qu'il tenait dans la main, on peut se demander jusqu'où peut-on retravailler une photo, jusqu'à quel point peut-on changer la réalité qu'elle est censée montrer ? En effet, cette pratique me semble totalement ridicule, d'autant plus quand il s'agit de personnages comme Sartre, ou dernièrement Coco Chanel (apparemment certains cherchent à faire retoucher l'affiche du film sur laquelle on voit Audrey tautou une clope à la main), connus pour fumer comme des pompiers ! La cigarette faisait intégralement partie du mode de vie des gens d'une certaine époque, et fait partie intégrante de certains personnages comme Gainsbourg.

sartre

Plus sérieusement encore, l'exposition soulève la question du rôle du photographe-reporter, avec la photographie de la petite Omayra, décédée suite à la catastrophe du volcan Nevado del Ruiz en 1985. Les photographes avaient-ils le droit d'immortaliser le visage de cette petite fille condamnée ? Mais s'ils ne l'avaient pas fait, se souviendrait-on encore aujourd'hui de son existence ?

omayra

J'ai été bouleversée par l'histoire de la photo prise par Kevin Carter montrant une petite fille moribonde s'écroulée au sol et suivie par un vautour qui semble attendre sa mort. Cette photo a fait grand bruit : comment peut-on témoigner d'un tel drame sans y prendre part activement ? Kevin Carter aurait-il dû venir en aide à cette petite fille ou a-t-il eu raison de se contenter de faire son travail, qui consiste à témoigner ? Malgré d'innombrables critiques, on attribua à Carter le prix Pulitzer en 1994. Mais ce dernier préféra se donner la mort trois mois plus tard. Je trouve cette histoire atroce. D'une part, on ne peut s'empêcher de se demander si la petite fille s'en est sortie ou pas... Et puis on pense à Carter, à cet homme qui finalement n'a fait que son travail. Je suis vraiment très partagée sur cette question du rôle du reporter. Evidemment, une partie de moi me souffle qu'il est inconcevable de photographier pareille scène, mais d'un autre côté, sans ce genre de photo, il n'y aurait plus de témoignage. D'autre part, c'est avec des photos coup de poing qu'on parvient à réveiller les gens. J'ai lu quelques avis sur certains sites et je trouve un peu facile les commentaires de ceux qui se contentent de traiter Carter de "salaud" ou de "charognard". Encore une fois, je ne trouve pas ça constructif et puis je pense surtout que cette histoire est bien trop compliquée pour qu'on la juge en un mot. Qu'en pensez-vous ?

carter

Pour finir sur une touche un peu plus glamour, on peut voir lors de cette expo une photo de Guy Bourdin qui porta plainte pour plagiat. Je n'ai pas réussi à vous retrouver la photo exacte, mais ça fonctionne aussi avec celles-ci

guy_bourdin

Et oui ! Madonna est une vilaine copiteuse ! Plus sérieusement, le fait que les photos de Bourdin aient influencé le réalisateur du clip Hollywood, Modiano, nous amène à nous poser des questions sur la frontière qui sépare plagiat et inspiration. En effet, peut-on protéger l'oeuvre d'un artiste sans nuire à la liberté d'expression d'un autre ? Le problème est d'autant plus épineux ici que le medium est différent, on a d'un côté une image fixe de l'autre des images animées.

J'espère avoir su vous montrer toutes les richesses dont regorge cette exposition ! Avant de vous laissez filer à la BNF, quelques consignes : même s'il n'y a que quatre-vingts oeuvres à voir, il y a beaucoup de texte à lire ! Prévoyez donc deux bonnes heures. Par ailleurs, j'ai fortement regretté de ne pas avoir sur moi l'un de mes précieux carnets pour noter toutes les informations que nous donnent les textes accompagnant les photos. Heureusement, j'ai un cerveau hors du commun, mouhahaha ! Sérieusement, si le sujet vous intéresse vraiment, prenez de quoi noter.

C'est où ? A la BNF -site Richelieu- 58, rue de Richelieu, (mais l'entrée se fait par le 8, rue des Petits-Champs jusqu'à fin avril à cause des travaux) M° Bourse, Palais-Royal ou Pyramides

C'est quand ? Jusqu'au 30 mai 2009. Le mardi et le mercredi de 10h à 19h, le jeudi, le vendredi et le samedi de 10h à 20h et le dimanche de 12h à 19h.

C'est combien ? 7 euros pour le tarif plein, 5 euros pour le tarif réduit

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22 avril 2009

Les films du mois d'avril, partie III

Cette semaine a été très chargée en expos et du coup, je n'ai pas pu voir beaucoup de films. Grosse séance de rattrapage en perspective !

dans_la_brume_electriqueDans la brume électrique, de Bertrand Tavernier

C'est quoi ? En Louisiane, le détective Dave Robichaux (terrible Tommy Lee Jones), est sur les traces d'un tueur en série. Sa route croise alors celle d'Elrod Sykes, un réalisateur venu tourner un film produit grâce au financement de Baby Feet Balboni, un enfoiré de première. Il confie à Dave avoir trouvé le corps décomposé d'un homme noir dans les marais. Cette information, qui n'a rien à voir avec le tueur en série que Dave recherche, va le bouleverser et faire resurgir des souvenirs de son passé.

Et alors ? Je ne peux pas vous donner de véritables raisons mais ce film ne m'a pas emballée. Pourtant, il s'agit d'une affaire criminelle -et j'adore ça, niark niark-, les acteurs sont très bons, mais avec moi, ça n'a pas pris. Je pense que le film doit être vraiment plaisant si on a déjà lu le livre de James Lee Burke avant. En effet, j'ai trouvé le scénario un peu embrouillé, avec des passages du genre fantastique. Du coup, j'avais dû mal à comprendre ce qui était vrai, ce qui était faux, d'autant plus que le personnage principal est sujet à des hallucinations. Par contre, l'esprit de la Louisiane est là, certaines images sont magnifiques, d'autres bouleversantes. J'ai vu ce film avec une personne qui avait lu le bouquin (j'ai vraiment de mauvaises fréquentations) et d'après elle, le film retranscrit bien l'ambiance décrite par l'auteur (notamment la présence quasi-permanente de la pluie) mais comme toujours, il manque beaucoup d'éléments. Une dernière chose, faut bien que je fasse mon petit coup de gueule du jour, je trouve scandaleux que le titre du livre, ressorti à grand tirage pour l'occasion, soit réduit de moitié pour coller au film. Le livre s'intitule Dans la brume électrique avec les morts confédérés. Bordel ! Même si j'ai pas accroché, je ne veux pas vous décourager d'aller le voir car il est tout de même très appréciable par de nombreux points.

adorationAdoration, de Atom Egoyan

C'est quoi ? Après avoir entendu le récit d'un attentat terroriste manqué en classe, Simon réinvente l'histoire de ses parents, morts lorsqu'il était enfant. Il raconte son histoire, dans laquelle son père est un terroriste et sa mère une victime, en classe, encouragée par sa prof de français (qui sait pourtant qu'il s'agit d'une invention) puis sur Internet. A partir de là, l'histoire de Simon fait rapidement le tour du monde et déclenche de grands débats sur le net.

Et alors ? Adoration m'a fait l'effet de montagnes russes. Certains passages sont horriblement lents et longs, tandis que d'autres sont tellement intenses que je me suis rongé les ongles jusqu'à l'os ! Ce film est donc un mélange de grands moments de réflexion, sur la religion, les attentats, et surtout les nouvelles technologies et moyens de communication, et de suspense. J'ai été très intriguée par le personnage de la prof, qui m'a mise vraiment très mal à l'aise. Son rôle est vraiment très ambigu, on ne parvient pas à savoir si elle cherche à aider Simon, si elle est cinglée, ou autre. Un film à voir pour les questions qu'il soulève.

rachel_se_marieRachel se marie, de Jonathan Demme

C'est quoi ? A l'occasion du mariage de sa soeur, Kym, qui se trouve en cure de désintox, retrouve sa famille et avec elle, les conflits et les crises. Il faut dire que Kym semble vouloir mettre enfin des mots sur ses maux et ressort les cadavres des placards pour enfin avoir une explication avec les siens.

Et alors ? Comme avec Adoration, j'ai adoré Rachel se marie à certains moments et me suis profondément ennuyée à d'autres. J'ai trouvé que certains passages étaient beaucoup trop longs (le film dure presque deux heures...) et surtout trop bavards inutilement. Par contre, j'étais vraiment sous le charme à chacune des apparitions de Kym. Aussi bien pour Anne Hathaway qui est renversante (enfin un rôle qui lui va !) que pour le personnage en lui-même que j'ai trouvé vraiment intéressant. Kym est à la fois touchante et agaçante. Elle énerve par son côté égocentrique, elle a besoin que tout le monde s'intéresse à elle et ne supporte pas qu'on parle d'autre chose que de ses problèmes. D'un autre côté, on admire sa détermination car dans sa famille, elle est bien la seule à vouloir discuter des choses qui fâchent. Entre un père qui tombe carrément dans le déni, une belle-mère chialeuse, une mère démissionnaire et une soeur blessée et jalouse, elle et son franc-parler dérangent. Rachel se marie est un film très réussi lorsqu'il se concentre sur les relations humaines, il traite également très bien les problèmes liés à l'addiction et leurs retombées au sein d'une famille. Il aurait donc gagné à être un peu plus court, à être plus centré sur le personnage de Kym.

Une semaine en demi-teinte donc avec des films que je ne peux absolument pas qualifier de mauvais mais pas d'incontournables non plus.

La dernière semaine d'avril s'annonce super chargée.

Elle commencera pour moi demain avec l'inévitable Coco avant Chanel que je vais voir avec Mère. J'ai commencé à lire sa biographie et j'en suis pile à la moitié (après Deauville), donc je suis à point pour le film ! Et pour le week-end, j'ai prévu Still Walking, Ils mourront tous sauf moi et éventuellement Celle que j'aime (je me pâme devant Marc Lavoine !). Côté rattrapage, je souhaite toujours voir Un été italien, Villa Amalia et Tokyo Sonata. Par contre, alors que je ne pensais pas voir OSS 117 (j'ai pas du tout aimé le premier) ma Lucette a réussi à me convaincre qu'il était super. Tu fais chier Lucette ! Quant à La dernière maison sur la gauche, je suis très tentée mais il faut que je trouve quelqu'un pour m'accompagner car je suis une vraie flipette !

Et vous, quel est votre programme ciné ?

Posté par yottidottir à 17:00 - Septième art - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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