29 mai 2009
Bilbo le Hobbit, de J.R.R. Tolkien
Bilbo Baggins coule une vie paisible dans son trou : il boit du thé, mange de succulents petits gateaux et fume sa pipe. Bref, il mène une existence de Hobbit ! Mais un matin, Gandalf accompagné de treize nains bouleversent son quotidien. Bilbo se retrouve embarqué malgré lui pour une suite d’aventures (mésaventures ?), qui devront le mener jusqu’à la Montagne Solitaire. Le courageux Hobbit devra affronter des Trolls, des gobelins, le schizophrène Gollum, afin d’aider les nains à récupérer leur trésor, sur lequel veille le terrifiant dragon Smaug. C’est donc une véritable épopée que va vivre Bilbo, lui qui pourtant aime la tranquillité et la douceur de sa colline. Il en sortira changé, se découvrira téméraire, courageux et vaillant, mais aussi riche et propriétaire d’un fameux anneau !
Je ne serai pas très objective dans mon appréciation car j’ai un secret à révéler : j’ai toujours rêvé d’être un Hobbit ! J’adore ce petit peuple, leur caractère, leurs habitudes, leurs coutumes, leur hospitalité et leur goût pour la fête. J’ai donc adoré suivre les aventures périlleuses de Bilbo. Admiration hobbitesque mise à part, Bilbo le Hobbit est un livre vraiment charmant, extrêmement bien écrit. Tolkien est un grand philologue est cela se ressent dans sa manière d’écrire : les mots ont véritablement un sens pour lui, il utilise donc le bon terme au bon moment, n’alourdit pas ses phrases inutilement, ne se perd pas dans des détails même lorsqu’il doit décrire méticuleusement une situation ou un paysage. Ce livre censé s’adresser aux enfants est un réel petit bonheur pour les grands ! De plus, il permet de découvrir comment l’anneau, qui sera au centre des trois volumes du Seigneur des Anneaux, arrive entre les mains de la famille Baggins.
Après cette lecture, je n'ai qu'une seule chose à dire : vivement le film !
28 mai 2009
Le tag des plaisirs
Petit tag, piqué chez Poleen, que je trouve très mignon et finalement assez révélateur ! Si j'ai trouvé certains plaisirs très facilement, instantanément, je dois dire que pour d'autres, c'est coton. Je sèche d'ailleurs encore pour quelques-uns, l'inspiration viendra peut-être en écrivant.
Un plaisir des yeux (pour lequel la photo s'impose):

Un plaisir que l'on partage :
Un fou rire, voire des fous rires !
Un plaisir d'enfance :
Tous les moments passés avec Daddy en général, nocturnes en particulier. Tous les mardis soirs, j'avais le droit de me coucher à pas d'heure, et comme mon père se couchait très très tard, je restais avec lui jusqu'à ce que je tombe de fatigue. On faisait tout et rien, on regardait surtout la télé et parfois on faisait des crèpes en plein milieu de la nuit. C'est sans doute de cette époque que me viens cette habitude de ne jamais me coucher avant minuit.
Un plaisir odorant :
Mon parfum sur un vêtement en velours, synonyme de soirées victoriennes décadentes ! Incroyable comme une odeur peut changer en fonction du tissu qui l'a absorbée.
Un plaisir égoïste :
Prendre un bain. J'en prends très peu, par conscience écologique, ce qui me permet de vraiment les apprécier quand je cède à ma faiblesse ! Je n'aime pas particulièrement les partager et préfère les prendre quand je suis seule chez moi, ça me vide la tête mieux que tout autre chose.
Un plaisir inconnu :
Jouer et faire des calinoux à Barnabé, le bouledogue français que je rêve de m'offrir depuis cinq ans. Je compense avec la gentille petite chienne des voisins mais ce n'est pas la même chose !
Un plaisir de goût :
Sans aucune hésitation les oeufs cocotte ou à la coq avec des mouillettes au beurre salé ! Mon plaisir du dimanche matin, quand j'ai tout mon temps pour déjeuner. En général, j'ai un magazine pas loin, la radio allumée ou la télé branchée sur les émissions de Paris Première ou de France 5. J'ai même un Barbapapa en plastique rose qui me permet de faire les oeufs à la coq au micro-ondes, la grande classe !
Un plaisir qui ne coûte rien :
Rendre service à quelqu'un et constater que ça lui fait vraiment plaisir. Pas plus tard qu'hier, une petite dame m'a demandé de l'aider à avancer un bout de chemin et m'a remerciée mille fois en me répétant que j'étais très aimable et charmante. ça vaut tout l'argent du monde, non ? ! Autre petit exemple, il y a quelques semaines, une gentille dame m'a abritée sous son parapluie le temps de faire la queue au ciné, du coup, je l'ai invitée (j'ai la carte illimitée pour deux personnes), et elle m'a remerciée en me donnant des bonbons ! Echange de petits plaisirs sans prétention qui mettent un peu de joie dans un dimanche parisien pluvieux !
Un plaisir honteux :
Alors là, gros dossier... Mon grand plaisir, quelque peu honteux je dois dire, est de faire pipi dans la rue ! Mais pas de pisser comme un vulgaire bâtard pour marquer mon territoire, non, non ! Mon plaisir est en vérité un challenge, celui de faire pipi partout dans Paris, dans des lieux insolites. J'ai déjà oeuvré dans le parc de Bercy, sur le Ministère des Finances, devant le Quai de la Râpée sur un parking de voitures de police (là, j'ai franchement honte), sous les arcades de la Place des Vosges,... Mon coup de maître pour l'instant est d'avoir fait ma petite affaire dans une fontaine à Montmartre. Malheureusement, le mauvais temps de l'été dernier m'a fait prendre du retard (il vaut mieux être vêtue légèrement pour ne pas se louper !) Le coup ultime sera d'arroser la Tour Eiffel !
Un plaisir hors de prix :
Ce n'est pas vraiment un plaisir hors de prix, vu l'"objet", mais un plaisir qui nécessite une certaine somme d'argent

Je vénère cette voiture depuis des années. Si je continue de la vénérer quelques temps encore, je pourrais m'en trouver une pour une bouchée de pain (dit-elle pour se rassurer).
Un plaisir défendu :
Je sèche complètement... J'y ai pensé toute la journée, impossible de trouver une réponse vraiment vraie. A croire que je ne m'interdis rien !
Un plaisir à venir :
A court terme, me replonger dans un excellent roman commencé hier soir. A moyen terme, passer la soirée de vendredi avec une très bonne amie. A super long terme, enfin découvrir Reykjavik.
Un plaisir de l'esprit :
Sans une seconde de réflexion : parler de Mulholland Drive de David Lynch ! J'ai passé des heures, des nuits, des semaines à décortiquer ce pu**** de film jusqu'à la moelle, j'ai rédigé des dizaines de pages de théories, si bien que je le connais absolument par coeur. Il suffit de lancer le sujet et je pars pour des heures de blabla, les joues écarlates d'excitation. Jamais aucune autre oeuvre ne m'a fait cet effet.
Un plaisir narcissique :
Que des inconnus me complimentent sur mes cheveux ou sur mes vêtements. En tout bien tout honneur j'entends. J'apprécie davantage quand les compliments viennent de femmes (généralement, ils concernent mes cheveux) car je sais que ça nous arrache la gueule, à nous femelles, de complimenter une congénère ! J'ai déjà eu de très beaux compliments d'hommes, qui eux s'attachent plus aux look, comme ce monsieur, lui-même très bien mis, qui avait traversé la rue pour me dire : "Permettez-moi mademoiselle de vous dire que vous êtes très élégante", avant de repartir sagement, sans chercher quelconque invitation au voyage.
Un plaisir simple :
Allumer la télé et constater qu'il y a un film bien ! C'est malheureux car cela ne devrait pas être un "plaisir" mais une habitude. On nous gave de tellement de bêtises... Dernière belle surprise en date, Sunset Boulevard, dimanche soir sur Arte.
Un plaisir littéraire :
Être épatée par un roman dont je n'attendais rien. Me faire surprendre par une histoire au début simple, voire simpliste, qui débouche sur une intrigue étonnante. Refermer un livre et ne souhaiter qu'une seule chose : l'oublier pour le relire !
Je ne suis pas une peau de vache, donc je ne taggue personne, mais je vous encourage à le faire, même sans publier vos réponses sur votre blog. C'est un tag qui fait plaisir en nous obligeant à penser à de belles choses !
27 mai 2009
Les films du mois de mai, partie IV
Seulement trois films au programme cette semaine -et pas que des chefs d'oeuvre, qu'on se le dise- ce qui est assez décevant.
Heureusement les chaînes câblées étaient là pour mettre un peu de joie dans cette semaine cinématographiquement déserte. Je vous le disais la semaine dernière, pour fêter le Festival de Cannes, mon fournisseur TV m'a offert le bouquet des chaines ciné et le bouquet Canal + jusqu'au 24 mai... sauf que encore aujourd'hui quatre chaînes semblent faire de la résistance et me laissent encore profiter de leur alléchante programmation ! Si seulement ils pouvaient m'oublier et me les laisser à vie ! Du coup j'ai pu revoir des films que j'avais adorés comme Les Promesses de l'ombre ou Deux jours à tuer et voir des gros navets que j'avais eu l'intelligence d'éviter comme The Eye ou Les Chansons d'amour. Avec une bonne dizaine de films vus grâce à ces chaines, je vous ferai une petite review télé très bientôt, ça compensera les maigres billets ciné de ces derniers temps. Sympa la truie, nan ? !
Confessions d'une accro du shopping, de P.J. Hogan
C'est quoi ? Becky Bloomwood, pétillante journaliste, rêve de travailler pour un magazine de mode. Et la mode, ça la connaît ! ça la connait tellement qu'elle se retrouve endettée et harcelée par un "huissier". Cette situation délicate ne fait qu'empirer lorsque Becky est employée malgré elle par un magazine financier, dirigé par le beau Luke dont elle tombe folle amoureuse.
Et alors ? Les livres de Sophie Kinsella étaient tellement cucul la praline que je me suis arrêtée au deuxième tome. Je n'attendais donc pas grand chose de ce film, étant donné que les adaptations sont rarement de grande qualité. Confessions d'une accro du shopping n'est malheureusement pas l'exception qui confirme la règle ! C'est un chick-pic si coloré qu'il en devient écoeurant, bavard voire gueulard, un peu hystérique mais surtout très prévisible. OK, il s'agit d'une comédie romantique tendance poufiasse, il ne faut donc pas s'attendre à un scénario alambiqué, mais à ce point, c'est tout de même un peu limite. Il n'y a strictement aucune surprise, même les pseudo-rebondissements sont prévisibles, et l'intrigue en elle-même est vraiment débile, il n'y a pas d'autres mots. Néanmoins, il n'y a pas QUE du négatif dans ce film, qui remplit bien son rôle de divertissement pétillant pour fifilles : on y trouve une b.o. qui bouge, une belle histoire d'amitié, l'inévitable histoire d'amour et des tonnes de fringues. Il faut quand même préciser que les looks de Becky sont absolument hideux mais ils ont le mérite d'être très personnels ! Concernant le casting, je dois avouer que je ne suis pas convaincue par Isla Fisher dont le visage et le sourire sont aussi crispés que ceux d'une Miss France constipée, mais elle est vive et parvient à nous faire sourire à deux ou trois reprises (notamment lors de la scène de danse). Deux grands acteurs sont là pour relever le niveau Kristin Scott-Thomas (dont je me lasse un peu, j'ai l'impression qu'elle joue la vieille coincée dans tous les films du moment) et John Goodman, so irresistible ! Mais mon coup de coeur est Krysten Ritter, qui jouait une des amies de Rory dans Gilmore Girls, et qui me fait bien délirer avec sa tête de freak à la Christina Ricci. Un film à voir pour ce qu'il est, entre copines ou pour faire passer un dimanche pluvieux. Obligation de laisser son cerveau au vestiaire, ce qui n'est pas toujours désagréable. A noter qu'à la fin de la projection les spectateurs ont... applaudi. Oui, oui... J'avais vu ça deux fois auparavant, pour La Môme (ce que je peux comprendre) et pour Musée Haut, Musée Bas (ce que je ne peux absolument pas comprendre !) Les gens sont fous !
Vengeance, de Johnnie To
C'est quoi ? Un cuisiner, ancier tueur à gages, vient à Hong-Kong où vit sa fille pour venger sa famille assassinée. Incapable de se débrouiller seul dans cette ville inconnue, il engage trois autres tueurs qui l'aideront dans sa quête, mise à mal par de grosse pertes de mémoire.
Et alors ? J'avais adoré le dernier film de Johnnie To, Sparrow, et au risque de vous surprendre, j'ai beaucoup d'affection pour Johnny Hallyday, que je trouve généralement bon acteur (très sobre, la force tranquille). Je m'attendais donc à un film prenant et surprenant mais j'ai été plutôt déçue. Esthétiquement, Vengeance est superbe. Beaucoup de scènes se passent de nuit, sous la pluie ce qui est très cliché mais efficace. Certains effets sont vraiment plaisants, notamment lorsque le sang gicle comme un nuage, au ralenti (façon jeu vidéo, vous voyez). Mais côté scénario et réalisation... ppffff ! C'est laborieux ! L'histoire, qui est enthousiasmante au départ, devient assez vite lassante parce que trop improbable (je pense surtout à la mémoire du personnage principal qui lui fait faux-bond juste au moment où il en a besoin, de manière vraiment grotesque). Mais le pire dans tout ça ce sont les dialogues. Ils sont foireux, mais foireux ! Presque ridicules ! ça ne m'étonne pas que le film ait provoqué quelques rires lors de sa projection cannoise... Du coup, et c'est bien ce qui m'embête, Johnny à par moments l'air très con, alors que je peux vous jurer que même Sean Penn aurait l'air d'un débile profond avec un texte pareil. Reste de beaux moments de complicité et de solidarité masculine, quelques bons mots, et un trio de tueurs hong-kongais vraiment séduisant.
Etreintes Brisées, de Pedro Almodovar
C'est quoi ? Harry Caine, un scénariste aveugle, revient sur sa plus belle histoire d'amour, vécue il y a quatorze ans avec une apprentie actrice aussi divine que passionnée, mais liée à un autre homme, possessif et jaloux.
Et alors ? On peut classer les films d'Almodovar sous deux catégories : les films vifs, colorés, féminins, qui ont fait de lui le pape de la Movida, et les films plus sobres, introspectifs, qui font de lui un réalisateur qui sait se renouveler. En voyant la bande-annonce d'Etreintes Brisées, j'ai bien cru qu'on allait assister à la naissance d'une troisième catégorie, celles des films chiantissimes et ratés. Mais dès les premières secondes, j'ai su que la seule chose de ratée dans cette affaire était cette fichue bande-annonce (qui finalement n'est pas si mal puisqu'elle nous permet d'avoir de bonnes surprises tout au long du film). Pour moi, Almodovar signe ici son film le plus recherché d'un point de vue psychologique mais aussi au niveau du scénario qui nous réserve de discrets mais multiples rebondissements et révélations. Esthétiquement, on retrouve tout ce qui nous fait aimer l'univers d'Almodovar, des couleurs acidulées, saturés, une utilisation maitrisée de la lumière et des gros plans (technique que je déteste habituellement).

Etreintes Brisées m'a surtout plu parce qu'il est une immense déclaration d'amour au cinéma, celle que se doit de faire tout grand réalisateur à un moment donné. Comme j'en parle beaucoup ici en ce moment, j'ai été ravie de voir toutes les références faites à Audrey Hepburn (Almodovar a demandé à Penélope Cruz de revoir tous les films de l'actrice), je n'avais jamais remarqué la ressemblance entre les deux actrices, qui n'ont pourtant pas grand chose en commun, si ce n'est ces deux grands yeux qui leur dévorent le visage.

Mais le coup de maître d'Almodovar c'est de se permettre de faire du Almodovar dans du Almodovar ! Je veux parler ici du film d'Harry Caine, qui rappelle ses films des vingt premières années, notamment Femmes au bord de la crise de nerfs. Son génie est de nous donner envie de connaître la suite de ce film "inventé" en nous proposant juste quelques scènes ! Impossible de parler de ce film sans évoquer le casting composé d'acteurs incroyables, particulièrement Lluis Homar (à qui j'ai trouvé des airs de Jack Nicholson) parfait dans ses deux rôles. Quant à Penélope, je crois bien qu'elle n'a jamais été aussi bien filmée, aussi bien mise en valeur. Après ça, elle semblerait presque fadasse dans Vicky Cristina Barcelona. Pedro Almodovar la rend encore plus belle qu'elle n'est, la hisse au niveau des sublimes actrices des années 50, elle est presque irréelle tant sa beauté est saisissante.

Néanmoins, bien que très recherché et très abouti, Etreintes Brisées ne sera pas mon Almodovar préféré, car je n'ai pas ressenti beaucoup d'empathie pour les personnages. J'étais passionnée par l'intrigue mais mes sentiments pour les personnages sont restés très superficiels. Parle avec elle reste donc mon n°1 !
P.S. : Si vous vous interrogez sur la compréhension du film, sachez que malgré une construction en flash-back, il est tout à fait compréhensible ! J'ai lu que certains l'avait trouvé tordu, complexe, et deux spectatrices qui étaient dans ma salle ont soupiré à la fin en ajoutant qu'elles n'avaient rien compris... C'est pourtant très simple.
Nouvelle semaine, nouveau programme, mais toujours aussi pauvre que ces dernières semaines... C'est d'un triste. A voir absolument, Looking for Eric, parce que Ken Loach, parce que le foot, parce que Cantona. J'irai également voir Quelque chose à te dire, en espérant que tous les meilleurs passages ne soient pas ceux utilisés dans la bande-annonce. Et c'est tout pour les incontournables de la semaine. Si je m'ennuie, j'irai voir Jusqu'en Enfer, même si je n'ai plus beaucoup d'espoir de frissonner devant un film d'horreur, et The Other Man (qui ne dure qu'1h30).
Et vous, quels sont vos coups de coeur de la semaine passée, vos envies de la semaine à venir ?
Quelques nouvelles du front
Que s'est-t-il passé au cours de cette presque-semaine d'absence ? A vrai dire, pas grand chose car entre le boulot et ce temps atroce qui alterne entre chaleur intenable et pluies diluviennes, je ne suis pas beaucoup sortie.
Je ne voudrais pas jouer les chieuses, ni vous laisser penser que mon emploi du temps des derniers jours est tellement vide que je suis obligée de parler de la pluie et du beau temps, mais il faut bien que je dise deux-trois petites choses sur la météo de ces derniers jours et surtout de son incidence sur les comportements humains, plus précisément masculins. Oui madame, vous êtes sur un blog intelligent ici !
Tout d'abord, il faut que vous sachiez que je déteste la chaleur autant que certains haïssent la pluie. Dès que le mois d'avril pointe son nez, j'angoisse à l'idée que je vais devoir troquer mes confortables pulls en cachemire contre des robes légères (même si j'adore les robes, ne confondez pas tout), mes écrase-merdes Doc de guerrière contre de précieuses sandalettes et surtout SURTOUT que le simple fait de respirer va me faire transpirer comme un cochon ! Dès que les beaux jours arrivent, je déteste ma frange qui me donne l'impression d'avoir une couverture polaire sur le front, je déteste mes cheveux dans leur intégralité et rêve de les raser pour être débarassée définitivement de ce lourd tapis persan, je ne pense qu'à prendre des douches, m'étaler en étoile de mer et ne plus bouger. La chaleur m'assome, la transpiration toute collante me répugne : je déteste les beaux jours ! Si certains rêvent de passer l'été en France et de partir tout l'hiver dans les îles, mon idéal serait d'être sur Paris de septembre à avril et de vivre en Islande ou, plus vraisemblable, en Bretagne dès le premier jour de mai.

Bien sûr, vous allez me dire que les beaux jours ont pour eux certains avantages... Certes. J'ai déjà pu profiter d'une demi-douzaine de terrasses pour siroter mon Coca Light (avouez, vous étiez persuadés qu'un troll comme moi ne buvait que de la bière, hein ? !), j'ai même déjeuné en terrasse lundi. Le problème, c'est que le soleil, là-haut, il bouge le saligot ! Et alors qu'on pense être pénard à l'ombre, on se retrouve en deux temps trois mouvements avec une insolation. C'est comme ça que, le temps que notre addition arrive lundi, je me suis retrouvée avec le nez et les bras rouge coq et surtout envahis de tâches de rousseur. Fifi Brind'Ass sort de ce corps ! Je m'estime tout de même heureuse de supporter le soleil un peu mieux que certains autres rouquins car mes parents m'ont toujours laissée m'exposer ne serait-ce qu'un petit quart d'heure par jour (Ô joie) et j'ai donc une minuscule résistance solaire non négligeable.
Mais le vrai problème que me posent les grosses chaleurs, c'est que les mecs semblent également l'être, en chaleur...
Samedi, alors que le temps n'était pas des plus éclatants mais sympa tout de même, je pars en quête d'une nouvelle robe (que j'ai trouvée d'ailleurs), vêtue d'une robe (c'est quand même plus pratique pour les essayages qu'un passe-montagne). Très sobre la robe, plutôt évasée, marron, portée avec des collants plus opaques tu meurs, une veste d'homme noire, piquée d'une dizaine de badges super poétiques (genre too drunk too fuck), un sac décoré de têtes de mort et des chaussures aux talons raisonnablement hauts. Quand Lisbeth Salander rencontre Lily Allen.
Malgré ça, je me suis faite emmerder par une quinzaine de chiens en rut en l'espace de quatre-vingt-dix minutes. Trop fort les mecs !
ça commence toujours de la même manière : "Hey Miss, t'es trop charmante". Déjà, je me retiens pour ne pas répondre tout simplement "ta gueule". Comme je n'ai pas nécessairement envie de me bastonner avec 8 cm de talons sous les pieds, je réponds "merci, c'est gentil". Mais ça ne s'arrête JAMAIS là ! Faut toujours qu'ils insistent "-On peut parler cinq minutes ? -Non. -Pourquoi ? -Parce que j'ai pas envie de parler, encore moins avec toi. -Ba c'est pas gentil ça, de pas vouloir me parler. -Tu crois que c'est gentil de me faire chier ? -Quoi quoi ? ! ? ! - J'ai dit : tu crois que c'est gentil de me faire chier ? -wolala, comment elle parle elle". C'est là qu'il faut prier pour croiser un feu tricolore et tailler la zone.
Pourquoi tant de haine ? Non mais sérieusement, ils pensent vraiment arriver à leurs fins de cette façon ? Il y a forcément des filles assez cons pour s'être laissées embobiner pour qu'ils continuent à utiliser les mêmes techniques de drague depuis la nuit des temps.
Enfin, tout ça pour dire que la perspective des beaux jours ne me met pas du tout en joie. Sauf peut-être quand je pense au jour où je vais utiliser la feinte que m'a suggérée mon amoureux tout à l'heure : à la question "wesh, comment tu t'appelles ? " je répondrai "Jean-Claude".
Est-ce bien utile de préciser que la fête à la grenouille des deux derniers jours me ravit ?

Hormis ces grandes réflexions sur l'influence des températures sur les hormones des mâles, je me dois de vous parler du Festival de Cannes. Après des jours de red carpet, on a enfin pu savoir devant quel film iraient se pâmer tous les moutons (je suis trop mauvaise !). Je dois avouer que le Palmarès 2009 m'enchante car 1° j'adore Charlotte Gainsbourg et les films de Lars Von trier 2° je suis une grande admiratrice du travail d'Haneke. J'ai été agréablement surprise de voir qu'on lui décernait la Palme car j'avais un peu peur qu'Isabelle Huppert mette un frein à sa victoire pour ne pas qu'il soit accusé de favoritisme par les mauvaises langues. Sinon, je ne sais pas si vous suivez attentivement la remise des prix mais comme chaque année je trouve que le plaisir lié au suspense des résultats est gâché par l'ultime montée des marches et les commentaires des journalistes : "Alors Charlotte, on vous a fait revenir, ahahah..." Idem pour la rapide entrevue avec Sabine Azéma et André Dussolier qui n'était vraiment pas un indice concernant le prix remis à Alain Resnais...

Pour rester dans le domaine du spectacle, j'ai reçu la semaine dernière le programme du Théâtre du Châtelet pour la prochaine saison. J'ai seulement retenu deux spectacles : La Mélodie du Bonheur et Les Misérables, mais sans grande conviction pour le premier. Par contre, j'ai reçu ce matin le programme pour Chaillot et j'ai déjà coché seize représentations ! Toute une partie de la saison 2009/2010 aura pour thème le merveilleux. C'est... merveilleux ! Au programme, des ballets mettant en scène princes et princesses, une pièce de théâtre autour de l'univers d'Alice (au pays des merveilles) et surtout la reprogrammation du ballet Blanche-Neige d'Angelin Preljocaj ! Je suis tellement heureuse et pressée de le revoir que je réserverais bien ma place dès aujourd'hui. A noter également un hommage aux Ballets russes, une pièce de Denis Podalydès, une représentation de la danseuse islandaise Erna Omarsdottir, de l'américaine Carolyn Carlson et du cirque ! Je suis obligée de prendre un abonnement.

Avant de vous quitter, voici quelques achats faits à la Fnac vendredi, pendant l'heure du déjeuner (argent à peine gagné, déjà dépensé)
On en reparle bientôt ;)
25 mai 2009
Bâtir pour le Roi, Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), au musée Carnavalet
Il y a trois semaines, alors que j'étais en pleine lecture du Montespan de Jean Teulé (qui raconte la relation entre Louis XIV et Madame de Montespan), je n'ai pas pu résister à l'appel de cette exposition qui met à l'honneur l'architecte Jules Hardouin-Mansart qui a réalisé d'incroyables chefs-d'oeuvre pour le plus grand plaisir du Roi-Soleil.
J'étais donc parfaitement, comment dire... dans l'ambiance, pour arpenter les magnifiques salles du musée Carnavalet !
Si ce fameux Jules ne vous dit rien, comme c'était mon cas, vous connaissez forcément ses réalisations puisqu'elles nous entourent encore aujourd'hui et nous font même rêver.
L'exposition commence par une rapide mais suffisante présentation de l'architecte à travers plusieurs portraits et bustes qui montrent sa place de privilégié. On apprend notamment qu'il a reçu le titre de Premier architecte du Roi en 1681, et qu'il a repris le nom de Mansart de son grand-oncle François, architecte à la Cour également.

Jules Hardouin-Mansart, par François de Troy
L'exposition se propose ensuite de nous faire découvrir les réalisations de l'architecte, en commençant par sa plus grandes oeuvre parisienne, le Dôme des Invalides, dont on peut admirer une très belle maquette. On apprend alors que l'architecte a travaillé sur de nombreux édifices religieux, dont l'église Saint-Paul.

Les Invalides
Ensuite, l'exposition nous fait découvrir la plus intéressante (selon moi) partie du travail de Jules Hardouin-Mansart, les châteaux royaux. Vous imaginez ma joie de découvrir les plans du château de Clany, offert par le Roi à sa favorite, Madame de Montespan ! ça ne pouvait tomber mieux ! On découvre également que l'architecte a participé à la conception du château de Marly et ses douze petits pavillons et bien évidemment à celle de l'incontournable château de Versailles, symbole du pouvoir royal par excellence. Si l'architecte décède avant la fin de son chantier, il est à l'origine de la superbe Galerie des Glaces.

Le château de Marly
Le statut de privilégié de Jules Hardouin-Mansart lui permet de se forger une réputation qui dépasse les frontières de la région parisienne, et l'architecte se voit confier notamment la reconstruction de l'Hôtel de Ville de Lyon, l'Hôtel de Ville d'Arles ou encore la chapelle du château de Serrant près d'Angers. Afin de faire face à ces très nombreuses commandes, il est obligé de solliciter des collaborateurs, dont Robert de Cotte, qui deviendra à son tour Premier architecte du Roi.

L'Hôtel de Ville de Lyon
L'exposition s'achève sur d'autres réalisations de Jules Hardouin-Mansart qui font toujours partie de notre paysage urbain, les places royales. On lui doit alors la Place des Victoires ou encore la Place Vendôme.
Cette exposition est donc très intéressante, à plusieurs niveaux.
Elle nous permet tout d'abord de découvrir un personnage très important de notre histoire, dont on ne sait pas forcément grand chose. Elle nous permet également de nous replonger dans cette passionnante époque qu'est le règne de Louis XIV. Les férus d'architecture, les étudiants en archi notamment, seront comblés par l'abondance de plans, qui ne m'ont pas dit grand chose, mais qui m'ont impressionnée par leur format, et le fait qu'ils soient annotés de la main même de l'architecte. Enfin, pour les parisiens, cette expo est incontournable puisqu'elle nous invite à redécouvrir notre ville et son architecture.
Je vous encourage donc à la visiter car vous y apprendrez baucoup. Et si vous avez la possibilité de vous plonger dans Le Montespan avant, c'est encore mieux !
C'est où ? Au musée Carnavalet, 23, rue de Sévigné, III°, M° Saint-Paul
C'est quand ? Jusqu'au 28 juin 2009, du mardi au dimanche, de 10h à 18h. (Fermé les jours fériés)
C'est combien ? 7/ 5/ 3,5 euros (3,5 en tarif jeune !)
22 mai 2009
La Nuit de l'Oracle, de Paul Auster (lu pour le challenge abc)
Quand j'étais en deuxième année de licence, on m'a obligée -oui, obligée- à lire L'Invention de la solitude du new-yorkais Paul Auster, que j'avais trouvé d'un ennui mortel. Mais j'ai entendu tellement de bien de cet auteur qu'il fallait absolument que je retente l'expérience. J'ai donc emprunté La Nuit de l'oracle à la bibliothèque (j'allais pas lâcher 6 euros pour un auteur qui me branche moyen, wow !) et je dois dire que je suis trèèèèèèèèèès mitigée.
La Nuit de l'oracle est un roman qui met en scène un écrivain new-yorkais (hum hum). Celui-ci, Sidney Orr, est sorti depuis trois mois de l'hôpital où il a séjourné pour des raisons qui nous resteront inconnues. Alors qu'il est en panne d'inspiration depuis son retour chez lui, un de ses amis, John Trause (anangramme d'Auster), écrivain lui aussi, lui souffle un début d'histoire, inspirée de Flitcraft, personnage du roman Le Faucon Maltais.
Lors de sa petite promenade quotidienne, Sidney découvre une librairie, tenue par un certain Chang, dans laquelle il achète un carnet portugais bleu, qui l'attire malgré lui.
A peine franchi le seuil de son appartement, Sidney se met à écrire dans son nouveau carnet qui semble lui redonner force et inspiration. L'écrivain noircit une dizaine de pages sans même s'en apercevoir. Il commence l'histoire d'un certain Nick Bowen, éditeur new-yorkais, à qui l'on vient de remettre un manuscrit, La Nuit de l'oracle.
Les jours passent et le carnet semble prendre une place de plus en plus importante dans la vie de Sidney, trop préoccupé par le comportement très mystérieux de sa femme pour s'apercevoir de quoi que ce soit.
ça a l'air vachement bien comme ça, non ? En tout cas, à ce stade de l'histoire j'étais super emballée. J'imaginais qu'il allait se passer plein de choses étranges, dues au carnet, que la fiction imaginée par Sidney allait contaminer sa réalité, que tout ça allait finir par se mélanger. En fait, non. Toutes ces histoires ne font que se superposer et n'entrent jamais véritablement en contact les unes avec les autres, ce qui finalement leur ôte tout intérêt...
La Nuit de l'oracle se voudrait une réflexion sur la création littéraire, sur l'incidence de la fiction sur la vie des auteurs et inversement. Mais à trop vouloir broder autour de ces interrogations, Auster a oublié de nous écrire une véritable histoire ! Ce roman, avec ses intéressantes mises en abîme, démontre les qualités d'écrivain d'Auster (et de traductrice de Christine Le Boeuf), qui a un style d'une grande fluidité, très agréable et doté d'une certaine élégance, mais il ne semble pas tenir compte du lecteur qui souhaite un récit avec un début, un milieu et surtout une fin ! En refermant le livre, je n'ai pas pu m'empêcher de penser : tout ça pour ça ! Auster donne l'impression d'avoir pondu la fin de son roman sans se soucier du sens qu'elle allait lui donner, juste parce qu'il en fallait une. J'ai rarement vu un dénouement aussi bâclé !
Je comprends qu'Auster compte autant de fans, et je suis toute disposée à re-retenter ma chance en lisant un autre de ses romans tant j'ai été séduite par sa prose, mais ne me dites pas que celui-ci est un chef d'oeuvre, ça sent le livre de commande à plein nez !
21 mai 2009
Absente mais un peu là (encore !)
Pendant que certains feront le pont demain, moi je serai au travail -alors que lorsque je n'ai rien à faire, tout le monde bosse- ggggrrrr ! J'enchaîne ensuite sur une semaine de dur labeur, je ne serai donc pas très active ici mais j'ai prévu quelques billets pour vous, bien évidemment.
Normalement, je serai là mercredi pour la traditionnelle review ciné hebdomadaire et pour répondre à vos commentaires, cela va sans dire.
Je suis plutôt contente de travailler ce week-end finalement parce que je n'avais vraiment rien de prévu. Je m'accorderai tout de même durant ces prochains jours, quelques moments à moi, histoire de profiter un peu de la vie !

Dès ce soir, comme prévu, je vais chez Mère et nous allons regarder Sabrina, avec le trio Audrey Hepburn-William Holden- Humphrey Bogart, sur TCM. J'espère qu'il y aura d'autres bons films programmés sur le câble pour ce week-end car j'aimerais profiter au maximum des chaînes cinéma qu'on nous offre jusqu'à la fin de la semaine. Pour ceux qui n'auraient pas la chance d'avoir un gentil fournisseur TV, il me semble que le Mac-Mahon a reprogrammé Sabrina pour quelques jours.
Côté ciné, j'ai prévu d'aller voir le dernier Pedro Almodovar vendredi. Habituellement, c'est un événement pour moi mais cette année, ça ne me fait rien. Sûrement à cause de la bande-annonce qui ne m'inspire pas beaucoup. Je ne m'attends donc à rien de spécial et espère avoir une bonne surprise ! Je voulais voir Où est la main de l'homme sans tête avec Cécile de France mais il est malheureusement très peu distribué... Si je veux le voir, je devrais me rendre sur les Champs et j'avoue que cette idée ne m'enchante pas.
J'ai également prévu quelques expos à faire d'ici les dix prochains jours. Peut-être Paris, capitale photographique, au Jeu de Paume, qui se termine dimanche donc c'est pas gagné ! Le siècle du jazz, au quai Branly, sans faute la semaine prochaine et Le bain et le miroir, au musée Cluny, qui vient de commencer mais que j'ai envie de voir depuis des semaines ! !

Mais le grand moment de la semaine sera mon petit tour des friperies, où j'espère trouver mon bonheur ! Je ne me suis pas acheté de vêtements depuis des lustres (les chaussures, ça compte pas dans les vêtements, si ? !) et toutes les nouvelles collections des marques de prêt-à-porter me titillent. J'ai remarqué plein de jolies robes estivales, notamment chez New-Look (avec les petits motifs marins), mais je n'ai pas envie de dépenser des sous dans des vêtements que toutes les filles porteront également. Paris a beau être une grande ville, on a vite fait de croiser son double.
J'ai envie de robes légères, uniques et semblables à celle que je portais lorsque j'étais petite (peur de vieillir vous dites ? !)



J'espère pouvoir mettre la main sur quelques belles pièces, je suis en manque de nouveautés !
Comme je sais que beaucoup d'entre vous profiterons de ce long week-end pour se faire plaisir en amoureux, je vous souhaite quatre jours merveilleux, romantiques et ensoleillés, suivis d'une très bonne semaine.

Un diner canadien au Moosehead
Pour se la jouer Romaine par moins 30 dans un Paris où les températures montent, montent, montent, une petite adresse très sympa que j'ai testée samedi soir, The Moosehead, un bar-restaurant canadien dans le quartier d'Odéon.
Je sais pas vous, mais moi j'adore les gros hamburgers. Pas les mer*** qu'on nous vend dans les grandes chaines mais les bons burgers maison ! En attendant de goûter ceux du Annette's Dinner chez Mickey (j'attends qu'il fasse vraiment beau pour profiter pleinement de ma sortie), j'ai eu le plaisir de me faire inviter au Moosehead où je me suis éclaté la panse (amis de la poésie, bonjour ^^)
Quand on entre dans l'établissement, on tombe tout d'abord sur une petite salle, avec un long comptoir, qui ne paye pas de mine, mais la coquine cache une seconde salle bien plus grande, dans laquelle on trouve des petites tables de deux mais aussi des grandes tables pour les gens qui se déplacent en troupeaux. Niveau déco, c'est assez simple, on sent une petite touche "Amérique du Nord" avec le bar en rondins de bois, mais je dois dire que je m'attendais à mieux. Beaucoup d'écrans de télé accrochés au mur, diffusant du sport, bien évidemment ! J'étais entourée de trois écrans : à gauche, du tennis, à droite, du base-ball et en face -le plus intéressant- du rugby. ça met en appétit ! L'accueil quant à lui est chaleureux, très "jeune" (lorsque j'ai réservé, on ne m'a pas demandé mon nom mais mon prénom), les serveurs parlent français avec un accent très prononcé, ce qui ne gâche rien !

Passons à la carte.
Hormis les nombreuses salades et sandwiches que propose le Moosehead, on peut aussi se la jouer aventurier en goûtant le plat traditionnel du Québec, appelé Poutines. Comme il s'agit d'une assiette de frites -à laquelle on peut ajouter de la viande, du fromage, des champignons et autres- et que, comme je vous l'annonçais, j'étais venue pour croquer du burger, j'ai passé mon tour pour cette fois !

J'ai opté pour le Rocky Mountain BBQ Burger, autrement dit, l'un des plus costauds de la liste ! Composé principalement de poulet, de poivron, de fromage et de sauce barbecue, il est accompagné d'une bonne grosse poignée de frites fraîches (et délicieuses) et d'un soupçon de coleslaw (vraiment pas bon).

Il a peut-être l'air un peu impressionnant comme ça mais arrosé d'une bière canadienne, la Moosehead -que j'ai trouvé super bonne-, il glisse tout seul !
Pour le dessert, j'ai longtemps hésité entre le cheesecake et le carrot-cake... Cruel dilemme, n'est-ce pas ? Histoire de laisser mûrir cette lourde décision, j'ai recommandé une autre petite bière. Faut pas se laisser abattre ! Je me suis finalement décidée pour le carrot-cake -parce que partout où je vais je prends toujours le cheesecake- et quand j'ai vu la bête arriver, j'ai tout de suite regretté la binouse que je venais de me jeter derrière la cravate !
Je ne sais pas si derrière votre écran vous en avez réellement conscience mais cette part de carrot-cake est aussi grande que l'assiette dans laquelle elle est servie ! Regardez le brownie à côté ! Ridicule ! Comme on ne juge pas un dessert sur sa seule quantité, je me dois de vous dire que c'est le meilleur carrot-cake que j'aie mangé de toute ma vie entière ! Ok, je n'ai jamais mangé de carrot-cake new-yorkais, ni même londonnien, n'empêche que j'ai failli avoir un orgasme dans j'ai engloutti une pleine cuillère de cette tuerie ! Quelle douceur ! Quel moelleux ! Et ce glaçage, tellement épais, tellement sucré... que je n'ai pas pu le finir. A savoir : le brownie se défend.
J'ai donc passé une très chouette soirée dans cette cabane au Canada (oui je sais, elle est trop facile celle-là !), où il est indispensable de réserver même s'il s'agit d'un pub (on est à Odéon...). Comme je préfère manger tôt quand je vais au restaurant afin de pouvoir rentrer tranquillement à pieds ensuite, j'ai réservé pour 19h et y'avait pas un chat. Par contre, dès 20h, c'est plein et assez bruyant.
C'est où : The Moosehead, 16, rue des Quatre-Vents, VI°, M° Odéon
C'est combien : Il faut compter entre 9 et 17 euros pour les plats (le Rocky Mountain est à 13,50) et 7 euros pour les desserts. Happy Hours jusqu'à 20 heures
Pour réserver : 01.46.33.77.00.
20 mai 2009
Les films du mois de mai, partie III
Les semaines de mai se suivent mais ne se ressemblent pas. Si les deux dernières proposaient un choix de films très vaste, celle-ci était assez pauvre et très orientée adaptations livresques. Il n'y aura donc que trois films pour cette review ciné, j'espère faire mieux la semaine prochaine. Enfin, l'important c'est la qualité non la quantité, et de ce point de vue là, je dois dire que la semaine a été bonne !
Avec tout d'abord un beau rattrapage :
Good Morning England, de Richard Curtis
C'est quoi ? Huit DJ sont dans un bâteau. Un gros méchant veut les faire tomber à l'eau. Qu'est-ce que ça donne ? Un super bon film, sex, drugs, rock'n'roll and freedom ! C'est en effet la liberté que prônent ces huit joyeux lurons qui ne souhaitent qu'une chose : satisfaire leurs auditeurs qui ne peuvent décemment pas se contenter des quarante-cinq minutes de bonne musique que daigne diffuser la BBC. Pour cela, ils seront prêts à tout tenter, sans pour autant oublier de s'éclater !
Et alors ? Je l'ai déjà dit, Good Morning England est un très bon film, léger, sincère et sans prétention, qui fonctionne vraiment super bien. Les huit DJ (qui sont interprétés par huit acteurs absolument formidables -on dirait qu'ils ont parlé dans des micros toute leur vie-) ont tous une personnalité bien à eux, qui les rend attachants, chacun à leur manière. Je pense qu'on doit tous avoir un petit chouchou à l'issue de la séance (le mien c'est Simon, trop mignon !). C'est également un très beau portrait de l'Angleterre des années rock, ces années qu'on aurait tous aimé connaître. Le réalisateur a eu la bonne idée de ne pas se contenter de filmer en huis clos et nous propose plusieurs petites séquences qui nous permettent de voir ce qu'il se passe de l'autre côté des postes. On constate alors que tout le monde, jeunes, moins jeunes, fillettes, hommes, infirmières, femmes au foyer, se dandinait au son des tubes pop et des rythmes rock. On ressent donc tout le côté fédérateur du rock'n'roll, seule musique, je pense, capable de rassembler les foules de cette manière. A un autre niveau, le film est très intéressant lorsqu'il aborde la question des radios pirates. Même si l'intrigue conductrice (le vilain méchant qui veut empêcher les radios pirates d'émettre) semble un peu secondaire tant les péripéties s'enchainent sur le bâteau, on apprend pas mal de choses sur le sujet. Par ailleurs, si tout le monde a vanté la b.o. du film, qui est pas mal c'est vrai, bien qu'un peu convenue, j'ai surtout apprécié l'immersion dans la mode vestimentaire de l'époque ! Les fringues sont juste... wahou ! Un film plein de pep's, à l'image de cette époque telle qu'on aime se l'imaginer, pleine d'insouciance, de joie de vivre, où les gens savaient encore s'amuser avec trois fois rien. Une belle démonstration de l'amitié également, masculine principalement, qui aborde sans avoir l'air d'y toucher d'autres problèmes comme l'amour et la paternité. Mon seul regret sera d'être tombée sur la critique d'un idiot qui m'a révélé la fin... gggrrrrr ! !
Anges et Démons, de Ron Howard
C'est quoi ? Une très ancienne confrérie secrète, les Illuminati, semble être de retour et bien décidée à accomplir son dessein : détruire l'église catholique. Le Vatican se voit donc obligé de faire appel à Robert Langdon, universitaire américain, expert des religions et des symboles. Il aura seulement quelques heures pour pourchasser le/ les tueur (s) dans un incroyable jeu de pistes afin d'empêcher LE drame (huhu !)
Et alors ? Il semblerait qu'il soit de bon ton de descendre les bouquins de Dan Brown depuis le succès de son Da Vinci Code, et il semblerait qu'il soit encore plus jouissif de descendre les adaptations de Ron Howard. Je vous l'accorde, sa version du Da Vinci Code était... pathétique, mais ce n'est pas une raison pour tout critiquer de manière systématique. C'est pour cette raison que j'ai souhaité voir Anges et Démons qui m'a séduite par sa réalisation, ses images magnifiques et son incroyable efficacité. Par chance, je ne me souvenais plus de la fin de l'histoire que j'avais lue en 2005 (sur les douces plages de Croatie -ça je m'en souviens !). Du coup, j'ai été surprise par la fin, vraiment très bien amenée. Par contre, le reste de l'enquête menée par Langdon est très répétitive, mais moins que dans le livre, où elle m'avait semblé interminable, fonctionnant toujours sur le même schéma. Si je n'avais pas trouvé Tom Hanks super à l'aise dans son rôle d'universitaire éclairé dans le Da Vinci Code, je l'ai trouvé vraiment très bien dans ce second volet. Il campe un Langdon un peu à la ramasse, bien que très impliqué dans ses recherches, bref, un véritable universitaire ! Par chance, le rôle féminin n'a pas trop d'importance (je déteste que les histoire à suspense soit plombées par une histoire de cul) et Ron Howard nous a épargné la romance qui unit Langdon à la belle scientifique italienne qui parasite le roman. Bien sûr, certains rebondissements, certaines scènes apparaissent un peu "tirées par les cheveux", mais j'ai l'impression que c'est souvent le cas lorsqu'un roman policier est adapté au cinéma. Lorsqu'on lit une action carrément dingue, on se laisse porter par notre imagination et on se dit "putain ! c'est excellent !". Mais lorsqu'on a des images sous les yeux, des images qui viennent d'un autre imaginaire que le notre, cette action devient ridicule, alors qu'elle est fidèle à la version écrite. Ceci est un grand mystère ! Anges et Démons est avant tout un très bon divertissement, qui rempli très bien sa mission. Quant aux gens qui critiquent sans vraiment argumenter, ils devraient se demander s'ils ont vraiment détesté le film, ou s'ils disent ça seulement pour coller à l'air du temps (vous savez, comme les pseudos intellos qui disent "ouai, tu vois, c'était trop génial, tu vois, y'a vraiment du génie dans les films de Garrel / Lynch/ Robbe-Grillet" alors qu'en réalité, ils n'ont rien compris).
Millenium, de Niels Arden Oplev
C'est quoi ? Est-ce vraiment bien utile de rappeler ce que raconte Millenium ? Oui ? Bon alors, je vous renvoie aux critiques que javais rédigées suite à la lecture des trois tomes de la saga. Je suis une vilaine feignante, je sais !
Et alors ? Je pourrais vous renvoyer à l'article que j'ai rédigé en revenant du cinéma jeudi soir dernier, tellement j'étais excitée, mais cela ne donnerait pas une image très sérieuse de votre serviteur, moi-même ! J'attendais cette adaptation depuis le jour où j'ai lu le dernier mot de la dernière ligne du dernier tome de la saga de Stieg Larsson, soit depuis un an. Une année à fantasmer sur l'actrice qui incarnerait à l'écran la plus grande des héroïnes modernes, Lisbeth Salander. Je suis désolée de toujours en revenir à ce personnage mais c'est vraiment sur ses épaules que repose toute l'intrigue de Millenium. Bloomkvist est bien sympatique, mais il est quand même un peu trouduc' par rapport à Lisbeth qui elle au moins, ne s'en laisse pas compter. Est-ce pour son allure gothique qui me parle personnellement qu'elle me plait tant ? Parce que Stieg Larsson s'est inspiré de Fifi Brindacier, ze rouquine méga -costaud et super blindée que jadore, pour créer ce personnage ? Est-ce pour son caractère très affirmé, son passé trouble, ses manières sans concession, qui m'intriguent ? C'est pour tout ça à la fois je pense. Pour parler de l'adaptation en elle-même (ba oui quand même), je l'ai trouvée vraiment très fidèle au roman, même si certains faits sont traités en quatrième vitesse ou occultés au profit d'autres événements plus importants. Mais on devait bien si attendre avec un roman aussi dense ! Et on peut s'estimer heureux que la réalisation ait été confiée à Niels Arden Oplev qui a imposé que le film dure le temps qu'il devait durer, et non pas 90 minutes comme le souhaitaient les réalisateurs américains contactés au départ. Peu d'erreurs au niveau du casting également, avec un petit coup de coeur pour Plague qui est exactement comme je l'imaginais, mais une petite déception concernant Erika Berger. J'attends de voir les deux prochains volets pour me prononcer définitivement sur l'actrice, qu'on voit très peu ici. Ensuite, Millenium le film a su nous replonger dans l'ambiance du livre, une ambiance glauque, froide, malsaine, avec ce léger filtre bleu glacial, qui renforce le sentiment d'insécurité que peuvent inspirer les vastes étendues nordiques. Le paysage filmé est hostile, sauvage, comme les pourritures qui hantent le film, comme la menace qui plâne en permanence au-dessus de nos têtes. Car si j'ai pu lire que certains avaient été choqués par les scènes de violence, il faut quand même dire que Millenium a le mérite d'être très réaliste ! ça fait peur, mais c'est la vie ! Après tout ça, dois-je vous préciser que vous devez courir en salle dès ce soir pour aller le voir ? !
Nouvelle semaine, nouveau programme et nouvelle adaptation livresque avec Confessions d'une accro du shopping, que je vais m'empresser d'aller voir (ba quoi, j'ai lu le livre, faut bien que je me fasse une idée^^). J'ai également prévu d'aller voir Vengeance, avec l'Idole, Johnny Hallyday, film de Johnnie To qui m'avait séduite l'an dernier avec Sparrow. Je ne pourrai pas passer la semaine sans voir le nouveau Pedro Almodovar même si la bande-annonce ne m'inspire pas des masses. Enfin, j'aimerais beaucoup voir 1 journée et surtout Où est la main de l'homme sans tête, avec Cécile de France, qui ne passeront pas dans beaucoup de salles malheureusement (ou heureusement d'ailleurs, car c'est peut-être deux belles bouses ^^)
Et vous ? Séduits par les deux adaptations de la semaine passée ? Un programme pour la semaine à venir ?
19 mai 2009
En vrac (des revues, un mascara, de la télé, Starbucks et autres lieux mythiques)
Avant de me retirer telle une ermite pour réviser mon islandais, un petit message sans grande importance, pour vous parler des dernières actualités de ce charmant pays qu'on nomme Vilainie.
Edit de "30 minutes plus tard" : avant d'aller bosser, j'ai appelé Club-Internet, mon ancien opérateur, qui m'a bien fait chiée (désolée mais y'a pas d'autre mot) pendant des années. Enchainement de problèmes, connexion merdique, foutage de gueule, bref, le nec plus pourri du fournisseur Internet. Mais, il se trouve que Club-Internet a fusionné en janvier avec SFR et d'un coup de baguette magique (et de SFR Box) tous mes problèmes se sont envolés, alors que Club-Internet ne voulait jamais admettre ses torts et mettait tous mes soucis de connexion sur mon dos (immeuble pas aux normes, ligne de téléphone pas conforme,... ) Mais, comme un fournisseur de merde reste un fournisseur de merde même quand il a cessé de vous fournir, Club-Internet n'a pas résilié mon compte, si bien que depuis janvier, je suis prélevée doublement, par SFR et par Club-Internet ! Cinq mois donc que je me bats pour leur faire comprendre, à ces têtes de pioche, qu'il y a un gros problème avec mes factures ! Et c'est seulement cette semaine, grâce à une très gentille opératrice dotée d'un cerveau, que le problème semble prêt à être résolu. Amen ! Club-Internet est censé clôturer mon compte dans la semaine et me rembourser 103 euros d'ici... un mois et demi ! C'est qu'ils ne sont pas pressés. Pendant ce temps là, mon argent et celui de plein de gens travaille à la banque pour eux. C'est dégueulasse.
Dans le même genre, je suis allée par curiosité fureter sur le site d'un éditeur pour qui j'ai travaillé et j'ai eu la surprise de voir qu'un de mes textes était utilisé en guise de présentation. Evidemment, je ne suis pas citée. Ok, il ne s'agit que d'un texte, ok, je l'ai écrit pour lui, il est libre d'en disposer à sa guise, mais ça fait bizarre de voir ses propres mots attribués à un autre. J'adore le monde du travail.
- Tout d'abord, message personnel à l'attention de Bliss : j'ai mené un intense combat pour t'avoir le fameux New London, olééééééééé ! J'en rajoute une petite couche, bien sûr, il y en avait encore un bon petit tas à disposition, du coup j'en ai pris un second si ça intéresse quelqu'un. I am trop bonne.

- Pour rester dans le domaine
de la luttedes magazines, vu (et lu, tant qu'à faire) chez une amie de mère, une nouvelle revue Biographie Magazine La vie ordinaire des gens extraordinaires. Bon, le sous-titre est un peu -beaucoup- pourri, d'autant plus que certaines personnalités qui y figurent non vraiment rien d'extra, mais le contenu est ma foi assez sympa.
Ce n'est ni un magazine people, ni un magazine d'histoire ou d'actualités, mais une revue qui aborde plusieurs thèmes en nous proposant de (re)découvrir des personnalités qui ont marqué leur temps, qu'il s'agisse d'acteurs, de sportifs, de personnalités politiques,...
Plus précisément, Biographie Magazine s'articule autour de neuf rubriques, qui proposent des portraits plus ou moins longs, des articles plus ou moins approfondis. Par exemple, les rubriques "En vue" et "Marqueurs d'époque" propose des mini-portraits sur une page, tandis que la rubrique "Portraits" propose des articles sur plusieurs pages. Ce mois-ci, elle met à l'honneur cinq personnalités de cinq univers différents : Yannick Noah, Romy Schneider, Winston Churchill, Henri IV et le roi du Danemark. J'ai été plus sensible à la rubrique "Sur les traces de..." qui nous permet ce mois-ci de marcher dans les pas de Marcel Proust, "Le jour où..." qui revient sur l'enterrement de Victor Hugo et bien sûr "Portfolio" qui célèbre, à l'occasion du festival de Cannes, Isabelle Huppert. Littérature et ciné... on ne se refait pas ! Une chouette revue dans l'ensemble, dans laquelle je n'investirai pas systématiquement mais que je guetterai en librairie et achèterai en fonction de son sommaire. Idéale pour les voyages en train je pense ^^
- Je vous disais la semaine dernière mon envie de tester le mascara Phenomen'eyes de Givenchy, mais celui-ci m'impressionnait trop avec sa drôle de tête de boule à picots ! J'ai donc trouvé la solution idéale en investissant hier dans le petit dernier de L'Oréal, le Téléscopic Explosion. Rien que ça. Il est tout à fait semblable au Givenchy sauf que, payé 10,90€, il me permet de faire une économie de 15€, qui me fera moins regretter mon achat si je m'aperçois que je suis incapable de m'en servir. Je ne l'ai pas utilisé pour l'instant mais j'ai lu pas mal de critiques selon lesquelles il faudrait plusieurs jours pour dompter la bête et en maîtriser l'utilisation. Je vous tiens donc au courant dans quelques jours, le temps que je me fasse la main.
- Le temps du Festival de Cannes, Mère bénificie du super bouquet cinéma, autrement dit, d'une quinzaine de chaînes entièrement dédiées au cinéma ! Devinez qui va pouvoir se faire quelques films d'Audrey Hepburn sur TCM ? ! J'ai déjà prévu de squatter le salon maternel jeudi pour Sabrina. J'avais totalement oublié que chaque année on bénéficiait de ce traitement de faveur (comment peut-on oublier ce genre de choses ?) et je dois dire que j'en suis particulièrement contente cette année, même si, comme les fois précédentes, il va être difficile de reprendre une vie télévisée normale après !

- Pour la première fois de ma vie, je suis allée me poser une petite heure -entre deux films- chez Starbucks. Je n'y étais jamais allée avant, ça vous en bouche un coin hein, avouez ! Pourtant, une très bonne amie à moi n'a pas cessé de me vanter les mérites de leurs boissons lorsqu'elle est rentrée de New-York y'a au moins dix mille ans de ça. Le truc c'est que je ne suis pas très branchée "chaînes" (je ne suis jamais allée chez Subway non plus, si vous vous posiez la question), et puis surtout, je suis toujours découragée par la queue. Pourquoi y-a-t'il toujours autant de monde chez Starbucks ? ! Bref, courageuse mais pas téméraire, j'ai opté pour un thé. Un thé Chai plus exactement, et je peux vous dire que c'est le thé le plus atroce que j'aie bu jusqu'à aujourd'hui ! Très épicé, super fort, j'avais l'impression de boire une boisson au cactus, sans le côté rigolo du truc. J'ai également goûté au fameux Cinnamon roll qui doit contenir autant de calories qu'un Big Mac, mais qui est tout de même bien meilleur (même si je m'attendais à mieux). Du coup, je n'aurais plus de petit pincement de coeur en passant devant les Starbucks archi-blindés, en me disant "moi aussi j'veux y aller ! !" J'y retournerai si l'occasion se présente, comme ce fameux dimanche où le Starbucks de Saint-Lazarre était miraculeusement vide, mais je n'irai pas m'ouvrir les veines pour un goûter chez eux (je sens que ça va en faire râler !)

- Pour en finir avec ce message dénué d'intérêt, je suis passée devant Le Procope samedi et je me demandais si certains d'entre vous y avaient déjà mangé ? J'ai regardé la carte et j'ai trouvé les prix bien moins élevés que ce à quoi je m'attendais mais rien ne m'attirais vraiment. Pourtant, j'aimerais bien voir de l'intérieur ce lieu mythique ! Peut-être plus pour y boire un verre alors... Je me pose le même dilemme concernant Le Train Bleu, mythique certes mais vraiment bon ?

Voilà, je vous laisse. Je vais essayer d'aligner trois mots ^^