30 juin 2009
Le siècle du jazz, au musée du quai Branly
L'exposition au musée du quai Branly est terminée depuis dimanche mais j'adore écrire des articles pour rien !
Plus sérieusement, ça fait des semaines que je vous tanne en vous disant "demain je vais voir cette expo" mais il y avait toujours quelque chose pour m'en empêcher. Je n'ai pas renoncé pour autant et je suis enfin allée la visiter samedi matin, de justesse donc ! Pourtant, ce n'est pas l'envie de la découvrir qui me manquait. Le jazz est une musique que j'aime beaucoup, qui a bercé mon enfance grâce à mon saxophoniste de père. La maison vibrait quotidiennement aux rythmes du jazz et j'ai beaucoup de souvenirs d'enfance en rapport avec cette musique, comme ce jour où pour me venger de je ne sais plus quel affront paternel, j'ai mélangé tous ces vinyls de jazz ! Moins drôle, pour me venger encore, j'avais coincé un de ses goupillons au fin fond de son saxo qu'il a fallu emmener en réparation... Je suis un monstre de gamine !!
Inutile donc de vous faire tout un roman sur l'expo mais je vais tout de même vous donner mon avis, avec les points positifs et les points négatifs.
J'ai aimé :
- Le parcours de l'exposition chronologique et thématique qui permettait même aux néophytes de suivre et de comprendre l'évolution du jazz.
- Les dix salles à thème pareilles à dix petites expositions.
- L'aspect hétéroclite de l'exposition, tantôt visuelle, tantôt sonore, présentant aussi bien des affiches que des pochettes de disques ou encore des toiles ou des films.
- Voir The three little bops, un cartoon Looney Tunes de 1957, reprenant l'histoire des Trois petits cochons version jazzy ! En tant que porcinophile, j'étais ravie de cette découverte !
- Entendre Petite Fleur de Sidney Bechet, mon morceau préféré que mon père jouait tellement bien.
- Voir des oeuvres de peintres connus et que j'admire pour certains : un portrait d'Aretha Franklin par Andy Warhol, des pochettes d'albums signées Dali, une toile de Basquiat,...
- Découvrir les oeuvres d'artistes que je ne connaissais pas et qui m'ont vraiment enthousiasmée comme Archibald Motley et son sublime tableau Getting Religion.

- Le fait que l'exposition soit elle-même imprégnée du côté très festif du jazz et qu'elle le transmette avec succès.
J'ai moins aimé :
- Me peler le jonc pendant les deux heures qu'a duré ma visite. Alors vous allez peut-être penser que je fais ma chieuse mais il faisait un froid glacial dans le musée par rapport à la température extérieure. J'ai donc un peu "bâclé" la fin pour sortir plus vite tellement je me gelais. C'est tout de même dommage.
- Que les photos ne soient pas interdites. Je commence à en avoir assez de tous ces gens qui ne savent plus faire un pas sans mitrailler. Déjà pendant les concerts c'est pénible mais pendant une expo c'est carrément chiant.
- Grosse déception devant la quasi-absence des oeuvres de Mondrian alors que lorsqu'on me parle de la relation entre le jazz et la peinture, je ne pense qu'à lui. J'avais donc pensé enfin voir en vrai Broadway Boogie Woogie mais j'ai seulement eu droit à quelques images de son atelier. Bof.

- L'aspect très superficiel de l'exposition. A part quelques lignes d'explications à l'entrée de chacune des dix salles, on n'avait pas grand chose à se mettre sous la dent. Je n'ai donc pas l'impression d'avoir appris grand chose au cours de ma visite, si ce n'est quelques faits marquants certes mais trop peu nombreux.
Le but de cette exposition était donc de montrer comment la musique jazz a contaminé les autres formes d'art plutôt que de nous proposer un exposé sur le jazz lui-même. Les purs mélomanes, les vrais aficionados de cette musique ont alors pu être déçus (en témoignent les quelques messages écrits sur le livre d'or -je sais, je suis une vilaine curieuse !-). Pour ma part, même si j'aurais aimé avoir plus d'informations sur la musique et les musiciens, j'ai été assez emballée par le choix du commissaire de l'exposition, Daniel Soutif, de nous proposer un parcours foisonnant qui correspond davantage à mon caractère "touche-à-tout", ce qui ne signifie pas, je me répète, que quelques précisions suplémentaires auraient été les bienvenues. Enfin, au-delà de son aspect artistique, j'ai trouvé l'exposition très intéressante d'un point de vue socio-culturel puisqu'elle mettait bien en avant l'évolution des relations entre les Noirs et les Blancs, avec notamment la grande affiche du spectacle de La Revue Nègre à Paris, le petit film montrant Joséphine Baker dansant sur le quai du métro, le jazz West-Coast pratiqué en Californie par des jazzmen blancs,...

Cette exposition fut aussi pour moi l'occasion de découvrir le musée du quai Branly où je n'avais jamais mis les pieds car les expositions qu'il propose ne sont jamais à mon goût. Je l'ai trouvé vraiment accueillant avec son magnifique jardin et la Tour Eiffel en arrière plan ! J'ai hâte d'y retourner pour découvrir l'expo consacrée à Tarzan. Avant le dernier week-end cette fois-ci, c'est promis :)

Photo provenant du site France Guide.
L'élégance du hérisson de Muriel Barbery
Cette semaine, vendredi plus précisemment, sort en salles le film Le Hérisson, librement inspiré du succès de l'année 2007, L'élégance du hérisson, de Muriel Barbery. J'attache énormément d'importance à ce "librement inspiré" car j'ai l'espoir que le film propose une nouvelle vision de ce roman que j'ai... détesté.
A l'occasion de la sortie du film, je vous propose la critique que j'avais rédigée l'an passé pour le challenge abc 2008.
Je ne dévoile pas grand chose de l'intrigue car ce qui m'a vraiment déplu dans ce roman n'est pas l'histoire en elle-même, qui est mignonette dans son genre, mais le côté prétentieux de l'auteure et de son discours bourré de clichés insultants.
Pour mémoire, le livre nous raconte l'histoire d'amitié entre une concierge, Renée, très cultivée qui se cache dans sa loge et une jeune fille, Paloma, grandissant dans une famille bourgeoise. Le choc des cultures en dix leçons...
Je n’ai pas aimé ce livre car je l’ai trouvé insultant, méchant et prétentieux. En lisant assez souvent, dans des critiques de lecteurs, qu’il y avait de longs passages de philosophie je me suis dit "oula ! ça peut être pénible ça" mais en fait je n’ai même pas remarqué ces passages censés être pénibles puisque c’est tout le livre qui l’est. J’entends déjà les voix s’élever contre moi ! Quand je dis que ce livre est méchant je pense bien évidemment au portrait qui est fait de Renée. En faisant de cette concierge une anti-concierge, en voulant casser les stéréotypes l’auteure insulte toute une catégorie de personnes. Renée lit beaucoup, aime le cinéma asiatique, le thé. Bref, les choses raffinées. Il faut donc comprendre qu’une concierge lambda est incapable d’aimer la lecture, l’art, la finesse. Pis, une concierge est quasiment illettrée et ne sait pas "causer la France". C’est en tout cas ce que moi je comprends lorsque Renée fait exprès de dire « un espèce d’infarctus » pour ne pas être démasquée en tant qu’intello, au lieu « d’une espèce d’infarctus » (idem pour "pallier à" au lieu de "pallier" tout court). Le problème, c’est que plein de gens font ces erreurs, même des gens censés avoir plus de culture qu’une concierge (l’auteure la première puisque son livre est truffé de bourdes). En parlant de bourde, j’ai trouvé surprenant qu’à la page 213 Renée soit soudainement âgée de 57 ans…
Ce qui me choque, c’est qu’en se moquant (si, si) d’une concierge, l’auteure se moque de tous les gens qui exercent des métiers ne nécessitant pas une floppée de diplômes. Autrement dit, elle se fout de la plupart de ses lecteurs. En effet, Renée est concierge mais elle aurait tout aussi bien pu être coiffeuse, caissière ou secrétaire, qui après tout sont des femmes qui ont quitté l’école tôt et qui n’ont pas la réputation d’être des intellectuelles.
Je ne comprends donc vraiment pas le succès de ce livre, comment tant de gens ont pu l’applaudir alors que c’est une attaque à la classe ouvrière. En fait, l’auteure ne vaut pas mieux que les bourgeois du 7, rue Grenelle (là aussi, vive les clichés !) qu’elle critique.
Vous l’aurez compris, ce livre m’a profondement agacée. Heureusement, le personnage de Paloma est très attachant (excepté le passage chez le psy), ce qui m’a permis de finir ce livre.
J'espère donc que les acteurs arriveront à me faire oublier tous les clichés qui polluent cette histoire qui aurait pu être plaisante. Réponse vendredi !

29 juin 2009
Tag bordélique !
A la demande de Poleen, voici mes réponses à un petit tag bien sympa qui aborde plein de thèmes différents.
Qu'est-ce qui t'obsède ?
J'ai beau chercher, je ne vois vraiment pas... Je fais bien quelques fixettes, comme sur les chaussures par exemple, mais je ne pense pas être obsédée par quoi que ce soit. Par contre, et c'est la seule chose qui pourrait se rapprocher de l'obsession, je veille à ne jamais gâcher une journée. J'ai été traumatisée par la canicule de 2003 pendant laquelle je n'ai strictement rien fait à part dormir et aller au pub, et j'ai vraiment eu l'impression d'avoir perdu trois semaines de ma vie. Du coup, j'essaye de faire quelque chose de concret chaque jour : voir un film, visiter une expo, combler mes lacunes devant des vieux films,...
Quelle est ton obsession la plus étrange ?
Bon alors si j'ai déjà du mal à trouver une simple obsession, imaginez une obsession étrange !!
Que portes-tu aujourd'hui ?
Ma tenue de combat de début d'été lorsque je ne suis pas encore prête psychologiquement à dévoiler mon épiderme en portant mes robes de modern pin-up, soit une jupe très longue -aujourd'hui elle est rouge- qui traîne sur mes Doc et un t-shirt coupe féminine (faut pas pousser non plus) à message ou à l'effigie d'un groupe -aujourd'hui Marilyn Manson-.
Que mangeras-tu ce soir ?
Un bol de gaspacho, de la salade et des tomates au vinaigre balsamique, un steack de céréales bio, un yaourt et une tisane. Sinon, tu peux m'inviter au restau !
Quelle est la dernière chose que tu as achetée ?
La dernière chose que j'ai payée, ce sont mes courses chez Auchan. Mais la dernière vraie chose que j'ai achetée c'est le dernier album de Marilyn Manson, avec un mois de retard. J'ai honte.
Qu'écoutes-tu pour l'instant ?
Voir question précédente :)
Quelle est ta glace préférée ?
Je suis incapable de répondre à cette question car je n'achète jamais de glace... Je sais que j'aime beaucoup les parfums rigolos de Ben&Jerry's, c'est tout.
Que penses-tu de la personne qui t'a taguée ?
Beaucoup de bien ! Poleen et moi avons beaucoup de goûts communs malgré des personnalités que j'imagine différentes. J'espère pouvoir la rencontrer très bientôt d'ailleurs ! (N'oublie pas que tu dois être la marraine de mes futures Louboutin !)
Si on t'offrait une maison n'importe où dans le monde, où voudrais-tu qu'elle soit ?
En fait, je préfèrerais un appartement car j'aurais bien trop la trouille dans une maison ! Et je le voudrais chez moi, à Paris, quelle question !
Ton must-have pour l'été ?
Des compensées !!!!! Je ne veux pas passer l'été sans une belle paire de compensée, voire plusieurs !
Si tu pouvais aller n'importe où dans le monde dans l'heure qui vient, où irais-tu ?
A Reykjavik, pardi !
Quelle langue voudrais-tu apprendre ?
L'islandais, que j'apprends déjà à vrai dire, mais si on pouvait me donner un coup de pouce... ^^
Quelle est ta citation préférée ?
"La meilleure façon de résister à la tentation c'est d'y céder", d'Oscar Wilde, juste par solidarité parce que ça doit pas être évident pour lui de se retrouver associé à une émission télé bien pourrie !
Qui voudrais-tu rencontrer ?
Simone de Beauvoir pour lui dire mon admiration, Audrey Hepburn juste pour lui faire un bisou, Ian Curtis pour un concert privé, Betty Short pour lui demander qui l'a assassinée. Plus raisonnablement, David Lynch, Johnny Depp et Marilyn Manson.
Quelle est ta couleur préférée ?
Le noir. Sobre, classe et pas si simple que ça.
Quelle est ta pièce préférée dans ton armoire ?
Je sèche... Il y en a plein, pour plein de raisons différentes. Des pièces que j'adore parce que je les ai longtemps convoitées, d'autres qui m'ont coûté un bras, d'autres qui me rappellent des moments précis,...
Le métier de tes rêves ?
Petite, je voulais être vétérinaire, mais j'ai peur des araignées, ça m'a dissuadée. Adolescente, je rêvais d'être chorégraphe, avocate (aaah cette chère Ally McBeal !) ou médecin légiste (encore aujourd'hui je trouve fascinant de pouvoir lire dans un cadavre comme dans un livre !). En 5°, j'ai évoqué l'idée d'être esthéticienne, parce que j'adorais me pomponner. J'ai cru que mon père allait faire une crise cardiaque et ma belle-mère m'a conseillé de plutôt faire un métier qui me permettrait de me payer des soins en institut. Pour une fois qu'elle disait quelque chose d'intelligent. Au lycée, je voulais être journaliste pour la presse musicale. Et maintenant ? Aucune idée !
Ton mannequin préférée ?
Dans les années 90, j'étais fan d'Helena Christensen. Aujourd'hui de Lily Cole.
Si tu avais 100$ à dépenser tout de suite, qu'achèterais-tu ?
Déjà, je te demanderais si t'as pas des euros, faisons simple. Et je dépenserais tout dans un bon restaurant.
Ton styliste préféré ?
John Galliano
Que considères-tu comme un fashion faux-pas ?
Des chaussures ouvertes sur des pieds douteux. Tiens ba c'est peut-être ça mon obsession la plus étrange : les pieds des gens, souvent mal entretenus mais pourtant exposés à la vue de tous.
De qui ou de quoi t'inspires-tu pour t'habiller ?
Les vieux films m'inspirent. Les actrices y sont toujours d'une élégance folle et d'une beauté qu'on ne voit plus aujourd'hui.
Décris ton style personnel ?
Il est justement très personnel ! Je n'aime pas porter ce que tout le monde porte. S'il m'arrive d'acheter des vêtements dans des grandes enseignes de prêt-à-porter, j'essaye de les noyer sous d'autres pièces plus originales ou décalées.
Que vas-tu faire après ça ?
Appeler ma grand-mère puis ma mère.
Que voudrais-tu voir revenir à la mode ?
Quelque chose d'extrêmement laid pour voir toutes les modeuses se ruer dessus, ou mieux, une pièce totalement décriée hier, adulée aujourd'hui, pour souligner leur hypocrisie.
Quelle période t'inspire le plus dans la mode ?
L'époque victorienne -corset, dentelle, velours- et les années 50-60 -rock'n'roll power !-
Quand tu t'habilles, par quoi commences-tu ?
Mes moufles.
Quelle est la pièce que tu ne porteras jamais ?
Le sarouel, le carrot-pant, la combinaison, le gilet en peau de je sais pas quoi,... Toutes les pièces qu'on voit partout.
Y-a-t-il des pièces qui te plaisent mais que tu n'oses pas porter ?
Le short taille haute, so pin up girl mais qui exige une silhouette de déesse !
Bon Bliss, c'est à ton tour ^^
Butin soldesque, partie I
Je ne vous apprends rien, c'est les soldes depuis mercredi. Super...
Quitte à passer pour Mamie ronchon, je le dis tout haut et j'assume : les soldes, c'était mieux avant. Depuis quelques années, ça ne m'excite même pas de savoir que LA date approche, alors que lorsque j'étais au collège, je séchais les cours direction les boutiques, dès 9 heures du matin pour ne rien manquer. Oui, parce qu'avant, y avait de bonnes affaires à faire et faire du repérage avait encore un sens. Alors que maintenant, vas-y dénicher le petit pull tant convoité depuis des mois ! Mission impossible ! On nous ressort des vieilleries immondes, des fringues aux motifs plus que douteux, des chaussures poussièreuses aux semelles râpées.
Ne comptez pas sur moi pour être devant le Printemps Haussmann dès le premier jour. Ni le deuxième. Par contre, le troisième... ça se discute !
Les soldes c'est nul, mais ça m'attire tout de même comme une mouche par du miel (pour ne pas dire autre chose).
J'ai donc fait le tour de quelques boutiques vendredi pour constater que 1° les soldes démarrent très fort avec une deuxième démarque après deux jours seulement... 2° les prix sont donc intéressants mais les vêtements atroces 3° les filles puent.
Non, sentir le chacal en rut n'est pas l'apanage des mâles, Mesdemoiselles -enfin, pas toutes, heureusement- vous schmoutez ! J'ai fui certaines boutiques à peine la porte franchie tant cette odeur de transpiration synthétique m'agresse les naseaux.
J'ai tout de même réussi à me mettre en apnée pour partir en quête de la robe parfaite, celle qui irait tenir compagnie aux cinquante qui envahissent déjà mon armoire, mais en vain. Les tissus sont vraiment cheap. J'vous l'dis, c'était mieux avant !
Je me suis donc rabattue sur une valeur sûre : les chaussures.
Mes amies les chaussures, qui ne me déçoivent jamais. Elles sont toujours là, à m'attendre, belles et sages, prêtes à me remonter le moral après une pêche infructueuse... Aaaaah ! Je les aime !
Voici donc mes nouvelles acquisitions


Les rouges (elles sont craquantes, non ?!) font partie de la collection Agnès b. pour André et m'ont été, pour ainsi dire, offertes. Comme un cadeau du Dieu de la chaussure pour me récompenser de ma fidélité. Alors qu'elles coûtaient la coquette somme de 140 euros, je les ai ramenées à la maison pour... 30 euros ! Alors même s'il manque une pointure, je m'en fiche. Même s'il me sera impossible de les mettre pour traverser tout Paris, même si je risque de faire ma chieuse genre "aaaah ! attends ! j'ai mal aux pieds", tant pis. Car le fait de les avoir me remplit de joie ! Surtout que ça n'a pas été facile de trouver le modèle parfait. Toutes les paires du magasin avaient le défaut de proposer une chaussure plus claire que l'autre... Heureusement, j'ai été accueillie par une vendeuse adorable qui semblait aimer les chaussures autant que moi et donc très bien comprendre la shoes-addict que je suis.
Même si leur nom d'origine me plaît bien, Twenties, je les ai rebaptisées mes chaussures contes de fées. Vous moquez pas. Elles me font en effet penser à des chaussures de princesses mais aussi à des chaussures de danseuses.
Vous pouvez m'appeler Cyd Charisse.

Je sais déjà que je les porterai pour revoir Blanche-Neige de Preljocaj cet hiver et sans doute pour tous les autres ballets présentés à Chaillot en 2009/2010, notamment Princesses.

Ma seconde paire me ravit également. Tout d'abord, parce qu'elle est à ma taille, détail non négligeable ! Et aussi parce qu'elle est incroyablement confortable ! La vendeuse m'a expliqué que ce modèle fait partie d'une collection baptisée 24 heures, conçue pour que les femmes puissent porter leurs talons toute la journée sans souffrir le martyr. Le cuir est donc très souple, le talon assez large et donc très stable, la semelle renforcée et antidérapante. C'est un vrai bonheur de les porter. Et puis le modèle s'appelle Parisien, c'est un signe, n'est-ce pas ?!
Je ne désespère pas de trouver quelques vêtements, notamment quelques cachemires, même si ma tournée chez Hermine de Pashmina ne s'est pas révélée convaincante. Il me faudrait également quelques paires de chaussures plus estivales, comme des compensées qui ne ressembleraient pas à des chaussures de fermières.
Sinon, je prends directement des espadrilles.
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26 juin 2009
Librairie La Cocotte
Aujourd'hui, je vais encore vous présenter une petite adresse de mon quartier. Note pour moi-même : penser à se faire embaucher par la Mairie.
Il s'agit d'une librairie très spéciale puisqu'elle est spécialisée dans les livres de cuisine. Ceux qui me connaissent doivent bien se marrer car mes talents de cuisinière se résument à faire des oeufs à la coq dans un Barbapapa micro-ondable ! Paradoxalement, j'adore les livres de cuisine, au point de les collectionner, au point même de vouloir -entre autres- travailler dans une maison d'édition culinaire. Ces dernières années, le marché du livre de cuisine a largement explosé, on trouve des rayons immenses dans toutes les grandes librairies et les plus petites ont dû faire, tant bien que mal, une place aux livres de recettes. Les éditeurs ont alors redoublé d'effort pour nous proposer des ouvrages originaux, ludiques, punchy. Il y en a pour tous les goûts. Pour les marmitons en devenir, les grands chefs confirmés, les enfants,...
La Cocotte regroupe donc tous ces petits trésors et bien d'autres choses encore. En effet, on y trouve, en plus des livres, de quoi décorer sa cuisine, tabliers, torchons, sacs à pain. Mais La Cocotte a une autre particularité : elle possède une petite cuisine. La librairie organise très souvent des séances de dédicace et il n'est pas rare de voir les auteurs passer derrière les fourneaux ! D'autres activités sont également organisées comme des cours de cuisine évidemment. Je vous encourage donc à surveiller de près l'agenda de la librairie !
Lors de ma dernière visite, je n'ai rien acheté, pour la simple et bonne raison que c'est bientôt mon anniversaire (phrase que vous allez lire très souvent ces prochaines semaines) et que je dois remplir ma wish-list. La vie est dure !
J'ai donc fait du simple repérage...
La Cocotte propose, en plus des livres de recettes, des romans mettant en scène de la nourriture, comme Petite cuisine du diable de Poppy Z. Brite (une des mes auteures américaines préférées), mais aussi des livres de cuisine s'inspirant de la littéature ou du cinéma.
J'ai donc repéré, Crèmes et châtiments : recettes délicieuses et criminelles d'Agatha Christie

La sauce était presque parfaite : 80 recettes d'après Alfred Hitchcock

J'ai aussi craqué pour une série de livres, Princesses à vos cuillères (en argent) : 30 recettes royales, Pirates à vos couteaux (de cuisine) : 30 recettes mortelles et Sorcières et sorciers à vos marmites (magiques) : 30 recettes ensorcellées

En tant qu'accro au thé, j'ai repéré quelques livres très sympas pour organiser des -petits- goûters

Enfin, il faut savoir que La Cocotte met très souvent en avant un thème, un pays, une gourmandise. En ce moment, tout comme moi d'ailleurs, la librairie vit à l'heure nippone. Vous trouverez donc sur les tables au centre de la première salle, une selection de livres sur la cuisine japonaise, avec notamment celui-ci qui me plaît beaucoup

Certains bento m'ont laissée sans voix ! L'auteure a une imagination débordante et surtout un talent fou. Je vous conseille d'ailleurs, si les bento vous intéressent et vous fascinent autant que moi, de faire un tour sur ce site, juste incroyable !
Voilà pour ma wish-list et cette adorable librairie de goût !
Je suis sûre que si je vous dis qu'elle se trouve dans la rue parallèle à celle où se trouve Coupe Foudre, ça vous motive encore plus, bande de gourmands !
C'est où : La Cocotte, 5 rue Paul Bert, Paris 11°, M° Faidherbe
C'est quand : du mardi au samedi, de 10h30 à 20h.
25 juin 2009
Un dîner finlandais au restaurant Les Mille Lacs
Comme je vous le disais mardi, j'ai découvert qu'il y avait à deux pas de chez moi un restaurant finlandais. Pour les vilains qui ne suivent pas quotidiennement mes palpitantes aventures, sachez que je suis passionnée de culture nordique (plus principalement islandaise mais je ne suis pas difficile !). Découvrir la gastronomie nordique est toujours pour moi un grand bonheur. J'avais déjà eu l'occasion de voyager gustativement parlant en Laponie grâce au très familial et accueillant Café Lapon. Mais avec Les Milles Lacs, c'est encore autre chose.
En effet, Le Café Lapon m'avait laissé une excellente impression, mais il faut bien avoir en tête qu'il s'agit d'un tout petit établissement où la cuisine se trouve dans la salle (genre cuisine américaine). Les patrons nous accueillent donc comme à la maison, nous expliquent volontiers la carte, nous laissent feuilleter tous leurs livres sur la Finlande et la Laponie, faisant de leur restaurant un petit cocon sympathique mais en aucun cas intime.
Les Mille Lacs n'a rien à voir puisqu'il s'agit d'un véritable restaurant, qui offre beaucoup plus d'intimité, sans pour autant nous priver d'un bon accueil.
Niveau décoration et ambiance, c'est beaucoup moins pittoresque qu'au Café Lapon. Quelques livres posés sur une table nous permettent de réaliser qu'on s'apprête à franchir quelques frontières. Sinon c'est tables de bar et murs unis. Côté musique, si nous avons eu droit sur la fin à une compil' de tubes finlandais, tout le repas s'est déroulé aux rythmes de Michael Jackson et autre Abba. C'est dommage.

Passons aux assiettes qui, quant à elles, ont le bon goût de la Finlande !
En entrée, nous avons pu regoûter deux grands classiques de la gastronomie nordique : la viande de renne et le hareng, avec une salade et ses tartines de viande de renne fumé (un véritable délice) et un tartare de hareng. Habituellement, je déteste le hareng. Accompagné de moutarde finlandaise, j'avais eu une très bonne surprise au Café Lapon mais je n'avais pas réussi à tout terminer (trop salé pour moi). Mais là mes amis, c'est une tout autre histoire ! Un véritable choc gustatif !


Pour ne rien gâcher, les assiettes sont aussi bien présentées qu'elles sont savoureuses.
Pour le plat, notre choix a été très rapide puisque la carte propose du saumon fumé à la demande.
Accompagné d'un succulent gratin dauphinois, ce morceau de saumon que vous voyez s'est révélé orgasmique, il n'y a pas d'autre mot. Le saumon est un poisson très difficile à cuisiner et peut vite être trop sec, étouffant. Rien de tout ça ici. Juste un poisson d'une tendresse incroyable qui fond littéralement dans la bouche (et sans arêtes !). Je crois que je ne mangerai plus jamais de saumon tant j'aurais peur d'être déçue après avoir goûté à un tel délice !
Même si j'étais déjà rassasiée, je n'ai pas pu m'empêcher de prendre un dessert. Je suis faible ! Surtout quant je vois les mots magiques : pain d'épices ! Je peux tuer pour du pain d'épices ! J'ai donc testé la douceur aux airelles et pain d'épices et goûté la crèpe finlandaise à la farine d'orge et sa mousse de rhubarbe. Bizarrement, même si mon choix était satisfaisant, j'ai préféré la crèpe, qui était incroyablement légère et goûteuse. C'est ce que je prendrai la prochaine fois. Oui, je pense déjà à ma prochaine visite !


Un repas réussi sur toute la ligne pour moi et une adresse à noter pour vous !
Alors qu'on compte très peu de restaurants offrant des spécialités nordiques à Paris, Le Café Lapon et Les Milles Lacs sont tous deux très différents et nous permettent de découvrir chacun à leur manière la délicieuse cuisine finlandaise.
C'est où ? Les Mille Lacs, 240, rue du Faubourg-Saint-Antoine, Paris XII°, M° Faidherbe, Reuilly ou Nation.
C'est quand ? Le lundi de 11h à 18h, du mardi au vendredi de 11h à 23h, le samedi de 18h à 23h. A noter, apéro finlandais à partir de 18h avec cocktails et tapas.
Pour réserver : 01.43.72.06.05.
24 juin 2009
Les films du mois de juin, partie III
C'est reparti pour la review ciné de la semaine. Pas de grands films mais de jolies découvertes et quelques éclats de rire.
Piano Forest, de Masayuki Kojima
C'est quoi ? Shuhei Amamiya est un jeune écolier qui étudie le piano depuis l'âge de quatre ans afin de devenir un grand pianiste professionnel tout comme son père. Pour lui, piano rime avec discipline, et il met un point d'honneur à travailler son instrument chaque jour pour être fin prêt lors du concours national de piano auquel il doit participer. Dans son nouvel établissement, il se lie d'amitié avec Kai Ichinose, un petit bonhomme des faubourgs qui ne pense qu'à s'amuser avec son meilleur ami : un piano abandonné au coeur de la fôret. Ces deux jeunes pianistes ont donc une vision et une approche très différentes de l'apprentissage de la musique, ils devront alors apprendre l'un de l'autre pour progresser.
Et alors ? Film sur l'apprentissage du piano, Piano Forest m'a séduite par son propos et par ses personnages, très touchants et intéressants par leur différence. Le jeune Shuhei apparait coincé dans son milieu bourgeois et on sent que pèse sur lui la réussite de son père. Kai est son exact opposé, j'ai aimé l'humour de ce jeune garçon, certaines de ses répliques m'ont vraiment fait rire, ainsi que son caractère franc, loyal mais fougueux. Evidemment, Piano Forest est très simple, aussi bien esthétiquement qu'au niveau de son intrigue. Comme vous vous en doutez, tout le monde ressortira gagnant et grandi de cette aventure : il faut, pour devenir un bon pianiste, du travail mais aussi un grain de folie, de la passion. Il faut faire ses gammes régulièrement pour progresser mais également jouer avec son coeur. Piano Forest est alors une ode à la musique qui, par ailleurs, joue un véritable rôle au coeur de cette belle histoire. On y entend plusieurs morceaux connus, y sont évoqués plusieurs grands pianistes, ce qui fait de ce film une parfaite introduction à la musique pour les plus petits et un moment de douceur pour les plus grands.

Tellement proches, d'Eric Toledano et Olivier Nakache
C'est quoi ? Alain a épousé Nathalie, à qui il a fait deux enfants, dont le très turbulant Lucien, mais il a du même coup épousé sa famille. Et quelle famille ! Son frère, un avocat commis d'office vivant dans les drôles d'immeubles tout ronds de Créteil, est marié à Catherine, une véritable donneuse de leçons qui pousse sa fille à apprendre trente-six mille langues et quinze mille instruments, et sa jeune soeur, une folle-dingue, qui a jeté son dévolu sur un pauvre bougre dont elle veut absolument un enfant. Pas simple pour ce père de famille plus bon copain que véritable figure paternelle de se faire entendre dans tout ça.
Et alors ? Une énième satire familiale ? Oui et non. Avec Tellement Proches, Toledano et Nakache n'inventent rien (on a vraiment besoin de se mettre à deux pour ça ?!), mais ils nous offrent tout de même de très bons moments, de belles tranches de rigolade, et une très belle émotion finale, qui vient redorer le blason de cette comédie quelque peu tirée par les cheveux. J'ai bien aimé suivre les aventures des deux couples, les voir évoluer, découvrir leurs failles et leurs petits secrets, par contre, j'ai détesté tous les moments consacrés à la plus jeune soeur et à son histoire d'amour carrément pas crédible et un peu pénible à la longue (je t'aime moi non plus, ça va cinq minutes). Le véritable point fort de Tellement proches reste sa brochette de comédiens, tous très bons dans leur genre, avec un immense coup de coeur pour Vincent Elbaz que j'apprécie de plus en plus. Une comédie qui vaut vraiment le déplacement et qui se différencie avec succès des idioties qu'on a pu voir ces dernières semaines.
Fausta, de Claudia Llosa
C'est quoi ? Fausta, une jeune péruvienne incroyablement belle, est atteinte d'un mal étrange que l'on nomme dans son pays "la teta asustada" (titre original du film) que l'on peut traduire par "le lait de la douleur". Il s'agirait d'une maladie transmise par le lait maternel par des mères traumatisées. Et la pauvre mère de Fausta a vécu un véritable enfer alors qu'elle était enceinte de sa fille. Fausta est donc extrêmement peureuse, se sent menacée en permanence par les hommes au point de se protéger du viol par une pomme de terre introduite en elle. Alors que sa mère vient de décéder, Fausta tient à l'enterrer dignement dans son village. Pour cela, il lui faudra traverser le pays, mais avant, gagner de l'argent, ce qui signifie trouver un travail et quitter le cocon familial.
Et alors ? Fausta est un film qui partage la grâce de la littérature latino-américaine. Il est infiniment humain, empreint de cette belle poésie propre au réalisme magique, subtil et dépaysant. Néanmoins, très métaphorique (les peurs de la jeune Fausta font écho aux peurs de tout un peuple) et truffé de symboles, il reste très hermétique pour un public non averti. Ne connaissant pas du tout l'histoire du Pérou, j'ai eu quelques difficultés à l'appréhender à bien des moments. Il n'en reste pas moins intéressant par son côté pittoresque qui nous permet de découvrir certains aspects de la culture péruvienne (avec une excellente scène de mariages -plusieurs couples s'unissent en même temps-). Fausta ne m'aurait sans doute pas autant marquée si le rôle principal n'avait pas été tenu par la sublime Magaly Solier, qui joue ici un rôle loin d'être simple. En effet, Fausta parle très peu, c'est son corps qui parle pour elle (elle saigne du nez, s'évanouit, ...) et son visage qui exprime sa peur. Une très belle révélation et un film que je n'oublierai pas. A noter que le film a été récompensé d'un Ours d'or à Berlin cette année.
Boogie, de Radu Munteanu
C'est quoi ? Bogdan est un jeune père de famille, submergé de travail et laissant un peu de côté sa femme et son fils. En vacances pour quelques jours dans la station balnéaire de sa jeunesse, il tombe sur deux anciens potes avec qui il aimait tant faire la fête dans ses jeunes années. Pour une soirée, Bogdan souhaite redevenir Boogie, et profiter de la vie avec ses amis, délaissant encore une fois sa famille. Mais la nuit de Boogie ne répondra pas à toutes ses attentes et il découvrira que rien ne vaut la douceur d'un foyer, pas même une bonne bouteille de vin et quelques prostiputes.
Et alors ? Je déteste les films français et américains sur les trentenaires qui se remettent en question. C'est toujours plein de blabla inutiles et agaçants. Et bien en version roumaine, c'est pareil ! Apparemment, Boogie est un film de la Nouvelle Vague roumaine (c'est pas moi qui le dit, je ne suis pas assez calée en cinéma roumain pour affirmer une telle chose). Alors il se peut que Boogie soit en effet innovant dans son propos, moins larmoyant que les dernières productions made in Roumanie. Mais tout ce que je retiens de ce film ce sont d'interminables plans fixes absolument atroces. Toutes les scènes tournées dans la chambre d'hôtel des deux potes de Boogie sont... pppffff... sans fin ! Tout n'est évidemment pas à jeter. Boogie nous réserve malgré tout de bon petits moments, principalement lorsque Bogdan est auprès de sa famille. La scène où il se dispute avec sa femme est simplement criante de réalité, les dialogues, qui semblent improvisés tant ils sortent naturellement, sonnent extrêmement juste (les plus fins observateurs reconnaîtront dans le rôle de la femme de Bogdan, Anamaria Marinca, l'actrice de 4 mois, trois semaines et deux jours). A voir si on veut étendre sa culture ciné au-delà de nos frontières, sans s'attendre au film de l'année.
Nouvelle semaine, nouveau programme, avec tout d'abord ce qui semble être le film de la semaine (que je vais voir dans moins de deux heures d'ailleurs !) Jeux de pouvoir. Par contre, je passe mon tour pour Transformers 2 et Fais moi plaisir qui m'a l'air d'une bonne bouse bien de chez nous. Peut-être quelques frissons avec Vertige, mais rien n'est moins sûr, idem avec Very Bad Trip, qui a l'air amusant mais un peu lourdingue. Par contre, je vais me précipiter dès demain sur Sherrybaby et Le grand chef. Séance rattrapage avec Jaffa, que je ne comptais pas voir au début mais à force de voir la bande-annonce, j'ai envie de me laisser tenter, et Women de Cukor, parce qu'il le faut absolument !
Et de votre côté ?
23 juin 2009
Où étiez-vous samedi à 13h32 ? Nous avons les moyens de vous faire parler...
Parce que j'ai fait quelques petites choses très sympas ces derniers jours mais qui ne méritent pas pour autant que je leur consacre un billet entier, voici un résumé de mon week-end où j'ai encore une fois bien profité de ma ville adorée !
J'avais, depuis quelques temps, envie de m'offrir quelques nouveaux produits de beauté. Des gels douches aux senteurs douces et sucrées, des produits pour prendre soin de moi, des crèmes qui font belle. Je suis donc partie de chez moi plus d'une heure avant ma séance de cinéma de 16h pour redescendre le Faubourg-saint-Antoine en direction de Bastille tout en m'arrêtant dans plusieurs boutiques.
J'ai commencé par une halte chez Monoprix car j'avais vu, dans un communiqué dans le dernier Elle, que la marque se lançait dans des nouveaux produits à prix tout doux, gels douche et gommages notamment. Les mélanges proposés sont plutôt plaisants : pastèque/ concombre, cassis/ pamplemousse, coco/ vanille, ... Mais j'ai opté pour la douceur du mélange miel/ noix de pécan qui sent divinement bon ! Pour 2,95 euros (les 250 ml), ça ne vaut pas le coût de s'en priver ! Je n'ai pas cédé à la tentation des gommages car j'ai déjà deux pots à terminer, il faut savoir se raisonner parfois ! En furetant dans le rayon, j'ai noté que la marque Cottage, qui est une marque que j'adore, se lance dans les gels douche bio avec deux mélanges très séduisants et surtout très originaux : bergamote/ miel et jasmin/ coquelicot ! J'ai repéré également celui senteur pomme d'amour, tout doux et tout sucré, mais j'ai craqué pour une valeur sûre, un de mes parfums favoris : sucre de violette ! Ce gel douche gommant est juste une tuerie ! Il sent incroyablement bon, exactement comme un bonbon à la violette, et son action gommante mais légère permet de se faire une peau toute douce au quotidien. Encore une fois, Cottage ne nous assassine pas à coup de prix exorbitants puisque les gels douche ne dépassent jamais les 2,90 euros.
Côté soin du visage, j'ai choisi de tester les masques "unidose" de la marque Monoprix à 1 euro. Pour avoir testé le masque hydratant ce week-end et le purifiant ce matin je peux vous dire qu'ils sont efficaces car ils laissent la peau vraiment douce et une impression de grande pureté. Et je ne vous parle pas de leur bonne odeur ! Par contre, il y a vraiment beaucoup trop de produit dans un sachet pour tout utiliser en une seule fois. Enfin, c'est mon avis. Je n'ai jamais pensé que cela rendait le produit plus efficace de l'appliquer en couche de dix centimètres !
Juste une rue à traverser et me voici chez Lush. L'enseigne préférée de ma chère Bliss, docteur ès Lusheries ! Si j'étais bien tentée par la ballistic Sakura, qui répondait parfaitement à mes envies de Japon, les 5 euros à lâcher pour quelques minutes de plaisir m'ont rapidement calmée. Idem pour les gels douche. Flying Fox a l'air de sentir incroyablement bon avec son mélange miel/ jasmin, mais les 13,95 pour 250 ml font réflechir... C'est dommage que les prix pratiqués dans cette boutique soient si élevés car on a bien envie de tout essayer et puis le côté écologique de l'enseigne me séduit beaucoup également mais on ne peut pas dire qu'il soit économique ! J'ai tout de même craqué pour deux produits étonnament peu chers par rapport au reste du magasin. C'est tellement déconcertant au début qu'on se demande si on n'a pas mal lu l'étiquette ! Je suis donc repartie avec le masque purifiant La grande mentheuse dont je suis folle de l'odeur mentholée-sucrée. Disons que ça sent le After Eight ou le Hollywood. C'est vraiment très stimulant. S'ajoute à ça le fait que le masque se transforme au moment du rinçage en gommage pour un effet coup de fouet immédiat. Une utilisation et je suis déjà fan, même si, dans mon peignoir vert et avec mes cheveux roux nattés, ce masque me fait ressembler à Princesse Fiona dans sa version shrekienne !
Ensuite, j'ai opté pour une eau tonifiante dont le nom me laisse rêveuse, Eau à Rome, au doux parfum de rose et de lavande. Même si l'action tonifiante est, a priori, plutôt réservée au matin, j'aime beaucoup utiliser cette eau le soir car elle s'accorde très bien avec mes produits à la lavande Couvent des Minimes, notamment ma brume d'oreiller que j'adore. Comme Lush ne nous laisse jamais repartir sans un petit cadeau, j'ai pu essayer le shampoing I love juicy, testé le soir même. Au départ, je n'étais pas emballée : l'odeur ressemble, comme bien souvent chez Lush, à celle d'un médicament pour enfants. C'est trop sucré, trop fruité, trop tout. De plus la dose me semblait bien maigre pour ma trop longue chevelure. Et puis la phrase "shampoing pour cheveux gras et très sales" ne me parlait pas plus que ça car j'ai plutôt le cheveux bien sec. Mais... j'ai été obligé de revoir mon jugement un peu hâtif "eurk, c'est pas pour moi c'truc là", car I love juicy s'est révélé un excellent shampoing. Il mousse énormement, si bien que j'ai pu laver mes cheveux avec une dose de liliputien, laisse une odeur très agréable une fois rincé et surtout laisse les cheveux propres. C'est peut-être bête de dire ça car le rôle d'un shampoing est justement de rendre les cheveux propres, mais celui-là donne l'impression d'avoir les cheveux plus propres que propres ! Etonnant !

Comme on ne répètera jamais assez qu'il faut un esprit sain dans un corps sain, j'ai fait une halte à L'Arbre à Lettres, une librairie que j'aime beaucoup pour sa salle dédiée aux livres d'art. Je me suis offert deux nouveaux livres qui atterriront directement dans la section "Japon" de ma bibliothèque une fois lus : Mémoire d'une geisha (à ne pas confondre avec Geisha, le roman d'Arthur Golden, qui a donné le film Mémoire d'une geisha). Il s'agit ici d'une véritable biographie qui nous raconte la vie de Kinu Yamagushi, née en 1892 et vendue à l'âge de huit ans pour devenir geisha. La quatrième de couverture révèle que ce récit propose "une description édifiante de la vie de tous les jours dans l'intimité d'une okiya". Exactement ce que je cherche à connaître. Depuis le temps qu'on me parlait du célèbre écrivain Yukio Mishima, je me suis enfin décidée à découvrir son style et son univers en choisissant le roman La musique, publié cinq ans avant sa mort. Des billets littéraires à venir donc !

Je me serais bien accordé une petite halte chez Starbucks, histoire d'oublier l'échec du fameux thé Chai, beurk beurk beurk, mais 1° il y avait beaucoup trop de monde, comme toujours, et 2° deux films m'attendaient au Majestic Bastille, où j'ai passé le reste de ma journée avant de rentrer à la maison tester tous mes nouveaux achats !
La journée du lendemain a été l'occasion de découvrir que mon cher quartier avait encore des secrets pour moi après vingt-quatre ans de vie commune. Le saligot ! En effet, en descendant la rue de Reuilly en direction de Faidherbe, on découvre des petites adresses très sympas qui m'avaient échappé jusqu'alors. J'ai pu les découvrir en me rendant dans une petite librairie que j'aime énormement et de laquelle il est très difficile, voire impossible, de ressortir bredouille. Il s'agit d'une adorable librairie culinaire dont je vous reparlerai très bientôt (genre... vendredi !). A l'occasion de cette promenade, j'ai découvert qu'il y avait à deux pas de la maison un restaurant finlandais ! Ceux qui me lisent régulièrement connaissent ma grande passion pour les pays nordiques et peuvent donc imaginer l'impact que cette heureuse découverte a eu sur moi (sauts de joie et cris hystériques, en gros !). Il va de soi qu'une telle découverte doit être approfondie dans la journée et j'ai eu le bonheur de goûter la gastronomie finlandaise le soir même ! Billet gourmand dans la semaine ! Comme Bliss nous avait parlé d'une très bonne adresse spéciale Cupcakes, Coupe Foudre, j'ai voulu voir ça de plus près. Je n'ai pas encore testé les douceurs proposées mais j'ai pu constater que 1° la déco est vraiment mignonne, 2° c'est à cinq minutes de chez moi, 3° que Coupe Foudre se trouve à côté d'un immense pub irlandais, et qui dit pub irlandais dit Guinness et qui dit Guinness dit joie et bonheur sur mon monde ! J'adore le quartier de Faidherbe !
Le lendemain, dimanche, je me devais de célébrer la fête de la musique. A vrai dire, il est très rare que je sorte les soirs de fêtes car je n'aime pas trop me faire emmerder par des gros lourds (disons que j'ai l'envie de meurtre facile). Ma dernière sortie pour la fête de la musique date de 2006, je m'en souviens très bien car j'avais vu Le vieux juif blonde au théâtre et, en rentrant à la maison après avoir bu quelques verres, j'étais tombée sur une perle qui m'avait gentillement dit : "toi, j'te baise". Aheum... Comment te dire... Va te faire foutre !
La fête de la musique tombant cette année un dimanche, j'ai donc pu en profiter en sortant pendant la journée. Je suis partie de chez moi, direction le Marais. Petite halte au Village Saint-Paul, qui n'a décidemment pas autant de charme en journée qu'en soirée. L'après-midi, il ressemble à n'importe quel coin à bobos, mignon certes mais sans âme. Je suis ensuite passée par la rue François Miron où j'ai pu voir une des dernières maisons médiévales parisiennes.

Tout se déroulait donc délicieusement bien quand soudain... Suspense... Un boucan du diable. Un hélicoptère au-dessus de Paris. Des gendarmes partout. Absolument partout. Des badauds greffés à leur appareil photo. De la fumée. Des cris. Des clients assis tranquillement en terrasse. Des patrons de bars rangeant fébrilement leur terrasse. Bref. Ambiance surréaliste et des milliers de "qu'est-ce qui se passe-t-il ?!!" On a d'abord cru à l'arrivée imminente d'une célébrité, genre Bertie (Delanoë, j'entends), mais il y avait quelque chose qui rendait l'atmosphère très tendue. La présence de cet hélicoptère tout d'abord, puisqu'on n'en entend jamais au-dessus de Paris (pour une fois qu'un bruit nous est épargné !). Evidemment, mon côté Duluc (LE détective privé le plus célèbre de la Capitale) s'est rapidement manifesté et m'a encouragée à poursuivre ma route par les petites rues autour de Beaubourg pour connaître le fin mot de l'histoire. Une petite partie de moi était très curieuse mais l'autre assez peureuse car figurez-vous que j'ai une poisse d'enfer. Dès que je sors, il se passe un drame. Devinez qui était à la Foire du Trône ce soir de 2007 où le jeune policier a été tué ? C'est Fifi-la-poisse ! Je m'attendais donc à tout, surtout que des gens se mettaient à courir comme ça, soudainement, avec des mines apeurées, tandis que des hurlements se faisaient entendre autour de Beaubourg. Cela a duré une bonne grosse heure. Tout ça pour une manifestation. Tttssss !
J'ai donc repris ma marche en direction de l'Eglise Saint-Eustache pour une petite pause musique classique très agréable. Je m'étais promis de revenir à 20h30 pour entendre Le Messie d'Haendel, mais comme je ne tiens jamais mes promesses...
A force de marcher sans but précis, je me suis retrouvée dans le fameux quartier japonais où, figurez-vous, je n'avais jamais mis un pied. J'ai donc enfin pu découvrir plein de bizarreries dans une épicerie japonaise mais surtout un nombre incalculable de restaurants ! Il y en a tellement qu'il est tout simplement impossible d'en choisir un ! J'ai passé un temps incroyable à lire tous les menus, à trouver des différences entre chaque adresse, à comparer les prix. Tout ça pour rien car devant un tel choix, je reste sans voix ! Si vous avez déjà tester l'un d'eux, je serais ravie d'avoir vos impressions, histoire de me faciliter la tâche !
Par contre, dans la rue Saint-Augustin, je suis tombée sur un restaurant qui me tente énormement par sa déco. Il s'agit de La Tour L, un restaurant dont la spécialité est la viande et l'ambiance... médiévale ! J'ai lu quelques avis, positifs dans l'ensemble, qui m'encouragent à réserver pour très bientôt !
Retour par les petites rues du Marais, après une pause dans les jardins du Palais-Royal qui me donnent toujours envie de vouvoyer mes accompagnateurs ! Je repasse devant Beaubourg pour voir s'il y a des dégâts, et oui, il y en a. J'aperçois quelques chippendales remuer du trognon et je me dis que "putain, les bars gays, c'est trop bien !".
Mais c'est qu'avec tout ça, on en oublierait presque que l'heure tourne, sauf qu'il y en a un qui est toujours très au fait de ce genre de chose : mon estomac ! Alors que j'avais bien envie de diner au Paradis du fruit, une scène installée juste devant Lenôtre me dissuade très vite. Et c'est en rentrant par les arcades Daumesnil que j'ai cette idée de génie : Hippopotamus. Je dois bien avouer qu'Hippo peut facilement avoir des airs de cantine pathétique quand on y attérit par défaut, parce que tous les autres restaurants sont complets ou parce qu'il est très tard. Mais quand on vient de marcher cinq heures (et trente minutes, pour être précise) et qu'on a mangé des steack de soja et autre sarrasin toute la semaine, au point d'avoir envie de croquer le blouson en cuir d'un illustre inconnu dans l'ascenseur (véridique), Hippo apparaît comme le paradis ! J'étais tellement affamée que je n'ai même pas senti le goût de mon faux-filet, dévoré en cinq minutes chrono. Par contre, j'ai largement savouré mon dessert, trop copieux mais délicieux : l'assiette de chocolat.

Avec, par ordre d'apparition à l'écran, un brownie, une boule Ben&Jerry's, une mousse au chocolat, un croquant et, le meilleur pour la fin, une crème brûlée au chocolat, juste divine !
Après une telle journée, je ne sentais plus mes jambes ! Autant vous dire que j'ai passé une excellente nuit !
Voilà, mes chers lecteurs, pour mon emploi du temps de ces derniers jours (au moins, si Duluc s'intéresse à mon cas, j'ai des alibis -d'où le titre de l'article pour les cancres du fond qui ont du mal...-). Néanmoins ne fantasmez pas trop sur ma petite vie faite de bonheurs simples car dès lundi le quotidien et ces petits tracas étaient de retour. Mais je ne voudrais pas plomber l'ambiance ^^
J'espère que de votre côté vous avez passé un excellent week-end et profité de la fête de la musique !
19 juin 2009
TAG --- Ada-Tsoin-Tsoin
Oh ! Le titre tout pourri de derrière les fagots !
Tiphanya m'a proposé un petit tag joli comme tout qui me fait rêver !
Il faut :
* Ecrire huit souhaits
*Dire à quoi font penser les dix mots donnés
*Dire un mot sur sa tagueuse
* Taguer huit personnes et les prévenir
Voici donc mes huit souhaits (si seulement ça pouvait fonctionner...)
1) Que ma grand-mère, Mère et moi vivions très longtemps, en très bonne santé et saines d'esprit.
2) Que mon centre de recherches soit ouvert à la rentrée, mon directeur de thèse toujours en vie (ba, on ne sait jamais !) et que je ponde une thèse de la mort en un temps record.
3) Maîtriser l'islandais et la culture islandaise comme si j'étais la fille spirituelle de Vigdis Finnbogadottir et Halldor Laxness et pouvoir ainsi diriger MA collection de littérature islandaise.
4) Avec plusieurs petits nids : un quatre pièces, non, un cinq pièces tant qu'à faire, rue de l'Ambroisie, avec vue sur le Parc de Bercy, coincé entre Saint-Emilion, la Cinémathèque et le MK2 Bibliothèque. Un trois pièces (restons humble) à Reykjavik et une maison à Stars Hollow (on a le droit de rêver, non ?!)
5) Avoir un PT Cruiser décapotable, vert, avec intérieur cuir beige, qui fonctionne au thé, comme moi !
6) Me réveiller avec 100 millions d'euros sur mon compte qu'on ne me reclamera jamais : erreur de la banque en votre faveur !
7) Avoir un enfant issu de mon charmant petit oeuf et de la graine de mon amoureux, sans qu'il grandisse dans mon ventre. Il sortirait d'un utérus artificiel, âgé de quatre ans. Quoi je lis trop de S.F. ??!!
8) Avoir tout le dressing de : Dita von Teese, Vicky Butterfly, Bernie Dexter et Audrey Hepburn.
Part II : A quoi me font penser ces mots
Message : Extra-terrestre. I want to believe (qu'est-ce que j'dirais pas pour emballer Fox Mulder !)
Blog : Amusant.
Prix : Grand Prix de Formule 1 (me demandez pas pourquoi, j'en sais rien !)
Croix : Christian Lacroix (je suis TRES superficielle).
Scrap : Livre de scrap sur lequel j'ai bossé en 2006. Il s'ouvre sur une affreuse coquille, c'est la honte !
Création : Création du monde - Eden - Antichrist. Ce film m'a marquée à vie.
Bonheur : Impossible. Même si je ne fais jamais subir mes coups de blues, mes humeurs sombres à mon entourage, je suis une personne qui ne va JAMAIS bien. Même quand je dis que c'est un "vrai bonheur", je sais que ça sonne faux dans ma bouche.
Vie : Life is life -na na na nana- !!!
Enfant : Poison (voir souhait n°7).
Passion : Cinéma.
Dire quelques mots sur ma tagueuse... Et bien, je ne connais pas Tiphanya personnellement mais je peux vous dire qu'elle n'a pas un blog mais deux, et que l'un d'eux parle de littérature donc forcément, c'est une fille bien !
Taguer huit personnes ? Non. Si ce tag est venu jusqu'à moi, c'est probablement qu'il a fait le tour de la blogo. Mais, si le coeur vous en dit, servez-vous !
18 juin 2009
Moi, quand ze serai grande, z'veux être Sailor Jupiter
J'avais prévu d'écrire, cet après-midi, un article sur une auteure japonaise que je viens de découvrir il y a deux ou trois semaines. Mais comme je suis d'une vilainie incomparable, je viens de passer une heure à barboter dans un bain à la fleur de cerisier. Finalement, c'est un peu comme si je vous avais écrit l'article, non ? ça reste dans le thème du Japon !
Je ne suis pas très motivée aujourd'hui... Je bulle. Il faut dire que le temps est d'un triste, je m'attends à ce qu'il pleuve d'une minute à l'autre. En fait, j'aimerais qu'il y ait un très gros orage, un orage qui donne envie de se planquer sous la couette, un orage que l'on écoute tout en regardant Sleepy Hollow. Un orage dont la foudre tomberait sur l'appartement 202 de mon immeuble. Chers voisins, je vous hais !

Du coup, j'ai encore écouté la b.o. d'Easy Virtue. Tous les jours, je me dis que je dois arrêter de l'écouter au risque de me lasser. Mais c'est le seul album que j'arrive à écouter sur une longue durée, soit du début à la fin, sans que j'aie envie de zapper certains titres. C'est ça que j'adore avec les b.o. de films : elles nous replongent dans un univers tout en nous faisant changer d'ambiance toutes les trois minutes ! Quand je suis dans mon bain, j'ai envie d'y rester au moins trois quarts d'heure, une heure, et j'ai beaucoup de mal à écouter le même artiste si longtemps. Je me lasse vite, je sais.
Je viens tout juste d'en sortir. L'eau commençait à être froide et la dernière chanson venait de se terminer. Parfaite synchronisation ! Je viens de me préparer un bon thé bien chaud, un cadeau provenant d'une boutique indépendante de la rue Faidherbe. L'Herbe bleue qu'il s'appelle. Le thé. Et même si ce nom vous rappelle le titre d'un livre bien connu, il s'agit vraiment de thé, pas d'autre chose ! Quoi que... en fait, qui peut savoir ?!
Je ne suis pas pour autant restée inactive dans mon bain. Mon corps se détend mais j'ai toujours le cerveau en mode On. Toujours. J'ai pensé au bac, aux sujets de philo qui sont tombés aujourd'hui (ils feraient mieux de le donner carrément...), aux épreuves d'il y a six ans lorsque je l'ai passé. Six ans déjà ! Cette époque me manque tellement. Le bac, c'était tellement simple par rapport à ce qu'on doit affronter aujourd'hui : trouver des financements pour la recherche, chercher un travail, renoncer à une part de liberté et d'insouscience tout en gagnant son indépendance. Il y a six ans, je révisais mon bac le soir. Tard. Impossible de me concentrer pendant la journée, impossible de ne pas sortir, d'aller retrouver "les autres" au café. Je n'avais aucune pression, ni de la part de mes parents, ni de la part des profs qui ne pensaient qu'à une seule chose : la prépa. Ils ne nous parlaient presque jamais du bac qui était une évidence pour eux. Et pour cause, 100% de réussite en série littéraire chaque année que j'ai passée dans ce lycée. Si tout pouvait redevenir aussi simple. Si tout ne pouvait être qu'une simple formalité. On sent la fille qui a envoyé deux CV il y a deux semaines et qui n'a toujours pas reçu de réponses ? Oui ? Bon.
Sur ce, et pour finir sur une dernière touche de "nipponerie", êtes-vous déjà allés à la Japan Expo ? J'aimerais beaucoup y aller cette année, je suis sûre que c'est très bien, mais j'aimerais quelques avis d'initiés ! Si j'y vais, ce sera en semaine, le jeudi ou le vendredi, pour éviter le monde, les ados hystériques (bien que ceux-ci seront en vacances...). J'aimerais éviter de devoir coller un pain à un clone de Sailor Moon !

Sailor Jupiter -ma préférée- !