Vilaine Fifi

Les bavardages (parfois) culturels d'une vilaine Parisienne

31 juillet 2009

Ni d'Eve ni d'Adam, d'Amélie Nothomb

ni_d_eve_ni_d_adamJe sais que je vous ai déjà parlé littérature hier et j'espère ne pas vous ennuyer en remettant le couvert aujourd'hui mais j'ai lu quantité de livres ces derniers temps et je ne trouve jamais l'occasion de vous en parler. Je profite donc d'une petite accalmie du côté de mes sorties culturelles (migraine oblige) pour rattraper mon retard.

Amélie et moi, c'est une longue histoire, qui dure depuis des années, et comme toute histoire, elle a connu des hauts et des bas. Le problème avec Amélie, c'est que quand c'est "haut", ça frôle le génial, mais quand c'est "bas", c'est presque médiocre.

Aussi, après m'être délectée d'Hygiène de l'assasin (1992), de Mercure (1998), de Robert des noms propres  -mon préféré, mais c'est parce que j'admire la chanteuse Robert, grâce à qui j'ai découvert Amélie- (2002), de Stupeur et tremblements -dont l'adaptation est immanquable- (1999), j'ai légérement baillé devant Biographie de la faim (2004), piqué du nez sur Acide Sulfurique (2005), et carrément trépassé en lisant Journal d'Hirondelle (2006), publié juste avec Ni d'Eve ni d'Adam (2007).

Je m'étais donc promis de ne plus me faire avoir par Amélie. Nous étions bel et bien séparées et même si elle me rappelait chaque année (à la période de mon anniversaire en plus, la bougresse), j'étais bien décidée à lui résister.

Sauf que...

Ni d'Eve ni d'Adam est sorti en poche alors que j'étais en pleine période japonisante (je n'ai pas oublié que je dois vous parler de Yoko Ogawa). J'ai donc craqué en relisant la quatrième de couverture à travers laquelle Amélie nous invite à découvrir l'histoire d'amour qu'elle a vécue avec un jeune japonais à l'époque où elle vivait et travaillait au Japon. Ni d'Eve ni D'Adam est donc la Face B de Stupeur et tremblements, que j'adore. Irrésistible j'vous dis !

Et quelle excellente surprise !!! Le seul défaut de ce livre est qu'il se dévore vite, beaucoup trop vite même ! Commencé en début de soirée, je l'ai terminé dès le lendemain matin, avalant goulûment chaque page tout en essayant de les savourer au maximum.

Dans cette nouvelle autobiographie, Amélie se livre plus que jamais. On découvre d'elle un autre visage, celui d'une jeune femme de son temps, pas vraiment amoureuse mais tout de même éprise, souhaitant vivre une jolie histoire mais souhaitant surtout vivre tout court.

Ni d'Eve ni d'Adam nous permet de mieux connaître l'auteure mais elle nous fait également découvrir son Japon, celui d'une jeune belge d'une vingtaine d'années, et celui de son amoureux. On a donc deux visions des choses, celle d'Amélie qui, bien qu'ayant grandi au Japon, s'extasie devant les beautés qu'il offre comme n'importe quel touriste, et celle de Rinri, qui ne comprend pas toujours l'engouement de sa belle.

mont_fuji

C'est donc un livre très instructif pour qui s'intéresse au Japon mais aussi d'une grande drôlerie ! Certains passages sont en effet à mourir de rire (le coup du poulpe encore vivant qui s'accroche à la langue d'Amélie ^^), on a envie de les lire encore et encore, comme on demanderait à quelqu'un de nous refaire une imitation hilarante ou de nous raconter à nouveau une anecdote désopilante.

Amélie ayant vingt-trois ans au moment des faits, il est évident que je me suis beaucoup identifiée à la jeune fille qu'elle était et j'ai surtout adoré -et tiré leçon de- sa manière d'envisager sa vie et son avenir, en se disant "j'ai vingt-trois ans et la vie devant moi".

Une lecture rafraîchissante, agréable, intéressante. Bref, du très très grand Amélie ! 

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30 juillet 2009

Firmin, autobiographie d'un grignoteur de livres, de Sam Savage

firminUn livre que je comptais mettre sur ma wish-list mais qu'on m'a offert comme ça, pour rien. Vous voyez que ça paye d'être vilaine ^^

Ce délicieux roman, le premier d'un jeune auteur de soixante ans, écrit à la première personne, nous amène à découvrir Firmin, un rat, non pas de bibliothèque mais de librairie, habitant Scollay Square, un quartier du Boston des années 60, menacé de destruction.

Firmin nous invite à partager avec lui ses souvenirs, de sa naissance à ce qu'on imagine être ses derniers jours. On découvre alors qu'il est le petit dernier d'une portée de treize rejetons, un nombre qui ne porte apparemment pas bonheur à notre rat, maltraité ou carrément ignoré par ses frères et soeurs et sa pochetronne de mère. Heureusement, Firmin se trouve rapidement une occupation, qui deviendra une passion, en grignotant des livres. Il trouve au papier, à l'encre, un goût exquis, qui le pousse à mâchonner toute la journée jusqu'à s'en rendre malade. Il découvre alors une nouvelle manière de grignoter les livres, qui sont aussi bons à manger qu'à lire. Et oui, Firmin n'est pas un rat comme les autres, c'est un lettré, un génie incompris ! Lorsque sa famille se sépare, chacun étant en âge de s'assumer, Firmin décide de rester caché dans un coin de la librairie où il est né, un endroit sûr où il est certain de pouvoir s'adonner à sa passion. Ses seules sorties ont pour but de nourrir son autre passe-temps, le cinéma. Firmin aime s'imaginer en danseur, en bellâtre, il idolâtre Fred Astaire, souhaite faire tournoyer Ginger Rogers, et apprécie également les films diffusés après minuit...

Firmin mène donc une petite vie paisible au rythme de la librairie tenue par Norman Shine, avec qui il espère se lier d'amitié. Depuis son observatoire, il regarde les clients aller et venir dans cette boutique où se croisent des mordus de littérature, mais il en apprend aussi beaucoup sur son quartier, de plus en plus délabré et menacé par la mairie, qui souhaite le détruire afin d'en faire un énième quartier d'affaires sans charme et sans âme.

Firmin, c'est donc aussi cela, l'histoire d'un quartier qui a "bel et bien existé avant d'être finalement rasé", nous dit l'auteur. C'est l'éternel combat que se livrent le profit et le coeur, ce sont les vaines tentatives des petits commerces pour sauver leur peau, des petites librairies où il fait bon fureter pour ne pas céder leur place.

Malgré ses deux-cents pages Firmin est donc un livre très riche puisqu'il aborde plusieurs thématiques que l'on découvre à travers les yeux d'un petit espion au grand coeur.

Si j'ai passé deux soirées délicieuses en sa compagnie, je dois bien avouer que les premières pages m'ont quelque peu troublée. En effet, très bêtement, j'avais en tête le sympathique Ratatouille, volontaire et souriant, dont j'imaginais que Firmin pouvait être le cousin. Or, il n'en est rien. Firmin est un rat mélancolique, cynique, laid, désespéré et un peu pervers sur les bords. Un rat très humain finalement, qui aurait pu être le héros d'un film de Woody Allen. Quant à l'histoire, le sous-titre l'indique bien, il s'agit de son autobiographie. Et celle-ci est à son image : avec ses hauts et ses bas, sans grands rebondissements, parfois très drôle, souvent terne, voire triste, comme nos vies à tous.

Un livre beaucoup plus profond qu'on peut le penser au départ, qui se lit avec grand plaisir, mais qui, à mon avis, pourrait décevoir ceux qui s'attendent à lire une jolie histoire pour les grands enfants.

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29 juillet 2009

Avec Marilyn

EDIT : Alors, qu'avez-vous pensé de cette soirée ?

Pour ma part j'ai trouvé le documentaire glauquissime sur toute la ligne. C'est vrai que le sujet lui-même est malsain car la relation que Marilyn entretenait avec son psy était, disons, douteuse. Mais est-ce une raison pour utiliser un ton aussi plombant ? Par moments, j'avais l'impression de regarder un documentaire sur le sujet le plus dramatique du monde ! Et puis le texte... quelqu'un a été payé pour écrire ça ?! Se contenter de répéter la même chose trois fois en changeant les mots de place pour donner "un style", je ne trouve pas ça très intéressant. L'idée de départ était vraiment originale mais au final, ce n'était qu'un documentaire comme les autres. Heureusement, France 2 a vraiment bien choisi le film qui a suivi car Sept ans de reflexion est vraiment une petite perle, pleine d'humour (Tom Ewell est à mourir de rire), où Marilyn joue à merveille la blonde idiote mais incroyablement attachante et finalement pas si bête ! Même si mon film préféré reste Certains l'aiment chaud, Sept ans de reflexion n'est pas bien loin sur le podium !

sept_ans

Depuis le temps que je l'attendais, ma soirée en tête à tête avec Marilyn Monroe ! J'ai bien cru que ce mercredi n'arriverait jamais !

Et oui, dans quelques heures, vous me trouverez devant la télé (vous allez finir par croire que je passe ma vie bloquée devant le petit écran), pour la soirée spécialement dédiée à Marilyn, programmée sur France2.

Elle commencera par un documentaire consacré à la relation entre l'actrice et son psychanalyste, adapté du livre de Michel Schneider, Marilyn, dernières séances, qui d'ailleurs se trouve dans ma PAL depuis trois ans. Quelle honte !

MMonroe

Et ensuite, place aux fantasmes et autres rêvasseries devant Sept ans de réflexion.

Une soirée à ne surtout pas manquer donc, que je passerai devant un plateau de sushis et une glace Frusi aux fruits rouges. J'ai hâte !!

Pour me faire patienter, j'ai décidé de passer l'après-midi avec la délicieuse Marilyn et deux autres bombes anatomiques, Lauren Bacall et, surtout, Betty Grable, la Pin-up Girl !

Marilyn

Et un petit chocolat chaud aux épices pour réconforter Fifi-Maladie !

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Les films du mois de juillet, partie IV

Avec mes horribles maux de tête je me suis contentée cette semaine des films distribués dans mes petits cinémas de quartier et je n'ai pas eu le courage de courir tout Paris pour en voir d'autres comme Une jeune fille à la dérive. Peut-être cette semaine !

victoriaVictoria : les jeunes années d'une reine, de Jean-Marc Vallée

C'est quoi ? Tout est dans le titre mes amis !

Et alors ? Un énième film en costumes ? Certes. Mais quel plaisir malgré tout ! Je connaissais dans les grandes lignes le règne de Victoria et j'ai trouvé le choix du réalisateur -de consacrer son film aux premières années- très bonne puisqu'on découvre une toute jeune femme devant affronter son destin à seulement dix-huit ans. Cet aspect du film m'a beaucoup plu puisqu'on voit Victoria grandir, assumer son rôle, apprivoiser ceux qui croient en elle ou pas ; on découvre avec elle ce que signifie réellement être Reine. J'ai donc trouvé le personnage très touchant et en même temps très volontaire. Victoria m'a semblé très proche de toutes les jeunes filles qui se lancent dans la vie, malgré son statut plus que particulier. Elle veut faire au mieux mais fait des erreurs, dont on sait qu'elle tirera des leçons pour s'améliorer et devenir la grande souveraine que l'on connait.

victoria_3

Parallèlement à cela, j'ai vraiment beaucoup apprécié le côté simple et optimiste de son histoire d'amour : pas de têtes tranchées, pas d'époux insatisfait couchant à droite et à gauche, ni de demande expresse d'un héritier mâle ! C'est reposant l'amour ! Côté casting, j'ai encore une fois été emballée par Emily Blunt que j'apprécie autant que Anne Hathaway maintenant. Elle est fraîche, jolie sans être TROP belle. Quant à Ruppert Friend, qui m'avait plus qu'agacée dans Chéri, il est pour moi la bonne surprise du film, en campant un Albert passionné mais discret, en retrait mais capable finalement de s'imposer.

victoria_2

Victoria ne sera pas mon film en costumes préféré, je ne pense même pas l'acheter en DVD lorsqu'il sortira, mais il reste un film à voir puisqu'il permet -en plus de se rincer l'oeil devant des costumes renversants- de découvrir une jeune personne incroyable.

victoria_robe_jaune

L'avoir vu à exciter la dinde qui somnole en moi et je suis en train de me refaire toute ma collection de films consacrés à la monarchie british, avec Deux soeurs pour un roi, The Duchess et les deux Elizabeth. Et côté lecture, je suis plongée depuis hier dans un polar victorien !

brunoBrüno, de Larry Charles

C'est quoi ? Brüno, un présentateur TV autrichien et homo veut vivre son rêve américain et fera tout son possible pour y arriver.

Et alors ? Trois jours après l'avoir vu, je ne sais toujours pas quoi en penser : est-ce que Brüno est le film le plus inutile qu'il m'ait été donné de voir ou un film incroyablement génial ? Peut-être bien les deux, mon Capitaine. Brüno est très franchement un film qui ne sert à rien, on ressort de la salle abasourdi mais on se demande surtout "pourquooooiiii ???" C'est vrai, à quoi cela sert d'être aussi vulgaire, trash, immonde, pire que politiquement incorrect ? Je pensais qu'à travers son film Sacha Baron Cohen allait gentillement se foutre de la gueule du monde de la mode et de Hollywood, mais finalement non, puisque toutes les scènes ont l'air préparées, scénarisées et tout c'qu'on veut. MAIS. D'un autre côté, ça fait un bien fou de voir un mec faire des trucs vulgaires, trash, immondes, pires que politiquement incorrects, sans se poser de questions ! Alors c'est vrai, nous montrer une bite qui parle, c'est carrément débile, mais franchement, ça m'a fait beaucoup rire malgré moi. Pas simplement du fait de voir une bite dire "Brünoooooooooo" mais du fait que quelqu'un ait osé nous montrer quelque chose d'aussi bête !! Je dois quand même l'avouer, grâce à Poleen (adorable Poleen, aussi bien en vrai que sur son blog), je savais que je devais m'attendre à des scènes disons obscènes. Du coup, étant préparée à cela, je n'ai pas du tout été choquée, mais je comprends très bien que ce film dérange la plupart des spectateurs. Il faut vraiment le voir pour le croire ! (Par contre, si sur Allociné il est indiqué que le film est interdit au moins de 12 ans, là où je l'ai vu, il était interdit au moins de 16 ans, ce que je comprends mieux).

la_femme_invisibleLa Femme invisible, d'Agathe Teyssier

C'est quoi ? En société, certaines personnes se sentent mal à l'aise et rougissent, d'autres encore bégayent, et les plus chanceuses se contentent d'avoir les mains moites. Lili, une jeune femme d'aujourd'hui, devient invisible. Il lui faudra alors prendre le temps de mieux se connaître pour apprivoiser ce qui est censé être un don et non un fardeau.

Et alors ? Je voue un culte à la famille Depardieu, c'est vrai, mais je sais tout de même faire preuve d'objectivité. Alors si je vous dis que La Femme invisible est un excellent film, c'est vrai ! Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en lisant le sujet : une super-héroïne à la sauce frenchie ? Mouai... Un énième film sur le malaise des trentenaires ? Mouai Mouai... Finalement, La Femme invisible n'est rien de tout ça, tout en l'étant carrément ! Lili est bien une trentenaire, sans travail fixe, avec en tête un éternel rêve, celui de devenir actrice, ce qui l'oblige à vivre chez sa soeur, à qui tout réussi. Cette situation engendre un grand manque d'estime de soi, qui va se traduire chez elle par le développement d'un don, digne d'un super-héros, auquel elle va devoir trouver une explication, qui l'amènera à se remettre personnellement en question. La Femme invisible est donc un film tout à fait original dans sa manière de traiter le mal être qui colle à la peau de toutes les grandes filles qui ont du mal à s'assumer en tant que telles, à tous ceux qui ne souhaitent pas renoncer à leurs rêves d'enfants. Autant vous dire que je me suis sentie très concernée par ce qui arrive à Lili et j'ai surtout tiré une bonne leçon de ce qui lui arrive : il ne faut pas se forcer à entrer dans le moule ! La Femme invisible m'a également beaucoup séduite par son humour, ses répliques d'une grande intelligence et pleine de subtilités, ainsi que par ses acteurs, avec en tête Julie Depardieu, incroyablement juste, naturelle, voire ordinaire. A voir, surtout en période de grands questionnements !

Et voilà, c'est déjà fini... C'est bien molasson ces derniers temps.

Allons-nous nous rattraper cette semaine ?! Mouai... peut-être bien.

Avec tout d'abord THE film d'animation que j'attends (et vous aussi j'en suis sûre) depuis des semaines, Là-Haut, qui j'irai voir en 3D et en VO si j'ai le courage de me traîner en métro. Deux autres films que j'attends impatiemment aussi depuis des lustres : La camara oscura, dont la bande-annonce m'emballe à chaque fois et Somers Town, en espérant qu'il soit aussi génial que This is England. Le petit film romantique de la semaine avec Jusqu'à toi et peut-être un peu d'action avec L'attaque du métro 123. Deux petites hésitations également : I love you man (avec Marshall quand même !!!!) et Simon Konianski.

Posté par yottidottir à 16:54 - Septième art - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 juillet 2009

En attendant demain

Depuis jeudi, un affreux mal de tête me persécute nuit et jour. J'ai parfois tellement mal que j'en ai la nausée. Vous imaginez bien que cinglée comme je suis, ça fait six jours que je suis en boucle : "je vais mourir, je vais faire une rupture d'anevrisme, j'ai un cancer du cerveau". Je me migrainise toute seule ! Pourtant, je suis bien rôdée, d'autant plus que la migraine est une affaire familiale. Il faut que ça passe, il le faut !!!

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A côté de ça, j'ai eu une bonne journée bien remplie avec un rendez-vous professionnel ce matin (qui pourrait déboucher sur un poste sérieux) et une très longue et amusante visite à ma grand-mère cette après-midi avec Mère.

Pour le rendez-vous, j'ai mis toutes les chances de mon côté. Avec un C.V. béton ? Nooon ! Un sourire charmeur ? Noooooon ! Des chaussures méga-hautes ? Et ouais !!! J'imagine qu'on a tous notre "petit truc pour se rassurer" lors d'un entretien, le mien c'est d'exploser les 180 centimètres. C'est très con, je vous l'accorde, mais ça me met en confiance d'être au moins aussi grande, voire beaucoup plus, que mon interlocuteur. Aaah les trucs de filles !

JH

Enfin, tout ça pour vous dire -c'était quand même le but de cet article- que je répondrai à vos gentils commentaires et que je viendrai polluer vos blogs dès demain. Pour l'instant, je vais essayer d'oublier mon envie de mettre ma tête dans le congélateur en comptant sur M6 pour me lobotomiser dans les règles !

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Posté par yottidottir à 21:25 - Parler pour ne rien dire - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 juillet 2009

Je déteste mon anniversaire mais j'aime ma wish-list ^^

Dans un mois exactement, je serai en train de déprimer. Parce que dans un mois exactement, c'est mon anniversaire et je déteste ce jour. ça fait des années que je ne le fête plus, même mes dix-huit ans sont passés à l'as. Pourtant, je crois me souvenir d'avoir aimé célébrer cet "événement" lorsque j'étais petite. Jusqu'à mes sept ans, je passais tout le mois d'août avec mes grand-parents chez mon arrière-grand-mère, où on m'organisait une vraie fête de princesse avec feux d'artifices tirés du fond du jardin, qu'on regardait depuis la véranda du premier. C'était le bon temps !

princesse_sarah

Le problème avec mon anniversaire, c'est qu'il tombe pendant les grandes vacances et forcément, personne n'est jamais là. Quand j'étais en maternelle et en petites classes de primaire, on organisait toujours des goûters pour fêter les anniversaires des uns et des autres, et j'étais toujours un peu dégoûtée -c'est le cas de le dire- de ne jamais pouvoir fêter le mien avec mes petits camarades. Oh bien sûr, je n'étais pas la seule dans ce cas, mais j'ai envie de vous dire, chacun sa me*** !

Bref.

Je n'aime pas fêter mon anniversaire justement parce que je ne peux pas le fêter.

Après mes sept ans, mes parents ont divorcé et je n'ai plus jamais pu être avec eux le jour J. Pour ne pas faire de jaloux, de mes dix ans jusqu'à mes seize ans, je m'exilais dans le Sud tout le mois d'août. Je déteste autant mon anniversaire que les fêtes de fin d'année, pour cette même raison.

Mais le pire, c'est que, plus les années passent et plus je déprime car je me sens vieillir à vue d'oeil. J'ai bien cru ne jamais me remettre du passage à ma vingtième année. Ne plus jamais avoir un âge qui commence par un "1", la fin d'une époque. Erk.

babyjane

Il faut savoir que j'ai eu des années collège et lycée de rêve, je ne regrette aucun moment de mon adolescence, je ne me suis jamais sentie complexée, j'ai toujours eu des tas d'amis, des parents très cool qui me laissaient vivre ma vie en paix. Une adolescence totalement insouciante. Vous comprenez pourquoi vieillir me fait tant peur. Ce n'est pas pour les rides ou autres conneries de ce genre. Mais je sens la pression monter, il faudrait que je me comporte enfin comme une adulte, du moins, c'est ce qu'on attend de moi, et je vois bien qu'il y a un décalage entre ce que je devrais être et ce que je suis.

Avec tout ça, j'ai oublié de vous dire combien de bougies je serais censée souffler si quelqu'un avait la mauvaise idée de me faire un gâteau. Vingt-cinq.

PAM ! Vingt-cinq ans ! L'horreur !!!!!

Je sais que dans le fond vingt-cinq ans c'est rien, vous allez me dire "moi j'ai 26/27/30 ans même, et je me porte très bien". Je le sais déjà, vous pensez que je me suis dégotté un amoureux plus âgé pour quoi ?! Oh je rigole, il a d'autres qualités que celle d'avoir dépassé la troisième décennie ! Mais vingt-cinq ans, c'est tellement symbolique que ça m'en rend malade. J'ai déjà l'impression d'être vieille depuis que je suis née (avouez que vous aviez déjà capté que je suis complètement névrosée comme fille !), là, avec ces vingt-cinq ans qui vont me coller à la peau, c'est encore pire. Ce qui m'affole encore plus, c'est de savoir que malgré l'angoisse que ces vingt-cinq ans m'inspirent, elle n'est rien comparée à l'angoisse que m'inspireront mes vingt-six ans. Je suis une angoissée visionnaire !

woody

Enfin... Le seul truc cool dans un anniversaire, c'est les cadeaux. Ouais, déballer des tas de paquets, c'est la seule chose qui me remonte le moral. Pas besoin de gros cadeaux honéreux, juste des petites surprises qui me montrent que les gens connaissent mes goûts, font attention à moi, qu'ils m'aiment. Que je ne suis pas encore si pourrie que ça !

Pour faciliter la tâche de certains, je prépare toujours une wish-list. Je ne pense pas que cela fasse enfant gâtée ou sale gosse qui veut profiter de l'occasion pour se faire payer des trucs. Je pense vraiment qu'une petite liste est toujours bien utile et évite aux gens de se tracasser pour savoir si on a déjà ou pas tel ou tel livre ou tel ou tel DVD.

Pour les vraies surprises, je sais que je peux compter sur Mère qui trouve toujours des idées incroyables. Le problème, c'est que cette année, la symbolique du chiffre vingt-cinq semble avoir des effets pervers sur elle aussi car elle s'est mis en tête de m'offrir un "truc spécial" comme si tous ses autres cadeaux n'étaient pas déjà marquants. Cela va faire cinq ans qu'en plus de mes cadeaux elle me fait un don pour que j'achète Barnabé, mon-bouledogue-français-que-j'aime-d'amour-alors-qu'il-n'est-même-pas-encore-né. J'ai récolté suffisamment d'argent pour m'acheter un élevage entier mais je ne suis toujours pas décidée, le bon moment ne s'est pas encore présenté. Du coup, je ne peux même pas lui sortir la carte du chien cette année !

Je trouverai bien quelque chose !

En attendant, voici ma fameuse wish-list qui va voyager au quatre coins du monde. Enfin, de Paris, c'est déjà pas mal !! Je la complèterais au cours du mois si d'autres idées me viennent.

Des livres :

  • Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, d'Anny Barrows et Mary-Ann Shaffer (que je m'ostine à appeler Le cercle littéraire des éplucheurs de pomme de terre, allez savoir pourquoi !)
  • La Reine des lectrices, d'Alan Bennet.
  • L'Etrange vie de Nobody Owens, de Neil Gaiman.
  • La Femme à Vienne au temps de Freud, de Célia Bertin.
  • Journal, 1973-1982, de Joyce Carol Oates.
  • Nous étions les Mulvaney, de Joyce Carol Oates.
  • Des livres de cuisine : Princesses à vos cuillères ! Pirates à vos couteaux ! Tea Time and Coffe Break.
  • Georgiana, Duchesse du Devonshire, d'Amanda Foreman.
  • Journal de Léonard, coiffeur de Marie-Antoinette.
  • Loulou à Hollywood, de Louise Brooks.

Des DVD :

  • L'Ange Bleu, de Joseph von Sternberg.
  • Les Hauts de Hurlevent, de William Wyler.
  • Coffret 4 DVD Audrey Hepburn, The Ruby Collection.
  • La vie est belle, de Frank Capra.
  • Arsenic et vieilles dentelles, de Frank Capra.

Des trucs de fille :

  • Le shampoing Les Fleurs du mâle-Lush.
  • L'après-shampoing Vive la révolution -Lush.
  • Le coffret My Fair Lady -Lush.
  • Des produits Nature et Découvertes, comme le coffret Bain Balinais.
  • Des bougies aux senteurs automnales et hivernales (cannelle, épices, miel,...)

Des CD :

  • Des opéras, de la musique classique, au goût des gens (je pense à quelqu'un en particulier !)
  • Le Meilleur de Gershwin.
  • Les années Bechet.

Parce ce que tout est possible :

  • Les jambes de Serena van der Woodsen.
  • Des journées de 48 heures.

Et bien sûr, mon moral ne sera pas suffisamment remonté si je ne me fais pas un petit cadeau de moi à moi-même ! J'avais tout d'abord pensé à une paire de Louboutin, le rêve ultime de toute shoes-addict qui se respecte. Mais avec un peu de recul, je pense que c'est un peu too-much comme cadeau : je vais juste avoir vingt-cinq ans, je ne reviens pas de la guerre.

Il me faut quelque chose d'aussi symbolique, d'aussi désiré, mais de moins ruinant, parce que sinon, qu'est-ce que je vais m'offrir lorsque je signerai mon premier CDI ?!

Je penche très sérieusement du côté de la rue de La Paix, au numéro 6 pour être précise, l'adresse de la bijouterie Tiffany & Co. J'ai déjà repéré plusieurs petites choses qui me plaisent beaucoup... A voir !

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Et à suivre ^^

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24 juillet 2009

Max Ernst, Une semaine de bonté, au musée d'Orsay

max_ernst_afficheVendredi dernier, vous le savez déjà, j'ai passé l'après-midi au musée d'Orsay où j'ai visité de justesse les expositions consacrées à l'Italie. Mais, même si j'étais très intriguée par Voir l'Italie et mourir, ma visite était surtout motivée par l'exposition consacrée à Max Ernst et ses collages.

Je ne connaissais pas tellement Max Ernst et son oeuvre mais bien davantage certains de ses proches comme Jean Arp, dont j'avais pu voir les oeuvres cet hiver à Strasbourg, avec qui il a fondé le groupe Dada à Cologne et surtout deux de ses compagnes, Dorothea Tanning, une artiste américaine dont j'apprécie particulièrement les oeuvres, et Leonora Carrington dont j'avais dévoré le roman Le Cornet acoustique.

Les artistes surréalistes me fascinent car ils ont su inventer un nouveau langage à travers leurs oeuvres picturales ou écrites. Un autre monde étourdissant, passionnant à décrypter.

Ses fameux collages, qui sont présentés à Orsay, Max Ernst les a réalisés en trois semaines, l'année 1933, alors qu'il se trouvait en Italie. Ils sont au nombres de 184 et sont publiés dans cinq cahiers de couleur différente, un cahier représentant un jour de la semaine, le cinquième regroupant trois jours (par soucis d'économie). Ces cinq volumes sont intitulés Une semaine de bonté ou les sept éléments capitaux, ces sept éléments pouvant bien sûr faire référence aux sept péchés capitaux.

Pour ses collages, Max Ernst utilise principalement des journaux illustrés et des oeuvres d'artistes connus comme Sade ou Gustave Doré. Il détourne alors ces illustrations, mettant en scènes de drôles de personnages, intrigants mais surtout inquiètants dans des décors tout aussi particuliers, en choisissant sept thèmes différents, rattachés à une couleur et à un élément symbolique. 

Précisément, voici comment s'organise cette semaine de bonté.

Elle commence par le dimanche, représenté par le violet, couleur que l'on peut rattacher à l'Eglise puisqu'elle est celle des évêques. L'élément correspondant au dimanche est la boue et le personnage principal de cette première série de collages est le Lion de Belfort. Cette première série est la plus violente. L'homme à la tête de lion se trouve dans des scènes de mort, de torture, où les femmes sont mises à mal.

lion_de_belfort

Le deuxième cahier, celui du lundi, a pour symbole l'eau qui est également le personnage principal des collages. J'ai trouvé cette série magnifique et passionnante puisqu'elle ne met plus en scène la violence humaine, comme la précédente, mais celle de la nature, bien plus belle. Ici, la femme n'est plus posée en victime mais au contraire, comme une créature puissante, destructrice aussi, à l'image de l'eau qui peut tuer et détruire.

l_eau

Je pense que ces deux exemples auront suffi à vous faire comprendre le principe de ces collages. Je ne vais pas tout vous dire, tout vous dévoiler, préférant vous laisser la surprise de découvrir tout cela pas vous-mêmes !

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La scénographie de cette exposition m'a beaucoup plu puisqu'on se déplace à travers cinq salles, chacune à la couleur du cahier exposé.

Toutefois, j'ai trouvé les explications fournies très très légères. Les collages de Max Ernst sont des poèmes visuels, il est donc certain que chacun doit y trouver sa propre interpétation. Mais il aurait été fort appréciable d'être au moins "orienté", renseigné sur certains symboles utilisés et certains choix faits par l'artiste. Je pense donc qu'il est judicieux de se renseigner un peu sur son travail avant de s'y confronter. Pour ma part, j'irai visiter l'exposition une seconde fois, forte des informations recueillies dans le catalogue de l'exposition que j'ai dévoré en sortant !

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Quoi qu'il en soit, il ne faut pas que cette dernière remarque vous refroidisse. Les collages de Max Ernst, même s'ils restent parfois hermétiques, méritent vraiment d'être vus pour leur grande finesse et leur créativité. De plus, ils n'ont pas été exposés depuis 1936 et rien que ça, c'est un sacré argument !!

C'est où ? Musée d'Orsay, 1 rue de la Légion d'Honneur, Paris VII°, M° Solférino.

C'est quand ? Tous les jours sauf le lundi, jusqu'au 13 septembre 2009.

C'est combien ?  Exposition gratuite pour les 5-25 ans et demandeurs d'emploi. Les autres renseignez-vous car j'avoue ne pas très bien comprendre les grilles tarifaires de certains musées...      

                                          

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23 juillet 2009

Un brunch au Coupe Foudre

Je vous ai parlé du Coupe Foudre il n'y a pas bien longtemps. Souvenez-vous, cet adorable salon de thé qui propose des dizaines de thés, de bières, de chocolats chauds et surtout de cupcakes différents. Et bien après y avoir fait un petit goûter, j'y suis retournée, mais cette fois-ci, pour un brunch.

La carte des brunchs avait, en effet, réussi à capter mon attention avec ses propositions alléchantes et surtout ses prix plus qu'honnêtes.

Le Coupe Foudre propose en effet trois petits brunchs, appelés Lil'Brunch, se composant chacun d'un jus d'orange, de pomme ou de raisin bio, d'un fromage blanc au muësli (six différents, il me semble) servi avec ou sans miel, d'une petite salade de fruits et d'une boisson chaude à volonté. Ensuite, si vous choisissez la formule American Dream, on vous propose également un muffin blanc accompagné de bacon et d'un oeuf, avec la formule The Simple Life sont servis des pancakes au sirop d'érable et des tranches de pain bio toastées complètent la formule Toast'n'roll. Tout ça pour la modique somme de 11 euros ma chère Jacqueline.

Pour les plus gros appétits, et les plus gros porte-monnaie, on trouve la formule Wake me up à 14 euros, qui propose (en plus du jus de fruits, du muësli et de la boisson chaude) des pancakes au sirop d'érable, des oeufs brouillés, de la chiffonade de jambon et du pain bio toasté accompagné de beurre et de confiture. La formule The Cure, qui elle coûte 16 euros, propose des pancakes au matcha, des oeufs brouillés, de la crème de saumon et des toasts. Enfin, la formule Rehab, 16 euros également, se compose d'un smoothie, d'une salade de fruits, de pancakes, d'une salade de quinoa et lentilles corail et de toasts.

Ce que cela donne en images :

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Muësli aux fruits rouges et au miel, jus d'orange et de pomme, double expresso et un délicicieux thé, Histoire Tibétaine (jasmin, bergamote, vanille).

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La formule Wake me up (que tous les gens autour de moi ont choisie).

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La formule The Cure (que je n'ai pas du tout choisie parce que je voue un culte à Robert Smith !).

Il faut que je vous le dise, je ne suis pas la reine du brunch. Enfin si, mais à la maison. J'ai beaucoup de mal à attendre jusqu'à midi (les brunchs au Coupe Foudre sont servis à partir de midi donc) pour manger, cela a pour effet de me couper l'appétit. Oui, je sais, je suis pénible.

Tout ça pour vous dire que arrivée devant mon assiette (enfin, c'est l'inverse, mais on se comprend, hein ?!), je n'avais plus faim.

Quand on a avalé le bol de fromage blanc au muësli, je peux vous dire qu'on est déjà bien pleins ! De plus, comme je mange trèèèèèèèèès lentement, mon assiette est arrivée avant que j'aie terminé mon bol, du coup, lorsque je l'ai attaquée, tout était froid. Concernant les pancakes au matcha, ils étaient bons... comme des pancakes ! Je n'ai pas trouvé de réelle différence avec les pancakes classiques. Par contre, la crème de saumon... huuummmm ! Un vrai délice ! C'est d'ailleurs elle qui a sauvé mes oeufs brouillés, car des oeufs brouillés froids, ce n'est vraiment pas bon, mais mélangés à cette délicieuse crème, j'en mangerais tous les matins ! Après ça, j'étais plus que calée et j'ai fait don de mes toasts. Ce qui m'amène à vous dire que la prochaine fois, je me contenterai d'un Lil'brunch, celui avec le muffin blanc/ bacon/ oeuf ou celui avec les pancakes au sirop d'érable. En fait, je n'aime pas les tartines, c'est officiel !

Du point de vue de l'accueil, j'ai eu la même impression que la première fois que je suis allée au Coupe Foudre : l'équipe est adorable, que ce soit le serveur ou le jeune homme derrière les fourneaux, ils sont tous deux d'une grande gentillesse. Je les envie beaucoup de travailler dans un si joli établissement. En y ajoutant quelques livres, ce serait exactement le genre d'endroit que je souhaiterais avoir.

Ah ! Autre point important concernant les brunchs. Je vous l'ai dit, les boissons chaudes sont à volonté ET on peut en changer en cours de route. C'est à dire que si vous voulez goûter deux thés différents puis un chocolat chaud, il n'y a aucun problème. Pour ma part, j'ai simplement demandé à ce qu'on me fasse ré-infuser mon thé dont les feuilles avaient encore plein de saveurs à libérer ! Je trouve le principe du "à volonté" vraiment très généreux mais par rapport à l'éducation que j'ai reçue, je ne pourrai jamais demandé à tester la carte entière des thés comme ça, sans rien payer. Il faut bien que les gens vivent. Attention, je ne veux pas dire par là que les gens qui osent se resservir sont mal-élevés. J'en vois venir certains.

Enfin bref. Après cette seconde visite, le Coupe Foudre reste mon coup de coeur du moment, que ce soit pour sa déco, l'amabilité et la générosité de son équipe et sa belle carte, originale et très peu chère.

Prochaine étape : un nouveau goûter pour tester d'autres cupcakes !!

C'est où ? Le Coupe Foudre, 39 bis rue de Montreuil, XI°, M° Faidherbe-Chaligny ou Nation.

Attention : l'établissement n'accepte toujours pas les CB.

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22 juillet 2009

Les films du mois de juillet, partie III

Quatre films pour moi cette semaine, deux rattrapages et deux nouveautés... et une bonne dose de déception aussi.

Mais avant de faire place aux critiques, je voulais vous prévenir que la Fnac relance son opération 5 DVD pour 30 euros, et si on en trouve certains qui étaient déjà proposés cet hiver, il y a en a aussi de tout nouveaux, comme Reviens-moi ou Deux soeurs pour un roi (non, je n'encourage pas la consommation de films de filles !). De mon côté, j'ai fait une première vague d'achats, mais je ne compte pas m'arrêter là ! Cet hiver, on a complété notre collection de trente DVD. Des acharnés, j'vous dis ! Dans mon butin, des films récents que j'avais vus au cinéma et adorés et des classiques qui étaient sur ma liste depuis des lustres ! Le tout complété par une trouvaille à 6 euros faite au MK2 Bibliothèque.

DVD

Passons aux critiques.

the_readerThe Reader, de Stephen Daldry

C'est quoi ? A la fin des années 50, un jeune homme découvre, le temps d'un été, l'amour entre les bras d'une femme de vingt ans son aînée, qui lui demande, entre deux cabrioles, de lui faire la lecture. Quelques années plus tard, alors qu'il est étudiant en droit, il retrouve cette femme sur le banc des accusés, jugée en tant qu'ancienne gardienne de camps nazis.

Et alors ? Un film que j'attendais de pieds fermes, surtout depuis que j'avais vu The Other Man, également adapté d'une oeuvre de Bernhard Schlink. Dans l'ensemble, je l'ai trouvé vraiment très bon, aussi bien sur le fond -l'histoire qu'on nous raconte est, à sa manière, bouleversante- que sur la forme - rarement l'utilisation des flash-backs n'a été aussi fluide et maîtrisée. The Reader, vous l'aurez compris, est une histoire d'amour particulière, mais également un film qui met en avant une des plus sombres pages de l'Histoire. Et je trouve que sur ce point The Reader est quelque peu lourdingue et à la fois trop "comme il faut". Concernant Hanna, le personnage qu'interprète Kate Winslet, je l'ai trouvée vraiment antipathique, dès le début. Pas par rapport à son "crime", mais dans sa manière d'être. Par la suite, la raison pour laquelle elle accepte d'endosser la responsabilité de ce pour quoi elle est jugée m'a semblé totalement dérisoire, ce qui ne m'a vraiment pas aidée à comprendre ce personnage. C'est pour cette raison que depuis que j'ai quitté la salle, je ne pense qu'à lire le roman de Schlink, car j'ai envie de mieux connaître Hanna, trop limitée dans le film. J'ai également été très destabilisée par l'utilisation de l'anglais pour ce film qui se passe en Allemagne. Je ne parle pas des dialogues, ça encore, j'arrive à m'y faire, mais des livres ! Ils auraient au moins pu mettre entre les mains des personnages les livres dans leur version allemande. Pour finir, concernant la statuette reçue par Kate Winslet, je dois dire bien avouer que je ne l'ai pas trouvé jusitifiée. L'actrice joue bien certes, mais pas mieux que d'habitude, sa performance n'est pas extraordinaire, elle était même plus impressionnante dans Les Noces Rebelles, quant à sa transformation physique (le vieillissement) je l'ai trouvée carrément ridicule (quand on repense à Benjamin Button...). Malgré tous ces petits défauts, The Reader est un film qui m'a vraiment marquée, qui m'a, par moment, bouleversée, certaines scènes nous laissent au bord des larmes. Je le conseille donc vivement car c'est un film qui mérite vraiment d'être vu, après, en parler comme d'un chef-d'oeuvre... c'est autre chose.

harry_potterHarry Potter et le Prince de sang-mêlé, de David Yates

C'est quoi ? Tu vis dans un bunker ou quoi ??!!!

Et alors ? Il faut le savoir, je n'ai pas été touchée par la Harry-Potter-mania. Je n'ai jamais lu les romans et si j'ai vu et adoré les deux premiers volets de la saga, je me suis ennuyée à mourir devant les suivants. Malgré tout, j'étais assez motivée pour voir celui-ci, alléchée par la bande-annonce. Alors... dans le très très gros ensemble, j'ai passé un bon moment, les 2h30 ont filé à une vitesse incroyable, et, fait notable, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. J'ai beaucoup aimé retrouver les personnages (z'adore Ron !!!!), qui ont bien grandi, leurs petites histoires d'amourette, bien que carrément cucul la praline, m'ont fait sourire et j'ai trouvé qu'il y avait dans cet épisode beaucoup d'humour, à travers certaines répliques ou tout au long d'une scène (aaah, Ron sous l'emprise d'un filtre d'amour !!). A vrai dire, j'étais tellement emballée qu'à la moitié du film (enfin, j'imagine, je ne me suis pas ruée sur ma montre), j'étais bien décidée à lire le dernier tome. Bien décidée mais surtout obligée, car le suspense me bouffait !!! Mais. Mais. Mais. Cet épisode qui démarre si bien a vite fait de retomber comme un soufflé. Où est l'intrigue ?? Ou plutôt quelle est l'intrigue ?? J'ai vraiment eu l'impression que ce sixième épisode n'était qu'une sorte de passerelle pour annoncer le septième, mais en aucun cas un maillon de la chaîne. En tant que non-lectrice, je n'ai presque rien appris et les seules révélations sont à peine survolées. Je crois que le pompon c'est quand même lorsque *** (vous ne pensiez tout de même pas que j'allais balancer !) annonce "et oui mon gars, je suis le Prince de sang-mêlé" puis s'en va tel un prince... justement ! Après ça, on nous laisse digérer l'information sans nous donner plus d'informations, on est alors en droit de se demander "de qui se moque-t-on ?!" Cet épisode est tellement creux du point de vue de l'intrigue que j'ai du mal à comprendre comment il a pu plaire aux lecteurs. Il doit manquer des tonnes de choses super importantes, non ? Même si je comprends bien qu'il y a des choix à faire, que toutes les scènes ne peuvent pas être exploitées, le résultat me laisse vraiment perplexe.

bancs_publicsBancs Publics, de Bruno Podalydès

C'est quoi ? Une banderole accrochée sous une fenêtre attire l'attention de trois secrétaires, qui se mettent en tête de découvrir qui se cache derrière ces deux mots "Homme seul".

Et alors ? Plus que par son sujet, Bancs Publics m'attirait par son incroyable casting. La fine fleur du cinéma français est ici regroupée et, contrairement à la bouse Musée Haut Musée Bas, très bien employée. Chaque rôle, même le plus petit, correspond parfaitement à l'acteur qui l'interprète. Sur ce point, le nouveau Podalydès est une véritable réussite. Mais ce très bon casting ne suffit pas à faire de Bancs Publics un très bon film car, une fois passé le plaisir de voir tous ces acteurs qu'on aime, l'intrigue, ou plutôt le fil rouge, lasse un peu. J'ai trouvé Bancs Publics inégal et même très longuet dans son dernier tiers (il y a pour ainsi dire trois parties : le bureau des secrétaires, le jardin public où tout le monde se retrouve, se croise pour déjeuner, et un magasin de bricolage). Il y a tout de même beaucoup d'humour, des petites trouvailles made in Podalydès vraiment plaisantes, bref, plein de détails décalés qui font que ce film nous permet, dans l'ensemble, de passer un moment agréable, sans se prendre la tête. Mais je m'attendais à beaucoup mieux.

public_enemiesPublic Enemies, de Michael Mann

C'est quoi ? L'histoire (vraie) de John Dilliger, un braqueur de banques des années 30.

Et alors ? Michael Mann + Johnny Depp + film de gangsters + années 30. Quatre excellents arguments qui m'ont fait courir voir Public Enemies, à mon grand regret. Mon Dieu quel ennui !!!!! Il y avait pourtant matière à faire un grand film ! Les seules choses qui m'ont empêchée de quitter la salle sont l'ambiance des années 30, parfaitement recréée, les costumes, les décors, la bande-son et les voitures. En fait, j'ai passé deux heures à fantasmer sur les bagnoles. C'est d'un triste. Pourtant, je suis vraiment fan du genre, il faut me voir beugler "Ceci est un hold-up" devant ma glace, mais Publics Enemies manque tellement de charme, d'action, de consistance, qu'on s'ennuie comme devant un mauvais pilote d'une mauvaise série. Quant aux acteurs, je les ai trouvés très mal employés, même Johnny Depp (putain, Johnny Depp bordel !!!), ne m'a pas convaincue. N'importe quel autre acteur aurait pu être à sa place, cela n'aurait rien changé. Une grosse déception pour un film qui mérite juste d'être vu en DVD.

J'espère que la dernière semaine de juillet relèvera un peu le niveau... En plus, je suis en manque de petits films. Je veux des petits fiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiilms !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Bon. Au programme, Victoria : les jeunes années d'une reine, juste immanquable. Il me faut ma dose de costumes, de trahison et de destin hors du commun. Je me laisserais bien tenter par Brüno, ce qui m'étonne moi-même (je n'ai pas vu et n'ai pas envie de voir Borat), et par Une semaine sur deux, pour Mathilde Seignier et Bernard Campan, deux acteurs que j'apprécie beaucoup. Mais le film que j'attends vraiment, pour son sujet ET son actrice, est La Femme invisible avec Julie Depardieu, qui a l'air complètement barré. Enfin, si j'arrive à trouver suffisamment de temps, j'aimerais beaucoup voir Adieu Gary et Une jeune fille à la dérive.

Posté par yottidottir à 12:09 - Septième art - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2009

Think Pink !

Vous devez commencer à le savoir, le mardi est mon jour préféré de la semaine. C'est MON jour, celui où je peux prendre mon temps et me faire plaisir en restant à la maison. Il est très rare que je pointe mon nez dehors ce jour-là, je préfère rester dans mon petit cocon.

Pour un mardi parfait, il est bien évidemment nécessaire d'avoir beaucoup de temps devant soi. Et c'est là que je préfère calmer les mauvaises langues. Non papa et maman ne payent pas mes factures, si je peux me permettre de passer du temps chez moi en pleine semaine, sans travailler, ce n'est pas parce que je suis une petite bourgeoise. Merci. Au revoir.

bree

Je disais donc, le mardi parfait est un mardi où je ne me repose pas tant que ça puisque j'attaque la journée par trois bonnes heures de ménage. Je vous en ai déjà parlé, j'adore récurrer mais j'aime surtout jouir du résultat : l'appartement sent bon, le linge de lit est tout frais, chaque chose est à sa place. A l'heure où je rédige ce message, cela fait deux heures que j'ai terminé tout mon petit rituel ménager, j'ai le dos en mille morceaux mais je me sens encore plus libérée qu'en sortant de chez le psy, ce qui est une comparaison totalement débile dans la mesure où je n'ai jamais mis un orteil sur un divan.

bree_salon

Ensuite, il faut penser un peu à soi. Je m'accorde toujours une bonne heure où je m'enferme dans la salle de bains pour faire peau neuve : une douche bien fraîche, un gommage corporel, un masque capillaire, un masque-gommage pour le visage (La Grande Mentheuse de Lush est devenu mon produit chouchou). De quoi se sentir toute propre (décrassée serait plus juste !) et toute douce avant de passer une robe légère pour terminer la journée à l'aise sans ressembler à un sac. Non mais !

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Je vous en ai parlé également, pour moi, et ce depuis l'enfance, le mardi, c'est permis. Les épisodes palpitants de Tintin ont été remplacés par ceux, tout aussi prenants, de Desperate Housewives et, depuis peu, de Damages mais le plaisir reste le même. Le mardi, c'est lobotomie.

Mais l'élément essentiel du mardi soir, celui sans qui mes mardis n'auraient pas la même saveur, c'est ma lumière rose. Et là on dit : merci Living Colors ! Je pense qu'il est difficile de faire plus dinde que ça : se prélasser dans son canapé, au milieu d'un salon tout rose. C'est girly, kitsch, tout ce que vous voulez, mais ça colle surtout à merveille avec mon état d'esprit du mardi !

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Figurez-vous que de photographier de la lumière n'est pas une mince affaire !

Je vous laisse, je dois encore préparer mon dîner.

Des pâtes au saumon, pour une autre touche de rose ;)

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Posté par yottidottir à 18:30 - Me, myself and I - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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