Vilaine Fifi

Les bavardages (parfois) culturels d'une vilaine Parisienne

27 août 2009

Fugit irreparabile tempus

Et oui, le grand jour est arrivé et je me réveille ce matin avec une année de plus au compteur. Je me sens tellement vieille que ça me donne envie de parler une langue morte histoire de me sentir rajeunir !

Je vous en ai déjà un peu parlé, le fait de franchir le cap des 25 ans me fait carrément flipper. Tout d'abord, parce qu'il ne me reste plus qu'un an à passer dans la catégorie 12-25 des sondages et des réductions, et ça, c'est super cruel parce que ça signifie clairement qu'après on est censé être adulte, gagner sa vie (ba oui, terminés les musées gratuits) et tout ce qui va avec -du genre, avoir un travail, un vrai-.

Et puis il y a aussi le fait que les gens vont attendre de moi des choses que je ne pourrai pas leur donner.

Un exemple ?

Ma grand-mère qui me demande déjà depuis un an quand je compte me reproduire ! Non mais !

Et ma mère qui s'y met déjà depuis un ou deux mois :

" -Quand est-ce que tu me fais un petit fils ?

  - Jamais !!!

  -Oh ba si ! Un petit roux aux yeux verts, comme son grand-père !"

Non mais quel vice, me sortir la carte du père adoré !

En fait, je soupçonne ma mère de fantasmer à l'idée de créer la version moldue de la famille Weasley, mais je ne me laisserai pas faire !!

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Regardez moi ces joues ! On ne voit même plus mes yeux !!

Malgré tous les inconvénients inhérents à mon grand âge, cet anniversaire qui a lieu juste avant la rentrée (comme chaque année, certes ^^), pourrait être le début d'une nouvelle vie, scolairement et professionnellement parlant. Je suis en ce moment même plongée dans la paperasse, entre dossier d'inscription, lettres de motivation et échange acharné d'e-mail avec ma directrice de recherche, et cela pourrait -croisons les doigts- aboutir à quelque chose de pas trop mal.

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Vous pouvez constater que je n'ai pas de scanner donc si vous voulez me faire un cadeau... mouhahaha !!

Du coup, j'ai presque hâte d'y être. En même temps, j'ai l'impression que je n'ai pas trop le choix !

PS : j'en profite pour vous dire que je risque de déserter quelque temps, je repasse normalement mardi en coup de vent et je ne sais pas si je vais avoir le temps de préparer des billets à l'avance.

Je vous embrasse tous bien fort et je vous laisse avec ma trombine !

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26 août 2009

Les films du mois d'août, partie III

Une semaine faite de quelques déceptions et d'un immense coup de coeur, dont je vous ai déjà dit quelques mots en sortant de la projection : Inglourious Basterds, what else ?!

inglouriousInglourious Basterds, de Quentin Tarantino

C'est quoi ? La Seconde Guerre mondiale revue et corrigée par Q.T.

Et alors ? Vous l'avez sans doute bien enregistré, Inglourious Basterds m'a totalement emballée, alors que je ne partais pas du tout conquise. Même si j'aime beaucoup les films de Tarantino, il faut bien avouer qu'il est imprévisible, j'étais donc assez inquiète de le voir toucher à un tel sujet. Finalement, même s'il ose changer l'Histoire, il le fait avec un tel talent qu'on ne peut pas en être choqué. Sa nouvelle version des faits tient tout à fait la route et se laisse regarder avec plaisir et passion. Inglourious Basterds est un pur produit tarantinesque qui rend hommage au cinéma (tous les personnages finiront par se croiser dans un petit cinéma parisien) et qui multiplie les références aux propres films du réalisateur, de manière humoristique et en aucun cas prétentieuse. Découpé en chapitres, le film en est que plus rythmé et tous les personnages sont mis en valeur de manière égale, sans nous agacer. Brad Pitt en Aldo Raine, Basterd en chef, est magnifique avec sa bonne tête d'Américain, menton en avant et accent plus que prononcé quant à Christoph Waltz, il n'a clairement pas démérité son prix puisqu'il campe un Landa incroyable, un personnage fascinant, probablement l'un des meilleurs créés par Tarantino. Gros coup de coeur également pour l'acteur français interprétant Monsieur Lapadite, Denis Ménochet, dont le jeu m'a subjuguée. Intelligent mélange de film de guerre et de western (la scène d'ouverture est impeccable), de violence et d'humour, Inglourious Basterds n'a qu'un défaut, celui de passer beaucoup trop vite malgré ses deux grosses heures. Seul véritable bémol, l'acteur qui interprète le compagnon de Shosanna (Mélanie Laurent) joue incroyablement mal. PS : les sous-titres jaunes, c'est vraiment le paradis.

les_derniers_jours_du_mondeLes derniers jours du monde, de Jean-Marie et Arnaud Larrieu

C'est quoi ? Alors que la fin du monde est annoncée, Robinson (Amalric) se lance à corps perdu à la recherche d'une ancienne maîtresse pour qui il avait quitté sa femme. Il se retrouve alors sur les route de France et d'Espagne et croise durant son périple la route d'autres âmes égarées.

Et alors ? La bande-annonce de ce film m'avait tout de suite interpellée. Tout d'abord, parce que je suis une grande fan des quatre acteurs principaux (Amalric, bien sûr, Karin Viard, Catherine Frot et Sergi Lopez) mais aussi parce que ce film avait l'air totalement dingue !!! Et il l'est véritablement ! D'après ce que j'ai pu lire à droite et à gauche, j'ai l'impression d'être une des rares spectatrices à avoir pris mon pied devant cet ovni, même si je dois bien avouer qu'à plusieurs reprises je me suis demandé où tout cela allait nous mener. Ce qui m'a aidée à rester "accrochée" est la présence permanente de Mathieu Amalric qui est de toutes les scènes. J'adore le jeu de cet acteur qui me colle des frissons dans chacun de ses films. J'aime son regard un peu perdu et la fragilité qu'il donne à tous ses personnages. Ici, il est Robinson, un homme fou amoureux d'une femme qu'il a brièvement connue mais pour qui il est prêt à tout endurer. La fin du monde est pour bientôt mais lui ne pense qu'à retrouver cette femme. Peut-être qu'il se rattache à cet amour pour ne pas penser à la mort, quoi qu'il en soit, c'est ce qui lui permet de continuer d'avancer quand tout s'écroule et que tous baissent les bras. Apparemment, beaucoup reprochent à ce film de mettre en avant la sexualité pour mieux se vendre (avec cette affiche qui en dit long...). De mon côté, je trouve la présence des nombreuses scènes de nu et de cul totalement justifiée : c'est la fin du monde bordel !!! Il apparaît clairement ici que toutes les barrières tombent, les gens se lâchent enfin, réalisent leurs fantasmes, baisent comme des bêtes, font ce qu'il y a de plus primaire. Logique, non ? Quelques petits -et grands- regrets néanmoins : le personnage joué par Catherine Frot (actrice dont je ne râte aucun film) est insupportable, inconsistant et inutile, quant à la maîtresse de Robinson, elle me sortait tellement par les yeux que j'avais du mal à comprendre l'acharnement de ce pauvre bougre ! Son attitude désinvolte -probablement à l'origine de la passion de Robinson- m'insupportait, tandis que le physique de l'actrice -pas du tout à mon goût- m'horripilait ! Enfin, si je vous disais la semaine dernière au sujet de Sergi Lopez qu'il officialisait son statut de bête de sexe dans Partir, c'est doublement officiel maintenant ! Quel engin !! Les derniers jours du monde, comme tout ofni (objet filmique non identifié), mérite le déplacement, pour se faire sa propre idée. Pour moi, il est un road-movie existentiel flippant et exaltant, mais pour vous... ?!

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Memory of love, de wang Chao

C'est quoi ? Une jeune femme et son amant sont victimes d'un accident de voiture à la suite duquel ils sont transférés à l'hôpital où travaille l'époux de celle-ci. A son réveil, la jeune femme a oublié les trois dernières années de sa vie et donc l'existence de son amant. Pour l'aider à recouvrer la mémoire, son époux devra lui pardonner sa trahison et prendre le risque qu'elle lui échappe à nouveau, définitivement.

Et alors ? Un film qui s'annonçait magnifique par son sujet mais qui s'est rapidement révélé très ennuyeux. L'histoire est belle mais traitée d'une manière qui ne m'a pas du tout emballée. Tout le début du film est très brouillon, les sentiments des personnages restent insaisissables, notamment ceux du mari, interprété par un acteur stoïque qu'on a envie de secouer. Le traitement de cette histoire complexe et intéressante est d'une telle sobriété qu'elle en perd son émotion. Dommage car je m'attendais à tellement mieux...

num_ro_9Numéro 9, de Shane Acker

C'est quoi ? Ravagée par une grande guerre opposant les hommes aux machines, la Terre ne compte plus que neuf petits habitants, qui forment le dernier espoir de l'humanité. Ils devront faire preuve de courage mais aussi de solidarité pour affronter le monde des machines.

Et alors ? La bande-annonce de Numéro 9 ne m'avait pas du tout enthousiasmée mais le "produit par Tim Burton" avait suffi à me plonger dans un état proche de l'hystérie ! Mes craintes n'étaient pourtant pas infondées puisque Numéro 9 est le film d'animation le plus ennuyeux que j'aie pu voir... Alors bien sûr, visuellement, il est magnifique, l'ambiance sombre, apocalyptique colle des frissons, le royaume des machines sous ce ciel noir est lugubre à souhait mais l'histoire ne tient pas du tout en haleine (elle est même assez tortueuse et on décroche facilement) et les petits personnages ne sont pas attachants pour un rond. Un film que j'oublierais probablement très vite.

Dernière semaine d'août... Allons voir ce qu'on me réserve pour mon anniversaire. Niark niark niark !!!

LE film de filles avec LE Gerard Butler , L'Abominable vérité, que j'irais sans doute voir jeudi après-midi, histoire de me consoler de ma vieillesse en rigolant -et en fantasmant- un bon coup ! Puis l'incontournable Un Prophète, qui, je dois bien l'avouer, ne m'excite pas plus que ça mais que je compte bien voir quand même, Parking, histoire de me faire quelques frayeurs (je vous ai jamais parlé de ma grande peur des parkings ?) et s'il me reste du temps, Une jeunesse israëlienne et Sri Lanka Handball National Team sorti la semaine dernière).

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25 août 2009

Les p'tits plaisirs du week-end

J'espère que vous avez tous passé un bon week-end et que vous profitez du beau temps pour mettre votre nez dehors !

Pour ma part, mon week-end a filé à une vitesse incroyable, entre détente, culture, famille et... shopping ! Et oui, car figurez-vous que si c'est mon anniversaire jeudi (on va finir par le savoir !), ma très chère mère fêtera le sien vendredi prochain et il faut absolument que je lui trouve les plus beaux cadeaux.

Le problème c'est que malgré toute ma bonne volonté, j'ai surtout dépensé pour ma petite personne ! Mais j'ai plein d'idées pour Mère, je m'en chargerai le prochain week-end !!

Shopping du samedi :

Des livres

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Les guides sur Paris sont vraiment très très chouettes ! On apprend tout plein de choses dans Paris fais-nous peur, qui donne également beaucoup d'idées de promenades, disons, "qui changent" ! Quant au guide Paris ville rock, même si je connais presque toutes les adresses mentionnées, il est assez amusant avec ses illustrations et permet d'avoir un récapitulatif de ce que Paris propose de mieux en matière de rock qui tache ! Cette première photo me fait mentir puisque les deux autres livres sont à offrir. Vous voyez, je ne suis pas qu'une boule d'égoïsme ^^

Des lusheries

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Petit à petit on devient moins petit je continue mes découvertes lushiennes. "Petit à petit" car étant donné les prix pratiqués, chaque visite dans la boutique conduit vite à la ruine. Pour cette nouvelle fournée, j'ai jeté mon dévolu sur des produits de saison, vivifiants, qui permettent de se sentir toute propre et surtout hyper fraîche. Tout d'abord, le shampoing I Love Juicy, dont j'avais eu un échantillon il y a quelques mois et dont je n'arrivais pas à oublier l'odeur. J'ai vraiment une sensation de cheveux propres quand je l'utilise, ils crissent sous les doigts au moment du rinçage, puis une fois secs, ils sont légers et brillants. Et sentent incroyablement bon !!!! Autres produits, autre usage mais même constat avec la crème de douche glacée Citron Givré et le savon Ice Blue aux notes mentholées. Conseillée pour les peaux grasses ou pour les chaudes journées d'été, la crème de douche (qui peut se mettre au frigo ou au congélateur pour plus d'effet) laisse un parfum citronné/ sucré très agréable sur la peau. Je ne pense pas acheter ces deux produits le reste de l'année car la crème de douche comme le savon ne me semblent pas suffisamment hydratants (d'ailleurs, au moment du rinçage, la peau "accroche" un peu, avant de redevenir douce une fois séchée). En revanche, ils doivent être parfaits effectivement pour les peaux grasses. En attendant des jours plus froids et des produits plus appropriés à ma peau de croco, je me régale avec ces deux là, qui me réveillent le matin et me rafraîchissent en fin de journée !

Une soirée de single girl

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Après un passage éclair au vidéo-club où je comptais emprunter Fur ou le troisième volet d'Harry Potter, je suis rentrée à la maison bredouille et il m'a fallu piocher dans ma DVDthèque. Je n'avais pas vu PS : I love you depuis sa sortie au cinéma et ce film m'avait laissé un excellent souvenir. J'avais été bouleversée par cette histoire, par le deuil d'Holly, la gentillesse de son mari, sa démarche pour accompagner sa femme après sa mort. Si j'avais réussi à contrôler mes émotions en public, impossible de retenir mes larmes à la maison ! J'ai chialé comme une madeleine, toutes les dix minutes ! Tout dans ce film me parle : le fait de devoir surmonter la perte d'un être cher (et forcément, la peur d'en perdre d'autres), la difficulté éprouvée par Holly à trouver sa voie, sa passion pour les vieux films et bien sûr pour les chaussures ! Mais ce que j'aime par dessus tout ce sont les lieux qui servent de décor à cette fausse comédie-romantique, New-York et la magnifique, l'unique Irlande. Elle y apparaît somptueuse, paisible et... verte ! Et puis il y a aussi la b.o. que j'adore, avec les Flogging Molly, groupe que je vénère. C'est bien le seul film Irish Touch qui me donne envie de cocooner avec un bon thé et des petits gâteaux plutôt que de siffler une bonne pinte de Guinness au pub du coin !!

Un dimanche matin en douceur

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Avec deux lectures certes différentes mais qui donnent toutes deux un avant-goût de la rentrée ! J'adore feuilleter le nouveau catalogue Ikea (alors que je déteste devoir me rendre dans ce magasin). J'ai envie de faire des croix partout ! A chaque changement de saison, j'ai envie de changer tous les meubles, changer mon canapé blanc pour un canapé chocolat en hiver, que je troquerais pour un canapé à petites fleurs pour le printemps ! Si je m'écoutais, je louerais un garde-meubles dans lequel je stockerais du mobilier en quadruple exemplaire ! Enfin... tout ceci reste évidemment, et malheureusement, à l'état de fantasme ! Mercredi, j'ai reçu le tout nouveau Arts Magazine (après deux mois d'absence) qui a fait peau neuve et propose une couverture que je n'aime pas du tout. Mais l'important est bien sûr le contenu, et je dois dire qu'on a été gâtés ! La rentrée s'annonce richissime en expos, entre le Louvre et le Grand Palais, je suis déjà tout excitée et motivée plus que jamais à faire mon pass jeune pour ces deux musées. En attendant, je dresse mentalement et par écrit la liste des expos de l'été que je dois faire avant de me consacrer à la suite des événements, et elle me semble sans fin ! Martin Parr au Jeu de Paume, Henri Cartier-Bresson à la Maison Européenne de la photographie et au Musée d'Art Moderne, l'expo gratuite sur Gustave Eiffel à l'Hôtel de Ville, celle sur Guy Peelaert au Musée Maillol, sans compter les collections permanentes que je dois visiter cette année avant que sonnent mes 26 printemps. Y a du boulot !!!

Un goûter dominical chez ma chère grand-mère

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La boulangerie en face de chez moi est merveilleuse ! Chaque week-end les pâtisseries changent et nous réservent mille surprises. Alors l'inconvénient, c'est qu'on ne peut pas se permettre d'avoir d'envie précise car un gâteau peut jouer les grands absents pendant plusieurs dimanches de suite, mais les propositions sont tellement renversantes qu'on n'y songe même plus une fois la porte franchie. Ce dimanche il y avait ce très joli gâteau que je n'avais encore jamais vu et qui répond au doux nom de Victoria ! J'ai été séduite par son enrobage au chocolat et ses petits macarons puis j'ai succombé lorsque j'ai découvert sa crème chocolatée et légère, son coeur aux fruits rouges, et surtout son fond au brownie ! Original, divin, à la hauteur des pâtisseries qu'on peut trouver dans les grands salons de thé. Finalement, heureusement que les gâteaux ne sont pas disponibles chaque semaine !!

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21 août 2009

It's raining men

Petit tag de ma chère Poleen, aussi rigolo à faire qu'agréable à regarder puisqu'il est entièrement consacré à nos amis les bêtes les hommes !

Le plus comique que j'adore : JD (Zach Braff) dans la série Scrubs

Le plus tendre qui m'émeut et me bouleverse : Guillaume Depardieu, dans la fiction comme dans la réalité

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Le plus beau : ooouuuh... grosse hésitation car il n'y en a heureusement pas qu'un ! Viggo Mortensen parmi tant d'autres (oui, oui, je fantasme beaucoup ^^)

viggo_M

Le plus spirituel : Leonardo di Caprio, pour son engagement écologique et ses choix de films

Le plus talentueux : Johnny Depp, le meilleur quel que soit son rôle

Celui que tout le monde trouve beau et dont le physique m'indiffère : Brad Pitt, avec sa mâchoire carrée et ses narines dilatées. Eurk ! (Même si je le trouve excellent acteur, l'un n'empêche pas l'autre).

Celui qui a un charme fou malgré son âge : Clint Eastwood, en retirant le "malgré son âge" qui est très déplacé je trouve

Celui qui flatte mon ego patriote : deux pour le prix d'un (on va pas se gêner !) Gaspard Ulliel et Nicolas Duvauchelle

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Celui qui joue dans une série et qui me fait craquer : Hugh Laurie *soupir qui en dit long*

Celui que je trouve moche depuis toujours : depuis peu finalement étant donné sa jeune carrière, mais sa face de rat toute tordue et ses cheveux dégueulasses me sortent déjà par les yeux, Robert Pattinson

Celui que j'aurais aimé avoir pour frère : Stanford Blatch, pour me rapprocher de Carrie Bradshaw. Mouhahahaha !!!

Allez les filles, à vot'tour de balancer !!

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20 août 2009

Parfois, les choses sont bien faites

J'ai commencé la journée en vous parlant du rituel du bain et des soins du corps à l'époque antique puis médiévale et je la poursuis avec ce bain couleur de soleil assorti à ma passionnante lecture du moment.

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Quand on sait que j'ai passé la journée au château d'Ecouen où j'ai pu visiter la suite de l'exposition Le bain et le miroir, je me répète : parfois, les choses sont bien faites !

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Le bain et le miroir, au musée de Cluny

bain_miroir_clunyCet été, ce n'est pas seulement une mais deux expositions qui sont dédiées à la beauté et aux soins du corps au cours de l'histoire, avec une première partie consacrée à l'Antiquité et au Moyen-Âge au musée de Cluny et une seconde, consacrée à la Renaissance au château d'Ecouen.

Commençons par le commencement avec l'exposition parisienne qui marque la réouverture du sublime frigidarium des thermes du nord de Lutèce, qui impressionne par ses dimensions (sa voûte culmine à 15 mètres) et sa luminosité. Ingénieusement integré au parcours de l'exposition, c'est ici que ce tient la première partie de celle-ci.

L'exposition commence donc par la période antique où les soins du corps tenaient une place plus qu'importante dans la vie quotidienne. Pour preuve, les fameux thermes dont le frigidarium n'est qu'une des nombreuses pièces qui les composent. En effet, ces derniers proposent plusieurs salles conçues pour apporter différents soins. Si le frigidarium est, comme on s'en doute, réservé aux bains froids, le caldarium est réservé aux bains chauds, tandis que le sudatorium permet de prendre des bains de vapeur. A l'époque, on ne rechigne donc pas à faire trempette mais pas que !

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On découvre que dès l'Antiquité, les produits cosmétiques sont à l'origine d'un véritable commerce. Ceux-ci sont très variés et très appréciés des femmes comme des hommes, qui n'hésitent pas à mettre le prix pour posséder un parfum aux senteurs exotiques et rares ou une crème d'une grande efficacité. Destinées au visage, au corps ou aux cheveux, les crèmes et les huiles sont fabriquées à base de différents ingrédients naturels et quotidiens (fleurs, graines, farine, lait, graisses animales, huiles végétales, écorces, ...) et d'autres moins conventionnels comme le foie de taureau ! Pour les parfums, mises à part les fleurs comme la rose ou le lys, on a recours à des résines comme le ladanum, la myrrhe ou l'encens.

Et c'est le moment où, comme je l'ai été au cours de l'expo, vous êtes censés être étonnés ! D'une part, par tous ces produits qui ne semblent pas si éloignés de ceux que nous connaissons et utilisons aujourd'hui, d'autre part, par la précision de ces compositions antiques. Conservées dans des flacons étanches, en pierre, en divers métaux ou plus généralement en verre, toutes ces substances ont été retrouvées lors de fouilles archéologiques puis étudiées par des chercheurs (notamment des laboratoires L'Oréal). Une dimension scientifique, et pour le moins inattendue, est donc donnée à cette exposition qui se fait, d'entrée de jeu, surprenante.

Le plus intéressant parmi tous les produits étudiés, exposés et expliqués (de manière très claire d'ailleurs), est, pour moi, le fard blanc de plomb, obtenu grâce à des feuilles de plomb métallique. Ce produit dont la "recette" est restée inchangée jusqu'au XX° siècle est utilisé par les femmes pour se blanchir le teint. Cette vertu intéressante n'est pas pour autant sans danger puisque le plomb est une substance très toxique qui tâche de manière irréversible la peau des femmes, les obligeant ainsi à utiliser de plus en plus de fard. Comme quoi, l'adage "il faut souffrir pour être belle" peut conduire les femmes à faire n'importe quoi.

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Le seconde partie du parcours nous amène vers l'hôtel des abbés de Cluny, un superbe hôtel particulier entre cour et jardin. On nous propose de découvrir un autre Moyen Âge que celui qu'on nous présente habituellement, où tous les hommes sont des Jacouille en puissance, puisqu'on apprend ici que la tradition du bain n'a pas été abandonnée et que lors du premier Moyen Âge on continue d'utiliser les thermes romains. Un très grand nombre d'objets nous montre que les hommes et les femmes prennent toujours soin d'eux, s'épilent, éliminent leurs peaux mortes grâce à de la pierre ponce, possèdent des miroirs, des cure-dents, des cure-oreilles et des peignes.

peigne

Si la première partie de l'exposition est marquée par la science, la seconde aborde la question de la religion qui ne conçoit pas qu'hommes et femmes passent autant de temps à s'occuper de leur corps. Par ailleurs, le rituel du bain n'est pas bien perçu puisqu'il amène les gens à se découvrir entièrement. Aussi, l'idée d'une mauvaise hygiène à l'époque médiévale peut être mise en relation avec l'influence de la religion sur les gens, qui se contentent alors de bains privés ou plus simplement de se laver les parties visibles (visage, mains et pieds).

Un parcours transversal nous permet également de visiter le musée salle par salle à la recherche de portraits (buste, statue, peinture, médaille,... ) mettant en valeur les différentes coiffures féminines au Moyen Âge. En plus d'être très ludique, ce parcours nous permet de visiter le musée qui à lui seul vaut largement le déplacement. En effet, le musée du Moyen Âge est l'un des musées les plus intéressants et les plus riches qu'il m'ait été donné de visiter. En plus d'une importante collection de vitraux, le musée nous permet d'admirer les six incroyables tapisseries de La Dame à la licorne à ne surtout pas manquer.

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Résultat de nombreuses fouilles archéologiques mais également d'études artistiques et littéraires, cette exposition brève mais incroyablement riche, est à la hauteur du magnifique frigidarium. Deux excellentes raison de se rendre au musée de Cluny au plus vite !!

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C'est où ? Musée national du Moyen Âge, 6, place Paul Pain-Levé, Paris V°

C'est quand ? Jusqu'au 21 septembre, tous les jours sauf le mardi, de 9h15 à 17h45

C'est combien ? Gratuit pour les moins de 26 ans (encore une bonne raison ^^) 8,50 euros/ 6,50 euros 

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19 août 2009

Tarantino is a fuckin'bastard

inglorious_basterds_Alors que le nouveau Tarantino me tentait de moins en moins -probablement à force de lire de mauvaises critiques car, quoi qu'on en dise, on finit toujours par se laisser plus ou moins influencer lorsque les propos sont répétés- je sors tout juste de la projection de 17h40 tapantes et je suis sur le cul !!

Je ne vais pas vous en parler pendant trois heures, de toute façon, je suis trop excitée pour ça, mais il faut que vous le sachiez : ce film est juste ENORME !!!!

C'est, pour moi, le meilleur parmi les meilleurs pondus par ce cher Quentin.

Tout y est parfait, des acteurs aux dialogues en passant par le scénario qui ne nous laisse pas une minute de répit. A croire que les critiques l'ont descendu par pur plaisir.

A voir de toute urgence, en v.o. de préférence.

Quand je pense que j'ai croisé Quentin aux Tuileries, je regrette de ne pas m'être accrochée à sa limo !!!

Posté par yottidottir à 21:21 - Septième art - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les films du mois d'août, partie II

Ce petit mois d'août est décidément bien sympa côté ciné ! Cette semaine, cinq films et beaucoup de très bonnes surprises.

C'est parti !

le_temps_qu_il_resteLe temps qu'il reste, d'Elia Suleiman

C'est quoi ? La vie d'une famille palestinienne vivant en Israëil, de 1948 à aujourd'hui.

Et alors ? Histoire de me faire mentir, je commence par un film qui est ma seule petite déception de la semaine. Ce film, inspiré de la vraie vie du réalisateur (qui a pioché dans les carnets de son père), ne m'a pas fait beaucoup d'effet, malgré des passages très prenants, émouvants ou rythmés et des trouvailles de mise en scène absolument géniales. J'ai adoré le côté décalé de cette comédie souvent dramatique mais parfois tout simplement drôle. La présence d'Elia Suleiman dans la dernière partie du film est un régal ! Comme on a pu le lire un peu partout, l'acteur a véritablement des faux airs de Buster Keaton avec qui il partage cet adorable visage lunaire qui me fait craquer. Si j'ai trouvé intéressante cette chronique sur soixante ans qui nous permet d'être au coeur de ce que vivent ceux qu'on appelle les "Arabes-Israëliens", l'histoire dans son ensemble n'a pas réussi à m'embarquer et m'a souvent laissée sur le bas-côté. Dommage. Mais ceci est un sentiment très personnel qui ne doit pas vous décourager à aller découvrir Le temps qu'il reste, ne serait-ce que pour ces excellents acteurs.

demain_d_s_l_aubeDemain dès l'aube, de Denis Dercourt

C'est quoi ? Alors qu'elle se trouve à l'hôpital, une mère demande à son fils aîné, en pleine crise existentielle, de revenir vivre dans la maison familiale afin de veiller sur son jeune frère, un jeune homme sensible et fragile mais surtout passionné par les jeux de rôles historiques.

Et alors ? Demain dès l'aube commence comme un film historique, en costume, très Vincent Perez style, continue comme une chronique familiale houleuse et finit comme un thriller. Denis Dercourt, dont j'avais adoré La tourneuse de pages, a le chic pour nous proposer des films où la pression monte, monte, monte... jusqu'à une fin totalement inattendue et déconcertante. En reprenant cet efficace schéma, il nous propose un film original, où la réalité et la fiction ne connaissent plus de frontière, une histoire à laquelle on adhère dès les premières minutes, qui nous laissent entrevoir dès les premières scènes que quelque chose va mal tourner. Les deux acteurs principaux, Vincent Perez (justement) et Jérémie Rénier sont plus que parfaits, avec une petite préférence perso pour Rénier, brillant dans les rôles de mec un peu à l'ouest. Un film en costume-mais-pas-que, à découvrir absolument.

little_new_yorkLittle New York, de James de Monaco

C'est quoi ? Trois personnages que rien n'aurait dû rapprocher vont se croiser et plus si affinités, dans ce charmant endroit qu'est Staten Island, l'éternelle oubliée des cinq circonsriptions de NY. Découpé en trois parties, le film nous invite à suivre le quotidien de Sally, un vidangeur de fosses septiques à la recherche de 50 000 dollars pour le bien de son futur enfant, Jasper, un épicier sourd et muet, qui travaille malgré lui pour la mafia entre deux paris sur les champs de course, et Parmie Tarzo chef de la mafia locale qui souhaite étendre son pouvoir.

Et alors ? J'ai longtemps hésité à voir Little New York alors qu'il y a quelques mois, lors de sa fausse première sortie, j'étais très impatiente de le voir. Allez comprendre ! Finalement, je suis ressortie de la salle vraiment ravie par cette histoire qui n'a rien d'innovant mais qui arrive tout de même à nous surprendre à plusieurs reprises. Bien sûr, on sent que James de Monaco est un cinéaste sous influence, on pense évidemment à Pulp Fiction, pour la construction du film, et à tous les films sur la mafia qu'on connaît par coeur pour le reste. Mais à côté de ça, de Monaco nous propose trois portraits d'hommes fouillés et touchants (surtout ce bon Jasper), qui nous permettent de suivre le film avec grand intérêt. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant, j'ai adhéré à l'humour, à travers les dialogues et les situations, et je me suis laissée surprendre par les rebondissements. Les trois acteurs principaux sont quant à eux géniaux ce qui ne gâche rien. Un film sans prétention, à voir comme un divertissement de qualité.

charlestonCharleston et Vendetta, de Uros Stojanovic

C'est quoi ? La Première Guerre mondiale a fait beaucoup de dégâts dans les petits villages de Serbie, où les femmes se retrouvent seules, sans hommes. A Pokrp, par exemple, il n'en reste plus qu'un. Alors, quand celui-ci est accidentellement tué par deux soeurs, elles se voient obligées de quitter le village pour ramener un homme en pleine forme. Elles ne se doutent pas qu'elles vont trouver l'amour.

Et alors ? Ahhh!! Mon petit coup de coeur de la semaine !!! Charleston et Vendetta c'est l'enchantement visuel des films de Jeunet et de Tim Burton allié à la folie de Kusturica. Tout m'a charmée dans ce délicieux petit film serbe, qui a pour origine un sujet tragique (la guerre et ses conséquences), que le réalisateur transforme à grands coups de second degré en conte folklorique et enlevé. Charleston et Vendetta est également un film très féminin, manque de mâles oblige, porté par des actrices magnifiques, dans tous les sens du terme. Elles ont toutes beaucoup de caractère, sont touchantes chacune à leur manière, et les deux soeurs, l'une blonde, l'autre brune, sont d'une beauté bluffante.

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Je vous le disais, ce film nous ramène inévitablement vers l'esthétique d'un Jeunet (pour les couleurs sépia) ou d'un Burton (pour le côté morbide/ coloré) ; cela, en plus de lui donner beaucoup de caractère, le rend très sympathique. On a l'impression d'être dans un autre monde mais duquel nous sommes déjà familiers (suis-je bien claire ?!!)

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Charleston et Vendetta aligne également les très bons points avec ses costumes so 20's, son ambiance et sa BO très entraînantes et dépaysantes, qui en font une oeuvre poétique, loufoque et carrément euphorisante.

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Et puis il y a bien sûr l'amour, toujours l'amour, que les deux soeurs vont découvrir, et qui donnera lieu à des scènes pleine d'humour (lorsqu'elles ramènent leurs hommes au village) et sublimes (la danse d'amour et de mort dans le vignoble miné).

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Bien sûr, l'histoire est parfois un peu bancale, les effets un brin kitschouilles, mais l'ensemble est avant tout charmant, coloré et très touchant.

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Partir, de Catherine Corsini

C'est quoi ? Suzanne, mère de deux ados et femme de médecin, qui vit à l'abri du besoin, dans une superbe maison, tombe amoureuse d'un ouvrier, tout juste sorti de prison.

Et alors ? Quelle claque !! Partir est un film superbe et violent, comme la passion, dont la fin m'a littéralement sonnée. Cette histoire d'amour empêchée qu'on pourrait d'abord penser "ordinaire" est traitée ici d'une manière extrême, rarement vue. La réalisatrice, comme son personnage féminin, Suzanne, a été jusqu'au bout de son idée, jusqu'au bout de l'amour fou, en nous montrant la violence qu'il peut faire naître en nous. Le personnage interprété par Yvan Attal, l'époux de Suzanne, est également très intéressant dans sa démarche : il veut à tout prix garder sa femme, au point de tout tenter pour la garder, sans jamais nous montrer (et lui montrer) qu'il l'aime vraiment. Partir m'a fait le même effet que Les Noces Rebelles ou encore Il y a longtemps que je t'aime, qui sont des films bouleversants mais surtout admirables dans leur manière de tout montrer sans concession, dans lesquels évoluent des figures féminines prêtes à tout par amour, qui nous amènent à réflechir sur notre propre désir de vivre. Et puis bien sûr, comment ne pas vous parler de Sergi Lopez qui officialise son statut de bête de sexe ^^

La troisième semaine d'août sera-t-elle à la hauteur des deux premières ? A voir.

Tout d'abord, les deux films que j'attends plus qu'impatiemment, Memory of love qui a l'air juste magnifique et Les derniers jours du monde, pour ses acteurs et son sujet complètement dingue. Ensuite, le petit Numéro 9, tout mimi, et l'apparemment incontournable mais qui ne m'excite pas tant que ça, Inglorious Basterds. La comédie trashy-girly, La copine de mon meilleur ami, et l'étrange L'investigateur, éventuellement. Et l'immanquable reprise de la semaine, Les poupées du diable.

ça m'a l'air pas mal tout ça !!

Posté par yottidottir à 13:28 - Septième art - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 août 2009

20 000 lieues sous les mers, au théâtre Déjazet

th_atre_afficheSamedi, j'ai assisté à un merveilleux spectacle que je ne peux que vous encourager à découvrir. C'est bien simple, je n'avais encore jamais vu pareille pièce : drôle, émouvante, palpitante, originale et incroyablement surprenante.

20 000 lieues sous les mers, mise en scène et interprété par Sydney Bernard, nous permet de découvrir ou redécouvrir le chef-d'oeuvre de Jules Verne et nous invite à prendre place dans l'inoubliable Nautilus aux côtés du mystérieux capitaine Némo.

Tout commence en 1869 avec le retour inattendu du professeur Aronnax, illustre naturaliste que tout le monde pensait disparu à jamais, en l'honneur de qui est organisée une réception à laquelle nous sommes conviés. Accueillis personnellement par l'assistant du professeur, nous prenons place dans une superbe salle rouge et or. Sur scène, le professeur Aronnax s'enflamme à mesure qu'il nous raconte son incroyable voyage, remontant dans le temps, trois ans auparavant.

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Il nous apprend alors comment en 1866, lui et deux de ses compagnons de voyage ont été recueillis par le capitaine Némo et nous offre une visite guidée du célèbre Nautilus. Seuls moments de calme avant la tempête. Car les 20 000 lieues ne vont pas se parcourir en un jour et pas sans obstacles : l'équipage affrontera un requin, un poulpe géant, devont faire face à un maëlstrom, découvriront l'Atlantide, et plein d'autres choses encore.

Au fur et à mesure de son récit, le professeur Aronnax transforme sous nos yeux son bureau en sous-marin, utilise tous les objets qui l'entourent pour rendre son histoire vivante. Aussi, un coquillage légèrement arrondi devient tour à tour une barbe, un éventail puis un cornet acoustique ! Les jeux de lumière, la musique et des surprises jamais vues nous aident à plonger totalement dans cet incroyable récit d'aventure.

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J'ai été enchantée par cette découverte ! 20 000 lieues sous les mers est une pièce immanquable cet été et surtout une adaptation grandiose de l'oeuvre de Jules Verne dont Sydney Bernard n'a pas changé un seul mot. Ayant lu ce momument de la littérature lorsque j'étais ado, j'avais vraiment l'impression d'évoluer dans le luxueux Nautilus, je voyais sa magnifique vaisselle, son orgue immense, ses pièces majestueuses et intimidantes. Je voyais aussi le capitaine Némo, cet homme blessé, mystérieux, amoureux de la nature mais ayant rayé à jamais de son coeur le monde des hommes.

Cette pièce est également l'occasion de rappeler le génie et la clairvoyance de Jules Verne qui déjà à l'époque faisait référence au Gulf Stream ainsi qu'à la chasse aux baleines et à la disparition de certaines espèces.

Un texte d'actualité, plein de poésie que Sydney Bernard a su mettre en scène de manière inoubliable.

Et je ne vous parle pas de l'attaque du poulpe géant en live !!! Rien que pour ça, il faut y aller !!!

C'est où ? Au théâtre Déjazet, 41 Bd du Temple, Paris III° M° République

C'est quand ? Jusqu'au 26 septembre. Représentations à 15h et à 20h30

C'est combien ? Il y a en ce moment une promotion très intéressante sur Ticketac : la place en première catégorie à 21 euros au lieu de 31,50 (frais de location compris).

Info +++ : La pièce dure 80 minutes. La bande-annonce et de nombreuses photos de la pièce sont disponibles sur le site.

Posté par yottidottir à 09:00 - Life is a stage - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 août 2009

Lemon Bree

Les plus attentifs d'entre vous -et ceux qui n'ont pas une mémoire de poisson rouge- savent sûrement que mon modèle au quotidien est Bree van de Kamp. Je la trouve absolument parfaite : carrément glaciale d'apparence et dans son comportement, mais avec un très grand coeur.

Je travaille donc chaque jour à devenir la parfaite Bree (pléonasme).

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Mais pour atteindre son niveau d'irréprochabilité, il ne suffit pas d'avoir des pulls en cachemire, des colliers de perles, des cheveux roux impécablement brushés et une passion pour le ménage. Il y a deux autres points très importants, que dis-je, essentiels, pour y arriver : savoir faire des muffins et la tarte au citron meringuée.

Je me suis donc lancée dans la réalisation de cette dernière (sans la meringue, c'est un premier essai, soyez indulgents avec mon four) et je dois avouer que si je n'étais pas si humble, à l'image de mon idole, je m'applaudirais ^^

Pour ma recette, j'ai fureté sur le net pendant des heures pour dénicher la plus simple possible afin de ne pas me vautrer en beauté et me dégoûter à vie de la pâtisserie. Evidemment, dès le prochain coup, je passe au level supérieur.

Mais pour l'heure, voici ma recette simplissime (pour un plat à tarte de 26/28 cm).

Il vous faut :

  • 3 oeufs
  • 150g de sucre
  • 2 citrons (ou plus en fonction des goûts de chacun)
  • 75g de beurre fondu
  • de la pâte (ba oui, quand même)

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  • Préchauffez le four.
  • Après avoir bien lavé les citrons, râpez-en le zeste puis pressez-les.
  • Dans un saladier, mélangez les oeufs entiers et le sucre puis ajoutez-y la préparation citronnée ainsi que le beurre fondu.
  • Etalez la pâte dans le plat (j'ai choisi une pâte sablée et vanillée Herta : une merveille) et piquez-la avant de verser l'appareil.
  • Et c'est parti pour une quarantaine de minutes à therm. 6

Et voici le résultat

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Un véritable délice (surtout accompagnée d'un thé bergamote/ citron vert) qui m'a valu mon petit succès !!!

Je ne suis certes pas prête à me joindre à la bataille que se livrent les deux rouquines de la bande, Bree et Katherine, mais je sens que dans quelques mois et quelques nouveaux essais, ce sera bon !

katherine_et_bree

Posté par yottidottir à 10:00 - Miam-miam ! - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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