Bonjour bonjour mes p'tits chats !

Petite review-ciné un peu particulière aujourd'hui puisque je rencontre quelques soucis avec Internet (pour changer). Une heure sur le Net revient à en passer quatre devant le PC car je dois relancer ma connexion en permanence. Comme je n'ai pas envie de passer mille heures en stage de méditation pour compenser tous les "putain d'enculé de merde" que je suis obligée de balancer pour me soulager, je vais me contenter de publier aujourd'hui les deux petites critiques rédigées la semaine dernière, les deux autres seront ajoutées à la prochaine review, car d'ici-là, les choses devraient s'arranger !

Comme je ne veux pas vous faire décéder d'impatience avec un teasing inutile, les deux autres films dont je vous parlerai plus en détails la semaine prochaine sont 8 fois debout et Adèle Blanc-Sec. En deux mots, le premier m'a plu pour son sujet très actuel traité de manière brillante mais m'a déçue par son rythme. J'attends encore que l'action décolle un peu. Quant au second, il est visuellement très sympa, le Paris du début du XX° siècle est super bien reconstitué, les costumes sont superbes (je veux un grand chapeau à pluuuuuuuuumes !), Louise Bourgoin est à l'aise dans les baskets d'Adèle, la journaliste intrépide, mais l'histoire est plate et devient vite ennuyeuse. C'est dommage.

Pour cette semaine, j'ai un tout petit programme mais de qualité j'espère, avec La Comtesse bien évidemment et Mammuth ! Peut-être me laisserais-je tenter par Le mariage à trois, mais le côté "quand les intellos s'encanaillent" me rebute un peu.

Des bisous !!

J'ai été super flemmarde cette semaine et du coup, j'ai seulement quatre films à déclarer, bouh !!!! J'ai renoncé à voir Amélia et Breathless, projetés dans trop peu de salles (je ne suis pas encore très douée en téléportation) ainsi que Nuit d'ivresse printanière qui, malgré son titre magnifique et son sujet vraiment attirant, ne correspondait pas à mes envies du moment : je veux de la lé-gè-re-té !

new_yorkNew-York, I love You

C'est quoi ? Vous êtes sérieux là ?!

Et alors ? Je n'avais pas de grandes espérances en allant voir ce film, ce qui explique probablement -en partie- mon enthousiasme modéré. Lorsqu'en 2005 est sorti sur nos écrans Paris, je t'aime, j'avais été charmée par le concept mais quelque peu déçue du résultat car, qui dit film collectif dit inégalités, et certains courts-métrages ne correspondant pas à mes goûts m'avaient gâché l'ensemble. Si New-York I love You reprend le concept de Paris je t'aime, c'est seulement dans les grandes lignes. Ici, il y a bien deux fils rouges : la ville de NY et l'amouuuuuur (l'amour fou, l'amour fantasmé, l'amour idéalisé, le premier amour, l'unique amour,...), mis en scène par différents réalisateurs et interprétés par une pléiade d'acteurs. Mais il ne s'agit pas de courts-métrages présentés les uns à la suite des autres ; ils sont montés comme les séquences d'un long métrage, sans que nous soit révélée l'identité des réalisateurs. Aussi, certains personnages se croisent, et c'est seulement à la fin qu'on découvre qu'ils ne faisait pas partie du même court-métrage. D'ailleurs, certains courts sont bien plus longs que d'autres, à l'image de celui d'Yvan Attal, dont les personnages apparaissent à plusieurs reprises, formant une sorte de troisième fil rouge. A l'inverse, d'autres courts-métrages sont présentés comme tels, avec un début, un milieu et une fin, qui s'enchaînent en quelques minutes, tel celui de Natalie Portman qui figure parmi mes instants préférés. J'emploie volontairement le terme "instants" car je suis bien incapable de dire quels courts-métrages j'ai réellement préférés puisqu'ils forment véritablement un tout. NY I love you est donc assez destabilisant puisqu'on passe souvent d'un univers à un autre sans vraiment de cohérence, (celui de Shekhar Kapur étant le plus atypique), on est surpris de retrouver certains personnages que l'on ne pensait pas revoir et on reste sur notre faim lorsque d'autres disparaissent un peu trop rapidement. Ce qui m'a alors vraiment marquée c'est la cohérence entre le choix des réalisateurs venus des quatre coins du monde et la ville de NY dont l'histoire repose sur les différentes vagues d'imigration. Il n'aurait pas été aussi intéressant (ou alors dans une autre mesure) de confier les courts-métrages aux réalisateurs new-yorkais de référence, Woody Allen ou Martin Scorsese pour ne citer qu'eux. Nous visitons donc la ville quartier par quartier, guidé par un réalisateur anglo-pakistanais, puis un chinois, une indienne, un français,... Cela donne plus de saveur à l'ensemble mais c'est surtout le seul point sur lequel il est cohérent jusqu'au bout ! Même si l'on ressent bien trop souvent une rupture mal amenée entre les univers des réalisteurs, j'ai trouvé que les courts-métrages avaient certains point communs notables (en dehors de la ville et du sujet, bien sûr). Il y a tout d'abord une ambiance mélancolique qui berce toutes les scènes -malgré quelques petites notes d'humour- qu'elles soient tournées de jour ou de nuit, elles semblent transmettre les mêmes émotions. J'ai également noté que pas mal de personnages sont des artistes : on croise un écrivain, un compositeur, une chanteuse, un danseur, un peintre,..., ce que j'ai apprécié évidemment. Par contre, j'ai trouvé un peu trop récurrent le coup de l'arroseur arrosé. Je ne peux pas tellement vous en dire plus, pour ne pas vous gâcher l'effet de surprise, mais beaucoup de personnages prétendent être quelque chose qu'ils ne sont pas, ou sont filmés de manière à ce que le spectateur se fasse avoir. Un petit côté "j't'ai bien eu hein !!" qui m'a un peu lassée à la longue. On peut donc dire, pour résumer, que NY I love you a les défauts de ses qualités, et inversement. Néanmoins, il est avant tout un film porté par des interprètes de premier choix, aucun n'eclipse l'autre ou semble en retrait. Enorme coup de coeur toutefois (ba oui, il en faut bien un !) pour Natalie Portman, aussi douée devant que derrière la caméra, et qui est surtout sublimissime. Dernier point concernant la ville de NY, je pensais en prendre plein les yeux, avoir envie de foncer sur la première agence de voyages en vue, mais non. La ville est belle et bien filmée certes, mais ni plus ni moins que dans une saison de Sex&the City.

green_zoneGreen Zone, de Paul Greengrass

C'est quoi ? Bagdad, 2003. L'adjudant-chef Miller met au jour une énorme machination qui pourrait remettre en cause la guerre en Irak.

Et alors ? Fondé sur des faits réels, Greenzone est incontestablement un film informatif très intéressant porté par le tandem Greengrass/ Damon qui fonctionne toujours aussi bien : génialement réalisé, il est également parfaitement interprété. Ce Greenzone ne connaît aucun temps mort (ce qui en fait un très bon film d'action) et il est aussi rigoureux qu'un documentaire (rigueur que Greengrass doit probablement à sa formation de journaliste). Malgré ses qualités non-négligeables, je dois bien vous avouer qu'il ne figurera jamais aux côtés de mes films préférés pour la simple raison qu'il n'est absolument pas mon genre de film. Ceci est vraiment très personnel car, à l'inverse de moi, mon amoureux qui se shoote aux informations et à la géopolitique, l'a trouvé excellent. A voir selon vos propres goûts et l'intérêt que vous portez à l'actualité !