Bonjour, bonjour mes petits détroits incandescents !

Comme je vous le disais lundi dernier, j'ai eu une semaine bien remplie, et même si je n'ai pas eu la possibilité (et l'envie) de vous raconter tout ça en temps réel, il était hors de question que je ne partage pas ces jolis instants avec vous. Alors voilà les chouettes sorties et découvertes qui ont rythmé ma semaine.

LUNDI : La série.

hn_cashmere_small

J'ai enfin reçu mon très attendu coffret de la première et unique saison (qui ne comprend que sept épisodes) de Cashmere Mafia, une série girly tout ce qu'il y a de plus classique, avec quatre héroïnes super friquées et super puissantes, amies depuis l'école de commerce, sur fond de NYC. Loin d'être aussi drôle et audacieuse que Sex&the City, c'est pourtant une série qui m'a séduite dès le premier épisode sur lequel j'étais tombée par hasard sur Téva, un dimanche après-midi de désoeuvrement. Malheureusement pour moi, je n'avais pas pu voir la fin de la saison (parce que, heureusement pour moi, tous mes dimanches ne sont pas pourris). J'ai donc passé des mois à traquer ce coffret DVD qui a mis un temps fou à sortir chez nous. Bref. Il est entre mes mains maintenant et je me suis régalée en dévorant la quasi-totalité de la série d'un seul coup. Même si elle ne brille pas par son originalité, je trouve que cette série a un p'tit quelque chose qui la rend vraiment sympathique. Les quatre filles sont vraiment attachantes : il y a Zoé, l'épouse et mère qui fait tout son possible pour mener de front carrière et vie de famille, Juliet, qui doit faire face aux coucheries répétés de son époux, Caitlin, qui se pose beaucoup de questions sur sa sexualité et enfin, ma préférée (normal, puisqu'elle est interprétée par Lucy Liu), Mia, qui tente de s'en sortir avec son nouveau travail qui fait d'elle une femme-qui-fait-peur-aux-hommes.

Au delà des histoires personnelles et de la belle histoire d'amitié qui unit ces quatre-là, je suis super-fan des tenues qu'elles portent. Même si elles ont chacune leur style, on retrouve certains point communs dans leur look, comme les tailles ceinturées, les cols larges, les manches amples, les matières luxueuses... Tout ce que j'aime.

cashmere_mafia_3

Maintenant que j'ai terminé Glee et Cashmere Mafia, je me suis lancée depuis jeudi dans The Vampire Diairies que je trouve vraiment pas mal pour l'instant. On en reparle ;)

MARDI : Le ballet.

Mardi dernier, pour la première fois de ma vie (il faut une première fois à tout, n'est-ce pas ?!), je me suis rendue à l'Opéra Garnier pour assister à un ballet, La Petite Danseuse de Degas.

J'avais déjà eu l'occasion de visiter cet illustre édifice mais, comme à chaque fois, j'ai eu des frissons en passant la porte, en traversant les superbes galeries menant au grand et somptueux escalier et enfin, en découvrant ma petite loge tapissée de rouge ainsi que l'intérieur de la salle avec son sublime plafond. C'est le genre de moments tout bêtes qui me font toujours me sentir un peu spéciale, pleine de vie et heureuse de mon sort.

Alors que je suis toujours assez déçue de voir les gens habillés comme des sacs pour sortir, j'ai été ravie de voir plusieurs hommes en costume, malgré la chaleur étouffante, et bien des femmes très élégantes. Vous allez peut-être trouver ça bête mais il y a tellement peu d'occasions aujourd'hui de s'habiller avec classe (sinon, bonjour les regards de travers dans la rue et dans le métro), que je trouve dommage de ne pas en profiter. Et puis, ça fait partie du charme de la sortie.

opera_garnier_grand_escalier

op_ra_garnier_int_rieur

Très contente de ma place lorsque je me suis assise (puisque j'étais au niveau du 5ème rang d'orchestre), j'ai vite déchanté car, malheureusement, étant de côté, j'étais privée d'un bon tiers de la scène et surtout, je n'avais aucun recul et ne pouvais donc voir le fond de la scène et le décor... J'ai donc eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire, à me laisser porter car j'avais toujours l'impression de manquer plein de choses. Déjà, ne pas pouvoir profiter du décor est assez pénalisant, mais louper la moitié des tableaux, dès que les danseurs ne sont plus dans sa ligne de mire, c'est hyper frustrant.

Sinon, le ballet en lui-même, une création datant de 2003, m'a laissé une drôle d'impression, un sentiment plutôt mitigé, du en partie au fait que je n'ai pas réussi à m'imprégner réellement de l'histoire et des personnages. Mais pas seulement. Je ne peux pas vraiment l'expliquer mais je n'ai ressenti aucune émotion, la petite danseuse m'a laissée complètement indifférente, la chorégraphie et la mise en scène ne m'ont pas fait frissonner, j'ai trouvé les décors (pour ce que j'en ai vu) trop épurés, seuls les costumes m'ont charmée. Pourtant, l'histoire de cette petite danseuse avait de quoi me séduire puisqu'elle nous amenait à découvrir les coulisses de l'Opéra et la vie des danseurs, en particulier celle de Marie Van Goethem, qui servit de modèle à Degas et fut poussée, par sa propre mère, à fréquenter les cabarets comme Le Chat Noir et à faire commerce de son corps. Le ballet nous entraînait donc des luxueuses salles de danse aux bas-fonds parisiens en passant par l'atelier de l'artiste Edgar Degas. Tout un programme, ce qui me donne encore plus sur cette impression d'être "passée à côté".

petite_danseuse_de_degas

Heureusement, les prochains ballets que j'ai l'intention de voir sont programmés à l'Opéra Bastille, moins impressionnant mais plus démocratique.

MERCREDI : L'exposition.

rose_c_est_paris_affiche

C'est un peu en catastrophe -puisque l'exposition fermera ses portes ce dimanche- que je suis allée découvrir Rose, c'est Paris, à la BNF (site Richelieu). Oeuvre protéiforme et résultat d'un travail d'équipe, Rose, c'est Paris, nous propose de partir à la recherche de Rose -une jeune femme mystérieusement disparue- aux côtés de sa soeur jumelle, à travers des photos et un long-métrage signés Bettina Rheims et Serge Bramly. Il s'agit donc d'une exposition peu commune -vous l'aurez compris-, que l'on visite un peu comme on lirait un roman policier. Guidés par le long-métrage qui nous accueille dans la première pièce puis que l'on retrouve au fil de l'expo grâce à plusieurs écrans, on tente de trouver sur les photos des indices qui pourraient nous aider (aussi bien nous que la soeur de Rose) à retrouver cette dernière. Cet étrange projet a donc un côté très ludique mais celui-ci ne nous fait jamais perdre de vue le plus important : la beauté et la perfection des photographies de Bettina Rheims. Truffées de références au point de nous perdre totalement (c'est paradoxal, certes, mais c'est pourtant ce que j'ai ressenti), elles nous plongent dans un Paris labyrinthique, où l'on croise des personnages improbables, des stars comme Monica Bellucci, Héléna Noguerra ou encore Charlotte Rampling, des jeunes filles alanguies, d'étranges créatures de la nuit, des adeptes du SM, et surtout, une réincarnation glamour et sexy de Fantomas, personnage cher aux surréalistes.

rose_c_paris_monica_B

L'enquête que mène la soeur jumelle de Rose l'amène à découvrir et pénétrer -parée de divers déguisements- des endroits insolites, où règne souvent une ambiance dérangeante, où se mêlent poésie, fétichisme, porno-chic, trash-attitude, voyeurisme et esthétisme.

rose_c_paris_photo1

Aussi, je conçois parfaitement que cette exposition ne plaise pas à tout le monde, en témoignent les nombreux commentaires négatifs (et même assez virulents) laissés sur le livre d'or (je ne laisse jamais de message mais j'adore lire ceux des autres, pas vous ?!). Mais pour moi, il s'agit d'une véritable réussite, d'une oeuvre totale qui fait appel à tous nos sens et nous place en son coeur. Par ailleurs, même si la trame de l'enquête, teintée de sexe et de bizarreries, peut laisser perplexe, les photos absolument sublimes de Bettina Rheims -dans un noir et blanc parfaitement cinématographique- suffisent à nous envoûter totalement, même si l'on choisit de faire abstraction de leur contexte.

rose_c_paris_photo3

JEUDI : Le magazine.

ulysse

Dès que j'ai aperçu sa couverture, j'ai été attirée par ce magazine comme Sue Ellen par une bouteille de whisky (oui, j'ai des références au top ^^). Comme le montre si mal l'illustration, le nouveau numéro d'Ulysse, très chouette magazine de voyages, nous propose de partir à la découverte des pays nordiques : la Suède, la Finlande, la Norvège, et -mon p'tit chouchou, l'Islande. Lorsqu'on a déjà dévoré plein de bouquins sur le sujet, on n'apprend pas grand chose mais ce numéro n'en est pas moins très complet, plein d'infos pour commencer à préparer son périple mais surtout idéal pour mieux connaître certains aspects de chacun de ces quatre pays. Autant vous dire que je n'ai jamais eu autant envie de sauter dans un avion, direction Reykjavik !

VENDREDI : Le concert.

emiliesimon01

Depuis le temps que je voulais voir Emilie Simon sur scène, c'est maintenant chose faite et j'en suis tout simplement ra-vie !! C'est vendredi qu'a officiellement été lancé le festival Days-Off à la Cité de la Musique, dans une salle que je découvrais pour la première fois et qui m'a conquise. Spacieuse, aérée, confortable et très moderne, c'est avant tout une salle dans laquelle le son est roi, propre, clair, nickel. C'est bien la première fois de ma vie que je ressors d'un concert sans avoir les oreilles qui sifflent, c'est dire !

Quant à la belle Emilie... C'est une fée, une magicienne, un ange,... Je l'aime ! Gentille, douce, attentionnée envers son public tout en restant légère et un brin timide, elle nous a offert une bonne partie de son dernier album, The Big Machine, sur un plateau d'argent, avec, en guise de petits bonus, une version acoustique de Fleur de saison (je pense que le jeune homme qui lui a servi de pied de micro humain s'en souviendra toute sa vie !), puis de Désert, installée derrière son piano. Nous avons également eu le droit d'entendre Opium ainsi que plusieurs titres de La Marche de l'Empereur, bref, que d'excellents morceaux, interprétés à la perfection par cette jeune demoiselle qui virevolte littéralement derrière ses instruments et joue comme une belle diablesse avec sa voix si particulière et, Ô combien superbe, qu'elle maîtrise à la perfection. C'est bien simple, j'avais l'impression d'écouter l'album, en mieux ! Un excellent concert donc qui m'a donné très envie de la revoir sur scène au plus vite (Emilie, tu nous a bien dit "A très bientôt" avant de partir, c'est bien ça ?!).

SAMEDI : L'adresse gourmande.

kikoumarou

Parce que la culture passe aussi par l'estomac, j'ai enfin trouvé l'occasion de faire une halte chez Kikoumaru, LA super épicerie japonaise située à Bastille (43-45 rue de la Roquette). J'étais déjà passée devant des dizaines (centaines ?!) de fois mais soit elle était fermée (ba oui, à 2h du mat', c'est peut-être normal ^^), soit envahie de kikoulol venus faire le plein de calories avant d'aller s'exciter dans les boutiques de la rue Keller, soit je n'avais tout simplement aucune raison d'ingurgiter de la nourriture (je ne mange pas n'importe quoi n'importe quand môa !).

A l'occasion d'une petite pause-goûter, j'ai donc pu tester un des nombreux et fameux Bubble Tea, LA boisson incontournable lorsqu'on s'arrête chez Kikoumaru. Pour en savoir plus, je vous invite à vous rendre sur le site et constater par vous-même le laaaaaaaaarge choix de douceurs mises à la disposition des gourmands !

Pour accompagner ma petite boisson (à l'irrésistible goût d'amande), j'ai opté pour un muffin au jasmin et à la fraise qui m'a très agréablement surprise par la saveur délicate mais bien présente du jasmin.

En revanche, je n'ai pas encore eu l'occasion de goûter aux plats et bouchées salés, mais je compte bien me lancer dans cette nouvelle expérience très bientôt !

bubble_tea_

DIMANCHE : Le livre.

lignes_de_faille

Je triche un peu en vous parlant de Lignes de faille comme de mon livre de la semaine car, en réalité, je l'ai lu il y a quelques temps déjà, mais je ne peux pas vous parler de mes dernières lectures sans prendre le risque de vous voir détaller comme des lapins. Ce n'est pas que je vous sous-estime, je crois en votre ouverture d'esprit et en votre grande curiosité, mais avouez qu'on a vu plus sympa que des essais sur les théories littéraires !

Nancy Huston est une auteure que j'apprécie énormément mais dont je n'ai jamais eu l'occasion de parler ici. Il fallait donc réparer cela. Lignes de faille est un roman que j'ai mis longtemps à lire mais une fois entre mes mains, je l'ai littéralement dévoré. Il nous propose de découvrir l'enfance de quatre personnages, quatre générations d'une même famille. Le récit commence alors au début du XXI° siècle pour se terminer dans les années 40 et nous amène à découvrir, petit à petit le passé et les secrets de chacun. Encore une fois, Nancy Huston m'a bluffée en faisant ce qu'elle sait faire de mieux (non, en fait, cette femme ne fait que des merveilles dès qu'il s'agit de réflexion et d'écriture) : se glisser tout entière dans la peau et dans la tête de ses personnages, les rendre vivants, vibrants, touchants ou alors détestables, mais toujours incroyablement réalistes. Pour moi, son génie est similaire à celui qui habite Joyce Carol Oates, autre très grande dame de la littérature. La construction de Lignes de faille relève elle aussi du génie. Le voile se lève au fur et à mesure sur les membres de cette famille américaine à l'histoire complexe, si bien qu'à la fin du roman, on ne peut s'empêcher de relire certains passages du début pour revenir sur de simples détails devenus, au fil du récit, des faits de la plus haute importance et signification. Si vous n'avez jamais eu l'occasion de lire Nancy Huston, il me semble que ce roman est parfait pour faire sa connaissance puisqu'il aborde de nombreux thèmes que l'on retrouve dans toute son oeuvre et, surtout, il vous donnera une idée très précise de son style et de son intelligence... sans faille.

C'est donc une semaine bien chargée qui vient de s'achever et celle qui arrive ne s'annonce pas des plus calmes avec au programme beaucoup de films à voir au ciné (avec Shrekounet dès aujourd'hui, hihi !), le concert de Charlotte Gainsbourg, avec lequel je vous tanne depuis des semaines, la visite du domaine de Marie-Antoinette que je suis en train d'organiser, un pique-nique-brunch si le temps reste aussi clément ce week-end, la découverte de nouvelles saveurs avec un diner dans un restaurant Ouzbek et, j'espère, un tour du côté du musée Jacquemart-André.

Je vous souhaite une très bonne semaine mes petites tortues des mers endiablées :)))