Bonjour mes jeunes dindons :)

Pour rendre justice à ce jour béni du calendrier où nous allons pouvoir paresser toute la journée sans culpabiliser, je ne vois qu'une seule chose à faire : vous proposer un article livresque et vous faire partager non pas une mais deux bonnes raisons de rester à la maison, bien au chaud sous votre couette, avec un bon chocolat parfumé.

Les deux romans dont je vais vous parler ont pour seul point commun de faire partie d'une saga. Celui par lequel je vais commencer est le tout premier d'une série de quatre tomes tandis que le second est celui qui clôt une série de trois. Vous voyez, tout est bien pensé ;)

rebellesCelles -et ceux, mais ils doivent être moins nombreux ^^- qui n'ont pas encore lu ou entamé cette saga d'Anna Godbersen, n'ont pas pu passer à côté des superbes couvertures illustrant les grands formats : de jolies jeunes filles vêtues de somptueuses, que dis-je, sublimissimes robes de princesse ! Depuis peu, le premier tome, Rebelles, est sorti en poche et j'ai évidemment sauté dessus dès que je l'ai vu ! Des mois que j'avais envie de découvrir ce que dissimulaient ces magnifiques robes, ces courts titres plus intrigants les uns que les autres et surtout de savoir ce que pouvaient donner ces aventures que l'on présente un peu partout comme un Gossip Girl du XIX° siècle !

Même si cela peut sembler réducteur, je dois avouer que la tentation de rapprocher les histoires contées dans cette saga de la série culte mettant en scène l'élite de Manhattan, est plus que grande, voire incontournable.

Si les personnages principaux ne se prénomment pas Blair, Serena, Nate ou Chuck, mais Elizabeth, Diana, Penelope et Henry, c'est bel et bien dans les plus beaux quartiers de New-York qu'ils grandissent, vivotant de fêtes en soirées, fumant en cachette de leurs parents, s'échangeant des petits billets coquins pour se retrouver dans des coins sombres et tranquilles dans l'intention de se bécotter et plus si affinités. Par ailleurs, ces enfants gâtés ne sont pas sans nous rappeler, par leur caractère, nos héros gossipiens préférés. En effet, avec sa blondeur angélique, ses manières délicates de petite fille modèle dissimulant un lourd secret, Elizabeth a bien plus d'un trait commun avec la belle Serena, tandis que la brune Penelope, peste en chef, langue de vipère professionnelle, prête à tout pour arriver au sommet, nous rappelle immanquablement Blair, la meilleure ennemie ou la pire amie dont on puisse rêver. Et puis il y a Diana, la jeune soeur d'Elizabeth, une jeune fille rêveuse, romantique mais avant tout anticonformiste, qui n'a aucune envie d'entrer en compétition avec les Demoiselles Parfaites qui forment son entourage. La comparaison est moins évidente mais en tant que grande fan de Taylor Momsen, je n'ai pas pu m'empêcher de lui donner le regard téméraire et révolté de Little J. ! Enfin, il y a les garçons, et principalement Henry, aussi élégant que fortuné mais également dragueur invétéré et fêtard dépravé, il n'est pas sans nous rappeler l'irresistible Chuck, avec ses beaux costumes et son compte en banque bien garni.

Voilà, les présentations sont maintenant faites mais le suspense reste entier : que va-t-il arriver à cette brochette d'enfants terribles ? Et bien les pires péripéties mes amis car entre coups bas, commérages, retournements de situation, plans diaboliques, unions arrangées et amours interdites, les masques vont tomber un à un et les larmes vont couler dans la bonne société new-yorkaise. Ce n'est d'ailleurs pas anodin si le roman s'ouvre sur des funérailles, celles d'Elizabeth, disparue mystérieusement, alors qu'elle s'apprêtait à épouser Henry. Que lui est-il arrivé ? Pourquoi son corps demeure introuvable ? Quels étaient ses secrets ? Qu'en était-il de son amitié avec Penelope ? Ses sentiments pour Henry étaient-ils sincères ? Si le cercueil trônant au milieu de l'église ne renferme aucun cadavre, il n'est pas vide pour autant : telle la boite de Pandore, ce sont mille maux et mystères qu'il renferme, prêts à être découverts par nous, heureux lecteurs !

Même si l'intrigue m'a semblé très évidente (il faut toujours se méfier des cercueils vides ^^), j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce premier tome qui m'a sincèrement donné envie de connaître la suite de la saga. Ce que je retiens avant toute chose, avant même l'attachement que l'on éprouve immanquablement pour les personnages, c'est l'écriture d'Anna Godbersen qui, même en VF, est très appréciable, fluide et précise. Son style travaillé et cohérent nous plonge littéralement dans la société huppée du XIX° siècle, nous donne réellement l'impression de voyager dans une autre époque. On sent qu'elle ne s'est pas lancée dans l'écriture de sa série sans avoir fait, au préalable, un important travail de recherches, ce qui donne beaucoup de force et de crédit à sa démarche. Rebelles inaugure donc à merveille une saga aussi girly que brillante.

la_finLa fin n'est que le début est le troisième tome des aventures de Linnea, dont je vous ai déjà parlé ici et . Deux ans que sa meilleure amie Pia s'est suicidée et Linnea s'apprête à passer son bac. Nous la suivons donc au cours de sa toute dernière année de lycée, qui se voit bouleverser par l'accident de sa grand-mère adorée mais surtout son histoire d'amour chaotique avec Per, le frère de Pia. Ce dernier ne se révèle pas un homme facile à vivre : avec ses idées bien arrêtées, son caractère inflexible et son incorrigible habitude de jouer au gros dur, il ne correspond pas toujours à l'idéal masculin de Linnea qui se pose de plus en plus de questions au sujet de cette relation. C'est donc, encore une fois, une année mouvementée qui l'attend, au cours de laquelle elle va prendre encore quelques coups mais dont elle sortira grandi, prête à commencer une nouvelle vie, sa vie d'adulte.

J'ai beaucoup apprécié suivre Linnea, un personnage sympathique et authentique, une adolescente très réaliste qui, malgré son lot de problèmes, le suicide de sa meilleure amie et sa famille recomposée, reste optimiste et volontaire, sans jamais devenir le cliché ambulant de "l'ado-à-problèmes", agaçant et sans intérêt. Alors que je n'ai pas du tout aimé le style cru de Katarina Mazetti dans Le Mec de la tombe d'à-côté, je l'ai trouvé idéal tout au long de cette saga que je vous conseille chaudement pour sa modernité, sa simplicité et son intelligence.

Vous avez de quoi faire avec ça mes Chupa Pigs ! Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée de comatage !

Des bisous :)

PS : Et pour ceux que cela intéresse, mes problèmes avec SFR ne sont pas réglés : factures France Telecom impayées (comme si c'était mon genre), souscription auprès d'un nouvel opérateur (histoire de payer deux factures au lieu d'une, bien sûr...), piratage de ma ligne par un autre opérateur,..., je pense avoir eu le droit à toutes les mauvaises excuses qu'ils ont en stock ! La situation me semble tellement inextricable que je préfère en rire et la prendre avec sérénité (de toute façon, je n'ai pas le choix : c'est soit ça, soit la camisole pour Noël !). En attendant, je continue le squattage en folie, Ô joie ^^

Mais j'ai tout de même pu regarder l'épisode halloweenien de Glee hier pendant que mes petits cakes aux Carambar étaient en train de cuire (on peut obtenir n'importe quoi de n'importe qui en prononçant le mot "gââââteau", c'est officiel, hihi ^^).