Bonjours chers amis,

Avant toute chose, laissez-moi vous souhaiter de tout mon coeur une très bonne année 2013, avec tout plein de bonnes choses dedans. Imaginez la meilleure boite de chocolats du monde, avec des saveurs étonnantes, des mélanges raffinés et surprenants, des textures fondantes, croquantes, du caramel filant, des noisettes qui craquent, de la liqueur qui réchauffe la gorge ; et bien voilà ce que je vous souhaite pour les douze prochains mois. Quant aux douze suivants, nous verrons si vous avez été sages !

Alors dites-moi, comment allez-vous en ce premier matin de cette toute nouvelle année ? Comment s'est déroulée votre soirée ? A-t-elle été festive, calme, familiale ? J'espère, en tout cas, que les bulles de champagne l'ont  enchantée, que les sourires et baisers échangés étaient sincères et que vous avez été heureux.

Qu'avez-vous fait de votre dernière journée (j'ai conscience de m'adresser principalement aux chanceux qui ne travaillaient pas...) ? C'est important, n'est-ce pas, de soigner les toutes dernières heures de l'année afin d'en garder un souvenir heureux et surtout de repartir pour un tour plein d'enthousiasme ?

Ici, nous avions opté pour le calme et la tranquillité, après un dimanche familial qui répondait déjà à ces critères. Notre goûter de Noël s'est d'ailleurs parfaitement déroulé, même si -à mon sens- le gâteau n'était pas suffisamment moelleux et les écus manquaient de couleurs. Je partagerai ici quelques images de cette journée, ce qui me permettra de m'y replonger avec délice lors d'un moment de blues post-festivités... En tout cas, maintenant que Noël est bel est bien derrière nous, je peux affirmer que j'ai été admirablement gâtée ! Que de cadeaux merveilleusement choisis, je n'en reviens pas. Je ne cesse de les tripatouiller, d'ouvrir les boites, de sentir mes parfums puis de les ranger sagement avant de leur trouver une place parfaite. En attendant, voici à quoi ressemble la table de travail, totalement envahie de présents qui s'étalent un peu partout dans la maison.

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La distribution des cadeaux nous aura pris des heures, un vrai marathon ! Ma maman a fait des folies et j'espère pouvoir profiter de mes derniers jours de vacances pour lui trouver quelques merveilles pour bien commencer l'année. Alors que la montagne de paquets semblait toujours aussi indécente, nous avons décidé d'échanger, mon amoureux et moi, nos derniers cadeaux en soirée, en sirotant quelques bulles. C'était un moment vraiment agréable et charmant, une manière délicate de profiter jusqu'à la dernière seconde d'instants précieux, et qui m'a fait sourire car, figurez-vous que les jolis papiers colorés abritaient de charmants objets de nature et de format très semblables...

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Un très beau livre sur la mode au XIXème siècle, enveloppé dans du papier rose, a été échangé contre l'imposante bande-dessinée Kiki de Montparnasse parée de bleu, puis, quelques minutes plus tard, Jacques Demy et Raul Ruiz se sont salués, bien heureux de leur future cohabitation ! C'est un instant de vie très anecdotique mais vous comprendrez sans doute qu'il nous a charmés ! 

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Après cette avalanche de générosité et de joie, notre 31 décembre devait nous laisser l'opportunité de redescendre sur terre. Nous avons donc tout mis en oeuvre pour accueillir une nouvelle année en toute sérénité : nous avons mis en place notre petit dîner -de simples canapés, quelques crevettes et douceurs sucrées auront suffi à nous combler-, mis de beaux draps tout frais et parfumés dans notre lit (quel plaisir de s'y glisser hier soir pour la première nuit de l'année !) et nous nous sommes préparés tranquillement pour rejoindre l'opéra Bastille à 19h30 afin d'assister à la représentation du Don Quichotte de Noureev.

J'ai enfilé mes chaussures rouges et je dois avouer que mon cavalier avait fière allure dans ses Zizi gainsbouriennes (un clin d'oeil plutôt bienvenu à l'univers de la danse alors que Repetto est dorénavant davantage reconnu pour ses chaussures de luxe et sa maroquinerie que pour les articles de danse) (sans rire, la dernière fois que je suis allée en boutique, une jeune femme étonnée demandait à son amie pourquoi on y vendait des pointes...).

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L'un des buffets mis en place spécialement pour l'occasion : le calme avant la tempête

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Au premier rang du deuxième balcon, nous sommes parfaitement placés pour profiter du ballet. Le premier acte nous permet de nous plonger dans une ambiance festive et colorée, au coeur d'une Espagne enjouée et d'une intrigue plutôt comique et prometteuse. En effet, le deuxième acte est pour moi un véritable enchantement, avec pour point fort la scène de "la vision de Don Quichotte", un moment féérique que j'ai traversé avec un sourire satisfait et la gorge toute serrée d'émotion. Malheureusement, le troisième acte nous a beaucoup déçus. Certes, les tableaux qui nous sont offerts sont toujours aussi vifs, colorés, rythmés ; on se croirait d'ailleurs davantage au théâtre, on entendrait presque les portes claquer, les verres tomber et se briser avec fracas dans la taverne, le verbe haut des Belles du Sud. Mais le personnage de Don Quichotte est absolument insignifiant, frôle le ridicule, et même si techniquement, les prouesses de Karl Paquette (un Basilio admirable, divin) me confirment que la danse place l'Homme au-dessus de tout, l'ensemble manque de magie et de passion. Ce début de soirée dansant est entrecoupé de petites pauses gourmandes qui nous permettent de picorer de délicieux petits fours salés et sucrés autour de buffets étonnament généreux.

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Toutes ces petites choses étaient très bonnes ; nous avons d'autant plus regretté la brièveté des entractes qui ne nous ont pas permis de profiter de l'instant. J'aurais souhaité me balader un peu dans les couloirs de l'Opéra, observer les tenues des uns et des autres, apprécier pleinement ces pauses au cours desquelles nous n'avons même pas eu le temps d'échanger quelques mots sur le ballet. Tout ceci était, à mon sens, un peu expéditif, ce qui est assez fâcheux car une soirée telle que celle-ci doit être une parenthèse hors du temps, entre luxe et magie, un moment à part, privilégié, comme on en vit peu le reste de l'année.

Ceci étant, nous avons eu l'occasion d'accueillir 2013 à notre propre rythme qui est celui de la douceur et de la tranquillité. Dans notre salon, autour de nouvelles bouchées, c'est en compagnie de Paul McCartney que nous avons attendu minuit. Ah ! Ce concert privé de "Kisses on the bottom" est un don du ciel ! Sir Paul, si seulement tu pouvais nous honorer de ta présence prochainement, dans une jolie salle parisienne telle que l'Olympia ou le Châtelet, je t'assure que tu ferais des heureux.

Sur quelques pages de lecture, cette soirée toute simple et chaleureuse s'est achevée.

Ma nuit a été courte (c'est une nouvelle insomnie qui me tient éveillée depuis 6h30 qui me permet de vous écrire ce matin) mais je compte bien faire de ce 1er janvier 2013 une très belle journée ! Je vais réfléchir non pas à de bonnes résolutions mais à de beaux projets et envies pour les douze mois à venir (un nouveau blog, peut-être ?!), lire quelques chapitres de mon roman qui me plaît infiniment, écrire quelques cartes de voeux et appeler ma grand-mère. Puis cet après-midi, nous irons à la rencontre d'Edward Hopper au Grand Palais, avant une soirée douillette, entre blog, série et lecture.

Je vous embrasse et vous souhaite à nouveau tout ce qu'il y a de plus beau pour cette nouvelle année.