Hello, Hello chers lecteurs !

Comment allez-vous en ce début de week-end ? Avez-vous des projets ? Des envies pré-printanières réjouissantes ou post-hivernales réconfortantes ? Faites-moi savoir toutes les petites choses qui vous font plaisir en ce moment, tout ce qui fait du bien au coeur et à l'âme est plus que bienvenu ici.

Cette semaine, nous avons décidé que notre week-end compterait trois jours et commencerait donc jeudi soir. Une simple journée de rab, pour se détendre et concrétiser quelques idées de sorties, change vraiment la donne : nous nous retrouvons samedi matin et j'ai déjà le sentiment d'être comblée, d'avoir accompli des choses aussi utiles qu'agréables, et je pense sans angoisse aux deux journées entières qui nous tendent encore les bras.

Ce vendredi aura d'ailleurs été parfait, avec une matinée placée sous le signe du bien-être et de l'énergie. J'ai, en effet, suivi mon tout premier cours de Body Balance et je suis plus que convaincue par cette discipline qui correspond exactement à ce que je cherchais (le Pilates avait déjà su satisfaire certaines de mes attentes en matière de relaxation et de renforcement, en douceur). J'ai apprécié chaque phase de la séance qui dure une heure : les exercices de respiration, de tai-chi, les postures de yoga (dont les Salutations au soleil), le renforcement musculaire (et son petit coup de chaud), et les dix minutes de relaxation en fin de cours pour se détendre définitivement. Entre tonicité et relâchement, le Body Balance propose une combinaison, une synthèse des disciplines vouées au bien-être : on ne peut que ressortir de la salle sur un petit nuage ! Complétée par une heure de course et trente minutes d'étirements, cette séance matinale m'a permis de me lancer dans cette journée avec le sourire et la pêche !

bien etre

C'est avec entrain -et ce malgré la pluie- que nous avons pris, en voisins, la direction de la Maison Européenne de la Photographie (Shéhérazade nous attendra à l'IMA mais pas trop longtemps, hein !!) afin d'y découvrir une rétrospective du photographe américain Joël Meyerowitz. Je l'avoue, si j'avais eu à choisir une expo-photo, mes pas m'auraient menée jusqu' au Jeu de Paume sur les traces de Laure Albin Guillot et non à la MEP. Mais cette visite m'aura à nouveau prouvé l'importance de se laisser guider par les envies des autres, des gens qu'on aime et avec qui on souhaite tout partager car, mes chers amis, j'ai été enthousiasmée par le travail de Meyerowitz, fascinée souvent, carrément éblouie parfois. Ses photos de rue m'ont chacune conté une petite histoire, soufflé un secret ou attisé ma curiosité : mais qu'observent ces gens dont les regards fuient vers un ailleurs ?

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Les réflexions du photographe, qui nous guident thème après thème, m'ont également beaucoup touchée. J'ai découvert un homme sensible et curieux, une curiosité qui ne lorgne pas vers le malsain, non, non, plutôt celle d'un homme généreux, qui se construit en allant vers l'autre, qui sait l'observer et en saisir l'essence. C'est un mouvement -de soi vers l'autre- que j'aime déceler dans une oeuvre, quel qu'en soit le support. Elle ne doit pas rester fermée sur elle-même mais s'offrir comme une fenêtre grande ouverte sur l'âme humaine. A l'image -en littérature- des journaux extimes d'Annie Ernaux dont la nécessité d'écrire est tout entière fondée sur la notion d'auto-socio-biographie et le "je transpersonnel". Vous voyez, moi ET les autres, moi DANS les autres, les autres ET, coucou ! un peu de moi.

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Il y aurait bien d'autres choses à dire des oeuvres de Meyerowitz que nous avons eu la chance de découvrir hier ; à propos, notamment, de ces paysages américains qui donnent envie de partir à l'assaut de ce grand Monde, de se plonger dans l'univers urbain, de l'immensité, d'autres photographes, dans les oeuvres littéraires d'auteurs que je ne connais pas encore mais qu'on saurait assurément me conseiller.

J'ai trouvé un très bel article ici, si cela vous intéresse d'en apprendre davantage.

A découvrir à la MEP, donc, jusqu'au 7 avril.

Quelques chocolats se glissent incognito dans notre besace et d'un saut de puce nous changeons d'univers et plongeons dans celui d'Agnès Jaoui (Bacri n'est pas loin) qui, elle aussi, se fait pour un temps conteuse.

au-bout-du-conte

Ah ! Mes chers lecteurs ! Je vais devoir pratiquer l'auto-muselage si je ne veux pas passer la prochaine heure à vous causer d'Au bout du conte que j'ai tout banalement adoré. J'étais déjà très emballée hier en sortant de la salle de ciné, mais aujourd'hui, en y repensant, mes impressions sur ce film sont encore plus vives, plus enthousiastes et plus tendres. J'en ai aimé la douce musique, la fantaisie et la simplicité du propos, la rêverie enfantine à laquelle invitent les costumes (ceux d'Agathe Bonitzer et d'Agnès Jaoui tout particulièrement), les décors (rhoooo ! la petite bicoque d'Agnès Jaoui !!), cette vision rafraîchissante du monde et de la romance. Sans parler de la présence de Benjamin Biolay en grand méchant loup, prêt à croquer du Chaperon Roux à dents pleines : irrésistible.

Alors que nous étions dans la file d'attente du ciné et que je feuilletais... une revue-ciné fraîchement acquise, mon petit coeur a loupé un battement. Que vois-je au beau milieu de l'agenda-sorties du mois de mars ? Un nouveau film de Sophie Letourneur, Les Coquillettes, et -prévue pour la même semaine, celle du 20 mars- une fantaisie de Solveig Anspach, Queen of Montreuil. Joie et espoir, foi immense en ce sacré cinoche qui n'a pas fini de nous surprendre !

Les-coquillettes

De Sophie Letourneur, si j'avais été agacée par les bavardages creux de La vie au ranch, Le marin masqué, sorti l'an dernier, nous avait fait l'effet d'une bombe, façon bubble-gum : toute ronde, toute rose, toute pétaradante. Quant à Solveig Anspach, réalisatrice islandaise du très beau Stormy Weather, elle m'avait fait passer un dimanche après-midi euphorisant avec Back Soon, balade islandaise très enfumée ^^ Dans Queen of Montreuil, outre la délicate-rebelle Florence Loiret-caille, nous aurons le plaisir de revoir Didda jonsdottir, dans son super blouson de cuir vert, artiste-poète islandaise complètement barrée. Huuuummmm !

QUEEN+OF+MONTREUIL+PHOTO3

Et comme ce vendredi était vraiment parfait, nous avons eu le plaisir de voir les bandes-annonces de ces deux films (quelle heureuse, merveilleuse coïncidence !) que j'ai immédiatement souhaité partager avec vous. J'espère qu'elles vous donneront envie de pousser les portes de ces deux univers qui me plaisent beaucoup, beaucoup.

Je vous laisse mes Chers, je m'en vais poursuivre mon week-end avec un programme toujours aussi cinémaphile, avec Les Misérables (pas la merdouille commerciale qui chante, mais la version de Raymond Bernard (1934), en trois épisodes, qui semble avoir un peu plus de corps et d'âme) (pas difficile) et probablement le nouveau film de Terrence Malick, A la merveille, que j'attends de voir depuis longtemps.

J'ai passé un délicieux moment en votre compagnie, mes Chers, je vous en remercie. Le ciel est divinement bleu ce matin, et mon thé vert au pamplemousse à un goût de soleil qui me donne bien des envies folles.

A bientôt :)