05 novembre 2009
Les vampires de Melissa de la Cruz

Halloween n'est pas si loin, il est donc toujours temps de célébrer la fête de la frousse à grands coups de bit-lit !
Il y a quelques semaines, j'ai commencé la saga vampirique de Melissa de la Cruz à mon grand étonnement. La quatrième de couverture laissait entrevoir une histoire pour ados, mélange de Twilight et de Gossip Girl. Si j'aime assez me faire quelques épisodes de Gossip Girl pour le personnage de Blair, les livres m'ont vite agacée. Quant à Twilight, je n'accroche vraiment pas. Je suis pourtant repartie à la maison, cette couverture violette sous le bras !
Ce premier tome nous permet de faire connaissance avec une bande d'adolescents très friqués de Manhattan, qui étudient dans un lycée apparemment réputé. Comme dans chaque établissement scolaire, il y a ceux qui font tapisserie et ceux qui sont "populaires". A la tête de ce clan se trouve Madeleine -Mimi- Force qui ne fait pas trois pas sans son frère jumeau, Jack, et qui enchaîne les conquêtes. Du côté des gueux (!), il y a Theodora Van Allen, qui est secrètement amoureuse de Jack, et son meilleur ami Oliver, qu'on imagine volontiers secrètement amoureux de Theodora. Entre ces deux clans (oui, attention, ça se complique) vivote la petite nouvelle, Bliss, fraîchement débarquée de son Texas natal, avec sa bouche en coeur et une belle-mère au goût douteux, sapée en Versace. Tout ce beau monde parvient à se tolérer gentillement jusqu'au drame : une élève du lycée est retrouvée morte, totalement vidée de son sang.
Malheureusement, le titre français gâche tout effet de surprise puisqu'on se doute, avant même d'avoir commencé le roman, qu'il sera question de vampires. Ce premier tome nous permet alors tout simplement de faire connaissance avec les divers personnages, il met -doucement mais sûrement- l'intrigue en place, et révèle les véritables identités de chacun.
Si j'ai eu beaucoup de mal à entrer dedans (j'ai mis presque une semaine à le lire), j'ai totalement dévoré les trente dernières pages dans lesquelles l'action s'emballe carrément avant de s'arrêter soudainement. Bouuuuh !!!

A la fin du premier tome, nous savons donc qui est vampire, qui ne l'est pas, qui est gentil, qui est méchant (enfin, plus ou moins, il faut ménager le suspense !). Mais on sait surtout que les vampires s'appellent les "Sang-Bleu" par opposition à leurs ennemis jurés les "Sang-d'Argent", des vampires qui ne se nourrissent pas du sang des humains mais du sang des vampires, les laissant pour morts. Il est donc question ici pour Theodora, qui est la véritable héroïne de cette saga, de retrouver son grand-père censé l'aider à démasquer les méchants Sang-d'Argent. Ce tome est également marqué par l'arrivée d'un nouvel élève, très étrange, arrogant et passionné par le côté obscur de la force ! Alors, vrai ou faux méchant, that's the question !!
A côté de cette intrigue "sérieuse", il faudra évidemment compter sur toutes les petites histoire d'amûûûûr qui se tissent entre les personnages : Jack succombera-t-il à Theo ? Pourquoi Mimi réagit-elle comme une tigresse dès qu'une fille s'approche de son frère ? Oliver est-il vraiment amoureux de sa meilleure amie ? Mais aussi sur les amitiés naissantes et les gros coups de pute (Mimi Force est une sacrée petite vermine !!).
Ce second tome, qui se termine sur cette phrase très frustrante : "je sais qui est le Sang-d'Argent", m'a beaucoup plus passionnée que le premier et je l'ai lu en deux petites soirées.
Si vous entamez cette série, vous ne devez donc pas vous décourager après avoir lu le premier tome qui est, en fait, une très longue introduction. L'action, la vraie, c'est dans le deuxième tome (et les suivants) que vous la trouverez !!
Le style de l'auteure est évidemment très simple mais pas simpliste, et si les ados se tournent autour (vive la figure du vampire pour illustrer le passage à l'âge adulte, les bouleversements physiques et l'éveil de la libido !), ils sont nettement moins agaçants qu'Edward et Bella en mode "je t'aime, moi non plus".
Une saga qui me plaît donc beaucoup, qui mélange le chic made in Manhattan, la mythologie vampirique (version américaine, hein !), le suspense et un soupçon de pintaderie !
Vivement que le tome 3 soit disponible à la bibliothèque ^^
02 novembre 2009
Et si c'était vrai
J'adore les tags et encore plus les tags littéraires. Alors, lorsque je me fais taguer par une lectrice, plus précisément Cynthia, et que l'"inventatrice" du tag est une autre lectrice, Emma, c'est encore mieux !!!
Allez, c'est parti pour dix questions qui font bosser l'imagination ^^
1) Si on vous proposait d'écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (et oui, tout le monde n'a pas un don pour la littérature).
Hum, hum... ça commence bien ! Il me faudrait un auteur capable de se dépatouiller avec ma famille de cinglés, je dirais donc Joyce Carol Oates, qui n'a pas son pareil pour raconter les longues et tortueuses histoires de famille.
2) Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d'un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots siouplé) depuis une centaines de pages... Lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu'il s'appelle... Daniel Craig. Il a l'air chagrin. Il a une petite douleur à l'épaule, et est persuadé qu'un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ? (PS pour les garçons : à la place de Daniel Craig, merci de comprendre... Allez, soyons fous, Scarlett Johansson, mais en bikini, pas torse nu !)
Si je m'en tiens à la question telle quelle, et donc à Daniel Craig, la réponse est toute trouvée : je continue ma lecture sans même lever le nez trente secondes. En revanche, remplacez ce James Bond en carton par Johnny Depp et ça change tout !! Pour lui, je lâche mon livre sans me faire prier, je consens même à devenir analphabète, puis je le masse comme si ma vie en dépendait. Après quoi, je le rends à Vanessa en lui demandant de m'arranger un coup avec Tim Burton !
3) C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (voudriez-vous vraiment que ce soit Orgueil et Préjugés ?)
Je pense que d'autres fans se chargeront d'Orgueils et Préjugés ^^ L'humanité étant ce qu'elle est, je pense glisser dans cette fameuse capsule Le Seigneur des Anneaux de Tolkien. C'est tout de même plus glorieux de se battre contre Sauron que contre la moitié du monde, non ?!
4) Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?
La pause lecture idéale est celle qui peut durer autant de temps qu'on le souhaite, sans être dérangé ou interrompu. Elle doit également être mise en scène comme il se doit : une bonne tasse de thé à portée de main, un petit plaid sur les jambes et un téléphone en mode silencieux !

5) Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui ?
Les réponses des différentes blogueuses à cette question m'ont parfois fait sourire (et prendre conscience de ma "mauvaiseté" !): certaines n'ont pas souhaité trucider de personnages car "même les méchants ont de l'intérêt". Vous êtes trop gentilles les filles !!!! La question n'est pourtant pas "quel méchant aimeriez-vous désosser" mais "quel personnage de roman" ! Et il a des tonnes de "gentils" que j'ai envie de couper en deux, à commencer par Edward et Bella de Twilight ou tous les personnages complètement niais inventés par Marc Levy ou encore les pouffiasses créées par Plum Sykes. Quel soulagement cela serait !!
6) Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?
Comme je suis en pleine lecture du tome 5 de la saga Harry Potter, je prends vraiment très très très mal cette question !!! Bouhhhhh !
7) Jusqu'où êtes-vous allés pour un livre ?
Oh, pas bien loin ! J'ai refusé quelques sorties (j'ai failli ne pas me rendre à un mariage car je venais de commencer Ensemble, c'est tout !) et j'ai passé quelques nuits blanches qui m'ont obligée à sécher les cours du lendemain matin (j'ai toujours été une grande sécheuse de cours ^^). Je me souviens tout particulièrement de Rose Madder de Stephen King, que je devais lire pour un cours de littérature comparée. A 2 heures du matin, il me restait une centaine de pages, mais je devais aussi me lever dans cinq heures pour assister au fameux cours à 8 heures. Cruel dilemme ? Même pas ! J'ai fait taire ma conscience en me disant que comme je devais lire ce livre pour un cours, je pouvais très bien le sécher !!! Ingénueux ^^
8) Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ? (A part "bonjour")
J'aimerais beaucoup rencontrer Simone de Beauvoir (quelle surprise ^^), pour l'admiration que je lui porte mais aussi par intérêt : avec un peu de bol, je pourrais la convaincre de co-diriger ma thèse, ce qui serait du plus bel effet devant le jury ^^
9) Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.
La bibliothèque de mes rêves est en fait une librairie, celle dans laquelle travaille Jo (Audrey Hepburn) dans Funny Face. J'aimerais tellement une bibliothèque à échelle... *long soupir* !

10) Vous retournez dans le passé (décidément, bande de veinards !), en pleine Seconde Guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de cramer des bouquins ?
Malgré le pouvoir qu'ont les livres, est-ce qu'un simple ouvrage suffirait à redonner la raison à un acharné comme Hitler ? Comme "qui ne tente rien n'a rien", je lui donnerais un livre que j'ai lu et dont je vous ai parlé il y a peu de temps, La Voleuse de livres.
Comme d'habitude, qui veut, prend !
29 octobre 2009
Aidez-moi chers lecteurs :))))))))
On dirait pas comme ça, mais y en a qui bossent dur. En l'occurrence moi-même, ici présente ^^
La preuve :

Je sens bien que vous n'êtes pas entièrement convaincus !
Alors, oui, je passe le plus clair de mon temps vautrée sur mon lit, oui, je suis entourée de livres et de magazines, mais je travaille d'arrache-pied malgré tout !
Comme je viens, après un an de dur labeur, de rechanger mon sujet de thèse (je suis, disons, indécise de nature ^^), je dois reprendre mes recherches du début. Enfin presque, puisqu'en réalité, mon sujet de thèse prend la suite de mon sujet de Master, j'ai donc déjà beaucoup de matière.
J'en suis donc au moment le plus agréable de la recherche, quand on passe ses journées le nez dans des ouvrages en tout genre, devant des documentaires ou des films. On peut travailler au lit sans même culpabiliser, passer la journée à regarder des DVD en disant aux mauvaises langues "non mais tu comprends rien, c'est trop en rapport avec mon sujet" (alors qu'en fait, on regarde Sex&the City pour la centième fois ^^).
Après cette période finalement très reposante, où on a l'impression d'être seul au monde, viendra le redouté moment de la rédaction. Redouté par moi, en tout cas, car en tant que grande insatisfaite, j'ai toujours du mal à me lancer dans l'écriture, de peur de "mal faire". J'ai pourtant bien compris le principe du traitement de texte qui permet de revenir sur ce qu'on a écrit, n'empêche, je suis toute bloquée !
En essayant de ne pas trop angoisser à l'avance, je compte bien profiter des six mois à venir où je vais pouvoir lire dans mon lit en toute impunité !
Le but de cet article n'étant pas de faire la promotion du doctorat, revenons-en à mon appel à l'aide.
Comme je sais qu'il y a parmi mes lecteurs (de blog) beaucoup de lecteurs (de livres), je me suis dis que vous pourriez peut-être m'aider.
Je suis à la recherche de livres (ahah) de genre fantasy, fantastique ou science-fiction, où il serait question de naissances.
Par exemple, dans La sève et le givre, Léa Silhol met en scène la naissance d'Angharad dont la mère, une Dryade, a dû, pour donner la vie, prendre celle d'un mortel. Les "naissances" à la Frankenstein me vont très bien aussi (voyez, je ne suis pas difficile ;))
Dites-moi que vous avez plein d'idées !!!!
22 octobre 2009
Une (irrésistible) envie de sucré, de Meg Cabot
Une bonne dizaine de livres attendent de vous être présentés depuis des semaines mais je ne peux résister à l'envie de vous parler de celui que j'ai dévoré pas plus tard que ce week-end.
Avec sa couverture trop rose et son titre trop niais, je ne m'étais jamais approchée à moins d'un mètre de ce livre pour adolescentes (selon Albin Michel qui le publie dans sa collection Wiz). C'est que la frontière entre littérature rafraîchissante et gros navet débile est très mince. Mais à force de lire de bonnes critiques sur l'ensemble des romans de Meg Cabot, et sur celui-ci en particulier, sur différents blogs, j'ai eu envie de me laisser tenter.
J'ai donc commencé par lire la quatrième de couverture et, Ô surprise, l'histoire n'avait pas l'air complètement mièvre.
L'héroïne d'Une (irrésistible) envie de sucré n'est pas une adolescente mais une jeune femme de vingt-huit ans, prénommée Heather, une ancienne star de la pop pour teenagers, trahie par sa mère qui s'est envolée avec tout son pactole, trompée par son fiancé et chassée par son producteur lorsqu'elle lui a proposé de chanter ses propres titres plutôt que des niaiseries. L'ex-idole des jeunes est donc devenue directrice adjointe d'une résidence universitaire et cohabite avec le frère de son ex, vilain petit canard de sa famille, un détective privé sexy dont elle est secrètement amoureuse. La vie de Heather n'est donc pas aussi rose que la couverture du roman, d'autant qu'en dix ans de carrière elle a pris tout autant de kilos.
Alors qu'elle effectue ses six mois d'essai, un drame vient secouer la résidence new-yorkaise où elle travaille : une jeune étudiante décède. Ce qui est vu comme un accident par tout le monde est aussitôt rangé dans la case "meurtre" par Heather. Ses soupçons sont largement confirmés lorsqu'une seconde étudiante trépasse à son tour. Heather va donc se lancer sur les traces du serial-killer, tout en tentant de mettre un peu d'ordre dans sa vie aussi morne que chaotique.

Cette lecture a donc été pour moi une excellente surprise. Heather est une parfaite héroïne de chick-lit, drôle, maladroite, amoureuse et quelque peu désespérée. Elle n'est ni richissime, ni sublimissime mais elle a un sacré paquet d'atouts dans sa besace ! Il faudra tout de même m'expliquer pourquoi ce roman qui, d'après moi, s'adresse aux jeunes femmes et aux femmes, est sorti dans une collection jeunesse. L'histoire, sans être réservée aux adultes, n'est pas vraiment faite pour des gamines de quatorze ans. Heather trouve tout de même la sylphide Tania Trace en train de faire une plume à son mec. Non mais !

En plus d'avoir créé une héroïne franchement chouette, Meg Cabot a su tricoter une histoire aussi girly que prenante. Miss Marple en carton, Heather se lance dans une enquête qui tient largement la route et qui nous réserve même son petit lot de surprises et rebondissements ! Pour tout vous dire, même si je m'attendais à ce que l'assassin soit *** (hahaha !!!), je ne me doutais pas de son mobile ni de sa part d'ombre (ça vous excite, hein ?!).
Amour, humour et suspense sont donc au rendez-vous dans ce roman, le premier d'une trilogie dont je souhaite irrésistiblement venir à bout au plus vite ! Oui, je suis accro ^^

Seule petite ombre au tableau, la traduction française des titres, qui ne met franchement pas en valeur les livres, alors que les titres originaux sont drôles et en parfaite cohérence avec la personnalité d'Heather.
Jugez plutôt :
Une (irrésistible) envie de sucré/ Une (irrésistible) envie d'aimer/ Une (irrésistible) envie de dire oui pour Size 12 is not fat/ Size 14 is not fat either/ Big Boned.
On est d'accord ?!
12 octobre 2009
Manger ou lire, pourquoi choisir ?!
Petite baisse de moral ces derniers jours que j'ai essayé de vaincre à grands coups de petits plaisirs ! Et comme je suis entourée de personnes adorables, j'ai aussi reçu pas mal de petits cadeaux, hihi !
Comme je compte poursuivre encore quelques jours "la semaine littéraire", je me dois de vous montrer mes dernières trouvailles livresques, accompagnées de quelques douceurs.

Lors de ma petite virée hebdomadaire à la bibliothèque, je me suis aventurée vers le rayon littérature de jeunesse que je ne fréquente jamais (à part pour les Harry Potter). Je suis repartie avec Les vampires de Manhattan, que je compte lire ce week-end, mais surtout avec les aventures de Georgia Nicolson, dont je vous ai déjà dit quelques mots. J'adooooooooooore cette série de Louise Rennison. Georgia est le personnage parfait pour remonter le moral aux plus déprimés (à prescrire d'urgence pour passer l'hiver donc !). Je me paye de gros fous rires à chaque page, même dans les transports, ce qui pourrait être gênant si je me souciais des têtes de bois qui m'entourent !
J'ai trouvé les deux autres romans, pour adultes cette fois, dans une brocante tout près de chez moi, au prix très intéressant de cinq euros les deux ! Une aubaine quand on sait qu'il s'agit de deux nouveautés et qu'ils sont donc en parfait état ! J'avais lu et adoré les deux premiers romans de Lisa Unger et, même si je suis déçue de ne pas retrouver l'héroïne de ses débuts, je suis ravie de retrouver la plume légère et l'imagination tordue de l'auteure ! Quant à La Chute de John Stone, il m'a tout d'abord attirée par sa couverture, puis, après avoir lu le résumé, je n'ai pas pu me résoudre à repartir sans l'embarquer. L'auteur promet de nous emmèner dans le Paris de la Belle Epoque, à Londres et dans des palais vénitiens. Prometteur !

Le jour de mon anniversaire, une fromagerie a ouvert au pied de mon immeuble. Vous vous en fichez ? Et bien pas moi, car, à l'instar d'une certaine Amélie Poulain qui aime plonger ses mains dans les grains de café, j'aime promener mon nez au-dessus des fromages qui puent ! Inutile de vous dire que je me régale de mille saveurs fromagères ! Mais cette fromagerie ne se contente pas de vendre des camemberts, on y trouve également de la soupe fraîche trop miam, tout plein de gâteaux (ici, aux pépites de choco), des petits feuilletés au fromage, et surtout, de la limonade artisanale aux saveurs étonnantes (ici, à la violette, mon parfum préféré) ! Autres petits plaisirs-cadeaux, deux gros macarons, à dévorer devant un bon film, au chocolat pour les p'tits gars, à la fraise pour les balaises, et une nouvelle grosse tirelire-cochon pour ma collection ^^

La semaine prochaine, promis, je vous parle de Spectaculaire : la fêtes des sorties culturelles, qui s'est tenue devant la BNF il y a deux semaines. L'occasion surtout de vous faire partager mon repérage culturel pour la saison 2009/2010 ! Saines lectures avec le nouveau Citizen K, que j'ai seulement feuilleté pour l'instant et le dernier Arts Mag, que j'ai dévoré !! Si je ne vais pas voir l'expo Renoir avant la fin du mois, je me pends !! Cette exposition a l'air merveilleuse et Renoir est un peintre que j'ai beaucoup étudié, je suis donc surexcitée ^^

Petits cadeaux bretons offerts par ma chère Mère qui m'a abandonnée pendant une semaine (culpabilisation power ^^). Une bougie, un petit cochon, un rat de bibliothèque en coquillages, un essuie-mains Bécassine, un petit haut marin, mais surtout des galettes et des crèpes fraîches qui ont été engouties en moins de deux, des sablés pur beurre (miam), des caramels au beurre salé et des oeufs de mouettes en chocolat ! Huuummmmmm !! C'est quand-que tu r'pars en vacances maman ?!!

Petit tour chez Gibert Jeune à l'affût de bonnes affaires à faire samedi et voici mon butin : Journal d'une sorcière de Célia Rees, que je compte terminer cet après-midi, Un chant de Noël de Charles Dickens (il était temps !), La Belle rouge de Poppy Z. Brite (la suite de Alcool sorti l'année dernière) et Refaire le monde de Julia Glass, l'histoire d'une pâtissière new-yorkaise !!
Les douceurs semblent vraiment liées à la littérature !
09 octobre 2009
La voleuse de livres, de Markus Zusak
Il y a des livres qu'on achète parce qu'ils nous ont été recommandés, d'autres que nos amis nous prêtent, et d'autres encore que nos professeurs nous infligent (si, si !). Et puis il y a ces autres livres, qui nous attirent au premier coup d'oeil, par leur titre ou leur couverture. La Voleuse de livres fait partie de cette dernière catégorie puisque ce roman a pour lui une sublime couverture et un titre accrocheur, prometteur, fait pour attirer dans ses filets tout lecteur compulsif qui se respecte !
Alors que je venais de terminer Le cercle litteraire blablabla dont je vous parlerai bientôt, j'ai eu une soudaine envie de m'attaquer à ce roman pour jeunes adultes qui trônait dans ma PAL depuis des semaines. Car il faut savoir que si un lecteur compulsif peut faire des pieds et des mains pour obtenir le livre qu'il a en tête, il ne le lit pas forcément tout de suite ! Le posséder étant déjà un immense plaisir (vous pensez que cela se soigne ?!). Après mon séjour à Guernesey, je voulais encore lire une belle déclaration d'amour à la lecture, aux mots, aux livres, et je n'ai pas été déçue.
La narratrice de ce roman passionnant est assez étonnante puisqu'il s'agit de la Mort en personne. Alors que le monde est en guerre et les nazis de sortie, la Mort n'a jamais eu autant de travail. Les corps se succèdent entre ses bras, les yeux des humains la hantent, la folie des hommes l'interpelle. Elle se propose alors de nous raconter l'histoire de Liesel Meminger, une petite fille de neuf ans, confiée par sa mère à un couple, Hans et Rosa Hubermann, vivant dans la petite ville -fictive- de Molching, entre Munich et Dachau. Liesel, dont le frère a rencontré la Mort pour une dernière danse durant le voyage, s'adapte peu à peu à sa nouvelle vie, retrouve le chemin de l'école et se fait des amis, et surtout un meilleur ami, l'intrépide Rudy Steiner. Mais Liesel demeure obsédée par la mort de son frère dont elle rêve chaque nuit. Pour la consoler, son père adoptif vient la rejoindre après chaque cauchemar dans sa chambre et, pour lui changer les idées et l'aider à se rendormir, lui apprend à lire grâce à ses maigres connaissances. Liesel progresse et se passionne pour la lecture. Malheureusement, sa famille ne peut lui offrir autant de livres qu'elle le souhaiterait ; c'est ainsi qu'elle devient voleuse de livres !
Mais ce roman nous invite à découvrir bien plus que la carrière atypique de Liesel. Il nous plonge dans l'Allemagne de la Seconde Guerre mondiale, nous permet de découvrir la guerre côté allemand, avec son lot de fanatiques mais aussi ces hommes et ces femmes qui sont venus en aide comme ils le pouvaient aux Juifs. Comme Rosa et Hans Hubermann qui recueillent dans leur sous-sol Max, un boxeur juif, le fils d'un ancien compagnon de tranchées de Hans. Lui aussi jouera un rôle dans la passion littéraire de Liesel ; il lui fera prendre conscience de l'importance des mots, de leur magie, de leur pouvoir.
Mais La Voleuse de livres nous permet avant tout de découvrir une petite fille attachante, ni tout à fait adorable, comme dans les belles histoires, et loin d'être détestable. Une petite fille comme les autres qui, auprès de gens extraordinairement ordinaires, va apprendre la vie, l'amour, l'importance de la famille, de l'amitié et de la solidarité.
Si certains lecteurs ont été gênés par la narratrice et son ton quelque peu distant, j'ai trouvé que ces éléments étaient au contraire la grande force de ce roman. La Mort n'est ni mauvaise, ni compatissante. Elle fait son travail, tout en se rendant bien compte de l'horreur qui se déroule devant ses yeux. Mais que peut-elle y faire ?
Ce roman m'a vraiment enthousiasmée, par l'originalité de son sujet, ses personnages attachants, et bien sûr, l'omniprésence des livres.
Mais ce qui m'a bouleversée, c'est la relation qui unit Liesel à Hans, son père adoptif. Si dans la littérature, le cinéma, les séries, la relation mère-fille est sur-employée, la relation père-fille est très peu exploitée. Or, je la trouve bien plus intéressante, moins complexe mais plus pudique, plus belle car moins évidente. Le personnage de Hans m'a beaucoup émue, pour ce qu'il est mais aussi pour ce qu'il représente : un papa aimant, maladroit mais toujours présent.
Dans le tag de lundi, je vous disais que ce roman m'avait fait verser de grosses larmes. En effet, les vingt dernières pages sont terriblement poignantes, mais je dois aussi dire que de nombreux passages m'ont fait beaucoup rire !!
Un très beau roman, proche de la perfection dont j'attends l'adaptation ciné avec impatience !!
08 octobre 2009
Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles, de Gyles Brandeth
Tu parles d'une semaine placée sous le signe de la littérature ! Depuis mon tag de lundi, pas l'ombre d'un bouquin sur ce blog-imposteur ! Pourtant, le temps se prête plus que jamais à une ambiance cocooning, propice à la lecture. Pour ma part, je suis confortablement installée sur mon canapé recouvert de plaids (n'oubliez pas que le froid est devenu mon ennemi intime !), j'écoute la pluie tomber en dégustant un bon chocolat chaud aux épices. On se croirait presque dans une série (sauf que je ne me réveille jamais maquillée/ brushée, que je ferme toujours la porte de ma maison à clé et surtout, que je vais pisser cinquante fois par jour.)
Reprenons donc le cours de cette semaine faussement littéraire avec ce merveilleux roman lu il y a quelques mois déjà, et qui -comme l'indique le titre- met en scène ce cher Oscar Wilde.
Dès sa sortie, ce roman m'avait tapé dans l'oeil. Avec ses couleurs acidulées, complètement psychédéliques, sa couverture me donne toujours l'impression d'avoir englouti quinze parts de space-cake ! Mais si le contenant est totalement dément, sachez que le contenu n'est pas mal non plus dans le genre barré.
Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles nous plonge au coeur d'une enquête policière menée tambours battants par Mr. Wilde, épaulé par son futur biographe, Robert Sherard, et son nouvel ami, Sir Arthur Conan Doyle, un médecin écossais qui vient de se lancer dans une carrière littéraire, avec le personnage qui le rendra célèbre, Sherlock Holmes. Vous commencez à comprendre pourquoi ce roman est une vraie tuerie que vous devez absolument lire ?!
Certes, l'histoire policière est un peu (beaucoup) tirée par les cheveux. Lorsque Oscar découvre le corps d'un de ses jeunes amis, entouré de chandelles, en mode rituel-qui-fout-la-trouille, on a du mal à croire qu'il tourne les talons, et rentre chez lui pour réflechir à tout ça. Mais on s'en fiche ! Car ce crime est avant tout un fabuleux prétexte pour passer plusieurs mois aux côtés de pesonnages étonnants. Gyles Brandeth nous fait faire un délicieux voyage dans le temps, direction l'Angleterre victorienne, époque sombre et mystérieuse. Il nous emmène principalement sur les traces d'Oscar Wilde, nous présente sa femme et ses enfants, nous convie à sa table, dans ses restaurants préférés, où nous dégustons en sa charmante compagnie huitres et champagne. Si la plume de Brandeth est fine et légère, elle met surtout en valeur la verve d'Oscar Wilde, dont les traits d'esprit nous enchantent au fil des pages. Sans être biogaphique, ce roman n'en est pas moins une mine d'informations sur l'écrivain irlandais puisqu'il aborde des sujets qui ont touché Wilde personnellement, notamment son homosexualité et la rédaction de son Portrait de Dorian Gray.
Un roman que je vous conseille fortement et pour la lecture duquel je vous recommande d'avoir à portée de main, non pas une bonne tasse de thé fumant, mais une coupe pleine de bulles de champagne !
05 octobre 2009
J't'en pose des questions môa ??!!
Je suis dans une période de boulimie littéraire intense ! J'ai toujours beaucoup lu mais il y a des moments où j'enchaîne les lectures de manière frénétique ; à base d'un livre par jour.
Du coup, la rubrique littéraire de ce blog a pris un sacré retard et une bonne dizaine de bouquins attendent d'être jugés ici même. J'ai donc décidé que cette semaine serait purement littéraire (sauf mercredi, journée réservée au cinéma, bien entendu).
Pour bien la commencer, j'ai choisi de répondre au tag de Cynthia. Un tag de circonstance !

A quel livre dois-tu ton premier souvenir de lecture ?
Sans hésiter, toute la série des Jojo Lapin dans la collection La Bibliothèque rose. J'ai passé de très longues journées dans ma chambre avec, pour seule compagnie, mes petits livres !
Quel est le chef-d'oeuvre officiel qui te gonfle le plus ?
Chef-d'oeuvre officiel, je ne sais pas, mais j'ai été inapable de lire plus de vingt pages de L'oeuvre au Noir de Yourcenar, fortement conseillé pour un de mes TD de littérature.
Quel est le classique absolu que tu n'as jamais lu ?
Ouhlalala !!! Il y en a des dizaines !!!! Je vais donc répondre Les Misérables, car je souhaite le lire cette année (en vue du pestacle au Théâtre du Châtelet ^^)
Quel est le livre unanimement jugé mauvais que tu as honte d'aimer ?
Aucun ! Je n'ai jamais eu honte d'aimer un livre et je ne me soucie jamais de savoir si les ouvrages que je choisis sont unanimement jugés bons ou mauvais. Et puis quoi encore ?!
Quel est le livre que tu as le sentiment d'être seule à aimer ?
Ce serait un peu prétentieux de se dire "seule" à aimer une oeuvre, comme si les autres étaient trop bêtes pour la comprendre. J'ai beau chercher, je ne vois vraiment pas !
Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le torturer ?
Ahaha !!!! Mon côté sadique se réveille ! Disons que tout dépend des goûts de mon ennemi. Quelque chose entre Marc Levy et Proust devrait faire l'affaire ^^
Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier ?
Une mort très douce de Simone de Beauvoir. Une pure merveille, un récit différent de ses romans et essais, où on la découvre en tant que fille aimante et soeur présente, loin de cette image d'intellectuelle engagée, froide et hautaine qu'on aime lui coller.
Quel livre pourrais-tu lire et relire ?
Je suis une grande lectrice mais en aucun cas relectrice. Il y a tellement de livres dans ma PAL que c'est un luxe que je ne préfère pas m'offrir. Je relis néanmoins Le Diable s'habille en Prada avant de commencer un nouveau boulot, c'est très efficace !!!

Quel livre faut-il lire pour y découvrir un aspect de ta personnalité ?
Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir (encore), qui me correspond tout à fait, aussi bien sur le fond que sur la forme. C'est l'essai qui m'inspire pour tous mes travaux de recherche, j'essaye de coller au style de Beauvoir, un style clair, net, plein de distance et d'érudition. Cette femme m'inspire comme aucune autre, j'admire sa force et sa détermination, sa générosité mais aussi son coté "égoïste" qui lui a permis de vivre sa vie selon ses choix propres.
Quel livre t'a fait verser tes plus grosses larmes ?
Un livre lu récemment et dont je vous parlerai cette semaine : La Voleuse de livres de Markus Zusak. Bouleversant.
Quel livre t'a procuré ta plus forte émotion érotique ?
Aucun, mais j'ai déjà fantasmé sur Frédéric Beigbeder, ça compte ?!
Quel livre emporterais-tu sur une île déserte ?
Mis à part un guide de survie, la Bible.
De quel livre attends-tu la parution avec la plus grande impatience ?
J'attends toujours de pieds fermes les livres de Joyce Carol Oates. Pas seulement avec impatience mais avec appréhension car elle est malgré tout âgée et je serais effondrée de la perdre.
Quel est selon toi le film adapté d'un livre le plus réussi ?
Parmi les films récents, j'ai été étonnée par la très bonne adaptation du Julie et Julia de Julie Powell. Le film est meilleur que le livre, c'est dire !!
Tag en libre-service, comme d'hab !!
29 septembre 2009
Si ma vie était un roman...
Lorsque j'ai vu ce joli tag chez Rory, je me suis tout d'abord dit que cette fille était trop balaise et que moi je serai incapable de le faire.
Finalement, je me suis replongée dans mes archives livresques -même pas peur !- et j'ai réussi à trouver des réponses ! Oui ! Et cohérentes en plus ! Youpi !!!
Je parle, je parle, mais quel est le but de ce tag ?
Et bien tout simplement de répondre à un petit questionnaire en utilisant des titres de romans lus dans l'année.
Allez, toi aussi : tu peux le faire !!!

Décris-toi : La Reine des lectrices (trop fastoche)
Comment te sens-tu ? Alors, heureuse ?!
Décris là où tu vis actuellement : La Reine dans le Palais des courants d'air.
Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu ? A l'école des sorciers (hihi !!)
Ton moyen de transport préféré : Je vais faire ma pénible mais il se trouve qu'il y en a deux possibles ! Le cadavre du Metropolitain (en journée) et Le cadavre dans la voiture rouge (en soirée). L'important est qu'il y ait un cadavre !
Ton/ ta meilleur(e) ami(e) : Shoe Addict (qui se ressemble...)
Toi et tes amis, vous êtes : Blonde Attitude (qui se ressemble²... )

Comment est le temps ? La Nuit de l'oracle.
Ton moment préféré de la journée : Petit-déjeuner chez Tiffany.
Qu'est la vie pour toi ? Un petit coin de paradis.
Ta peur : Un lieu incertain.
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : Je ne donne jamais de conseils (j'ai déjà du mal à me gérer) et c'est sans doute pour ça que je n'ai pas trouvé de titre !
Pensée du jour : Rien ne vaut la douceur du foyer.
Comment aimerais-tu mourir ? Une vraie boucherie (ooh ! Faut bien rire un peu ^^)
La condition actuelle de ton âme : Noir de lune.
Alors, qui se lance ??!!!
15 septembre 2009
La Reine des lectrices, d'Alan Bennett
La voleuse de livres, Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, La Reine des lectrices,... En ce moment, je ne lis QUE des livres qui parlent... de livres ! C'est la loi des séries !
Tout juste reçu pour mon anniversaire, j'ai dévoré ce court roman en deux soirées, tout en me faisant violence pour ne pas lui faire sa fête en quelques heures !
Dans ce roman so british, Alan Bennett ne se refuse rien et prend pour personnage la Reine d'Angleterre, herself !
Alors que notre chère Betty (oui, oui, on s'donne des p'tits surnoms entre nous !) s'ennuie à mourir dans son palais des courants d'air (toute référence milleniumienne n'est absolument pas fortuite), elle découvre le doux plaisir de la lecture en croisant le chemin d'un bibliobus. Si elle y emprunte un premier livre par pure politesse, la Reine a vite fait de s'enflammer et de devenir une véritable lectrice compulsive.
C'est, maintenant, à reculons qu'elle se rend aux réceptions et autres événements officiels, préférant rester au lit avec un bon roman, au grand désespoir de son cher époux et surtout de ses conseillers qui mettent tout en oeuvre pour nuire à sa nouvelle passion : on planque ses bouquins, on lance des rumeurs sur sa santé mentale. Bref, c'est pas joli-joli tout ça. Pas très fair-play même.
La Reine des lectrices, vous vous en doutez, m'a fait passer un excellent moment. L'histoire est prenante sans être palpitante, mais elle est avant tout originale et très divertissante. C'est vraiment jouissif de voir la Reine se prendre ainsi de passion pour la lecture ! Tous ses sentiments sont incroyablement bien décrits, si bien que tout lecteur passionné se reconnaîtra dans son portrait et dans sa fièvre liseuse ! Le style d'Alan Bennett est aux petits oignons : simple, limpide et plein d'humour un brin décalé. Et puis il y a bien sûr tout un tas de références littéraires -Proust, Balzac, Henry James, Jane Austen, pour ne citer qu'eux- ce qui ne gâche rien !
Un dernier mot : God bless Mr. Bennett !