22 décembre 2009
En mode concert
Hier a eu lieu le concert de Marilyn Manson (c'est très étrange d'écrire cela alors que le concert n'est en fait pas encore passé... Oui, vive les articles programmés !) et je vous en parlerai très probablement ce soir.
Mais avant cela, j'aimerais revenir rapidement sur les concerts que j'ai pu voir ces dernières semaines car j'en ai vus un sacré paquet !
Je n'ai aucun mérite car ayant assisté à deux festivals, j'ai pu voir en live huit groupes en deux soirées, héhé !
Tout d'abord, le 29 novembre à la Pena Festayre (une super salle sur deux étages, très spacieuse, que j'aime beaucoup), j'ai vu Humandogfood, Disturbance, Warum Joe et The Adicts.

Je suis presque certaine que ces groupes ne diront rien à la grande majorité d'entre vous et pourtant Warum Joe et The Adicts sont deux groupes cultissimes de la scène punk et c'était un honneur tout autant qu'un grand plaisir de les voir sur scène.
Warum Joe est un groupe français fondé au début des années 80, dont la particularité est d'utiliser une boîte à rythmes. Leur musique, que l'on pourrait classer dans la catégorie punk-cold-wave, est donc aussi rythmée que saccadée, et se marie parfaitement avec les textes pleins de dérision et de jeux de mots chanté par la voix posée et sans prétention du chanteur. Je suis vraiment contente de les avoir vus en live même si je regrette un peu le côté brouillon de l'ensemble.
Avec The Adicts, c'est une autre histoire !! Autant Warum Joe est un groupe très simple et sobre, autant les Adicts jouent à fond sur le visuel. Très inspirés par l'esthétique d'Orange Mécanique, les musiciens sont la plupart du temps vêtus de blanc et coiffés d'un chapeau melon tandis que le chanteur porte un maquillage qui rappelle celui d'Alex, le personnage principal du film de Kubrick, et du Jocker !


Leur concert était tout bonnement génial ! Bien plus enjouée que la musique des Warum Joe, celle de ces drôles de zigotos en provenance du Royaume-Uni, est un véritable appel au pogotage ! Sans parler des serpentins colorés balancés sur le public, très euphorisants lorsqu'on est complètement bourré. Je n'ai malheureusement pas réussi à assister au concert jusqu'à la fin tant la foule était serrée et excitée. Après cinq heures de concert, je commençais à en avoir plein les jambes et surtout marre de me faire bousculer par des petites connasses en rut qui se croient tout permis parce qu'elles ont bu trois bières. Les filles sont à claquer parfois. J'ai donc préféré me réfugier dans la salle du haut, d'où j'ai pu apprécier la musique des Adicts sans prendre le risque de farcir une dinde avec quelques jours d'avance !
Vendredi 11 décembre, j'ai assisté à un autre festival, au Glaz'art cette fois-ci (une salle tout en longueur plutôt sympa même si la visibilité reste réduite), où j'ai pu voir quatre autres groupes : Stygmate, Les Prouters, Begarsound et Les Ramoneurs de Menhirs.

Encore une fois, je pense que ces groupes ne sont pas connus de tous et sachez que pour ma part, je suis allée au festival pour un seul d'entre eux : Les Ramoneurs de Menhirs !
Peut-être que vous ne les connaissez pas mais je suis certaine que si je dis Bérurier Noir, ça éclaire un peu votre lanterne, non ?
Bon, les Béru, c'est juste LE groupe incontournable de la scène punk française, au même titre que les Ludwig. Parmi les membre des Bérurier Noir officiait le charismatique guitariste Loran que l'on retrouve au sein des Ramoneurs. Imaginez ma joie de le voir sur scène alors que j'ai depuis bien longtemps cessé d'espérer d'y voir les Béru ! C'était comme une consolation pour moi qui n'ai pas eu la chance de vivre les années 80 autrement que devant le Club Dorothée !
Pour en revenir aux Ramoneurs, comme leur nom le laisse entendre, ils reprennent des chansons traditionnelles bretonnes mais à la sauce punk, avec guitare endiablée et boîte à rythmes en folie. Imaginez le résultat !!! Quelle folie, quelle fête ! J'ai rarement vu un concert aussi joyeux, sauf ceux des Flogging Molly, un groupe de punk-rock celtique, fonctionnant plus ou moins sur ce même principe de fusion entre tradition et rock power !
Le public était vraiment déchaîné et passablement imbibé (j'ai moi-même dû faire avec une gentille gueule de bois le lendemain), mais les moments les plus fous furent ceux où les Ramoneurs nous ont offert des reprises des Béru ! Ahlalala !!! J'en suis encore toute émotionnée ^^
Voià pour mes derniers concerts. J'espère ne pas vous avoir ennuyés en vous parlant de groupes disons "peu connus du grand public" et vous avoir donné envie de les découvrir (foncez surtout sur les Ramoneurs !!).
27 octobre 2009
Viendez avec eux au pays de touche-pipi ^^ *
Vendredi soir, j'ai assisté au concert des Wampas (LE meilleur groupe de rock français du monde -oui, c'est incohérent mais c'est le but), dans la dernière née des salles parisiennes, l'Alhambra.
Evidemment, le concert était un vrai bonheur, mais avant tout, deux-trois petites choses sur cette fameuse salle (ça peut toujours vous servir !).
L'Alhambra est donc une salle de concert toute propre, toute neuve et surtout hyper bien fichue. Tout d'abord, le bar ne se trouve pas dans la salle et donc n'en bouffe pas un tiers inutilement, ensuite, la salle est inclinée ce qui permet à ceux qui craignent les pogos des premiers rangs de rester en arrière et d'avoir malgré tout une super bonne visibilité. Enfin, l'Alhambra possède un bon petit nombre de places assises en balcon, qui permettent de profiter du concert en toute quiétude. Seul petit hic, le vestiaire obligatoire pour les sacs ET les manteaux, à 1 euro la pièce. Pour moi, si c'est obligatoire, ça doit être gratuit. Mais apparemment, c'est la nouvelle mode. Pas plus tard qu'il y a deux semaines, au Folie's Pigalle, on nous a obligés à passer par les vestiaires à 4 euros la pièce !! Oui, oui, 4 euros !!!
Bref.
Voilà pour l'Alhambra, une salle vraiment agréable où je retournerai avec plaisir applaudir un bon groupe de rock qui tache !!
Et ces chers Wampas dans tout ça ?!
Magistraux, comme d'hab !!!

Les voir sur scène me donne vraiment une pêche dingue pour les jours qui suivent, comme un séjour en thalasso, un achat shoe-sesque ou une nuit de débauche !
Didier Wampas est, comme à son habitude, arrivé sur scène dans un costume très seyant, rose pailleté, pour nous offrir plus d'1h45 de show endiablé. Malheureusement, je n'ai toujours pas eu de "kiss" de sa part durant le titre du même nom, bouh !!! Mais je lui pardonne cette offense car il a su donner de sa personne autrement (rrrroooooo !! n'ayez pas l'esprit si mal tourné voyons !!)
Côté set-list, les Wampas nous on offert un concert très différent de celui du Casino de Paris qui faisait vraiment partie de la tournée de promo de leur dernier album. A l'Alhambra, les Wampas n'étaient pas en promo mais juste en concert. De ce fait, nous avons eu droit qu'à trois titres du dernier album puis nous avons eu le plaisir d'entendre des anciens, voire très très anciens -et rares- morceaux.
Un excellent groupe et un Didier Wampas toujours aussi généreux pour un concert réussi à 300% (même si j'attends toujours d'entendre J'ai avalé une mouche !!)
* Non, je ne suis pas folle-dingue, Touche-pipi est une excellente chanson des Wampas que je vous conseille vivement en cas de baisse de moral passagère !!!
17 septembre 2009
La Fête de l'Huma m'a tuER *
* fote d'aurtaugraf volontaire, que les Bernard Pivot du dimanche ne s'emballent pas.
Aaah ! La Fête de l'Huma 2009 ! Quelle affaire ! Au moins, je suis sûre de m'en souvenir toute ma vie, je pourrai même la raconter à mes petits-enfants, lunettes au bout du nez, comme Père Castor.
Tout d'abord, elle fut ma toute première fois fête collective, en plein air, ce qui en fait un événement forcément mémorable mais en plus elle fut le théâtre de nombreuses découvertes et péripéties.
Vous vous demandez peut-être comment moi, Miss "agoraphobe-j'aime pas les gens" me suis retrouvée embarquée dans une telle affaire. Et bien à cause de l'incroyable affiche du vendredi 11 (oui, j'ai oublié de vous le dire, la Fête de l'Huma se déroule sur trois jours mais j'y suis allée le vendredi seulement) qui proposait deux concerts en or : les Wampas et Manu Chao. Certains le savent déjà, d'autres pas, je voue un culte à Didier-Wampas-est-le-Roi, et le savoir dans le même secteur que l'irremplaçable Manu Chao me laissait envisager mille folies. Manque de bol pour ma pomme, j'apprends le mercredi soir que le concert des Wampas est décalé au samedi. Scheisse.
Je ne me laisse pas refroidir pour autant, Manu Chao étant un artiste que j'aime beaucoup et qui se fait rare sur nos scènes françaises.
Je débarque donc à la Fête de l'Huma dans l'après-midi après un trajet métro-navette. Oui, il faut prendre une navette pour aller du métro au site, séparés de quelques bons kilomètres. Retenez cette information, elle est importante pour la suite.
Je découvre le fameux parc départemental de la Courneuve qui se situe près du Bourget, on peut voir des avions et même une fusée. C'est presque Eurodisney pour moi qui m'extasie d'un rien. Bref. Me voilà partie à l'assaut des diverses activités proposées. La Fête de l'Huma est un événement politique rassemblant les départements français, les arrondissements de Paris et -presque- tous les pays du globe ! Cela donne un mélange totalement fou, où les sons arabisants se mêlent à la gigue irlandaise, où on peut déguster une véritable gaufre de Liège accompagnée d'un bon thé anglais, avant de dîner d'une galette bretonne arrosée d'une pinte de Guinness ! J'ai adoré ce mélange des cultures à portée de mains, très enrichissant et vraiment étonnant lorsqu'on le découvre pour la première fois.




La Fête de l'Huma propose par ailleurs d'autres activités disons plus culturelles (car tout le monde ne pense pas qu'avec son estomac !). Il y a donc un Village du livre, une sorte de petit salon du livre où sont présentes un bon nombre de maisons d'édition venues présenter la rentrée littéraire, un Village de l'Emploi (où je ne suis pas allée), un théâtre, une Agora où ont eu lieu de nombreux débats socio-politico-culturels, et un pôle sport, où j'ai assisté à trente secondes de catch ! C'est vous dire si les possibilités de s'amuser et de s'instruire sont variées !

Enfin, la Fête de l'Huma permet également d'assister à de très bons concerts puisque chaque année les artistes présents sont de sacrés pointures. Pas de Mireille Mathieu, ni de Didier Barbelivien, mais de la musique, de la vraie !

Les concerts donnés sur la grande scène commencent avec Cocoon, un groupe que je ne connaissais pas très bien et dont j'ai pu apprécier les douces mélodies quelques minutes seulement, ayant tout le site à visiter avant la tombée de la nuit. Après m'être réchauffée avec une bonne galette complète, je me dirige à nouveau vers la scène que Keziah Jones vient d'enflammer avec sa guitare. Passées les premières minutes d'étonnement de le voir manier son instrument avec tant de grâce et de doigté, je me lasse de ses rythmes saccadés et peu mélodieux à mon oreille. Même Rythm is love ne me fait pas vibrer. Le froid glacial n'est probablement pas étranger à mon manque d'enthousiame, c'est donc avec grand plaisir que dès la fin de son concert je me traîne jusqu'à la fosse, au plus près de la scène, pour admirer Manu Chao et, accessoirement, me réchauffer collée à ses milliers de corps brulants (ça fait un peu partouz, non ?!)

Les quarante minutes d'attente me permettent de constater que les jeunes sont vraiment de drôles de trouduc'. Je m'explique. Ils sont là, dans leurs grands futals cradingues, la bouteille de pinard bon marché à la main (vous savez, les bouteilles en plastique ou les briques genre La Villageoise, idéales pour vomir pendant dix jours), ils braillent comme des bestiaux qu'on mènerait à l'abattoir, ils s'étalent par terre comme des paillassons le joint au bec. ça fait sans doute vieille carne de dire ça mais ils m'ont tout de même fait une drôle d'impression ! Pourtant, je n'ai jamais été, et ne suis toujours pas, une sainte. Je bois comme un trou certes mais avec dignité. Bordel !
Fin de la minute réac' et entrée en scène de Manu Chao que j'aperçois à peine mais que j'entends avec joie entonner "C'est la panique-panique sur le périphérique" !! Tout le monde saute dans tous les sens, les filles hurlent, les garçons beuglent, l'ambiance est parfaite. Manu Chao enchaîne les tubes qu'on attend tous, des titres qui bougent et créent des pogos à tout va et d'autres plus calmes qui apaisent les esprits (déjà bien embrumés pour certains). Le concert dure presque deux heures, autrement dit une éternité pour ce genre de manifestation, et lorsque Manu nous quitte avec Mala Vida de la Mano, c'est avec des étoiles plein les yeux qu'on s'apprête à rejoindre les navettes.

Sauf que...
Quitter la pelouse s'avère une véritable mission commando et il nous faut près d'une heure pour faire les quelques mètres qui nous séparent de la terre ferme ! On est serrés comme des sardines, les mouvements de foule nous destabilisent, ma seule crainte est de tomber et de me faire piétiner. Les gens sont absolument sans pitié pour la plupart. Ni Dieu ni maître semble être le mot d'ordre et tout le monde pousse dans tous les sens, si bien qu'au final, on n'avance pas d'un millimètre. Certains rigolos ne peuvent s'empêcher de blaguer "c'est ce qui s'appelle être au plus proche de l'humanité" tandis que je prie pour qu'aucune tête de rat me refile sa grippe A ou sa mononucléose. Car, c'est à savoir, le jeune n'a pas peur des microbes et boit dans toutes les bouteilles qui croisent sa route. Le clip de prévention dont on nous gave semble bien loin ! Au bout d'une heure donc, nous voilà sur le chemin des navettes et on constate avec effroi qu'il est déjà minuit. En sachant que l'attente risque d'être longue, on fait déjà des calculs pour savoir s'il est envisageable de choper le dernier métro. On se rassure en se disant que tout est organisé en ce sens, qu'ils ne peuvent pas se permettre de nous laisser sur la touche.
Sauf que...
Après quarante-cinq minutes de queue, il est donc 00h45, on nous annonce qu'il n'y a plus de navettes spéciales, que ceux qui le souhaitent peuvent attendre le bus nocturne de la ville (déjà archi-blindé on s'en doute) et que les autres peuvent s'en remettre à leurs jambes ! Sympa hein ! Personne ne sait vraiment à quelle heure passe le dernier métro en ce début de ligne mais tout le monde sait que nous disposons de peu de temps. Je ne pense pas avoir déjà marché aussi vite et je remonte les quatre kilomètres qui me sépare du métro en quarante minutes soit dix minutes à peine après le passage du dernier métro ! Seule solution : continuer à pieds en espérant croiser un bus relativement vide ou un taxi. C'est un troupeau de fêtards qui traverse la Courneuve puis Aubervilliers jusqu'aux portes de Paris. On dirait un pélerinage, l'ambiance est bonne, certains s'arrêtent en chemin pour renouveler le stock de bières, pour ma part, je trace, la tête vide, le regard porté au loin : je veux rentrer à la maison !!!!! Porte de la Villette, quelques arrêts de bus, une station de taxi. Espoir.

Sauf que...
Les bus arrivent à leurs arrêts bondés, impossible d'y glisser une allumette. Les taxis, qui se plaignent toujours de ne pas avoir de clients, de la concurrence, sont aux abonnés absents et ne répondent pas à la borne.
Nous voilà donc repartis après une halte de dix minutes. Ton Proxima Estacion : Esperanza me fait doucement rire à cet instant mon cher Manu !
Je ne vais pas vous refaire mon périple point par point mais sachez que 1° il est impossible de mettre la main sur un fichu taxi parisien un vendredi soir 2° les bus de nuit sont tous pleins 3° les stations Vélib' sont toutes vides !! Et après, on nous pousse à prendre les transports. Ba voyons !
Conclusion de l'affaire : je me suis enchaîné douze kilomètres pour arriver chez moi à 4h15 du matin !
Ironie de l'histoire : A dix minutes de la maison, je lève la main pour montrer une direction et un taxi s'arrête pour me cueillir telle une fleur (bien fânée, la fleur !). Je ne l'ai pas pris, bien sûr.
Ce récit, un peu longuet je vous l'accorde, vous aura sans doute permis de comprendre pourquoi cette Fête de l'Huma aura toujours une petite place particulière dans mon coeur !!!
Même si j'y ai passé un excellent moment, je ne lui dis pas pour autant "à l'année prochaine", faut pas pousser !
16 juin 2009
Fischerspooner et Emilie Simon font bon ménage
Après une bonne dizaine de jours passés hors du Royaume de Vilainie, j'ai retrouvé mon adorable demeure dans un état disons douteux. C'était bien rangé et propre à première vue mais, après une brève inspection, poussièreux et moutonneux. J'ai donc pu m'adonner cet après-midi à mon activité préférée : le ménage. Il n'y a rien d'ironique là-dessous, j'ai le vice dans la peau, c'est tout ! Vous me direz, y'a pire que le vice du ménage, hein ! Après trois heures d'asticage en bonne et due forme, je me sens comme soulagée d'un poids, comme si j'allais être enfin capable de me concentrer sur d'autres choses plus abstraites, plus intellectuelles, maintenant que je suis certaine qu'il n'y a plus une seule trace de projections dans le micro-ondes, plus un mouton vicieux caché derrière une porte, plus de cheveux égarés emmêlés dans les fils derrière le meuble télé.
"Yeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, I'm a freak of nature."
Et, pour m'enfoncer un peu plus, je vais même vous avouer que j'étais tout excitée depuis deux semaines à l'idée de laver le sol car ma très bonne Mère m'a donné tout un tas d'échantillons de produit généreusement offerts par le grossiste chez qui elle commande ses produits d'entretien. Ma mère doit être la seule non-professionnelle -avec Bree- à commander ses détergents en gros. Ceci explique cela... Enfin, tout ça pour dire que le produit senteur coquelicot, ça dépote du béret. ça sent le printemps dans tout l'appartement, ça brille, le lit est propre, vert, bleu et blanc, je n'ai plus qu'une envie : être à ce soir pour me rouler dedans comme un hippopotame qui vient de découvrir une nouvelle mare de boue bien fraîche !
Tout ce blabla sur ma pire freakerie ne vous explique pas le titre de cet article, vous êtes probablement en train de vous dire que j'ai sniffé trop de Viakal, sauf que... non. Désolée, tous mes neurones sont toujours en place !
Comme beaucoup d'entre vous je pense, je trouve que le ménage-time est le moment idéal pour écouter de la musique. Je veux bien que le récurage m'excite mais il me faut un minimum de motivation sonore malgré tout. Pendant des semaines, j'ai briqué sur la b.o. d'Easy Virtue, tellement géniale qu'on se sentirait presque pousser des ailes en l'écoutant.
Aujourd'hui, c'est Fischerspoonner qui m'a accompagnée durant les premières étapes de ma folle après-midi d'esclave ! J'ai découvert ce groupe grâce au dernier numéro d'Elegy et j'ai eu un immense coup de coeur pour le morceau proposé sur le sampler, The Best Revenge, que je vous encourage plus que vivement à découvrir. Cette chanson est multifonction : elle me secoue en douceur le matin, m'accompagne en rythme tout au long de la journée et me détend en début de soirée. Je peux l'écouter en boucle toute la journée sans me lasser (tant qu'on en est à se faire des confidences, quand j'ai découvert le titre Taste You de Mélissa Auf Der Maur, je l'ai écouté 98 fois en une journée... Freak ? !) Pour infos, Fischerspooner est un groupe new-yorkais (Bliss, c'est pour toi !) et se compose de deux membres, Warren Fischer et Casey Spooner, qui nous servent depuis 2000 une excellente électro-popisante ! Plus je découvre ce groupe, plus j'aimerais les voir sur scène car il semblerait que les deux artistes soient aussi inspirés dans leur musique que pour leurs prestations scéniques.
Une fois que l'appartement embaumait le coquelicot et la lavande (souvenir de vacances ramené par Mère), j'ai eu envie de me replonger dans l'écoute d'un album qui avait bercé mon printemps 2006, Végétal d'Emilie Simon. Pas besoin de vous faire l'article sur cette artiste brillante dont on a pu découvrir l'univers en 2003 avec un album éponyme, récompensé par une Victoire de la musique l'année suivante. Même après toutes ces années et toutes ces écoutes, je prends toujours autant de plaisir à écouter ses textes merveilleusement bien écrits qui sont comme des petites histoires, comme des contes cruels. J'ai pu constater aujourd'hui que je suis toujours incapable de désigner ma chanson préférée sur cet album. Fleur de saison, Rose hybride de thé, Never fall in love, En cendres... je les aime toutes et toutes me parlent à leur manière. Le prochain album d'Emilie Simon est prévu pour la rentrée 2009, autant vous dire que je meurs d'impatience !

Pendant que j'écris cet article, Monsieur est en train de tailler la haie sur la terrasse. Végétal power !
The Durango Riot et Social Distortion au Bataclan
Depuis que nous nous sommes quittés il y a de ça une dizaine de jours, mes chers amis, il s'est passé quelque chose d'atrocement horrible : je suis tombée malade. Pas juste un peu malade, genre toussotements et gouttes au nez. Non. Malade comme un chien, avec un affreux mal de tête, la gorge en feu et des frissons permanents. Ceux d'entre vous qui me lisent régulièrement ont peut-être retenu ma passion pour les cochons que je collectionne sous toutes les formes. Je m'appelle Emma et je suis porcinophile. Vous imaginez donc que depuis presque deux semaines j'entends : "la grippe porcine était la seule chose qui manquait à ta collection". Non mais. Les gens ont un humour douteux parfois. Point de grippe piguesque pour moi mais, à force de tousser, une voix de bûcheron qui, à côté de moi, ferait passer Macy Gray pour Carla Bruni.
C'est donc avec une fièvre de cheval et une tête de déterrée que je me suis rendue lundi dernier, le 8 juin pour être précise, au Bataclan pour assister au concert de Social Distortion, Social D. pour les intimes.
Comme le Bataclan se trouve plus ou moins dans mon coin, j'ai pris l'habitude d'y aller à pied, sauf que lundi 8, je ne sais pas si vous vous en souvenez, le Déluge s'est abattu sur Paris. Et qui c'est la co-conne qui sort une station de métro trop tôt et qui doit finir le chemin sous la flotte ? No comment.
Arrivée trempée dans la salle, j'espère pouvoir me sécher rapidement. Mais c'était sans compter une atmosphère tropicale ! Le Bataclan est une véritable fournaise, il y fait extrêmement chaud et surtout très humide. Je suis aussi mouillée qu'un vieux gant qui traîne sur le rebord de la baignoire, sauf que je ne sais plus très bien si c'est de pluie, de transpiration ou de fièvre.
Une introduction un peu longue dans le seul but de susciter chez vous chers lecteurs un peu d'empathie !
Je prends place au balcon, même pas en rêve je m'aventurerais dans la fosse au lions, sur mon fauteuil habituel. Petit tour d'horizon du public : des jeunes branleurs gominés, des vieux tatoués gominés et beaucoup de blousons noirs. C'est bon, je ne me suis pas trompé de jour, on vient bien tous applaudir Social Distortion, THE groupe de rock'n'roll.

Une affiche à l'entrée de la salle nous informe de l'absence d'un des groupes de première partie, The Bones. Déception pour certains, soulagement pour moi-même : ça fera toujours cinquante minutes en moins dans cet antre du Diable.
Il n'y aura donc qu'un seul groupe pour nous faire patienter avant l'arrivée des Social D., The Durango Riot, groupe dont je n'ai jamais entendu parler. C'est donc une totale découverte pour moi et surtout un méga coup de coeur, ce qui est une grande première car généralement les premières parties sont chiantes comme la pluie. The Durango Riot est un groupe créé en 2006 et qui a sorti son album Telemission en 2007. Formé de quatre jeunes hommes, il propose un rock aux sonorités old-school mêlé à un bon son punk, très mélodique. Rien de nouveau sous le soleil donc, mais j'ai été plus que séduite par leur prestation, particulièrement par celle du chanteur-guitariste qui déploie sur scène une énergie incroyable et très communicative. Les morceaux s'enchaînent mais ne se ressemblent pas, on note même, au cours d'un même titre, des changements de rythme hyper maîtrisés, rendant ainsi le morceau très vivant, jamais lassant, jamais répétitif. Après quelques recherches, j'ai découvert que ce groupe venait... de Suède ! Les pays scandinaves me collent à la peau !

Après une beaucoup trop longue interruption, Social Distortion entre enfin dans la lumière. Le leader, le charismatique Mike Ness ferme la marche sous les cris hystériques des fans. Et soudain, un phénomène étonnant se produit : des dizaines de petites lumières s'allument dans la fosse. Kézako ? Des briquets ? Non ! Nous ne sommes pas à un concert de Patrick Bruel. Mais qu'est-ce donc alors ? Et bien ce sont des putains de téléphones portables et autres appareils photo que les lions de la fosse braquent devant le nez du pauvre Mike, que je plains soudainement de se décarcasser non pour un public de chair humaine mais pour des centaines de petites boites argentées. C'est quoi cette nouvelle manie de regarder un concert à travers l'écran de son APN ? ! C'est n'importe quoi, non ?
Enfin... Laissons les lions et revenons à nos moutons (La Fontaine aurait pu écrire une Fable en direct du Bataclan !)
Quelques infos sur Social D.
Le groupe, en provenance du comté d'Orange en Californie, est formé en 1978 par Mike Ness et enregistre son premier album, aux sons résolument punk, Mommy's Little Monster, en 1982. Mais ce bon Mike est un mauvais garçon : délinquance, drogues, séjours à l'ombre, il met en péril la survie du groupe qui manque de se séparer. En 1988, le groupe sort son deuxième album, Prison Bound, aux sonorités plus rock'n'roll. Parallèlement, Mike Ness se lance dans une carrière solo, et sort deux albums aux influences blues, rockabilly et country, très Jonnhy Cash. Le dernier album de Social D. sort en 2004. Sex, Love and Rock'n'roll est plutôt agréable à écouter mais définitivement propret et aussi doucereux que son titre. Social D. prend de l'âge mes amis !

Et cela se voit sur scène. Bien sûr, il y a beaucoup d'énergie et Mike Ness est un artiste passionné et vraiment fascinant que j'ai pris plaisir à voir sur scène (il est aussi super canon, aussi sexy que les déménageurs dans la pub Coca-Cola, vous vous souvenez ? ! )
"And I just wanna make... love to youuuuu" !

Néanmoins, il manquait un petit quelque chose à l'ensemble, un grain de folie, un brin d'esprit punk que Social D. a apparemment définivement perdu. Habituée aux festivals à deux balles (c'est pour la beauté de la rime), où les mecs hurlent "fuck, fuck, fuck" toutes les cinq minutes, j'avoue que ce concert-là m'a quelque peu destabilisée ! Sans compter que la voix grave et sensuelle de Mike Ness n'était vraiment pas mise en valeur, trop couverte par les instruments. C'est dommage.
Comme toujours lorsque je vois sur scène un groupe mythique, formé avant même ma naissance, je suis ravie, mais d'un autre côté, je suis triste d'être née si tardivement. J'ai l'impression d'avoir manqué la fête...
Pour finir, le Bataclan est vraiment une salle que je déteste. Impossible de tenir jusqu'au bout du concert avec cette chaleur étouffante, j'avais l'impression que l'air que je respirais pesait une tonne. J'ai résisté jusqu'à la fin du premier rappel mais je n'avais plus la force d'attendre la fin du second. Merci le Bataclan...
18 mai 2009
Festival Holidays in the Rain, à la Pena Festayre (oi ! oi ! oi !)
Dimanche, hier donc..., on m'a traînée de force -on y croit-, à la Pena Festayre, salle que je ne connaissais que de nom, pour un festival de musique "punk-rock-oi-j'espère-que-je-n'oublie-personne".
Comme je trouve ça un peu con de faire des résumés d'événements à date unique, je ne vais pas m'éterniser mais vous faire un rapide topo des groupes qui étaient présents et surtout de l'ambiance de la soirée.
Tout commence déjà sur le parvis de la Villette où j'aperçois une belle brochette de crètes multicolores, le truc qui me met tout de suite en joie. Parmi les squatteurs, je reconnais mon looser préféré, rebaptisé par mes soins Ramon, en hommage à son sweat des Ramones, qui demandait l'aumône à Bastille lorsque j'y bossais tout l'été 2006 et que j'ai retrouvé devant ma station de métro à la rentrée suivante. Bon, vous vous en foutez sûrement, mais c'est déjà sympa de reconnaitre des visages quand on arrive quelque part, même si c'est une tête de mort comme Ramon.
Ensuite, on entre dans la Pena, et là je découvre une salle vraiment parfaite pour les petites natures de mon espèce qui ne supportent pas la foule trop longtemps : au sous-sol, on trouve une salle assez bien fichue, malgré une scène beaucoup trop basse -due au plafond un peu trop bas lui aussi- et à l'étage, une super grande salle décorée de jambons suspendus et autre tête de taureau, avec de longues tables en bois accompagnées de leurs bancs, qu'il était possible de squatter à volonté, histoire de souffler un peu. Autrement dit, j'ai passé les trois-quart du festival vautrée au premier. Ba vous rigolez mais faut le faire, piétiner dans la fosse aux lions de 16h à 23h... C'est pas donné à tout le monde.
Niveau ambiance, rien à dire, si ce n'est qu'il y a 80% de mecs, donc il ne vaut mieux pas avoir les oreilles chastes ! Vous avez bien lu : il y avait pratiquement que des mecs. L'endroit idéal, à signaler à Samantha Jones, notre nympho préférée ! Et je garantis qu'elle ne saurait pas où donner de la tête notre Sam avec tous ces Redskins virils (et gentillement bourrés !)
Pour en revenir à la programmation, je dois déjà vous dire de rayer mentalement de l'affiche La Brigada qui n'était point là. Dommage.
Pour le reste, je réclame l'indulgence d'éventuels lecteurs plus calés que moi car je ne suis pas une grande connaisseuse de Oi. J'ai malgré tout deux oreilles, et j'ai appris à m'en servir.
Je peux donc vous dire que j'ai beaucoup aimé le premier groupe que j'ai entendu, vraisemblablement Gonna get yours - des Parisiens... ba tiens !
Ensuite, j'ai assisté au set de Klasse Kriminale, que j'attendais de pieds fermes, tant on m'avait vanté leurs prouesses. Finalement, je n'ai pas vraiment accroché à la musique de ce groupe italien, pourtant culte. Fondé dans les années 80, 1985 je crois bien, ils donnent dans la fusion de plusieurs genres, Oi, punk et ska (en gros).
Le temps d'un petit détour par le bar et voici sur scène LE groupe cultissime Wunderbach. Si je dis que ce groupe est cultissime, c'est notamment par son histoire, puisque formé en 1981, le groupe se dissout en 1984 et se reforme en... 2005 ! Malgré cette présence très courte, Wunderbach a su marquer le paysage musical de ses compositions punk-rock, plutôt engagées. De mon confortable premier rang (position stratégique sur le côté de la scène), j'ai pu observer la frappe implacable et impécable du batteur, qui a officié également dans d'autres grands groupes du genre, dont Parabellum, si je ne dis pas de grosse connerie. ça a toujours été mon truc de scotcher devant la batterie, instrument dont j'aurais adoré jouer, si j'avais découvert mes mains... ^^ Petit instant de nostalgie lors du morceau 25 ans, parce que oui, mes amis, je me mange 25 printemps dans la tête dans quelques mois, et ça fait mal !

Un peu soûlée, dans tous les sens du terme, j'ai séché le set des autres italiens de la soirée, Nabat, donc je ne peux vous en dire plus.
J'avais repris suffisamment de forces pour le dernier groupe, celui qui m'a mis une grosse claque, Cockney Rejects. Comme leur nom le laisse entendre, les Cockney viennent d'Angleterre où ils se sont formés en 1979. Selon la légende, c'est de leur titre Oi !Oi ! Oi ! qu'est tiré le nom qui qualifie le style musical (la Oi, si vous suivez). Malheureusement, j'avais perdu ma super place et me suis retrouvée en plein milieu de la fosse, devant une dinde crétée qui n'arrêtait pas de parler avec ses copines et, accessoirement, de presque m'embrocher. Etant de plus en plus crevée et surtout tenaillée par la faim, excitée rien qu'à l'idée du bon gros rosbif qui m'attendait à la maison (et je ne parle pas de mon amoureux), je n'ai pas eu la patience d'attendre la fin du concert et ai quitté la salle vers 23h30.

Un très bon festival dans l'ensemble, même si je n'ai pas autant apprécié que les concerts où je vais habituellement et que je choisis délibéremment. C'est toujours assez délicat de se plonger réellement dans l'ambiance quand on ne connait que vaguement quelques titres.
Néanmoins, ce dimanche m'aura permis de voir de belles crètes, de beaux tremplins, des p'tites bird et des cranes rasés par dizaines ; des bretelles, des Fred Perry, du motif écossais, des Doc rouges et des jeans retroussés. Rien à envier à This is England !

Bon, je vous laisse, je vais retrouver mon roman de Sjon. Un peu de douceur dans ce monde de brutes !
15 avril 2009
Le Vintage Market
Il y a deux semaines, je vous ai parlé du Metal Market qui se tenait au bar La Cantada (et qui s'est révélé assez sympa d'ailleurs). Aujourd'hui, je vous propose un autre market pour votre dimanche : le Vintage Market qui se tiendra cour Debille dans le 11°.

Comme le montre le flyer, on pourra y trouver tout un tas de stands proposant des produits différents (vêtements, CD, bijoux, etc.) mais surtout, on pourra assister à un concert, suivi d'un bal rock, dès 17 heures !
Il sera donc question de joindre l'agréable à l'agréable grâce à cet événement qui nous permettra sûrement de dégoter des petits trésors rétro et de découvrir un nouveau groupe !
Evidemment j'y serai, talons hauts et robe rock'n'roll de rigueur !
02 avril 2009
La Cantada, le bar qui déchire sa race (quelle vulgarité, j'ai honte de moi parfois...)
Dernière information du soir, avant que j'aille me mettre en étoile de mer pour lire le bouquin le plus chiant depuis l'invention de l'imprimerie.
Dimanche aura lieu dans le bar rock parisien La Cantada, le Metal-Excentric-Market. L'occasion de faire connaissance avec tout plein de créateurs de vêtements, de bijoux, de corsets... Un peu le même genre de stands qu'au Paris-Tease, donc.

C'est typiquement le genre d'événement qui se déroule à La Cantada et c'est aussi pour ça que je tenais à écrire ce petit message ce soir. Je ne sais pas si vous serez nombreux à venir au Metal Market mais je ne peux que vous encourager à venir faire un tour à La Cantada, un autre jour, pour y boire un verre.
Tout d'abord, La Cantada est le premier bar à absinthe depuis la fin de la prohibition, et ça, je trouve que c'est plutôt rigolo. Même si l'absinthe c'est super dégueulasse, ça reste la boisson des artistes cinglés et des vampires, elle a donc ce petit côté décadent qui me plait bien.
Mais La Cantada propose également une très belle carte des vins (d'où l'intérêt pour vous de venir poser vos miches sur un des tabourets du bar !). Tous les vins sont choisis par la maison, exclusivement chez des petits producteurs, ce qui est une bonne chose pour tout le monde, et surtout pour nous car c'est l'occasion de faire de belles découvertes.
Enfin, La Cantada est le seul bar que je connaisse qui organise autant d'événements variés. Même s'il s'agit d'un bar rock et que la déco peut vous faire hésiter à pousser la porte d'entrée, c'est avant tout un endroit convivial, dans lequel on se sent tout de suite bien, même si on n'est pas un déglingos en t-shirt Emperor (pour les incultes -rhoooo, je rigooooole- Emperor est un excellent groupe de black-metal norvégien).
Hormis le Metal Market de ce samedi, La Cantada propose donc d'autres événements comme chaque mardi le mardi vin : tous les mardis du mois, on peut déguster pour 10 euros quatre vins originaux, voire exclusifs, et une coupelle de charcuterie

La soirée qui me branche le plus, mais à laquelle je n'ai encore jamais assisté, c'est le Kara K.O. qui se déroule tous les premiers vendredis et les troisièmes samedis du mois. Je ne suis pas fan du karaoké, je fuis même les soirées karaoké comme la peste, mais un bon karaoké rock, ça doit vraiment être sympa ! Surtout que j'ai parcouru la liste des titres dispos et, ma foi, ça donne envie ! Bon, je l'avoue, il vaudrait que je sois sacrément bourrée pour me donner en spectacle comme ça mais je me vois bien faire un petit Passenger d'Iggy Pop, One way or another de Blondie, n'importe quel titre de Siouxsie and the Banshees ou alors même, si je suis au bord du coma, Paranoid de Black Sabbath ! Ce qui m'éclaterait le plus bien sûr, c'est de me foutre de la gueule des volontaires, en pissant trois gouttes dans ma culotte à l'idée qu'un connard me colle le micro sous le nez !

Tous les deuxièmes jeudis du mois, La Cantada devient aussi le repère des cinéphiles pour les apéros des courts, soirée lors de laquelle on assiste à plusieurs projections de courts-métrages, tout en sirotant un bon verre. Le jeudi 16 avril aura lieu une soirée super héros, avec projection de courts mettant en scène Batman, Spiderman et tous leurs potes en collants.

Enfin, La Cantada organise également des soirées à thème (50's, punk,...), des concerts, des one-man/ woman-show, et plein d'autres choses encore.
Non seulement ce bar nous permet d'avoir toujours un truc cool à faire, même en cas de soirées foireuses, on sait qu'on peut échouer sans crainte à La Cantada, mais il permet aussi à des artistes de se produire sur scène, à des créateurs, réalisateurs, ou producteurs de vins de se faire connaître, et ça, faut bien dire que c'est une très bonne initiative !
31 mars 2009
Didier-Wampas-est-le-roi ! ! ! !
J'ai assisté hier soir au meilleur concert de toute ma vie tout entière ! C'était un tellement bon concert que je n'arrête pas d'y penser en essayant de me souvenir de tous les petits détails, comme les jours qui suivent un premier rendez-vous amoureux.
Cela faisait déjà pas mal de temps que j'avais ma place et donc pas mal de temps que j'étais surexcitée à l'idée de voir en live ce groupe que j'adore. J'étais surtout super impatiente de voir à l'oeuvre le charismatique Didier Wampas, dont la réputation de pile électrique déglinguée du bocal n'est plus à faire.
Ayant visionné plusieurs DVD de leurs précédents concerts, je m'attendais à quelque chose de génial, et finalement, on a eu droit à quelque chose d'énooooooooooorme et surtout d'inoubliable !
Plus concrètement...
Le concert a eu lieu au Casino de Paris, très belle salle (velours rouge et compagnie), dans laquelle on peut profiter du concert tranquillement assis aux balcons. Etant arrivée dès l'ouverture des portes, j'ai envisagé d'aller au tout premier rang dans la fosse afin de pouvoir toucher la main de Didier Wampas et de ne plus la laver pendant dix jours. Mais après quelques minutes de réflexion, je me suis dit qu'avec les crises de spasmophilie que je me paye en ce moment, ce choix n'était peut-être pas le plus judicieux de ma vie. Je suis donc montée au balcon pour me trouver une petite place stratégique et confortable.
Dès l'entrée en scène du groupe, j'ai compris que j'avais bien fait de changer d'avis : à peine le premier morceau entamé qu'on voyait le premier futal valser dans les airs ! Quelle ambiance ! Quel public ! Je n'ai jamais vu autant de slams dans un concert. Il faut dire que le groupe est très à l'aise avec ça et laisse sans crainte monter les téméraires sur scène afin qu'ils se jettent dans la fosse aux lions !
Quelle émotion de voir enfin Didier Wampas en vrai de vrai !
Il arrive sur scène vêtu comme l'as de pique (je pensais qu'on avait touché le fond avec Siouxsie et sa combinaison dorée l'an passé mais non, il y a maintenant Didier et son moule-quequette argenté !), et attrape sa guitare Hello Kitty (il changera ensuite au moins trois ou quatre fois de gratte) pour nous offrir toutes les chansons qu'on attendait.

Bien sûr, les Wampas font la part belle aux titres de leur dernier album : Je me suis noyé, I hate Switzerland, La plus belle chanson d'amour, Elle est où ma loge ? , Un dimanche à Strasbourg, Persistance rétinienne (ma préférée !), Nevers était si bleu, Georges Marchais, Je n'aime que toi, bref, c'est quasiment tout l'album qui y passe ! Mais les Wampas ne laissent pas tomber leurs vieux titres et nous offrent entre autres Rimini, Petite Fille (ma chanson préférée, tous les albums confondus) et même Touche Pipi qui date quand même de 1988 ! Il y en avait donc pour tout le monde, les Wampas ayant su satisfaire leurs fans de la première heure et les nouveaux venus. S'ajoutent à ces titres qu'on adore tous deux reprises revues à la sauce Wampas : Comme d'habitude et L'idole des jeunes, qui devient pour l'occasion L'idole des punk ! J'étais tout heureuse d'entendre ce morceau car je saoûle mon monde en prétendant que Didier Wampas est le Johnny Hallyday du punk-rock (et c'est d'ailleurs pour ça que je l'aime tant !). La preuve est donnée !
La set-list était donc archi-complète, rien à redire, mais ce qui m'a complétement bluffée, c'est la générosité de Didier Wampas qui, ajoutée au fait qu'il soit prêt à tout pour son public, le pousse à faire des trucs insensés ! Ce mec aime la scène, aime les gens et ça se voit ! Il n'hésite pas à se jeter dans le public, à se faire porter par ses fans, à se laisser rouler tel un rouleau de printemps rose fluo du fond de la fosse jusqu'à la scène. On se demande jusqu'où il pourra aller comme ça ! Et bien moi, je vais vous le dire :
Alors qu'il se fait balader -grand seigneur- en l'air, assis sur une chaise, il lève les yeux vers le balcon en disant un truc genre :" est-ce que je vais monter les voir là-haut ? naaaaaaan ! oh et puis si ! allez !" Et voilà notre Didier Wampas qui se hisse jusqu'au balcon afin d'aller chanter au milieu du public assis ! Inimaginable !
Il retourne ensuite sur la terre ferme et nous réserve une nouvelle surprise : la présence de la chanteuse Régine, ze queen of ze night ! Certains d'entre vous sont peut-être passés à côté de cette information capitale, mais il faut savoir que Régine vient de sortir un album de duos, sur lequel on trouve un duo Régine/ Didier Wampas interprétant La Grande Zoa. J'avais entendu chez Ruquier, un samedi soir, Didier Wampas dire à Régine qu'il l'attendait le 30 mars au soir. Je me demandais donc depuis quinze jours si c'était du lard ou du cochon, et bien mes amis, c'était du bon jambon (non, je ne parle pas de Régine !) car la diva des discothèques était bien présente, sautillante enveloppée dans son grand boa de grande Zoa ! A quel genre de concert on peut voir des punk à crète pogoter devant une artiste comme Régine ? ! C'était juste surréaliste !

Après une déjà bien longue prestation, les Wampas reviennent pour le rappel. Et je dois dire que c'était le rappel le plus long de toute l'histoire du rappel ! A la fin de chaque titre, on pensait que c'en était fini alors que pas du tout (si bien qu'à la vraie fin, malgré une scène vide et une salle éclairée, nous avions tous du mal à savoir si on devait partir ou pas !). Le groupe se joue de nous et nous propose plusieurs chansons qui auraient pu être parfaites pour un final, comme Les Wampas sont la preuve que Dieu existe ou Ce soir c'est Noël. Mais Didier Wampas nous réserve une dernière surprise et de taille !
Comme il en a l'habitude, il descend dans la fosse afin de faire une bise à tous les spectateurs se trouvant sur son chemin, en ponctuant chaque bisou d'un "kiss". Rien que ça, c'est assez couillu ! Mais Didier Wampas va plus loin en disant que nous aussi là-haut, perchés sur notre balcon, on mérite bien un "kiss" ! Il se dirige alors dans MON angle ! Oui ! MON angle ! Largement soutenue par deux hommes costauds, j'ai aidé Didou à grimper ! Moi, la mini-crotte, j'ai posé mes mains sur le corps en sueur de Didier Wampas ! Résultat des courses : il m'a arraché le bras, s'est cassé la binette sur moi en m'écrabouillant le pied et ne m'a même pas fait de "kiss". Saloperie ! Enfin quand même ! Moi qui voulais rester dans la fosse, au risque de mourir étouffée, juste pour froler ses doigts, j'ai été servie !
Comme le montre ce billet complétement décousu et carrément pas construit, je suis encore toute tourneboulée par le concert des Wampas ! Mon seul regret est qu'ils n'aient pas joué J'ai avalé une mouche, alors qu'on a eu droit à l'horrible Manu Chao, erk erk erk ! Enfin, c'est une bien maigre insatisfaction comparée à tout le bonheur que le groupe a su nous donner.
Les Wampas sont vraiment un groupe à voir au moins une fois dans sa vie. Pour ma part, je n'attends plus qu'une chose : leur prochain album et leur prochaine tournée ! Allez, au boulot les gars !
10 décembre 2008
Le Eastpak Antidote Tour à l'Elysée Montmartre

Mardi dernier, les quatre groupes du Eastpak Antidote Tour ont fait une halte à l’Elysée-Montmartre. Votre serviteur était de la partie bien sûr ! Au programme : du rock dans tous ses états.
Etant arrivée au millieu de la représentation du premier groupe, je ne m’étendrais pas car je ne me souviens plus vraiment de leur show (désolée). A ce moment-là, la salle est encore bien calme, pas tout à fait pleine. Time Again a donc écopé de la lourde tâche de chauffeur de salle, ce qui n’est jamais évident. En tout cas, d’après mes vagues souvenirs, leur musique était agréable et donnait le ton de la soirée.

Enfin, ils arrivent ! Groupe américain fondé et mené par Dave King, guitariste-chanteur né et ayant grandit en Irlande, les Flogging nous propose le meilleur (pour moi) punk celtique du moment. Leur musique mélange très justement les rythmes endiablés du punk et la délicatesse de la musique traditionnelle irlandaise. Pour ceux qui ont une bonne mémoire, on a pu entendre un de leurs titres dans le film P.S. : I love you.
Les Flogging Molly font très fort et commencent leur set en nous balançant l’irresistible Paddy’s Lament. Là, je suis aux anges. Ils enchaînent en alternant des titres entraînants (Requiem for a dying song, Selfish man) et d’autres plus calmes (Float <<< à écouter absolument, If I ever leave this world alive ) extraits de tous leurs albums. Tout le monde saute dans tous les sens mais toujours dans un bon esprit (même si quelques gobelets encore pleins de bière volent au-dessus de nos têtes). Dave King est, comme à son habitude, super sympa, remercie son public, avoue son penchant pour le vin rouge français et, comme le leader des Street Dogs avant lui, congratule le nouveau président américain.
Même si j’ai passé une excellente soirée, je dois dire que j’avais plus apprécié de voir les Flogging à la Maroquinerie au mois de mai. Plus petite, la salle permettait un concert plus intimiste, et puis surtout, avec quatre groupes à l’affiche, il faut tenir debout pendant plus de quatre heures, ce qui est assez difficile quand on est levée depuis 5 heures du matin (je suis une esclave du travail ! ) J’ai aussi un petit coup de gueule à faire passer concernant l’Elysée Montmartre : déjà, quand on reçoit un groupe en partie irlandais, on fait l’effort de proposer de la Guinness au bar, et non pas de la pisse à bulles à réserver pour les concerts de Johnny. Blague à part, je trouve inadmissible que l’Elysée impose toute sortie comme définitive. Qu’il soit interdit de fumer dans les lieux publics, je le conçois très bien, mais qu’on retienne les gens pendant cinq heures en leur interdisant de sortir de la salle pour aller s’en griller une, c’est scandaleux. Conclusion, à peine quinze minutes après le début du set des Flogging, des dizaines de clopes se sont allumées discrètement. Ça ne me donne pas du tout envie de retourner dans cette salle.

Faire passer les Street Dogs en dernier n’a rien d’anodin : nous sommes tous fin prêts pour accueillir les tant attendus Flogging Molly. Il faut profiter de la courte pause pour trouver une place stratégique : proche de la scène mais un peu décalée sur le côté pour éviter d’être entraîné dans un pogo.

Enfin arrive les Street Dogs. Je dis enfin car je les adore. Venus de Boston, ce groupe est mené par le premier chanteur des Dropckick Murphy’s, célèbre groupe qui mélange sonorités rock-punck et irlandaises (la musique entraînante des Infiltrés, c’est eux). D’ailleurs, au vu des t-shirts, on constate que dans la salle nombreux sont les fans du groupe ! Si le premier titre des Street Dogs nous permet de nous glisser gentiment dans l’ambiance, dès les premières secondes du deuxième titre, la salle explose ! L’ambiance ne redescendra plus durant tout le set absolument parfait que nous livre les bostonniens. Parfait mais trop court ! A peine trente minutes, ce n’est vraiment pas suffisant.

Avec le deuxième groupe, on passe a quelque chose de radicalement différent. Skindred entre en scène avec une musique indéfinissable qui mêle métal, hip-hop, ragga. Le tout donne un son agressif mais explosif, qui me fait penser à certains morceaux de Korn ou, plus récemment Linkin Park (certains vont hurler ! ). Malheureusement, ce n’est pas mon truc. Le mélange de grosse voix impressionnante genre « mater mon organe » et de cris de chatons égorgés, je trouve ça chiant au bout d’un moment. Par contre, je dois dire que le groupe nous a offert une prestation efficace, le chanteur donne de sa personne, investit la scène comme s’il était chez lui. Les spectateurs commencent à sautiller : c’est bon signe.