29 décembre 2009
Bons baisers de Lyon, jour 3
Coucou mes petits pieds de cochons !
Les lunettes de soleil ont remplacé les bottes de pluie, le ciel est bleu, le soleil brille, bref, il fait bon vivre à Lyon aujourd'hui !
Journée bien chargée pour moi avec ce matin la visite de l'Institut Lumière, du nom des célèbres inventeurs du Cinématographe qui s'installèrent dans le quartier rural de Monplaisir à la fin du XIX° siècle avec toute leur petite famille. La visite commence donc par la villa familiale qui est juste énorme !!! Sur quatre étages, elle nous permet de découvrir la famille Lumière dans son intimité -grâce à un grand nombre de photographies- ainsi que de nombreux appareils se terminant en -scope, constituant la genèse du Cinématographe ! Je vous en parlerai davantage à mon retour car j'ai pris plein de photos de la villa, vous vous en doutez ^^
La visite de l'Institut se poursuit avec le parc de la villa, un peu tristoune en cette saison mais proportionnel à la demeure ! En reprenant la rue du Premier-Film (ça ne s'invente pas !), on peut découvrir le hangar qui servit de décor au premier film tourné par les frères Lumière, devant l'usine familiale, La sortie des usines Lumière. Restauré, le hangar fait office, depuis 1998, de salle de cinéma comptant 270 places. Enfin, la visite de l'Institut se termine par Le mur des Cinéastes : des dizaines de plaques au nom des metteurs en scène ayant fait un détour par l'Institut.
Pour résumer, si on s'y connaît en histoire du cinéma, si on a déjà eu l'occasion de visiter la collection permanente de la Cinémathèque parisienne ou quelques expos temporaires sur le sujet (comme celle sur les lanternes magiques qui tourne pas mal), cette visite ne nous apprend pas grand chose mais elle est, sans aucun doute, un pélerinage incontournable pour tous les amoureux du cinéma.

Après cette promenade très enthousiasmante, j'ai pris le métro en direction du célèbre quartier de la Croix-Rousse qui se trouve sur la Presqu'Île lyonnaise (entre le Rhône et la Saône). Je m'attendais à quelque chose de très spécial car tout le monde me disait le plus grand bien de cet endroit. La Croix-Rousse se compose d'un plateau et de pentes (comme notre Butte Montmartre parisienne), et il est censé y régner le même genre d'ambiance puisque ce quartier est réputé pour son côté village artistico-bohémien. Mais ce fut pour moi une immense déception : le plateau n'est vraiment pas extraordinaire, la place m'a laissée de marbre, seule la descente des pentes est intéressante puisqu'on tombe sur les vestiges d'un amphithéâtre construit en 10-12 ou 19 après JC (oui, c'est au choix selon les documents ^^). La Croix-Rousse m'a donc juste séduite pour les belles vues qu'elle offre sur le reste de la ville, hauteur oblige.
J'ai terminé ma balade par La fresque des Lyonnais célèbres, une immense fresque représentant une trentaine de Lyonnais ayant marqué l'histoire à leur manière : les frères Lumière bien sûr, mais aussi Bocuse, Tavernier, Pivot, Saint-Exupéry,... Le meilleur moment de ma journée !!! Je vous montre tout ça en photo bientôt car cette fresque mérite vraiment d'être vue !
Ma journée s'est achevée par un petit resto, mon premier bouchon lyonnais ! Ce ne fut pas simple d'en dégoter un car les bouchons sont petits et très prisés ! N'étant pas fan des grandes tables à partager (j'aime pas les gens !!!), j'ai dû lutter pour en trouver un à mon goût et proposant de la quenelle ! J'ai finalement trouvé mon (presque) bonheur dans la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Lyon, dans un bouchon sans prétention où j'ai bien mangé malgré un service mal aimable. Les serveurs dans les bouchons ont tous l'air d'être un peu rentre-dedans (et je ne fais pas ma Marie-Chantal ^^).
Voilà pour aujourd'hui les amis ! J'espère que de votre côté la journée s'est bien passée :)
Des bisous :)
28 décembre 2009
Bons baisers de Lyon, jour 2
Il pleut sur Lyon depuis ce matin ce qui rend la ville toute tristoune, et moi aussi par la même occasion. D'après le site de Météo France consulté ce matin, il ne devait pleuvoir qu'en fin de journée. Je suis donc partie en promenade ce matin, chaussée de mes bottes fourrées, si chaudes mais aussi perméables que deux grosses éponges ! Au bout d'une petite dizaine de minutes de marche, il s'est bien évidemment mis à pleuvoir !! Le temps de me demander "je rentre à la maison changer de chaussures ou je continue" et j'étais trempée !
J'ai alors continué ma route en direction de ma destination finale : le musée des Beaux-Arts.
J'étais très impatiente de découvrir l'exposition temporaire proposée par le musée jusqu'au 15 février, mettant à l'honneur les peintres modernes : Picasso, Matisse, Bacon, Dubuffet mais aussi Dufy, Valadon et Utrillo, les Delaunay, Léger, Chagall, ..., que du beau monde donc !

Cette exposition si attendue fut à la hauteur de mes espérances ! Bien que je ne sois pas une grande adepte du XX° siècle en peinture, elle est parvenue à me captiver d'un bout à l'autre, de la première à la dernière salle alors qu'au départ, seulement quelqus peintres m'intéressaient. J'y ai même fait de très belles découvertes comme un magnifique autoportrait du peintre japonais Léonard-Tsuguharu Foujita.
Proposant un parcours en vingt-cinq salles, rien que ça, l'exposition permet de découvrir les plus grands mouvements artistiques du XX°, à travers des thèmes très variés : la lumière, la matière, la spatialité, ou encore le noir et le signe, mais aussi le cubisme, l'avant-garde russe, le retour à la figuration, primitivismes et surréalismes. Par ailleurs, certaines salles sont entièrement consacrées aux grands noms de la modernité : Matisse, Léger, Picasso, Albert Geizes, Braque et Laurens, Dubuffet et Georges Rouault.
Grâce à un parcours aussi riche que surprenant, chaque salle devient passionnante et toutes permettent d'en apprendre beaucoup sans se sentir gavé d'informations. Si j'ai été déçue par les oeuvres choisies pour Bacon (seulement deux...), j'ai été emerveillée par Le Coq de Chagall, la Jeune femme en blanc de Matisse et Alice au grand chapeau de Roger de La Fresnay.

A mon grand étonnement d'ailleurs, la partie consacrée au cubisme est celle que j'ai préférée : les oeuvres choisies, dont Le Violon de Braque, sont très inspirantes et étonnament parlantes.
Après ma visite de l'exposition temporaire, je me suis aventurée dans la collection permanente du musée, d'une richesse incroyable ! J'aime beaucoup visiter les MBA des villes que je visite ; cela permet de découvrir toujours plus d'oeuvres d'artistes que l'on apprécie. Je me souviens de mon enthousiasme après avoir vu un Séraphine au musée de Colmar ; je ne m'y attendais tellement pas !
Les salles consacrées aux oeuvres italiennes et espagnoles du XV° au XVIII° m'ont littéralement fait tourner la tête (dans le bon sens du terme, bien entendu !). D'immenses Vierge à l'enfant, des scènes religieuses par dizaines, des Véronèse à couper le souffle, et même Les mangeurs de Ricotta vus à l'expo du Grand Palais l'an dernier Une image peut en cacher une autre. La Flandres et la France ne sont pas en reste non plus puisque j'ai pu découvrir plusieurs toiles de Bruegel mais aussi des oeuvres de Renoir, Monet, Manet, Courbet, Rodin et Maillol. Un enchantement ! Comparées à celles du Louvre, les salles étaient vides, j'étais parfois seule pendant un temps considérable. Quel plaisir de pouvoir alors profiter de toutes ces magnifiques oeuvres sans être dérangée, gênée par les commentaires des uns, les toussotements des autres, de pouvoir rester plusieurs minutes devant chaque tableau, les inspecter, les détailler, d'avoir l'impression d'être seule au monde.
La pluie continuant de tomber lorsque je suis sortie du musée, je n'ai pas pu profiter de son joli parc mais j'espère y retourner dans la semaine car je veux voir les Rodin qui s'y trouvent de près.
Afin de ne pas boire la tasse, je me suis réfugiée au Virgin Megastore, histoire de calculer mes futures dépenses. Et oui, il va bien falloir que je m'offre les choses de ma wish-list que je n'ai pas reçues, héhé !!
Les pieds complètement trempés, j'ai décidé de rentrer à la maison en métro mais juste avant, je me suis vautrée comme une merde, il n'y a pas d'autre mot, sur la place des Terreaux ! Conclusion : un grand moment de solitude, un genou cabossé et tout bleu. Un souvenir lyonnais gratuit !
Après toutes ces émotions, j'ai préféré passer le reste de la journée tranquille à l'appartement. Au programme, des films, du blogage, des tasses de thé bien chaud et, pour ce soir, L'Âge de glace et quelques pages des Etranges soeurs Wilcox ! Ce n'est pas parce qu'on se trouve dans une ville inconnue qu'on doit sortir absolument au risque de choper la crève, si ?!
Des bisous :)
27 décembre 2009
Bons baisers de Lyon, jour 1
Coucou les Choubidoowap !
Quelques nouvelles après ma première vraie journée lyonnaise.
Tout d'abord, j'ai passé une excellente nuit car l'appartement donne sur une petite cour très calme, le rêve ! Je me sens déjà comme à la maison ! J'ai emmené dans mes valises toutes les petites choses qui m'aident à me sentir un peu chez moi n'importe où : du thé du Palais, en vrac (Cachemire) et en sachets (thé des Lords, des Moines, des Songes, des Alizés, Blue London, ...), mon parfum d'ambiance Veillée et contes d'hiver de Nature et Découvertes, mes chaussons et ma tenue d'intérieur-doudou, des DVD (Pénélope et Marley et Moi -reçus pour Noël- L'Ange Bleu, Prête-moi ta main et Promets-moi), des CD (les crooners chantent Noël, Courtney Love, les Flogging Molly, entre autres) et bien sûr mon ordi-mini !
J'ai profité du temps calme voire ensoleillé dans l'après-midi, pour passer la journée entière dehors. Je viens de voir la météo et j'ai l'impression que j'ai bien fait car les prochains jours s'annoncent pluvieux...
Au programme aujourd'hui, la visite de la colline de Fourvière, correspondant au 5° arrondissement de Lyon. On y accède grâce à un funiculaire (ou à pieds pour les plus courageux) et une magnifique basilique -Notre Dame de Fourvière- nous accueille. C'est l'occasion de profiter d'une vue imprenable et panoramique sur la ville que l'on découvre autrement. J'ai pu voir, dans la crypte de la basilique, une crèche immense, superbe. Ensuite, je suis allée voir les vestiges d'un théâtre et d'un odéon gallo-romains, qui accueillent encore aujourd'hui des spectateurs lors d'un festival estival.

En attendant mes photos, en voici une piquée sur le site culture.lyon pour vous donner une idée de ce que j'ai pu admirer.
En toute logique, la visite s'est poursuivie avec la visite du musée gallo-romain qui m'a permis de découvrir cinq siècles d'histoire lyonnaise, depuis la Préhistoire. Le musée est immense, sur cinq étages, et il a la particularité d'être tout en profondeur, ce qui est assez atypique (oui, oui, on s'enfonce sous terre !) L'exposition permanente est intéressante mais j'ai surtout été emballée par l'expo temporaire intitulée Post-Mortem, portant sur les rites funéraires à Lyon. Enfin... à Lugdunum plutôt !
Je suis ensuite redescendue doucement en direction du Vieux-Lyon dont j'ai pu avoir un aperçu nocturne. Je peux déjà dire que c'est mon coin préféré de la ville : que des petites rues pavées, des bouchons, des boutiques pleines de charme, des produits régionaux et des cours et passages mystérieux magnifiques ! C'est bien simple, on se croirait à Venise. Il faut absolument se promener le nez en l'air pour ne rien manquer car les immeubles sont superbes et les gargouilles veillent à chaque coin de rue ! J'en ai profité pour acheter mon premier saucisson (à la myrtille) et mon premier Saint-Marcellin, hihi !
Retour à la maison en passant par la rue du Président Herriot, avec ses boutiques luxueuses : Vuitton, Hermès, Mont-Blanc, Cartier,... Tout pour le plaisir des yeux et le malheur de la carte-bleue !
Je commence donc à me familiariser avec la ville ; je serais bien capable de me perdre mais les noms de quartiers, les places et les monuments commencent à me parler, c'est encourageant !
Je vous fais de gros bisous et vous dis à demain !
26 décembre 2009
Dans le train-train !!
EDIT : Je suis bien arrivée à Lyon les amis ! L'appartement est super joli, pierres et parquet comme j'aime, et je capte le Net, youhou !!!
Je pars faire connaissance avec la ville et je repasse dès que possible vous en dire quelques mots !
Je suis contente de pouvoir rester en contact avec vous ! Accro, moi ? Noooooon !!!
Des Bisous !
Et voilà ! Je suis dans le train en direction de Lyon pour une semaine de vacances-découvertes culturelles et gastronomiques ! J'ai prévu un petit programme plutôt sympa que je compte peaufiner dans le train : visites des musées, dégustations de quenelles et orgies de Saint-Marcellin !
J'emmène ordi-mini-riquiqui dans ma valise en espérant choper un réseau SFR dans l'appartement, mais au cas où, j'ai programmé quelques articles pour la semaine prochaine.
Je vous fais à tous de gros bisous et j'espère qu'on pourra se parler dès ce soir, hihi !!!
17 novembre 2009
Quelques jours à Nantes
Une semaine après mon retour, je me décide enfin à prendre le clavier pour vous raconter mon court séjour nantais. Il faut dire qu'en trois jours, j'ai eu le temps de faire beaucoup et très peu de choses en même temps ! Je regrette déjà de ne pas avoir pu visiter le musée Jules Verne ainsi que le musée des Beaux-Arts et le museum d'histoire naturelle, de ne pas avoir pris le temps de flâner au jardin des Plantes ni de pousser jusqu'au jardin japonais de l'île de Versailles. Et puis je regrette sincèrement de ne pas avoir vu ma petite July, nantaise de son état ! Que d'excellentes raisons pour retourner dans cette jolie ville au plus vite !
Car Nantes est effectivement une jolie et surtout très agréable ville, où il fait bon vivre. Très étendue, comparée à Rennes par exemple, Nantes exige de ses touristes de très bonnes jambes et une bonne endurance ! Et oui ! Pour traverser Nantes d'un bout à l'autre, passer de son château à ses "machines", il faut marcher encore et toujours, si bien qu'au bout de deux jours j'étais courbaturée telle une tricentenaire ! Les limaces, ne vous inquiétez pas, Nantes est très au point question transports, et tout plein de tramways se feront un plaisir de vous soulager ;)
Tout ça pour dire que je ne sais pas par où commencer ma visite ! Je vais donc me contenter de suivre mes souvenirs en prenant le risque d'un billet totalement décousu. J'espère que vous n'avez pas le mal de mer !
Il m'aura tout de même fallu deux bonnes journées pour me repérer (presque) parfaitement dans la ville, mon problème majeur étant la confusion entre le cours des 50 Otages et Franklin Roosevelt, les deux artères de la ville, le long desquelles roulent les tramways (tramways qui ont manqué de m'écrabouiller cent fois tant je n'en ai pas l'habitude !). Par chance, le centre-ville de Nantes se compose de cinq places principales qui traversent la ville et débouchent chacune sur des quartiers très différents. Tout près du château se trouvent donc la place et le quartier médiéval du Bouffay, celui que j'ai préféré, avec ses petites rues pavées pleines de charme qui donnent trop envie de gerroyer ^^ C'est aussi dans ce quartier que se trouvent la plupart des crêperies et autres pubs où litres de bière et de cidre coulent généreusement. J'ai donc passé beaucoup de temps à remonter et descendre les rues de la Juiverie et de la Baclerie (que j'ai d'abord prise pour la rue de la Bacterie sans mes lunettes !), à admirer les maisons à colombages et surtout, la magnifique église Sainte-Croix et l'ancien beffroi de la Tour du Bouffay.
Toujours dans l'attente de recevoir certaines photos que je n'ai pas prises avec mon appareil, je compte sur Wikipédia pour vous offrir certaines vues.

Vous grillerez facilement les photos piquées sur Wiki : le ciel y est bleu !
La visite de la ville se poursuit avec la place du Commerce, celle que j'ai peut-être le moins appréciée et qui se trouve être également la plus animée.
Passons donc aux place Royale et place Graslin, les deux plus belles selon moi, s'ouvrant sur deux jolis quartier. La place Royale fascine par son imposante et magnifique fontaine, allégorie de la ville de Nantes, avec ses trois nymphes représentant les trois rivières de la ville (la Loire, l'Erdre et la Sèvre) et indiquant les rues principales entourant la place. Parmi elle, la très chic rue Crébillon, autrement appelée l'Antre du Diable par ma carte-bleu ! Menant directement à la place Graslin (pratique n'est-ce pas ?!), elle regroupe un nombre assez impressionnant de magasins de vêtements plutôt luxueux (Darel and Co) et surtout, elle mène tout droit vers le somptueux passage Pommeraye, incontournable pour se la jouer Catherine Deneuve.
Le passage Pommeraye se compose de trois niveaux de galerie marchande (info utile) et est classé monument historique depuis 1976 (info futile !). Et pour cause, avec ses statues, son plafond de verre, ses contremarches en fonte, on comprend dès qu'on y pénètre pourquoi Jacques Demy a choisi d'y tourner des scènes de Lola et d'Une chambre en ville.


Retour sur la rue Crébillon et arrivée place Graslin où se tiennent le magnifique théâtre (je veux y aller, je veux y aller !) et l'incontournable brasserie La Cigale, classée elle aussi monument historique en 1964. C'est vous dire si elle est belle. Inaugurée le 1er avril 1895 (on peut même voir au mur le menu servi à cette occasion), elle nous offre une plongée des plus exquises dans l'Art Nouveau (à condition d'aimer bien entendu). C'est coloré, ça brille, certains diraient que c'est kitsch, moi j'ai trouvé le décor absolument ravissant (sauf les palmiers...).

Si j'ai su résister à l'appel du plateau de fruits de mer à 140 euros (aheum...), j'ai exigé d'y prendre un petit déjeuner. Tout simple mais composé de succulents produits (huuuummm le beurre salé, miaaaam la crème de caramel à tartiner sur la brioche au sucre), il m'a avant tout permis de passer une heure délicieuse pendant laquelle je me suis laissée aller à la rêverie (en fait, je devrais revendre mes DVD de Jacques Demy ^^). La Cigale est vraiment la brasserie où il faut aller lors d'un passage à Nantes. En plus d'être magnifique, elle propose plein de formules tout au long de la journée, notamment un petit goûter "tout chocolat", une raison d'y retourner à lui seul !

Enfin, la dernière grande place de la ville se trouve un peu plus haut que le centre-ville est celle du Maréchal-Foch, au milieu de laquelle on peut voir une haute colonne surmontée d'une statue de Louis XVI.

Une fois qu'on a parcouru la ville de place en place, je peux vous jurer qu'une bonne galette s'impose ! Mais il nous reste du chemin à parcourir car nous devons retourner du côté du quartier Bouffay, tout proche du fameux château des Ducs de Bretagne.
Résidence des Ducs de Bretagne du XIII° au XV°, il abrite aujourd'hui un musée passionnant, dont certaines villes devraient s'inspirer. En effet, il nous permet -en deux bonnes heures- de découvrir toute l'histoire de la ville de Nantes. Ouvert au public en 2007 (comme beaucoup de choses à Nantes d'ailleurs), il se compose de trente-deux salles équipées d'ordinateurs et autres écrans tactiles, qui permettent une visite très ludique et interactive grâce à laquelle on apprend beaucoup. Gros coup de coeur pour les ordis permettant de découvrir les livres, films, chansons et peintures faisant référence à Nantes. D'autres encore nous permettent, grâce à des "avant-après" super techniques (!), de suivre l'évolution architecturale de la ville : construction et destruction de ponts, d'une des deux tours LU (j'y reviendrai), et la construction de l'horrible tour de Bretagne qui gâche vraiment le paysage (si, si, j'vous jure, même les nantais le disent). Après la longue visite du musée, une fois qu'on est incollable sur Nantes, il ne reste plus qu'à faire le tour du château et de ses tours (et l'envie de guerroyer revient !).



Château vu depuis la tour LU.

Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne et reine de France au XV° siècle.
Il faut donc compter une bonne matinée pour faire le tour du château, d'autant plus que les rues qui l'entourent méritent également qu'on s'y attarde.
Face au château se trouve enfin la tour LU dont je vous ai déjà parlé et qui fait évidemment tinter une petite cloche dans la tête des gourmands ! Les tours LU (la seconde fut detruite suite aux bombardements de 1943) furent construites entre 1905 et 1909, afin de délimiter l'entrée des usines LU dans lesquelles on fabriquait, bien sûr, les délicieux petits gâteaux ! Aujourd'hui, les usines ont été réaménagées et les initiales LU (pour Lefèvre-Utile, le nom du biscuitier), sont devenues celles du Lieu Unique, un lieu dédié à l'art contemporain se composant d'un restaurant, d'un café, d'une librairie, d'un hammam et de plusieurs hall d'exposition où j'ai pu visiter une expo totalement barrée et assister à des recontres autour de la littérature scandinave (Ô joie !). La tour LU restante peut maintenant se visiter et permet d'avoir une vue imprenable sur la ville grâce à son gyrorama.

Enfin, on compte à Nantes plusieurs îles : l'île Feydeau (qui n'en est plus une), avec sa très belle rue Kervégan et la maison natale de Jules Verne, l'île de Versailles et son jardin japonais, et l'île de Nantes, appelée plus généralement l'île Beaulieu.
On y accède par plusieurs ponts et passerelles qui nous permettent de découvrir un véritable chantier de constructions. L'île fait en effet l'objet d'un grand projet de réaménagement urbain : quartier d'affaires, immeubles super design, centre commercial, tout est en train de sortir de terre.
Ce qui nous intéresse se trouve sur la partie ouest de l'île, sur laquelle étaient implantés les chantiers navals jusqu'à leur fermeture en 1987.
Tout d'abord, il faut aller jeter un oeil au hangar à bananes situé quai des Antilles. Anciennement, ce hangar de 8 000 m² servait à stocker les bananes importées d'Afrique et de Guadeloupe. Depuis 2007, une seconde vie lui est offerte et il est devenu un haut lieu des soirées nantaises puisqu'il abrite une bonne dizaine d'établissements où il est possible de manger, boire et faire la fête toute la nuit. Chacun propose une déco, une ambiance et un thème différent, ce qui permet à tout le monde d'y trouver son compte.
L'île abrite également ce qui m'a le plus emballée au cours de mon séjour, les Machines de l'île ! Vous n'êtes peut-être pas sans le savoir mais Nantes est la ville d'origine de la compagnie du Royal Deluxe (rien à voir avec le burger, hein !), dont on a pu voir les machines au Grand Palais il y a... quelques années !
Inaugurées en 2007 (date clé pour Nantes décidément), elles comprennent "le grand éléphant", "l'arbre aux hérons" et "les mondes marins".
Encore à l'état de projet, l'arbre aux hérons deviendra un arbre d'acier de 28 mètres de haut sur lequel les visiteurs pourront se promener, à travers des jardins suspendus ! Pour l'heure, on peut monter sur une immense branche, déjà très impressionnante ! L'ouverture au public de l'arbre est prévue pour 2014.
Le grand éléphant, quant à lui, n'est plus un projet mais une attraction génialissime ! La bête, inaugurée en 2007, mesure 12 mètres et peut accueillir une quarantaine de passagers pour une petite promenade autour du site. Conduit par plusieurs techniciens, l'éléphant marche bien sûr, mais barrit et crache de l'eau également ! Autant vous dire que j'ai jubilé tout au long de la balade !


Enfin, les mondes marins est un autre projet dont on peut déjà avoir un aperçu en visitant la galerie des machines. En 2011 devrait être inauguré un carrousel géant de 25 mètres de haut (ce qui correspond à un immeuble de huit étages), sur trois niveaux, peuplé de trente-deux machines représentant des créatures marines. Si l'éléphant est conduit par des professionnels, le public aura la lourde tâche d'activer les trente-deux machines, certaines nécessitant jusqu'à huit personnes ! En tout, soixante-douze personnes pourront embarquer sur cet incroyable manège ! Grâce à la visite de la galerie, j'ai pu voir en action quelques bestioles et croyez-moi : elles sont impressionnantes !

Maquette du carrousel

Les bêêêêêêêtes !!
Voilà pour ce petit tour de Nantes ! Moi qui pensais avoir le temps de m'offrir une petite escapade du côté de Guérande, je l'ai eu dans l'os car, comme vous avez pu le constater, c'est une ville très riche, moderne et très ludique. On a envie de tout voir, de tout faire, on en oublie même ses courbatures !
Si je vous dis qu'en plus on trouve à Nantes les Galeries Lafayette et une boutique Lush, vous devriez tous avoir envie d'y aller ;)
En prévisions, voici donc un petit carnet d'adresses qui se révèlera peut-être bien utile aux futurs touristes !
Où dormir ?
J'ai eu l'occasion de dormir dans deux hôtels, le premier en plein centre-ville, l'autre un peu en retrait (20 minutes de marche).
Le Saint-Patrick, (7 rue Saint-Nicolas), se situe à deux pas de la place Royale, donc vraiment au coeur de la ville. Très honnêtes côté prix (comptez 50 euros pour une chambre pour deux avec petits-déjeuners), les chambres sont très correctes (j'ai même eu droit à une baignoire) et l'accueil super aimable. L'hôtel est donc très bien situé mais surplombe malheureusement une petite place où se trouvent trois terrasses de cafés ouverts très tard. Pas cool pour ceux qui souhaitent dormir avant 1 heure du matin !
Le Saint-Yves, (154 avenue du général Buat), ne se trouve pas au centre de la ville et impose donc quelques minutes de marche ainsi que la remontée d'un boulevard où sont réunis tous les kebabs de la ville. Malgré tout, l'hôtel mérite le séjour (!) pour ses chambres très joliment décorées (façon magazine de déco) et son ambiance cosy. Seul petit regret : ma chambre sous les combles ! J'ai horreur de ça, j'ai l'impression d'être dans un cercueil. Bouh !
Où manger ?
Le choix de crêperies est évidemment immense et j'ai pu en tester quelques unes.
Pirates et compagnie, (1, rue Kervégan), vaut le détour pour sa déco sur le thème de la piraterie et les noms de ses produits. Vous pourrez y déguster une Conquistador, une Black Pearl ou un Trésor du capitaine. Gustativement, les galettes et crêpes n'ont rien d'exceptionnel, sans être pour autant mauvaises. Une adresse sympa pour le dépaysement, un peu chère quand même.
La crêperie Bouffay, (3, rue des Petites Ecuries), très sympa par sa localisation (dans le quartier médiéval), elle propose des galettes et des crêpes à des prix plutôt raisonnables et de qualité correcte.
Le p'tit bouillon, (18, rue Armand Brossard), idéal pour éviter l'overdose de crêpes, le p'tit bouillon est un bar à soupes qui propose une formule originale dont les plats changent chaque jour. Le principe : on choisit tout d'abord deux soupes parmi quatre propositions, puis un plat parmi deux choix puis trois mini-desserts sur quatre. Pour moi, cela a donné : une soupe topinambour-cantal et une soupe potiron-carotte, une assiette océane avec tartines de rillettes de thon maison et roulés de chèvre au saumon, puis une verrine de soupe de poires, une verrine de crumble pommes-bananes et une petite part de fondant au chocolat. On dirait pas comme ça mais ça remplit son homme ! Pour 16 euros, c'est pas mal.
Enfin, je vous ai gardé le meilleur pour la fin, avec une crêperie où je n'ai pas pu m'empêcher de revenir tellement les galettes et crêpes étaient divines !! Faites à la poele et non au vulgaire galettoire, les galettes et crêpes proposées par La Fleur de sel, (3, rue de la Baclerie), se démarquent vraiment des autres. Croustillantes et moelleuses à la fois, elles sont également copieusement garnies. Je ne peux que vous conseiller la galette du curé, au curé nantais, LE fromage de Nantes, et à la saucisse fourrée au curé nantais ! Une tuerie ! En dessert, je me suis à chaque fois contentée d'une simple beurre-sucre afin d'apprécier au mieux la crêpe elle-même.

L'équipe (de filles) est très accueillante et la déco marine super mimi, surtout le coin cabine qui permet d'être un peu à l'écart.

Mon gros coup de coeur !!
Cet article m'aura pris un temps fou et j'ai maintenant le choix entre aller me coucher et me relire. Devinez l'option que je vais prendre !
J'espère en tout cas vous avoir donné envie de visiter Nantes qui se trouve qu'à deux petites heures de Paris !
Et bien sûr, July, si tu souhaites me reprendre sur certains points ou ajoutez quelques précisions, tu es la bienvenue !
05 novembre 2009
Direction Nantes !!!
Les gens !!!!!!
A l'heure où ce billet sera publié, je serai dans le métro en train de pester contrer tous les idiots qui ne savent pas marcher direction la gare Montparnasse pour prendre mon train pour Nantes !!!
Je suis à la fois tout excitée de partir et un peu angoissée car je n'ai pas fini tout ce que j'avais à faire (est-ce que ça va être comme ça pendant trois ans ??!!!).

Ma liste d'adresses à tester est prête (je vais me gaver de galettes et de crèpes !!) mais on ne peut pas en dire autant de ma valise, bouh !!! Enfin, du moment que je n'oublie pas mon tome 6 d'"Harry Potter" tout va bien, je serais vraiment navrée de devoir acheter un Guillaume Musso à la gare (mouhahaha !).
Pour combler mon absence (genre...), j'ai programmé un billet vampiro-littéraire pour cet après-midi ainsi qu'un billet gourmand pour demain.
Je compte bien sûr tout vous raconter de mon long week-end nantais dès mon retour ici (mardi ou mercredi), en attendant, vous serez gentils de prier pour qu'il ne pleuve pas sur Nantes ces prochains jours ^^

Des bisous :)
26 octobre 2009
Celle qui partait à Nantes
La semaine prochaine, je vais quitter Paris quelques jours, direction Nantes, une ville que je ne connais pas du tout mais qui me tente depuis longtemps (avec Lyon, Lille et Toulouse).
J'ai donc farfouillé dans plusieurs guides et sur plusieurs sites Internet afin de dresser une liste de choses à voir, à faire et d'adresses où manger et boire (sans modération ^^).
Si j'ai bien tout compris, je ne peux pas passer à côté du Château des Ducs de Bretagne, du musée Jules Verne, du passage Pommeraye et de la place Graslin.

Côté adresses, j'ai relevé un bar à soupes, Le p'tit bouillon, une brasserie, La Cigale, un salon de thé, Le clan des Nanas.
En revanche, le nombre de crêperies est tellement impressionnant que je suis incapable de faire des choix !
Aussi, chers amis lecteurs, si vous avez déjà visité Nantes ou, mieux, si vous y vivez, HELPPPPPPPP !!!
J'aimerais plein de bonnes adresses de crêperies mais aussi celles de tous vos restaurants/ salons de thé/ brunch/ bars favoris !!
Merci ;)
16 juillet 2009
Dans les pas de Claude Monet à Giverny
Des semaines que ça me titillait, que j'en parlais, que je furetais de site en site. Il fallait absolument que je découvre Giverny, dont les photos me laissaient rêveuse, moi qui pourtant suis allergique à la nature. Je ne plaisante pas en disant cela. Une simple promenade dans le bois de Vincennes et j'éternue pendant des heures ! Que voulez-vous, mes poumons sont habitués à la pollution, ils supportent mal que je leur fasse ce genre de petite blague ! Les remplir d'air pur ?! Quelle drôle d'idée ! Par ailleurs, je n'ai jamais été émue par les paysages champêtres. Ce qui me parle ? Les paysages industriels, une cheminée recrachant de la fumée grise, une usine désaffectée. Si je devais tourner un film, cela se ferait à Manchester et il ressemblerait à Eraserhead.
Mais bizarrement, je rêvais d'une balade à Giverny, où Monet s'est installé en 1883. C'est toujours très enthousiasmant de découvrir un lieu qui a inspiré un artiste, cela nous permet de mieux le connaître, de voir son oeuvre différemment, de comprendre un peu mieux ce qu'il a voulu nous transmettre.
En découvrant ce lieu, son lieu, je repensais à ce film de Jean Becker, Dialogue avec mon jardinier, dans lequel un peintre, Daniel Auteuil, rebaptisé Dupinceau, se (re)lie d'amitié avec son jardinier, Jean-Pierre Darroussin ou Dujardin. J'avais adoré ce film et je me demandais ce qu'en aurait pensé Monet. Peut-être rien du tout, mais quelque chose me dit qu'il ne l'aurait pas laissé indifférent, lui qui était aussi bien un Dupinceau qu'un Dujardin.
En effet, cette visite à Giverny m'a permis de vraiment comprendre l'importance de la nature dans l'oeuvre de Monet, qui avouait modestement "Je dois peut-être aux fleurs d'avoir été peintre". Inversement, on peut penser que ce sont ses connaissances d'artiste qui lui ont permis de créer un endroit aussi impressionnant.
La découverte du Giverny de Monet commence par la visite de sa maison, une demeure magnifique, qui donne envie d'y recevoir sans cesse des invités, d'y voir des enfants courir, entrer, sortir et rire (pourtant, je ne suis pas très branchée gamins, vous le savez !). Je n'aime pas tellement pénetrer ainsi chez les gens, je trouve ce genre de visite un peu... étrange ! Encore plus lorsqu'on se retrouve à quinze dans une pièce qui fut une chambre, une pièce intime, à regarder un lit qui, finalement, n'est qu'un lit ! C'est donc en quatrième vitesse que j'ai traversé les pièces, seulement intéressée par l'impressionnante collection d'estampes japonaises du peintre. Moi qui suis admirative de l'oeuvre d'Hokusai, j'étais ravie ! Comment s'extasier devant une série de casseroles quand on a le plaisir d'être face à La grande vague de Kanagawa ?! N'empêche, j'avoue avoir été séduite par les deux grandes pièces du rez-de-chaussée, la salle à manger, aux murs jaunes si chaleureux, et la cuisine, si bleue et accueillante.

Photo provenant du site de la Fondation (les photos étant interdites à l'intérieur de la maison).
Ce qui me faisait réellement trépigner depuis des jours, c'était de découvrir ce qu'on pourrait nommer "le jardin de fleurs", Le Clos Normand, et Le jardin d'eau.
Pour connaître plus de détails sur leur création, je vous invite à faire un tour sur le site de la Fondation, il est inutile que je paraphrase leurs articles, brefs mais très instructifs.
Je vous propose, plutôt qu'un long discours, ces quelques photos que j'ai pu prendre au cours de ma promenade









Il faut vraiment être dénué de toute sensibilité pour ne pas être ému devant un tel spectacle. Toutes ces fleurs aux mille couleurs, ces bambous, ce pont japonais, ces saules, ces nymphéas... Tout ceci est incontestablement magnifique et ce doit d'être vu au moins une fois.
Néanmoins, est-ce parce que je m'en faisais une montagne depuis des semaines, ou parce que, malgré la beauté des lieux, il est impossible de s'y sentir vraiment bien, entouré de dizaines de touristes mitraillant la moindre abeille, ma découverte des jardins m'a un peu laissée sur ma faim...
J'aimerais par contre redécouvrir ces beautés en hiver, recouvertes de neige. Les eaux gelées, les arbres nus et les fleurs endormies me parlent davantage ! Malheureusement, on ne peut les visiter que d'avril à novembre. Celle qui veut toujours l'impossible, c'est moi !
Pour avoir toutes les informations pour vous rendre à Giverny, je vous renvoie encore une fois vers le site (que je suis feignante aujourd'hui !). Sachez, pour la petite info, qu'il nous aura fallu quarante-cinq minutes de voiture pour nous y rendre. Un saut de puce en somme.
08 avril 2009
Mon Noël à Colmar
Je sais bien que nous sommes en avril et que Noël est déjà loin mais vu le temps qu'il fait vous n'aurez pas trop de mal à vous imaginer en décembre ! J'ai beaucoup trainé avant d'écrire cet article car je voulais attendre de ressentir le besoin de me replonger dans mes souvenirs de vacances. Aujourd'hui, avec ce temps tout gris et mon nez tout rouge, me semble être le jour idéal !
Je vous le disais en décembre, je n'aime pas spécialement les fêtes de fin d'année : on se sent obligé d'être aimable avec tout le monde, on est forcé de fréquenter des gens qu'on n'apprécie pas spécialement le reste de l'année et puis surtout, pour moi, Noël me rappelle toujours mon enfance, quand j'étais obligée d'être séparée soit de mon père, soit de ma mère en fonction des années paires ou impaires.
Quand on m'a proposé de partir une semaine en Alsace afin de passer Noël à Colmar, ville que je ne connaissais pas, j'ai bien sûr sauté sur l'occasion. Occasion de découvrir de nouveaux paysages mais aussi de m'éloigner de ma famille Addams. Et je dois dire que je n'ai pas été déçue : Colmar est la ville idéale pour passer les fêtes de fin d'année, même une vieille ronchonne comme moi qui déteste tout et tout le monde, s'est sentie envahie par la magie de Noël !
Il faudrait vraiment être un bloc de marbre pour ne pas être transporté par cette ville, relativement petite, qui propose cinq marchés de Noël à elle seule ! Et pour avoir passé une journée à Strasbourg, où les marchés de Noël ont le charme de ceux qu'on trouve à Paris -c'est à dire qu'ils ne ressemblent à rien-, je peux vous dire que ceux qui se trouvent à Colmar sont dignes d'un Walt Disney ! Et on n'y trouve pas des objets totalement hors sujet comme des savonettes de Provence, mais exclusivement des produits qui évoquent la douceur et le charme propre à la période de Noël. Mon marché préféré, sur lequel je suis allée me balader chaque jour est celui entièrement dédié aux enfants ! On y trouvait quantité de jouets et de sucreries mais également un vendeur de chocolat chaud à la cannelle et au chocolat blanc ! Un vrai régal !
Malheureusement, je n'ai pas de jolies photos à vous montrer étant donné qu'il y avait un monde fou sur les marchés chaque jour, j'ai des têtes de rats sur tous mes clichés.
Après une petite promenade à travers tous ces châlets chaleureux, j'adorais me réchauffer avec un petit verre de vin chaud et des bretzels (j'en ai mangés jusqu'à l'overdose !) Autre petit plaisir, se poser dans l'un des nombreux petits restaurants, appelés winstubs, pour déguster potage d'hiver, tarte flambée, le tout arrosé de bière de Noël
Ce qui frappe lorsqu'on arrive dans Colmar c'est que toute la ville se mobilise pour créer une ambiance féérique : tous les habitants décorent leurs fenêtres, tous les commerçants mettent en valeur leurs vitrines, la Ville même met à leur disposition des centaines de sapins que l'on retrouve ainsi à chaque coin de rue. Lors d'une visite guidée j'ai appris que chaque année un thème était proposé. Ainsi, il ne s'agit pas seulement pour les colmariens de ressortir les mêmes décorations chaque année. Le thème de 2008 était les nounours. On pouvait donc en trouver absolument partout

Le fait que chacun mette la main à la pâte pour donner à la ville un air de fête donne l'impression d'être dans un petit village et surtout témoigne d'une certaine solidarité entre les habitants qui souhaitent tous faire de leur ville un cocon.

Même sans toutes ces belles décorations, Colmar est une petite ville vraiment mignonne, où on a envie de flâner pendant des heures. L'architecture typiquement alsacienne y est pour beaucoup : les maisons à colombages aux couleurs vives sont semblables à des maisons de poupées. On peut constater que ces maisons ont une base étroite et s'élargissent dès le premier étage, si bien qu'il peut y avoir une différence de 10 à 15 m² entre la surface du rez-de-chaussée et celle du troisième étage. La guide nous a alors expliqué qu'à l'époque, les impôts étaient calculées en fonction de la surface habitable au sol. C'est pourquoi, afin de gagner de la place sans y laisser des plumes, les maisons ont cette drôle de forme ! On a également appris que chaque poutre était marquée d'un chiffre (que l'on peut encore lire sur certaines) afin qu'on puisse reconstruire la maison à l'identique s'il était nécessaire de la déconstruire. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, ces maisons sont construites et tiennent depuis des siècles alors qu'il n'y a aucun clou !

Une des plus belles maisons de la ville est la Maison Pfister construite en 1537 par le chapelier Ludwig Sherer. Conçue en pierre et en bois, elle étonne par sa grande galerie et son oriel d'angle sur deux étages

Colmar est également une ville riche en musées. On peut notamment visiter le musée Bartholdi, maison natale de Frédéric-Auguste Bartholdi, né à Colmar en 1834, et connu pour ses nombreuses sculptures. Je suis absolument certaine que vous connaissez au moins une de ses oeuvres puisqu'on lui doit la statue de la Liberté offerte par la France aux Etats-Unis. Rien que ça !
Je n'ai pas pu le visiter mais j'ai pu admirer dans la cour du musée un de ses bronzes intitulé Grands soutiens du monde (la justice, le travail et la patrie), exposé au Salon de Paris en 1902

J'ai par contre pu visiter trois autres musées dont le musée d'Unterlinden qui est immense ! Cet ancien couvent de dominicaines est l'un des musées des Beaux-Arts de province les plus visités en France. Je ne m'attendais vraiment pas à cela puisqu'au départ j'y suis allée pour l'exposition temporaire dédiée aux lanternes magiques (les ancêtres du cinéma). Mais en fait, il y a plusieurs galeries et beaucoup de salles incroyablement grandes, dont l'une d'elles abrite le célèbre retable d'Issenheim. J'étais aux anges puisque j'adore l'art religieux, les Vierges à l'enfant et tous les trucs de culs bénis, je suis fan. On trouve donc tout autour du cloître et de l'église plusieurs collections d'art ancien (archéologie, arts et traditions populaires, arts décoratifs, peintures et sculptures du XV° et XVI° siècles,... ) mais aussi d'art moderne (XIX° et XX° siècles).


J'ai également visité le museum d'Histoire naturelle et d'ethnographie qui proposait une expostion très ludique sur les rapports entre l'homme et les primates. Le museum qui occupe les anciens locaux de l'Hôtel de Ville est assez petit et n'a pas vraiment d'interêt d'un point de vue architectural (d'où l'absence de photo).
Enfin, j'ai adoré, et ne peux qu'encourager les gens qui passeront par Colmar ces prochaines semaines à y faire une halte, le musée du jouet et du petit train ! A Paris nous avons le musée de la Poupée, qui est sympathique mais vraiment tout petit. Le musée du jouet de Colmar est très grand (il se compose de plusieurs étages) et l'exposition temporaire qui s'y tient jusqu'au 30 septembre est brillante.
On peut y découvrir les sculptures de Francis Deransart qui sont pleines de poésie et d'humour. Je vous laisse juger



Quelle imagination !
Le musée nous permet également de redécouvrir les jouets du temps jadis, où la PS3 et son amie la DS n'existaient pas encore ! La -encore et toujours- petite fille que je suis était émerveillée par les centaines de poupées présentes dans le musée. Les garçons ne sont pas en reste puisqu'un étage entier est consacré aux jeux de construction et aux trains électriques (il y a d'ailleurs un circuit très impressionnant)


Enfin, tout comme on trouve à Strasbourg un charmant quartier nommé la Petite-France, on trouve à Colmar la Petite-Venise, qui est tout aussi mignon avec ses canaux et ses belles maisons

Voilà pour cette petite visite de Colmar !
Vous comprenez pourquoi j'ai passé d'excellentes fêtes de Noël ? ! Mes journées là-bas étaient tout simplement magiques : promenade en ville, petits achats (de douceurs) sur les marchés, arrêt vin chaud/ bretzel au munster ou chocolat chaud/ bretzel au sucre, visites de musées,... On ne peut qu'être heureux ! D'autant plus que j'avais le plaisir de rentrer chaque soir dans un joli appartement situé juste en face de la patinoire découverte et du marché aux sapins. Un bon bain, quelques pages de ma chère Anne Perry et au lit !
Dommage qu'on ne puisse pas faire ça plus d'une semaine par an !
22 janvier 2009
Une journée à Strasbourg
Pendant les fêtes, j'ai passé une petite semaine en Alsace, plus précisément à Colmar. C'est vraiment l'endroit idéal pour fêter Noël surtout quand -et c'est mon cas- on déteste ça ! J'ai vraiment adoré mon séjour colmarien et c'est pourquoi aujourd'hui je vais simplement vous parler de ma journée... à Strasbourg. Non, je ne suis pas cinglée ! C'est juste que pour parler de Colmar, je veux prendre mon temps, choisir les bonnes photos, et, pourquoi pas, vous donnez envie d'y aller l'an prochain.
Ma journée à Strasbourg était motivée par l'envie insoutenable de visiter l'exposition Art is Arp qui se tient jusqu'au 15 fevrier au musée d'art moderne (je vous en parle la semaine prochaine, il le faut, il le faut !). J'avais aussi envie de visiter cette ville, qui est quand même la capitale européenne bordel ! J'attendais donc cette journée avec impatience et j'étais ravie de sortir un peu du cocon qu'est Colmar. Mais dès mon arrivée à la gare, j'ai rapidement déchanté... A l'office du tourisme, on nous propose un plan de la ville à 1 euro ! Je n'ai jamais vu ça ! Depuis quand les plans sont-ils devenus payants ? En sortant de la gare, nous tombons sur le premier marché de Noël de la ville qui n'a strictement rien à voir avec les marchés de Colmar. En fait, tous les marchés de Noël de Strasbourg ressemblent à ceux que nous avons à Paris, vers Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Près, etc. Autrement dit : ils ne ressemblent à rien ! D'ailleurs, à Strasbourg, on ne sent pas vraiment l'esprit de Noël, les vitrines, les façades des immeubles, les rues sont loin d'être aussi belles et aussi décorées qu'à Colmar. Et pour tout vous dire, dans le petit guide de la ville donné avec le plan, la photo qui illustre l'article sur les lumières de Noël est une photo de... Colmar (et bien sûr, cela n'est écrit nulle part) ! Je crois qu'on peut appeler ça de l'arnaque ! J'ai l'impression que cette ville est une pompe à fric. Paris aussi me direz-vous, mais là, c'est différent (sûrement le coup du plan à 1 euro qui m'a mise dans de mauvaises dispositions !). On décide de se promener un peu avant que j'aille au musée. La ville ne me fait pas une bonne impression, des tram arrivent dans tous les sens, il n'y a pas de trottoirs, il y a énormement de monde, bref, à mes yeux, Strasbourg a tous les inconvénients d'une grande ville et tous ceux d'une ville de province.
Mais Fifi a un coeur (si, si, derrière l'épaisse couche de glace), et elle sait apprécier les belles choses. Aussi, Strasbourg m'a charmée par certains aspects : ses rues piétonnes, ses grandes places, son architecture étonnante. Et il y a bien évidemment la magnifique cathédrale qui, tout en étant incroyablement impressionnante m'a semblé étonnamment fragile, comme si elle était recouverte de dentelle


Devant elle, on se sent tout petit ! Je n'ai pas eu le temps (ni l'envie) de faire la queue pour y monter mais j'imagine que de la haut la vue doit être splendide.
Sur la place de la cathédrale se trouve également la Maison Kammerzell, construite en 1427, dont les colombages sont magnifiques

Un peu plus loin sur la place se trouve Le Palais des Rohan, un bâtiment du XVIII° siècle, construit pour remplacer le précédent palais épiscopal. Aujourd'hui, il abrite trois musées : les Arts Décoratifs, les Beaux-Arts et le musée archéologique

Nous arrivons maintenant à ce qui m'a vraiment séduite à Strasbourg, à ce qui me permet de dire que c'est une ville qui a (finalement) son charme : le quartier de la petite France. Avec ses canaux et ses petites ruelles, la petite France est une petite Venise du Nord. C'est le seul endroit de la ville dans lequel je me suis sentie vraiment bien



Tout près de cet adorable quartier (où il est possible de faire du bateau, huhu), se trouvent les Ponts couverts, trois ponts autrefois recouverts d'immenses toitures en bois, ainsi que le barrage Vauban, construit en complément des Ponts couverts en 1690

Voilà pour ce petit tour de Strasbourg ! Il y a plein de choses que je n'ai pas pu voir (manque de temps et pas vraiment envie de potasser les lignes de tram pour sortir du centre-ville), mais ce que je regrette le plus est de ne pas avoir pu me rendre au musée du chocolat (autrement dit : le paradis sur terre !). Pour une autre fois peut-être, bien que je doute franchement de retourner dans cette ville qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.