05 novembre 2009
Direction Nantes !!!
Les gens !!!!!!
A l'heure où ce billet sera publié, je serai dans le métro en train de pester contrer tous les idiots qui ne savent pas marcher direction la gare Montparnasse pour prendre mon train pour Nantes !!!
Je suis à la fois tout excitée de partir et un peu angoissée car je n'ai pas fini tout ce que j'avais à faire (est-ce que ça va être comme ça pendant trois ans ??!!!).

Ma liste d'adresses à tester est prête (je vais me gaver de galettes et de crèpes !!) mais on ne peut pas en dire autant de ma valise, bouh !!! Enfin, du moment que je n'oublie pas mon tome 6 d'"Harry Potter" tout va bien, je serais vraiment navrée de devoir acheter un Guillaume Musso à la gare (mouhahaha !).
Pour combler mon absence (genre...), j'ai programmé un billet vampiro-littéraire pour cet après-midi ainsi qu'un billet gourmand pour demain.
Je compte bien sûr tout vous raconter de mon long week-end nantais dès mon retour ici (mardi ou mercredi), en attendant, vous serez gentils de prier pour qu'il ne pleuve pas sur Nantes ces prochains jours ^^

Des bisous :)
26 octobre 2009
Celle qui partait à Nantes
La semaine prochaine, je vais quitter Paris quelques jours, direction Nantes, une ville que je ne connais pas du tout mais qui me tente depuis longtemps (avec Lyon, Lille et Toulouse).
J'ai donc farfouillé dans plusieurs guides et sur plusieurs sites Internet afin de dresser une liste de choses à voir, à faire et d'adresses où manger et boire (sans modération ^^).
Si j'ai bien tout compris, je ne peux pas passer à côté du Château des Ducs de Bretagne, du musée Jules Verne, du passage Pommeraye et de la place Graslin.

Côté adresses, j'ai relevé un bar à soupes, Le p'tit bouillon, une brasserie, La Cigale, un salon de thé, Le clan des Nanas.
En revanche, le nombre de crêperies est tellement impressionnant que je suis incapable de faire des choix !
Aussi, chers amis lecteurs, si vous avez déjà visité Nantes ou, mieux, si vous y vivez, HELPPPPPPPP !!!
J'aimerais plein de bonnes adresses de crêperies mais aussi celles de tous vos restaurants/ salons de thé/ brunch/ bars favoris !!
Merci ;)
16 juillet 2009
Dans les pas de Claude Monet à Giverny
Des semaines que ça me titillait, que j'en parlais, que je furetais de site en site. Il fallait absolument que je découvre Giverny, dont les photos me laissaient rêveuse, moi qui pourtant suis allergique à la nature. Je ne plaisante pas en disant cela. Une simple promenade dans le bois de Vincennes et j'éternue pendant des heures ! Que voulez-vous, mes poumons sont habitués à la pollution, ils supportent mal que je leur fasse ce genre de petite blague ! Les remplir d'air pur ?! Quelle drôle d'idée ! Par ailleurs, je n'ai jamais été émue par les paysages champêtres. Ce qui me parle ? Les paysages industriels, une cheminée recrachant de la fumée grise, une usine désaffectée. Si je devais tourner un film, cela se ferait à Manchester et il ressemblerait à Eraserhead.
Mais bizarrement, je rêvais d'une balade à Giverny, où Monet s'est installé en 1883. C'est toujours très enthousiasmant de découvrir un lieu qui a inspiré un artiste, cela nous permet de mieux le connaître, de voir son oeuvre différemment, de comprendre un peu mieux ce qu'il a voulu nous transmettre.
En découvrant ce lieu, son lieu, je repensais à ce film de Jean Becker, Dialogue avec mon jardinier, dans lequel un peintre, Daniel Auteuil, rebaptisé Dupinceau, se (re)lie d'amitié avec son jardinier, Jean-Pierre Darroussin ou Dujardin. J'avais adoré ce film et je me demandais ce qu'en aurait pensé Monet. Peut-être rien du tout, mais quelque chose me dit qu'il ne l'aurait pas laissé indifférent, lui qui était aussi bien un Dupinceau qu'un Dujardin.
En effet, cette visite à Giverny m'a permis de vraiment comprendre l'importance de la nature dans l'oeuvre de Monet, qui avouait modestement "Je dois peut-être aux fleurs d'avoir été peintre". Inversement, on peut penser que ce sont ses connaissances d'artiste qui lui ont permis de créer un endroit aussi impressionnant.
La découverte du Giverny de Monet commence par la visite de sa maison, une demeure magnifique, qui donne envie d'y recevoir sans cesse des invités, d'y voir des enfants courir, entrer, sortir et rire (pourtant, je ne suis pas très branchée gamins, vous le savez !). Je n'aime pas tellement pénetrer ainsi chez les gens, je trouve ce genre de visite un peu... étrange ! Encore plus lorsqu'on se retrouve à quinze dans une pièce qui fut une chambre, une pièce intime, à regarder un lit qui, finalement, n'est qu'un lit ! C'est donc en quatrième vitesse que j'ai traversé les pièces, seulement intéressée par l'impressionnante collection d'estampes japonaises du peintre. Moi qui suis admirative de l'oeuvre d'Hokusai, j'étais ravie ! Comment s'extasier devant une série de casseroles quand on a le plaisir d'être face à La grande vague de Kanagawa ?! N'empêche, j'avoue avoir été séduite par les deux grandes pièces du rez-de-chaussée, la salle à manger, aux murs jaunes si chaleureux, et la cuisine, si bleue et accueillante.

Photo provenant du site de la Fondation (les photos étant interdites à l'intérieur de la maison).
Ce qui me faisait réellement trépigner depuis des jours, c'était de découvrir ce qu'on pourrait nommer "le jardin de fleurs", Le Clos Normand, et Le jardin d'eau.
Pour connaître plus de détails sur leur création, je vous invite à faire un tour sur le site de la Fondation, il est inutile que je paraphrase leurs articles, brefs mais très instructifs.
Je vous propose, plutôt qu'un long discours, ces quelques photos que j'ai pu prendre au cours de ma promenade









Il faut vraiment être dénué de toute sensibilité pour ne pas être ému devant un tel spectacle. Toutes ces fleurs aux mille couleurs, ces bambous, ce pont japonais, ces saules, ces nymphéas... Tout ceci est incontestablement magnifique et ce doit d'être vu au moins une fois.
Néanmoins, est-ce parce que je m'en faisais une montagne depuis des semaines, ou parce que, malgré la beauté des lieux, il est impossible de s'y sentir vraiment bien, entouré de dizaines de touristes mitraillant la moindre abeille, ma découverte des jardins m'a un peu laissée sur ma faim...
J'aimerais par contre redécouvrir ces beautés en hiver, recouvertes de neige. Les eaux gelées, les arbres nus et les fleurs endormies me parlent davantage ! Malheureusement, on ne peut les visiter que d'avril à novembre. Celle qui veut toujours l'impossible, c'est moi !
Pour avoir toutes les informations pour vous rendre à Giverny, je vous renvoie encore une fois vers le site (que je suis feignante aujourd'hui !). Sachez, pour la petite info, qu'il nous aura fallu quarante-cinq minutes de voiture pour nous y rendre. Un saut de puce en somme.
08 avril 2009
Mon Noël à Colmar
Je sais bien que nous sommes en avril et que Noël est déjà loin mais vu le temps qu'il fait vous n'aurez pas trop de mal à vous imaginer en décembre ! J'ai beaucoup trainé avant d'écrire cet article car je voulais attendre de ressentir le besoin de me replonger dans mes souvenirs de vacances. Aujourd'hui, avec ce temps tout gris et mon nez tout rouge, me semble être le jour idéal !
Je vous le disais en décembre, je n'aime pas spécialement les fêtes de fin d'année : on se sent obligé d'être aimable avec tout le monde, on est forcé de fréquenter des gens qu'on n'apprécie pas spécialement le reste de l'année et puis surtout, pour moi, Noël me rappelle toujours mon enfance, quand j'étais obligée d'être séparée soit de mon père, soit de ma mère en fonction des années paires ou impaires.
Quand on m'a proposé de partir une semaine en Alsace afin de passer Noël à Colmar, ville que je ne connaissais pas, j'ai bien sûr sauté sur l'occasion. Occasion de découvrir de nouveaux paysages mais aussi de m'éloigner de ma famille Addams. Et je dois dire que je n'ai pas été déçue : Colmar est la ville idéale pour passer les fêtes de fin d'année, même une vieille ronchonne comme moi qui déteste tout et tout le monde, s'est sentie envahie par la magie de Noël !
Il faudrait vraiment être un bloc de marbre pour ne pas être transporté par cette ville, relativement petite, qui propose cinq marchés de Noël à elle seule ! Et pour avoir passé une journée à Strasbourg, où les marchés de Noël ont le charme de ceux qu'on trouve à Paris -c'est à dire qu'ils ne ressemblent à rien-, je peux vous dire que ceux qui se trouvent à Colmar sont dignes d'un Walt Disney ! Et on n'y trouve pas des objets totalement hors sujet comme des savonettes de Provence, mais exclusivement des produits qui évoquent la douceur et le charme propre à la période de Noël. Mon marché préféré, sur lequel je suis allée me balader chaque jour est celui entièrement dédié aux enfants ! On y trouvait quantité de jouets et de sucreries mais également un vendeur de chocolat chaud à la cannelle et au chocolat blanc ! Un vrai régal !
Malheureusement, je n'ai pas de jolies photos à vous montrer étant donné qu'il y avait un monde fou sur les marchés chaque jour, j'ai des têtes de rats sur tous mes clichés.
Après une petite promenade à travers tous ces châlets chaleureux, j'adorais me réchauffer avec un petit verre de vin chaud et des bretzels (j'en ai mangés jusqu'à l'overdose !) Autre petit plaisir, se poser dans l'un des nombreux petits restaurants, appelés winstubs, pour déguster potage d'hiver, tarte flambée, le tout arrosé de bière de Noël
Ce qui frappe lorsqu'on arrive dans Colmar c'est que toute la ville se mobilise pour créer une ambiance féérique : tous les habitants décorent leurs fenêtres, tous les commerçants mettent en valeur leurs vitrines, la Ville même met à leur disposition des centaines de sapins que l'on retrouve ainsi à chaque coin de rue. Lors d'une visite guidée j'ai appris que chaque année un thème était proposé. Ainsi, il ne s'agit pas seulement pour les colmariens de ressortir les mêmes décorations chaque année. Le thème de 2008 était les nounours. On pouvait donc en trouver absolument partout

Le fait que chacun mette la main à la pâte pour donner à la ville un air de fête donne l'impression d'être dans un petit village et surtout témoigne d'une certaine solidarité entre les habitants qui souhaitent tous faire de leur ville un cocon.

Même sans toutes ces belles décorations, Colmar est une petite ville vraiment mignonne, où on a envie de flâner pendant des heures. L'architecture typiquement alsacienne y est pour beaucoup : les maisons à colombages aux couleurs vives sont semblables à des maisons de poupées. On peut constater que ces maisons ont une base étroite et s'élargissent dès le premier étage, si bien qu'il peut y avoir une différence de 10 à 15 m² entre la surface du rez-de-chaussée et celle du troisième étage. La guide nous a alors expliqué qu'à l'époque, les impôts étaient calculées en fonction de la surface habitable au sol. C'est pourquoi, afin de gagner de la place sans y laisser des plumes, les maisons ont cette drôle de forme ! On a également appris que chaque poutre était marquée d'un chiffre (que l'on peut encore lire sur certaines) afin qu'on puisse reconstruire la maison à l'identique s'il était nécessaire de la déconstruire. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, ces maisons sont construites et tiennent depuis des siècles alors qu'il n'y a aucun clou !

Une des plus belles maisons de la ville est la Maison Pfister construite en 1537 par le chapelier Ludwig Sherer. Conçue en pierre et en bois, elle étonne par sa grande galerie et son oriel d'angle sur deux étages

Colmar est également une ville riche en musées. On peut notamment visiter le musée Bartholdi, maison natale de Frédéric-Auguste Bartholdi, né à Colmar en 1834, et connu pour ses nombreuses sculptures. Je suis absolument certaine que vous connaissez au moins une de ses oeuvres puisqu'on lui doit la statue de la Liberté offerte par la France aux Etats-Unis. Rien que ça !
Je n'ai pas pu le visiter mais j'ai pu admirer dans la cour du musée un de ses bronzes intitulé Grands soutiens du monde (la justice, le travail et la patrie), exposé au Salon de Paris en 1902

J'ai par contre pu visiter trois autres musées dont le musée d'Unterlinden qui est immense ! Cet ancien couvent de dominicaines est l'un des musées des Beaux-Arts de province les plus visités en France. Je ne m'attendais vraiment pas à cela puisqu'au départ j'y suis allée pour l'exposition temporaire dédiée aux lanternes magiques (les ancêtres du cinéma). Mais en fait, il y a plusieurs galeries et beaucoup de salles incroyablement grandes, dont l'une d'elles abrite le célèbre retable d'Issenheim. J'étais aux anges puisque j'adore l'art religieux, les Vierges à l'enfant et tous les trucs de culs bénis, je suis fan. On trouve donc tout autour du cloître et de l'église plusieurs collections d'art ancien (archéologie, arts et traditions populaires, arts décoratifs, peintures et sculptures du XV° et XVI° siècles,... ) mais aussi d'art moderne (XIX° et XX° siècles).


J'ai également visité le museum d'Histoire naturelle et d'ethnographie qui proposait une expostion très ludique sur les rapports entre l'homme et les primates. Le museum qui occupe les anciens locaux de l'Hôtel de Ville est assez petit et n'a pas vraiment d'interêt d'un point de vue architectural (d'où l'absence de photo).
Enfin, j'ai adoré, et ne peux qu'encourager les gens qui passeront par Colmar ces prochaines semaines à y faire une halte, le musée du jouet et du petit train ! A Paris nous avons le musée de la Poupée, qui est sympathique mais vraiment tout petit. Le musée du jouet de Colmar est très grand (il se compose de plusieurs étages) et l'exposition temporaire qui s'y tient jusqu'au 30 septembre est brillante.
On peut y découvrir les sculptures de Francis Deransart qui sont pleines de poésie et d'humour. Je vous laisse juger



Quelle imagination !
Le musée nous permet également de redécouvrir les jouets du temps jadis, où la PS3 et son amie la DS n'existaient pas encore ! La -encore et toujours- petite fille que je suis était émerveillée par les centaines de poupées présentes dans le musée. Les garçons ne sont pas en reste puisqu'un étage entier est consacré aux jeux de construction et aux trains électriques (il y a d'ailleurs un circuit très impressionnant)


Enfin, tout comme on trouve à Strasbourg un charmant quartier nommé la Petite-France, on trouve à Colmar la Petite-Venise, qui est tout aussi mignon avec ses canaux et ses belles maisons

Voilà pour cette petite visite de Colmar !
Vous comprenez pourquoi j'ai passé d'excellentes fêtes de Noël ? ! Mes journées là-bas étaient tout simplement magiques : promenade en ville, petits achats (de douceurs) sur les marchés, arrêt vin chaud/ bretzel au munster ou chocolat chaud/ bretzel au sucre, visites de musées,... On ne peut qu'être heureux ! D'autant plus que j'avais le plaisir de rentrer chaque soir dans un joli appartement situé juste en face de la patinoire découverte et du marché aux sapins. Un bon bain, quelques pages de ma chère Anne Perry et au lit !
Dommage qu'on ne puisse pas faire ça plus d'une semaine par an !
22 janvier 2009
Une journée à Strasbourg
Pendant les fêtes, j'ai passé une petite semaine en Alsace, plus précisément à Colmar. C'est vraiment l'endroit idéal pour fêter Noël surtout quand -et c'est mon cas- on déteste ça ! J'ai vraiment adoré mon séjour colmarien et c'est pourquoi aujourd'hui je vais simplement vous parler de ma journée... à Strasbourg. Non, je ne suis pas cinglée ! C'est juste que pour parler de Colmar, je veux prendre mon temps, choisir les bonnes photos, et, pourquoi pas, vous donnez envie d'y aller l'an prochain.
Ma journée à Strasbourg était motivée par l'envie insoutenable de visiter l'exposition Art is Arp qui se tient jusqu'au 15 fevrier au musée d'art moderne (je vous en parle la semaine prochaine, il le faut, il le faut !). J'avais aussi envie de visiter cette ville, qui est quand même la capitale européenne bordel ! J'attendais donc cette journée avec impatience et j'étais ravie de sortir un peu du cocon qu'est Colmar. Mais dès mon arrivée à la gare, j'ai rapidement déchanté... A l'office du tourisme, on nous propose un plan de la ville à 1 euro ! Je n'ai jamais vu ça ! Depuis quand les plans sont-ils devenus payants ? En sortant de la gare, nous tombons sur le premier marché de Noël de la ville qui n'a strictement rien à voir avec les marchés de Colmar. En fait, tous les marchés de Noël de Strasbourg ressemblent à ceux que nous avons à Paris, vers Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Près, etc. Autrement dit : ils ne ressemblent à rien ! D'ailleurs, à Strasbourg, on ne sent pas vraiment l'esprit de Noël, les vitrines, les façades des immeubles, les rues sont loin d'être aussi belles et aussi décorées qu'à Colmar. Et pour tout vous dire, dans le petit guide de la ville donné avec le plan, la photo qui illustre l'article sur les lumières de Noël est une photo de... Colmar (et bien sûr, cela n'est écrit nulle part) ! Je crois qu'on peut appeler ça de l'arnaque ! J'ai l'impression que cette ville est une pompe à fric. Paris aussi me direz-vous, mais là, c'est différent (sûrement le coup du plan à 1 euro qui m'a mise dans de mauvaises dispositions !). On décide de se promener un peu avant que j'aille au musée. La ville ne me fait pas une bonne impression, des tram arrivent dans tous les sens, il n'y a pas de trottoirs, il y a énormement de monde, bref, à mes yeux, Strasbourg a tous les inconvénients d'une grande ville et tous ceux d'une ville de province.
Mais Fifi a un coeur (si, si, derrière l'épaisse couche de glace), et elle sait apprécier les belles choses. Aussi, Strasbourg m'a charmée par certains aspects : ses rues piétonnes, ses grandes places, son architecture étonnante. Et il y a bien évidemment la magnifique cathédrale qui, tout en étant incroyablement impressionnante m'a semblé étonnamment fragile, comme si elle était recouverte de dentelle


Devant elle, on se sent tout petit ! Je n'ai pas eu le temps (ni l'envie) de faire la queue pour y monter mais j'imagine que de la haut la vue doit être splendide.
Sur la place de la cathédrale se trouve également la Maison Kammerzell, construite en 1427, dont les colombages sont magnifiques

Un peu plus loin sur la place se trouve Le Palais des Rohan, un bâtiment du XVIII° siècle, construit pour remplacer le précédent palais épiscopal. Aujourd'hui, il abrite trois musées : les Arts Décoratifs, les Beaux-Arts et le musée archéologique

Nous arrivons maintenant à ce qui m'a vraiment séduite à Strasbourg, à ce qui me permet de dire que c'est une ville qui a (finalement) son charme : le quartier de la petite France. Avec ses canaux et ses petites ruelles, la petite France est une petite Venise du Nord. C'est le seul endroit de la ville dans lequel je me suis sentie vraiment bien



Tout près de cet adorable quartier (où il est possible de faire du bateau, huhu), se trouvent les Ponts couverts, trois ponts autrefois recouverts d'immenses toitures en bois, ainsi que le barrage Vauban, construit en complément des Ponts couverts en 1690

Voilà pour ce petit tour de Strasbourg ! Il y a plein de choses que je n'ai pas pu voir (manque de temps et pas vraiment envie de potasser les lignes de tram pour sortir du centre-ville), mais ce que je regrette le plus est de ne pas avoir pu me rendre au musée du chocolat (autrement dit : le paradis sur terre !). Pour une autre fois peut-être, bien que je doute franchement de retourner dans cette ville qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.
08 décembre 2008
En week-end au Manoir de Gressy
Où est Fifi ? La question était sur toutes les lèvres, à la "Une" de tous les journaux nationaux ; retrouver la disparue était la mission number one de tous les détectives de France et de Navarre. Après une longue semaine de silence radio, il est temps de mettre un terme à cet horrible suspens : Fifi se la coulait douce au Manoir de Gressy. Voilà, c'est dit, vous pouvez enfin respirer !
Alors, qu'est-ce donc que ce fameux Manoir ?
Le Manoir de Gressy est une demeure sublimissime, construite sur le site d'une ancienne ferme fortifiée du XVII° siècle. C'est l'endroit idéal pour se reposer, à seulement quelques kilomètres de Paris (35 kilomètres pour être précise). Le lieu est également très prisé pour les mariages, ce qui n'a rien d'étonnant vu le décor qu'il offre.
Un petit tour du propriétaire s'impose :


Même si le jardin doit être encore plus beau en été lorsqu'il est fleuri, s'y balader était quand même très agréable. Les chambres du rez-de-chaussée possédent une terrasse privée, facilitant l'accès au jardin mais aussi à sa belle piscine découverte (qui, là, était fermée évidemment).
Si l'extérieur du Manoir est plaisant, j'ai été totalement séduite par son décor intérieur. Dès mon entrée dans le hall, j'ai eu l'impression d'être dans un roman d'Anne Perry ou au coeur d'une partie de Cluedo ! L'atmosphère qui y règne est chaude et so british... Un grand escalier en bois permet d'accéder au salon du haut, dans lequel se trouve un billard, un baby-foot et un juke-box. Le salon du bas, celui dans lequel j'ai passé des heures délicieuses à siroter du champagne, offre plein de petits canapés adorables où il fait bon se lover :




Quant à la chambre, c'est un véritable havre de paix pour les Princesses modernes. En effet, si elle est décorée de lourds rideaux, de coussins brodés, de petits meubles en bois, elle est également équipée d'une salle de bain XXL, d'une connection Wi-Fi et d'un écran plat !



Ma jolie chambre souffrait néanmoins de deux mauvais points. Tout d'abord, le chauffage ne fonctionnait pas, si bien qu'à cinq heures du matin j'ai été obligée de passer un pull tellement il faisait froid. Ensuite, et c'est peut-être lié à l'absence de chaleur, au bout de quelques heures, la chambre est devenue très humide, au point qu'en défaisant ma valise en rentrant dans mon humble appartement, j'ai trouvé mes vêtements légèrement mouillés. Finalement, j'émettrai une petite critique sur les prix pratiqués pour pouvoir accéder aux chaînes cinéma : 12 euros par jour et par film ! Vous me direz, on ne se paye pas une chambre pour regarder la télé, certes, mais pour les gens qui restent plus longtemps, je trouve ça un peu abusé.
L'intérêt de passer un week-end au Manoir de Gressy est avant tout de pouvoir diner au restaurant Le Cellier du Manoir.

Avec à sa tête Laurent Fleutiaux, membre de l'Académie Culinaire Française et des Toques Blanches Internationales, ce restaurant gastronomique propose une carte variée et raffinée. Pour ma part, j'ai testé le menu Buissonier qui proposait :
Un délicieux gaspacho de moules safranées :

Un mille-feuilles de poireaux et magret de canard, servi avec du foi gras et son chutney aux fruits du mendiant :

Un filet de boeuf poelé au sel de guérande et sa farandole de légumes (je n'ai jamais rien mangé d'aussi bon) :

Et enfin le fabuleux dessert, une variation autour du chocolat :

Bien sûr le vin et tout le reste (café, thé, bouteille d'eau) sont compris dans le menu. D'ailleurs, en fin de repas, on a même droit à ça :

Après ce délicieux repas, siroter son Jet 27 vautrée dans un des jolis canapés du salon est absolument indispensable ! D'autant plus que quelques heures plus tard, il faut remettre ça avec le très copieux petit déjeuner présenté sous forme de buffet à volonté, avec thé Kusmi-Tea et jus de fruits frais à la clé :

Avec toute cette bonne nourriture, pas étonnant que le Manoir soit équipé d'une salle de sport et d'un sauna !
Ce petit week-end très agréable m'a fait autant de bien qu'une semaine de vacances. Le cadre qu'offre le Manoir est très reposant et le personnel est au petits soins. J'ai hâte que le printemps arrive pour remettre ça et profiter de la piscine !
Si un petit séjour au Manoir de Gressy vous tente, voici quelques infos :
Où ? Le Manoir de Gressy se trouve à trois kilomètres de la gare RER de Mitry-Claye (ligne B). Il faut compter une demi-heure de marche pour rejoindre le Manoir depuis la gare. Sachez qu'un taxi vous coûtera vingt-cinq euros.
Combien ? Pour une chambre, il faut compter entre deux cents et trois cents euros. Le menu Buissonier vous reviendra à quarante-six euros si ma mémoire est bonne et le petit-déjeuner quant à lui est à dix-neuf euros. Il me semble qu'en passant directement par l'hôtel, il est possible de bénéficier de tarifs préférentiels (type forfait séjour).
28 novembre 2008
Mais où est Fifi ?
Avant d'attaquer une dure semaine de travail, je pars faire un petit break ici :

Pour faire de beaux rêves, rien de mieux qu'une chambre de princesse :

J'ai hâte d'y être ! Mais où ? Suspens...
25 novembre 2008
Festival les Boréales à Caen, le retour
Jeudi soir, j'ai quitté Paris pour la ville de Caen que je n'avais jamais visitée, afin d'assister dès le vendredi matin au colloque L'Islande dans l'imaginaire, organisé par l'université. Je n'avais donc jamais mis un pied à Caen (la vilaine Fifi est une espèce qui quitte très rarement son nid parisien), et -honte à moi- je ne savais même pas qu'elle était la ville de Guillaume le Conquérant. J'ai donc profité de mon temps libre pour pallier mes lacunes caennaises !
Je vais être sympa et vous épargner un long résumé du colloque, qui du reste était passionnant, afin de vous faire profiter de ma visite.
Tout d'abord, petit passage obligé par le château Ducal, construit par Guillaume le Conquérant vers 1060, agrandit au XIII° siècle puis largement détruit par les bombardements. S'il ne reste plus grand chose du château aujourd'hui, son impressionnante enceinte fortifiée nous laisse deviner son importance et son incroyable superficie. En effet, le château de Guillaume le Conquérant est l'un des plus grands d'Europe :


S'il n'est plus possible de visiter le château à proprement dit, son enceinte abrite le musée des Beaux-Arts, fondé au XIX° siècle puis reconstruit en 1971, ainsi que le musée de Normandie, fondé en 1946 et ouvert depuis 1963 :


Prise par le temps, je n'ai pu visiter aucun de ces deux musées, mais ce n'est que partie remise. Par contre, je tenais absolument à voir l'exposition d'Adeline Keil, qui propose une vision atypique de l'Islande. J'ai été particulièrement touchée par la série de photos intitulée Portées aux nues qui met en scène des femmes nues, de tous âges, dans les vestiaires de la piscine municipale de Reykjavik. La photographe nous permet d'assister à un moment d'intimité sans pour autant faire de nous des voyeurs. L'exposition a lieu jusqu'au 20 décembre, dans un hôtel particulier vraiment splendide, rebaptisé l'artothèque :


J'ai été interpellée par l'impressionnant patrimoine religieux de la ville, d'ailleurs surnommée "la ville aux cent clochers". Hormis l'abbaye aux Hommes (qui abrite aujourd'hui l'Hôtel de Ville) et l'abbaye aux Dames (qui est aujourd'hui le siège du Conseil régional de Basse-Normandie)fondées par Guillaume le Conquérant, j'ai été séduite par l'église Saint-Pierre, en cours de restauration. Je l'ai mitraillée sous toutes les coutures !

Comme quoi, ce n'est pas parce qu'on côtoie Notre-Dame de Paris depuis plus de vingt ans qu'on est incapable d'admirer la beauté d'autres édifices religieux !
Caen offre donc pas mal de choses à voir et à visiter. Mais c'est aussi une ville qui permet de se promener dans des rues piétonnes très agréables et le long du port vraiment très animé (je n'ai jamais vu autant de pubs irlandais d'un coup -sauf à Dublin, of course- et de gens bourrés -sauf dans la rue de la Soif à Rennes, of course²):

On ne peut pas visiter Caen sans passer par le quartier du Vaugueux, petit Montmartre caennais, caché au pied du château. Ce quartier, autrefois très mal fréquenté est aujourd'hui le coin le plus charmant de la ville (à mon humble avis) où se trouvent de nombreux restaurants et surtout où les bâtiments sont restés intacts. C'est également dans ce petit quartier que les grands parents d'Edith Piaf tenaient un café (pour la minute people) :

Je n'ai pas du tout eu le temps de faire du tourisme culinaire mais je me suis régalée avec des oeufs cocotte à la crêperie L'Instant, près du port.
Je dois absolument retourner à Caen d'ici deux à trois semaines pour visiter les autres expos organisées dans le cadre des Boréales. Ce sera également l'occasion de faire un tour sur le marché de Noël, qui sera ouvert jusqu'au 24 décembre. L'occasion également de vous reparler de cette ville jeune et dynamique, très intéressante d'un point de vue culturel.
Ah ! J'allais oublié ! A Caen, j'ai aussi découvert ça :

Il y a des distributeurs de sacs à crottes de chien dans toute la ville, qui du coup est bien moins minée que Paris. A quand la même chose ici ? ?
Mes bonnes adresses :
L'hôtel de la fontaine, 26 rue Fontaine. Très économique (45 euros la chambre et 5,5 euros le petit déjeuner), confortable et très accueillant.
La crêperie L'Instant, 23 rue Lanfranc. Vaste choix de crêpes, galettes, omelettes, gaufres et... oeufs cocotte, pour un prix tout petit.
L'accro du bain, 10 rue Demolombe. Mon coup de coeur boutique ! Plein de boules effervescentes pour le bain, en forme de gâteau, de coeur, et plein de trucs de filles super mignons.
Sonic Records, 43, rue de bras. Disquaire très sympa et très pro.