Bonsoir, bonsoir mes Chers !

Comment allez-vous en cette tout fin de dimanche ? Avez-vous passé un agréable week-end ? Le printemps était-il de la fête par chez vous ? A Paris... hum..., c'est assez décevant jusqu'à maintenant, et le début de la semaine s'annonce assez catastrophique, il me semble. Quand sortirons-nous de cet hiver terrible, qui nous colle aux pompes comme un vieux Malabar ? Bbbbrrr !

Après mon marathon-rangement de la semaine passée, je pense -ces deux derniers jours- avoir réussi à concilier l'utile et l'agréable. J'ai dégommé plusieurs tâches pesantes tout en me laissant aller à quelques plaisirs légers :

  • J'ai trié et rangé trois semaines de cours et rédigé les trois prochaines explications de texte pour mon cours du mercredi matin. C'est bien la seule épreuve que je prépare avec enthousiasme et passion, la seule -à vrai dire- purement littéraire. Je découvre à chaque fois des textes magnifiques, de véritables invitations à la lecture. Et les analyser se révèle de plus en plus stimulant et passionnant.
  • Mon lit s'est paré d'une toute nouvelle tenue de saison. Il a de la chance, lui... ^^
  • J'ai pris le temps de m'occuper de mes cheveux et de faire un masque purifiant, histoire de commencer la semaine en beauté. Manque que la manucure, cela fait des mois que je cours derrière.
  • Organisé mes journées sur mon joli semainier.
  • Gourmandé avec modération mais plaisir : des crudités à la pelle (divinement préparées par ma petite mère), des soupes maison, un petit macaron italien fourré à la myrtille, un tout nouveau yaourt très miam, saveur abricot-pointe de gingembre, et des framboises toutes douces.
  • Repéré quelques jolies tenues parmi les nouvelles collections (d'ailleurs, le week-end prochain, j'attaque le grand tri des penderies) (boulot-boulot !).
  • Je me suis offert le luxe d'une relecture : L'Ecume des jours, de Boris Vian, en attendant l'adaptation de Gondry (nous en reparlerons ;))
  • J'ai fait l'acquisition de nouveaux romans et déjà dévoré la moitié de l'un d'entre eux ce matin ! Un vrai régal dont je vous toucherai quelques mots d'ici peu.
  • Et, comme tout au long de la semaine (j'ai renoué avec la séance de 13h qui me permet de voir quasiment un film chaque jour, Ô joie !), je suis allée au ciné.

Et c'est bien de cela dont je souhaite vous parler en mettant à l'honneur une petite merveille so british qui a sublimé une fin de samedi tout gris.

quartet

L'affiche m'avait immédiatement tapé dans l'oeil lors de notre séjour londonien en décembre : le casting, le réalisateur, l'atmosphère distinguée et le ton pince-sans-rire qui se laissaient deviner derrière ce décor bucolique. Mais, de retour en France, la bande-annonce aperçue trois-quatre fois m'avait fait déchanter... A qui se fier alors ? Instinct ou réflexion ? Coeur ou raison ? Mon attachement à la culture anglaise, mon envie de prendre du bon temps avec la fine fleur du cinéma et du théâtre britanniques auront eu raison de moi, et j'en suis absolument ra-vie !

Quartet m'a fait passer un moment délicieux que je vous souhaite à tous, mes bien chers lecteurs : écoutez votre coeur, écoutez MOI (^^) et trottez en salle vous délecter de ce concentré de bonne humeur, intelligent, fin, drôle, émouvant et tellement romantique.

Vous aurez, tout d'abord, le privilège de pénétrer dans une demeure magnifique, Beecham House, une maison de repos pour musiciens, au coeur de l'inimitable campagne anglaise. Je ne sais pas vous mais moi, je ne résiste jamais aux livres et aux films que je nomme "écrins". Ces histoires en mots ou en images, sentimentales ou rocambolesques, qui se déroulent dans un lieu qui devient, au fil des péripéties, un personnage essentiel du récit. Il est évident qu'ici, nous sommes servis. Beecham House, à l'instar de Downtown Abbey, de Hardy's dans Miracle on Regent Street, du petit salon de thé d'Un petit coin de paradis, avec ses salles somptueuses et conviviales, son grand escalier, son parc immense qui invite à la promenade et aux confidences, fait de nous des captifs tout à fait volontaires !

beecham

Vous aurez le bonheur de voir et revoir des acteurs incroyables : l'incomparable Maggie Smith (toujours aussi smart et perfide), l'Irlandais-Poudlardien Michael Gambon, le si craquant Sir Thomas Daniel Courtenay (s'il vous plaît) -solitaire coureur de fond et irrésistible menteur-, et le coquin Billy Connolly.

Que du très joli linge, parfaitement lavé, repassé, plié parfumé. Mais mon immense coup de coeur -Oh oui alors ! J'ai totalement craqué- est pour Pauline Collins,séductrice et espiègle comme pas deux. Chacune de ses apparitions est un miracle, un sourire volé, un éclat de bonheur. Quelle femme magnifique et actrice talentueuse, tant d'émotions et de tendresse dans chaque regard, chaque sourire,... Cela est aussi rare que pur. Une perle, en somme.

pauline collins

Vous découvrirez un film qui ose aborder un sujet étrangement tabou, la vieillesse, d'une façon très émouvante et juste, esquivant avec brio et fantaisie tous les redoutables clichés qu'on pouvait craindre ; un film drôlissime (j'ai ri comme rarement, pas aux éclats, non non, mais toujours avec étonnement et sincérité), jamais pesant, toujours très élégant et pétillant. Champagne ? Oui, champagne !

La vieillesse, il faut en parler, ici -dans ce billet- et là -dans cette première réalisation signée par un p'tit débutant, Dustin Hoffman. Mais il ne faut pas oublier tout le reste, la solidarité, la bienveillance, l'amour de l'art, le partage, la transmission,... Et la musique, bien entendu, cette passion qui réunit tous les pensionnaires de Beecham House après avoir rythmé leur vie, guidé leurs choix, façonné leur caractère, conduit leurs échecs aussi, parfois.

Quartet est, de fait, un film musical de qualité qui sème les accords et les envolées lyriques comme il fait naître les plus vives émotions.

quartet opéra

Néanmoins, à mes yeux -à mon coeur, plutôt, puisqu'il est beaucoup question de lui dans ce billet, Quartet aborde essentiellement, avec pudeur et tendresse, l'amour. Oh ! Quel romantisme ! Que de sourires satisfaits, encore une fois, mais aussi que de larmes écrasées à la vue de ces mains qui se serrent, à l'écoute des ces confidences, de ces échanges, de ces regrets trop longtemps tus et enfin exprimés. De cette demande...

Ah ! C'est en miettes que j'ai dû ramasser mon coeur de midinette, mes Chers ! 

quartet duo

Dois-je insister davantage pour vous convaincre ? N'hésitez pas à me le dire car je peux très bien continuer ainsi, à remplir des pages et des pages de compliments sur ce film, pendant des heures, sans me lasser et sans jamais manquer d'inspiration ! 

Je vous laisse méditer et prendre votre décision ; je vous dis juste qu'il serait bien dommage de laisser derrière vous une si belle occasion de vous faire plaisir.

Je vous souhaite une belle fin de week-end, lecteurs de bon goût (oui, je m'abaisse à user de flatterie ^^) suivi d'un excellent début de semaine :)