Vilaine Fifi

Les bavardages (parfois) culturels d'une vilaine Parisienne

22 janvier 2009

Blog en mode pause

Pendant une semaine il n'y aura pas d'article sur mon cher petit blog car je suis en plein travaux ! Le carrelage a pété, il faut casser tout le salon pour mettre du parquet. Je ne vous raconte pas ! L'appartement est sens dessus-dessous !

En attendant, je vous souhaite à tous de bonnes sorties !

A bientôt !

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Une journée à Strasbourg

Pendant les fêtes, j'ai passé une petite semaine en Alsace, plus précisément à Colmar. C'est vraiment l'endroit idéal pour fêter Noël surtout quand -et c'est mon cas- on déteste ça ! J'ai vraiment adoré mon séjour colmarien et c'est pourquoi aujourd'hui je vais simplement vous parler de ma journée... à Strasbourg. Non, je ne suis pas cinglée ! C'est juste que pour parler de Colmar, je veux prendre mon temps, choisir les bonnes photos, et, pourquoi pas, vous donnez envie d'y aller l'an prochain.

Ma journée à Strasbourg était motivée par l'envie insoutenable de visiter l'exposition Art is Arp qui se tient jusqu'au 15 fevrier au musée d'art moderne (je vous en parle la semaine prochaine, il le faut, il le faut !). J'avais aussi envie de visiter cette ville, qui est quand même la capitale européenne bordel ! J'attendais donc cette journée avec impatience et j'étais ravie de sortir un peu du cocon qu'est Colmar. Mais dès mon arrivée à la gare, j'ai rapidement déchanté... A l'office du tourisme, on nous propose un plan de la ville à 1 euro ! Je n'ai jamais vu ça ! Depuis quand les plans sont-ils devenus payants ? En sortant de la gare, nous tombons sur le premier marché de Noël de la ville qui n'a strictement rien à voir avec les marchés de Colmar. En fait, tous les marchés de Noël de Strasbourg ressemblent à ceux que nous avons à Paris, vers Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Près, etc. Autrement dit : ils ne ressemblent à rien ! D'ailleurs, à Strasbourg, on ne sent pas vraiment l'esprit de Noël, les vitrines, les façades des immeubles, les rues sont loin d'être aussi belles et aussi décorées qu'à Colmar. Et pour tout vous dire, dans le petit guide de la ville donné avec le plan, la photo qui illustre l'article sur les lumières de Noël est une photo de... Colmar (et bien sûr, cela n'est écrit nulle part) ! Je crois qu'on peut appeler ça de l'arnaque ! J'ai l'impression que cette ville est une pompe à fric. Paris aussi me direz-vous, mais là, c'est différent (sûrement le coup du plan à 1 euro qui m'a mise dans de mauvaises dispositions !). On décide de se promener un peu avant que j'aille au musée. La ville ne me fait pas une bonne impression, des tram arrivent dans tous les sens, il n'y a pas de trottoirs, il y a énormement de monde, bref, à mes yeux, Strasbourg a tous les inconvénients d'une grande ville et tous ceux d'une ville de province.

Mais Fifi a un coeur (si, si, derrière l'épaisse couche de glace), et elle sait apprécier les belles choses. Aussi, Strasbourg m'a charmée par certains aspects : ses rues piétonnes, ses grandes places, son architecture étonnante. Et il y a bien évidemment la magnifique cathédrale qui, tout en étant incroyablement impressionnante m'a semblé étonnamment fragile, comme si elle était recouverte de dentelle

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Devant elle, on se sent tout petit ! Je n'ai pas eu le temps (ni l'envie) de faire la queue pour y monter mais j'imagine que de la haut la vue doit être splendide.

Sur la place de la cathédrale se trouve également la Maison Kammerzell, construite en 1427, dont les colombages sont magnifiques

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Un peu plus loin sur la place se trouve Le Palais des Rohan, un bâtiment du XVIII° siècle, construit pour remplacer le précédent palais épiscopal. Aujourd'hui, il abrite trois musées : les Arts Décoratifs, les Beaux-Arts et le musée archéologique

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Nous arrivons maintenant à ce qui m'a vraiment séduite à Strasbourg, à ce qui me permet de dire que c'est une ville qui a (finalement) son charme : le quartier de la petite France. Avec ses canaux et ses petites ruelles, la petite France est une petite Venise du Nord. C'est le seul endroit de la ville dans lequel je me suis sentie vraiment bien

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Tout près de cet adorable quartier (où il est possible de faire du bateau, huhu), se trouvent les Ponts couverts, trois ponts autrefois recouverts d'immenses toitures en bois, ainsi que le barrage Vauban, construit en complément des Ponts couverts en 1690

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Voilà pour ce petit tour de Strasbourg ! Il y a plein de choses que je n'ai pas pu voir (manque de temps et pas vraiment envie de potasser les lignes de tram pour sortir du centre-ville), mais ce que je regrette le plus est de ne pas avoir pu me rendre au musée du chocolat (autrement dit : le paradis sur terre !). Pour une autre fois peut-être, bien que je doute franchement de retourner dans cette ville qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.

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21 janvier 2009

Les films du mois de janvier, partie I

Comme je le disais hier, enfin plutôt ce matin très tôt ou cette nuit très tard, 2009 ne commence pas en beauté niveau ciné. Rares sont les films qui semblent valoir le détour. C'est pour cette raison que mes petites critiques ciné ont mis du temps à arriver : je n'avais quasiment rien à dire ! J'espère qu'on sera plus gâtés en février ! En attendant, voici le peu de longs-métrages vus depuis le début du mois.

nocesLes Noces Rebelles, de Sam Mendès

C'est quoi ? April Wheeler (Kate Winslet) et son époux Frank (Leonardo DiCaprio) vivent dans une charmante maison de Revolutionnary Road (titre original du film, beaucoup plus parlant que notre traduction française, non ?) Alors qu'ils sont les heureux parents de deux enfants, que Frank a un emploi stable et que tout semble leur sourire, ils réalisent qu'ils ne mènent pas la vie dont ils rêvaient, une vie digne d'eux. April entreprend alors de convaincre son mari de tout abandonner pour partir vivre à Paris. Le couple devra alors se confronter aux avis extérieurs, pas toujours favorables à leur grand projet, et contourner les obstacles qui viendront se mettre sur leur chemin.

Et alors ? J'ai choisi de vous parler de ce film en premier, alors que je l'ai vu il y a juste quelques heures, car c'est mon gros coup de coeur du mois. Je n'aimerais pas que ce film brillant, intelligent, fort, souffre du fait qu'il réunit, onze ans après Titanic, Kate Winslet et Leonardo DiCaprio. Les Noces Rebelles, ce n'est pas Titanic le Retour ; d'ailleurs dès les premières minutes on oublie totalement Jack et Rose (qui nous trottent forcément dans la tête avant d'entrer dans la salle). April et Frank sont deux personnages vraiment très forts, romanesques et incroyablement réalistes à la fois. Ils sont interprétés avec beaucoup de talent par deux acteurs qu'on sent très impliqués. Certaines scènes sont tellement intenses que j'en ai eu des frissons. Les seconds rôles ne sont d'ailleurs pas en reste (chapeau à Michael Shannon que j'avais déjà adoré dans Shotgun Stories et Kathy Bates, égale à elle-même). Et puis il y a aussi cette ambiance typiquement américaine, pleine d'hypocrisie, de non-dits (Sam Mendès avait déjà mis le doigt dessus dans American Beauty). L'atmosphère des 50's est également superbement recréée (ah ! les vêtements d'April... !). Bref, c'est un film qu'il faut absolument voir. Ceux qui ont fait une overdose de Titanic, ne vous laissez pas refroidir par la présence des deux acteurs, ce serait dommage. Les Noces Rebelles est un film qui ne souffre aucune comparaison, un film qui ne laisse vraiment pas indifférent et que j'ai déjà envie de revoir !

familleTout... sauf en famille, de Seth Gordon

C'est quoi ? Chaque année, Brad et Kate, un jeune couple dynamique, trouvent une excuse pour ne pas passer les fêtes en famille. Il faut dire qu'ils ont des bonnes raisons : étant chacun des enfants de divorcés, ils doivent fêter Noël quatre fois ! Un vrai cauchemar quand on est issu de familles de névrosés ! Malheureusement pour eux, cette année la chance n'est pas de leur côté et ils devront se coltiner leurs timbrés de parents. Peut-être que cette longue journée de Noël sera l'occasion pour eux de mieux se découvrir...

Et alors ? J'adore aller au cinéma le 31 décembre, l'après-midi. C'est toujours amusant de voir les gens encore calmes, vivre normalement, alors que quelques heures plus tard la plupart auront la tête dans la cuvette ! Cette année, j'ai choisi de voir cette petite comédie qui me semblait tout à fait appropriée pour se (re)plonger dans l'esprit des fêtes. Malheureusement, le film tient la route pendant à peine trente minutes, après c'est du grand n'importe quoi. Kate, qui a toujours refusé d'être mère, se sent envahie par l'instinct maternel parce qu'elle tient un chiard hurlant dans ses bras pendant trente secondes (ce n'est qu'un exemple). Au bout d'un moment, on ne rigole même plus. La seule chose que je retiens de ce film c'est les chaussures de cette salope de Kate, des Louboutin sublimes (pléonasme).

litDe l'autre côté du lit, de Pascale Pouzadoux

C'est quoi ? Ariane et Hugo sont en couple depuis une dizaine d'années. Pour casser leur routine et surtout parce qu'elle en a marre de son quotidien de mère au foyer, Ariane impose à son mari d'échanger leur rôle pendant un an. Elle prend donc sa place de chef d'entreprise tandis que lui s'occupe des tâches ménagères et vend des bijoux à domicile.

Et alors ? A-t-on déjà vu pareille merde ? Oui, sans aucun doute, mais peu importe. De l'autre côté du lit est un mélange du non moins merdique 48 heures par jour de Catherine Castel et de l'atroce émission M6ienne On a échangé nos mamans. En gros, c'est un véritable calvaire. Sophie Marceau est nullissime, pathétique à force d'essayer d'être drôle, Dany Boon est totalement insipide, tout mou du gland. Avec un film qui prône l'égalité des sexes, on tombe en plein dans les gros clichés (je vous épargne la liste, elle est bien trop longue). De plus, le rôle de la femme est vraiment mis à mal avec une Ariane dépassée en mère au foyer et complétement naze en chef d'entreprise (en gros, nous, bonnes femmes, sommes nulles en tout). Bref, un film chiant à crever qui véhicule un message, à mon sens, affligeant (les hommes sont des porcs, les femmes des connes).

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Igor, d'Anthony Léondis

C'est quoi ? Dans un pays joliement nommé Malaria se déroule chaque année la grande foire des sciences du mal. Alors que son maître de savant fou à passé l'arme à gauche, Igor décide que, malgré son statut d'Igor (tous les assistants se nomment Igor), il peut remporter le grand prix de cette année grâce à une invention extraordinaire. En effet, Igor a réussi à créer la vie. Le seul problème est que sa créature, au lieu d'être atrocement méchante, est une pimpante jeune femme, Violette.

Et alors ? Un dessin-animé charmant, quelques bonnes blagues, notamment grâce aux deux acolytes d'Igor, un joli graphisme. Une petite histoire rigolote, tendre, Frankensteinisante (oui, ça vient de sortir ! ), mais en aucun cas mémorable.

i_feelI feel good, de Stephen Walker

C'est quoi ? Le documentariste Stephen Walker a suivi la chorale Young@Heart pendant la préparation de son nouveau spectacle. Qu'est-ce que cette troupe a de si particulier pour mériter un doc ? Ses membres, âgés de 75 à 93 ans, reprennent les grands classiques du rock et de la pop avec une énergie déconcertante.

Et alors ? Parfois très amusant, parfois émouvant, I feel good est un documentaire très intéressant et surtout unique ! Tous les membres de la chorale sont attachants, le documentariste a d'ailleurs fait un travail incroyable en nous proposant des portraits appronfondis des fortes têtes, en nous permettant de partager leur intimité, faite de joies et de peines. Un film qui vaut la peine d'être vu car il nous fait passer par tout un tas d'émotions. Et puis surtout, on ressort de la salle presque pressé d'être vieux ! Si c'est pas good ça !

idiotsDes idiots et des anges, de Bill Plympton

C'est quoi ? Un homme aigri, égoïste et mauvais se réveille un matin avec des ailes d'ange dans le dos. Cette paire d'ailes, en voulant à tout prix l'empêcher de faire le mal, va chambouler sa vie.

Et alors ? Un dessin-animé dans lequel les personnages fument comme des pompiers et picolent comme des trous c'est plutôt original ! Des idiots et des anges, grâce à son trait nerveux et réaliste, nous entraîne dans un monde onirique, poétique, teinté de trash et saupoudré de cynisme. Certains reprocheront à ce film d'animation son manichéisme, moi je ne vais pas chercher aussi loin ! J'ai passé un très bon moment, c'est tout ce qui m'intéresse !

parcParc, d'Arnaud des Pallières

C'est quoi ? Dans une résidence pavillonaire du sud de la France vivent Monsieur et Madame Clou, dont le fils unique est en proie à une dépression. L'arrivée d'un nouvel habitant, Monsieur Marteau va bouleverser la vie déjà pas facile de la famille.

Et alors ? J'étais très intriguée par le synopsis de ce film, je ne pouvais m'empêcher de penser à ce qu'allait bien pouvoir faire l'horrible Marteau aux gentils Clou. Je regrette de ne pas être restée au chaud à la maison et de ne pas avoir demandé à une bonne âme de me raconter la fin, car j'ai vraiment eu l'impression de perdre deux heures devant ce film long et ennuyeux (en plus, j'étais au premier rang et je déteste ça !). Arnaud des Pallières nous propose une métaphore aussi subtile que les noms de famille de ses personnages. Le vilain Marteau va enfoncer le pauvre Clou qui incarne tout le bonheur minable du bon père de famille rangé. En nous collant en bruit de fond les informations qui relatent les émeutes qui ont secoué la France en 2005, des Pallières en rajoute une bonne couche dans le genre "le monde est sens dessus-dessous". Même si on laisse l'intrigue de côté, ce film souffre d'une réalisation laborieuse ; certains plans sont d'une longueur incroyable, certaines scènes (dont une scène de cul absolument immonde quand on a le nez collé à l'écran) sont inutilement interminables (inutiles tout court d'ailleurs). Alors qu'il partait avec une bonne idée de thriller psychologique, des Pallières arrive avec un navet déprimant (et ne me parlez pas de film "expérimental", c'est juste un adjectif cache-misère utilisé par ceux qui n'ont rien compris mais qui ne veulent pas se l'avouer).

Pas grand chose à se mettre sous la dent en ce début d'année... Heureusement, quelques films sympas sont annoncés pour la fin du mois, avec en tête le documentaire sur Joy Division, aussi connu sous le nom de "meilleur groupe de tous les temps" ! Il faut aussi que j'aille voir Twilight (même si je n'ai pas vraiment accroché au premier tome de la saga).

Sinon, est-ce que certains d'entre vous ont vu Slumdog Millionaire ? Je me tâte...

Bonnes toiles à tous !

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Good Morning, Mr Gershwin au Théâtre National de Chaillot

aff_gershwinDimanche, je me suis rendue pour la troisième fois depuis le début de la saison au Théâtre National de Chaillot pour assister à un ballet. Comme les deux représentations précédentes, Good Morning, Mr Gershwin m'a étonnée, émerveillée. La programmation de Chaillot met à l'honneur des spectacles vraiment atypiques et euphorisants : on peut leur faire confiance.

Tout d'abord, rappelons deux ou trois petites choses sur ce fameux Mister Gershwin. George Gershwin était un compositeur américain qui produisit un grand nombre d'oeuvres mémorables au début du XX° siècle. Dans les années 30, il donne vie à un opéra folk pour personnages afro-américains, Porgy and Bess, dont certaines mélodies nous trottent dans la tête encore aujourd'hui (Ah ! Summertime ... !)

Gershwin était donc un artiste "touche-à-tout" qui n'avait pas peur de mélanger les genres, de faire se côtoyer les arts, les cultures. Porgy and Bess est à l'image de son créateur un opéra métissé, qui mêle le jazz américain et la musique populaire.

José Montalvo et Dominique Hervieu, les deux chorégraphes à qui l'on doit Good Morning, Mr Gershwin, rendent doublement hommage au compositeur en proposant, sur ses compositions, un ballet hétérogène, où la danse africaine se mêle au hip-hop pour répondre à la danse contemporaine. Good Morning, Mr Gershwin est, en ce sens, très surprenant : on ne sait jamais quelle danse va nous faire vibrer, quels rythmes vont nous emporter. Les quatorzes danseurs qui donnent le meilleur d'eux-mêmes pendant près d'une heure et demie sont tout simplement époustouflants. Dans leurs tenues hautes en couleurs (du jaune, du rouge, du violet, ...) ils nous prouvent que toutes les danses se valent, que l'important est ce que le corps exprime.

Good Morning, Mr Gershwin est une création qui comblera les amoureux de la danse mais aussi ceux qui accepteront de laisser de côté leurs préjugés et qui pourront découvrir que la danse n'est pas qu'une histoire de tutus et de petits rats !

C'est où ? Au Théâtre National de Chaillot, 1 place du Trocadéro, M° Trocadéro

C'est quand ? Jusqu'au 7 fevrier à 20h30 en semaine, à 15h le dimanche

C'est combien ? Entre 10 et 27,50 euros

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En vrac : un modem pourri, des expos, des films, les soldes

Ah ! Je suis heureuse de retrouver mon petit blog adoré après presque une semaine ! Figurez-vous que les diodes de mon modem sont éteintes donc, en toute logique, j'ai pensé que j'avais un énième problème de connexion alors qu'en fait, Internet fonctionne très bien ! Je m'en suis aperçu ce soir quand, dans un élan d'espoir, je me suis dis : "Vas-y, tente le coup ! Allume le PC, on ne sait jamais " Et me voici (alors que les diodes restent désespérément éteintes !)

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Bref, tout ça m'a fait prendre beaucoup de retard alors que j'avais plein de choses très intéressantes à vous dire et à vous montrer (vous en doutiez ? !). Depuis le temps que les vacances de Noël sont terminées, je ne vous ai même pas fait partager mon petit voyage alsacien, pourtant j'ai un milliard de choses à dire sur Colmar qui est une ville magnifique, surtout pour passer les fêtes

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J'ai par contre beaucoup moins aimé Strasbourg où, fort heureusement, je n'ai passé qu'une journée. Et c'était pour la bonne cause : voir l'exposition Art is Arp au musée d'art moderne. ça aussi, il faut absolument que je vous en parle, car l'expo est extraordinairement riche et intéressante. Une autre exposition sur laquelle je dois faire un billet, même si elle est malheureusement terminée, celle sur la photographe Lee Miller. Elle m'a permis de découvrir une artiste complète et une femme déterminée et courageuse qui mérite très largement un billet sur mon modeste blog ! Cela fait aussi très longtemps que je ne vous ai pas parlé cinéma, j'ai quelques films à chroniquer mais on ne peut pas dire que cette année 2009 commence en beauté. Je ne sais pas pour vous mais moi j'ai beaucoup de mal à trouver des films qui me tentent un minimum. C'est bien simple, depuis le début du mois j'en ai vus six (score minable quand on sait que j'ai vu 155 films au ciné en 2008). Et puis, faut voir la gueule des chefs-d'oeuvre ! Enfin, vous verrez ça très bientôt, promis ! L'absence quasi-totale de films dignes de ce nom à l'affiche me permet d'avoir du temps libre pour d'autres sorties. J'ai pu voir sans aucun regret le ballet Good Morning Mister Gershwin à Chaillot dimanche. C'est une création vraiment étonnante (en tout cas, moi j'ai été surprise !), pleine de couleurs, d'énergie et de créativité. Un billet très vite aussi !

Mais ce qui agite tout le monde ces derniers temps se résume en un mot : soldes ! Pour ma part, ces soldes 2009 sont un véritable casse-tête. Résumé :

  • Mercredi 7 janvier, 1er jour des soldes : je suis au fond de mon lit, grippée, en train de me tâter entre me pendre avec un lacet et m'ouvrir les veines avec mon marque-page. Finalement, je me rendors et c'est pas plus mal.
  • Samedi 10 janvier : je vais errer dans les beaux quartiers mais finis par me retrouver à Opéra et autre boulevard Haussmann. Arrêt chez Eric Bompard. Je fais la queue 20 minutes, la goutte au nez. Faut vraiment aimer le cachemire. Il n'y a pas ce que je cherche, je suis déçue. Petit passage ultra-rapide par le Printemps, je manque de mourir étouffée, je rentre à la maison me coller devant un DVD.
  • Vendredi 16 janvier : direction rue de Sévigné chez Monsieur Bompard. Le personnel est mille fois plus sympa qu'à Opéra, on nous offre le café (que je refuse car je n'en bois pas). Il y a le modèle que je vénère mais dans deux coloris absolument immondes. Je déclare que je suis maudite et je ne crois pas si bien dire... De retour sur le Faubourg-saint-Antoine, je décide d'aller au pub irlandais histoire de noyer ma peine dans la Guinness. Je me dis que ça pourrait même être sympa d'aller dépenser un mois de salaire chez Lush qui se trouve juste en face du pub. Mais avant, je m'arrête au café Rey pour commander une crèpe à emporter (règle numéro 1 : ne jamais boire à jeun). Là, un mec s'arrête en plein milieu du trottoir avec ses deux gros clébards, dont l'un semble particulièrement apprécier mes jambes. Au début, je rigole, puis je prie pour qu'il ne me saute pas dessus pour me piquer un bout de crèpe. Finalement, je récupère ma crèpe, je suis toujours en vie. De toute façon le chien est bien trop occupé à pisser... sur mes chaussures ! Oui, vous avez bien lu ! Ce fils de taupe m'a inondée avant de reprendre sa route ! Et le pire c'est qu'en reprenant ma marche très énervée, je m'aperçois que j'ai un peu froid à la jambe : je baisse les yeux et constate qu'il a aussi visé mon collant. Du coup, retour à la maison en quatrième vitesse pour laver et désinfecter ma jambe cent fois. Je me venge le soir sur une fondue au chocolat, nan mais !
  • Dimanche 18 janvier : j'attends que mon bar préféré ouvre car j'ai un grand besoin de Purple Haze. Je patiente dans une boutique pleine de merdouilles et ressors avec un cadre-photo Betty Boop, des confettis pour le bain, deux verres à vodka London et un tapis de souris Audrey Hepburn. Bref, que des trucs inutiles, mais à -50%.
  • Lundi 19 janvier : direction rue Vavin, toujours chez Bompard. Enfin, je peux entrer dans la boutique sans faire la queue. Mon modèle est là, dans ma taille, c'est un miracle. Malheureusement, la couleur (rose pâle) me fait ressembler à une endive en phase terminale. J'essaye quand même le pull en me disant que je pourrais le commander sur le site Internet, tant pis pour les frais de port. La tempête éclate, je suis trempée, décoiffée et toujours pas cachemirifiée. Heureusement, Gibert Jeune et Joseph sont là pour me faire oublier la triste réalité de la vie et je m'offre l'album des Puppini Sisters et me fait offrir Cathy's Book (un livre qui commence par : "si tu n'es pas Emma repose immédiatement ce carnet", je ne peux que l'adorer !).
  • Mardi 20 janvier : j'ai un rendez-vous chiant à 11 heures à Nation. J'en profite pour faire un tour au Printemps. Tout est moche, rien ne me fait envie. Je rentre bredouille. Comme prévu, je me rends sur le site Eric Bompard et là, la misère du monde s'abat sur moi : MON pull est en rupture de stock. Du coup, je décide qu'Eric ira se faire mettre, j'irai acheter mon cachemire chez Hermine de Pashmina. Et toc !

J'espère que pour vous la pêche est meilleure ! En tout cas ne me dites pas que vous ne trouvez rien à votre goût parce que là je vous demanderais : pourquoi MON pull est en rupture de stock alors ?? !! 

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15 janvier 2009

Ne pleure pas Jeannette-suite et fin- ou comment une amitié naissante peut sauver une Fifi brisée

Hier, j'avais le moral dans les chaussettes ; j'ai passé une journée toute pourrie et looonngue comme un jour sans thé. Même les Gilmore Girls n'ont pas réussi à me redonner le sourire : j'avais envie de mettre un coup de boule à Lorelei et de désosser Rory. Ce qui me manque dans ces cas là, c'est un véritable ami.

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Malheureusement pour ma petite personne, je n'ai plus d'amis en qui j'ai réellement confiance. J'avais une meilleure amie depuis l'âge de trois ans, on s'était connues à la garderie Arc-en-ciel (charmant, hein !) et on ne s'était plus lâchées jusqu'en septembre 2006, où elle a subitement cessé de me donner de ses nouvelles. Incroyable. Elle avait déjà fait ce coup à son amie de lycée, du jour au lendemain, elle avait tiré un trait sur elle, et comme c'est une personne très (trop peut-être) fière, il ne faut pas compter sur elle pour revenir en arrière, ni même pour s'expliquer tout simplement. C'est terrible de la croiser dans la rue et de constater qu'elle fuit mon regard, alors qu'elle sait bien que je ne suis pas une personne rancunière ni méchante, je peux tout entendre. Depuis que je l'ai perdue, je me sens atrocement seule. J'ai plein d'autres copains, de plus ou moins longue date, à qui je peux plus ou moins me confier, mais ça ne sera jamais comme avec Elle. Elle qui a suivi au jour le jour mes déboires sentimentaux, mes engueulades familiales, mes envies... Elle qui partageait mon humour douteux, qui pouvait terminer mes phrases. Elle avec qui je passais jusqu'à 12 heures par jour au téléphone (véridique) à élaborer des plans pour rendre les mecs fous d'amour. On s'appelait "Ma soeur", on se disait absolument tout et je suis triste car je sais qu'il sera très difficile de renouer pareille amitié à mon âge.

Enfin, tout cela était sans compter sur ma Lucette. Nous nous connaissons depuis très peu de temps et nous ne nous sommes jamais recontrées dans la vraie vie. C'est une connaissance commune qui nous a présentées sur msn ; connaissant notre amour pour la littérature, il a pensé qu'on pourrait bien s'entendre. Au fil des mois, notre relation a évolué et les discussions 100% littéraires ont laissé place à de joyeux délires. On se découvre à chaque conversation de nouveaux goûts communs, on fait dans l'humour noir, on parle de choses absolument inintéressantes pour qui lirait par-dessus notre épaule mais nous, ça nous fait rire.

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Comme elle savait qu'hier ça n'allait pas fort, elle a fait tout son possible pour me remonter le moral. Tout d'abord, elle m'a présenté deux bons amis : Bryan et Gilbert, deux cakos que vous avez peut-être croisés au détour d'une émission intellectuelle comme Confessions Intimes ou Vie privée/Vie publique. On se sent bien mieux dans ses baskets devant de pareils cas désespérés ! Ensuite, elle a jugé bon de me prescrire une dose de gros délire bien trash en me conseillant de regarder Mange mon geek (voir sur Dailymotion). J'ai craqué pour Poulpy, qui pourrait même faire rire un pigeon mort avec toutes ses conneries. Mais mon gros coup de coeur de la soirée, sa troisième prescription, c'est Hello Geekette . Les aventures de Valérie la geekette, de sa bande de potes geek-gothique-metalleux, et de son coloc' "un mec sympa mais plutôt basique" qui vit entouré de bobos, m'ont fait rire comme une dinde une bonne partie de la nuit... ou plutôt de la matinée ! Car, oui, ma Lucette m'a supportée, soutenue, jusqu'à 6 heures du matin (en sachant que j'étais éveillée depuis 6h30 la veille et elle 9h, imaginez ce que les dernières conversations ont pu donner) ! Elle a même accepté de rester connectée le temps que j'aille prendre ma douche pré-dodo, au cas où on tenterait de m'assassiner façon Psychose (j'avais prévu de me trainer jusqu'au clavier pour lui envoyer le nom de mon bourreau). Après une soirée aussi sympathique, je me suis couchée contente et me suis réveillée avec le sourire, comme une reine.

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Si je vous parle de tout ça aujourd'hui, c'est aussi parce que ma Lucette m'a fait une promesse : celle d'écrire un article pour son blog tous les jours, ces deux prochaines semaines. En fait, tout le monde devrait me remercier d'avoir su trouver un moyen de la motiver car ses articles valent vraiment leur pesant de chamallow !

Le petit mot de la fin, pour toi ma Lucette que je remercie encore d'avoir transformé une soirée qui s'annonçait tristoune en une longue nuit de grand n'importe quoi ! XOXO Georgette

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14 janvier 2009

Ne pleure pas Jeannette -la suite-

Mon petit coup de blues d'aujourd'hui s'estompe peu à peu, même si ce n'est pas encore l'éclate. Cet après-midi, j'ai réfléchi à toutes les petites choses qui me font habituellement plaisir au quotidien et j'ai décidé de m'en servir pour faire reculer le grand méchant monsieur cafard !

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J'ai commencé par me faire jolie, ou plutôt "un peu moins moche", car quitte à porter la misère du monde sur ces épaules, autant le faire avec classe. Une fois mes cheveux tout propres grâce au shampoing Ultra Doux à la nacre naturelle et extrait de cerisier, je me sentais déjà mieux. D'ailleurs, pendant qu'on est dans les shampoings, il faut que je vous dise : le Nivea Protein Repair aux extraits de bambou et lys blanc a un effet dramatique sur moi. La première fois que je l'ai utilisé, j'ai cru que mes cheveux étaient mal rincés, ils étaient tout... bizarres, gras, collants, bref, immondes. La semaine dernière, je l'ai utilisé pour la quatrième fois, re-re-rebelotte, et comme chez ma mère je n'ai pas ce problème avec d'autres produits j'en déduis que cela vient vraiment du shampoing. Et dire que lorsqu'une amie m'avait dit rencontrer ce problème avec le Nutri-Gloss d'Elsève je ne l'avais pas crue. Vilaine ! Du coup, c'est un shampoing qui me servira juste pour ma frange. Vous avez déjà rencontré ce genre de soucis avec certains shampoings ? Question existentielle... Suis-je en train de me transformer en :

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Ah ba c'est que certains détails de cet après-midi m'ont fait peur ! Si, si ! Je vous jure ! Déjà, je n'ai rien avalé de la journée. Mon inconscient a peut-être mis mon estomac au régime pour que je puisse entrer dans ma combi rose à paillettes qui fera pâlir d'envie Barbie ! Vite, vite, apportez-moi une pleine boite de Mon Chéri ! Et puis surtout il y a ça :

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Comme je l'ai dit en début d'article, j'ai essayé de rassembler toutes les petites choses susceptibles de m'aider à surmonter cette atroce journée. Et vous voyez le résultat ! Devant cette abondance de rose, cet étalage de douceur, cette avalanche de niaiseries, je ne peux que m'interroger : une fille triste devient-elle co-conne ?

Inventaire :

  • Ma petite couverture rose, mon masque de dodo en satin rose et mes deux fils Niark-Niark et Frodon, absolument indispensables si je veux réussir à dormir cette nuit
  • Une bougie à la fraise et une lampe berger diffusant un doux parfum de vanille
  • Mon téléphone portable, mon téléphone fixe et mon PC portable pour rester en contact avec le monde extérieur et surtout pouvoir prévenir un maximum de personnes en un temps record si jamais un inconnu s'introduit chez moi cette nuit. Le PC de maison étant également allumé, bien sûr
  • Ma très chère lampe Living Color pour mettre un peu de couleur dans cet appartement trop grand, froid et déprimant
  • Mes séries-doudous : Sex&the City, Un gars/une fille et Clara Sheller. Manque plus que le coffret Gilmore Girls
  • Mes DVD adorés pour passer du temps avec la belle Audrey, de superbes pin-up et la puissante Elizabeth : My fair Lady, Voyage à deux, Comment épouser un millionaire, Pin-up girl et le coffret Elizabeth
  • Des lectures faciles : le livre du frère de Madonna (haaaaaaan la honte) et le Magazine littéraire du mois de novembre que j'avais juste feuilleté

Je ne peux pas m'empêcher de penser que la tristesse m'a fait perdre cent points de Q.I. Non ? !

Posté par yottidottir à 19:44 - Me, myself and I - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ne pleure pas Jeannette

Quelle misère ! Quand je disais que 2009 commençait mal... ça se confirme aujourd'hui. Je vais vraiment finir par croire que 2009 n'est carrément pas mon année. Pourquoi tant de plaintes ? Je n'en sais trop rien. Toujours est-il que je me suis réveillée à 6h30 le moral en berne et surtout en pleurs. Pleurer avant 9 heures du matin est vraiment atroce. Non pas qu'il y ait une heure pour pleurer mais étouffer ses larmes dans son oreiller alors que le soleil n'a même pas pointé le bout de son nez c'est encore plus déprimant que la déprime même. Mes efforts pour me rendormir sont restés vains et, à 10 heures, j'ai fini par me traîner au salon pour finir assise par terre, sanglotante

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En fait, je crois que tout ça, c'est à cause de mon amoureux. Ce bougre me manque beaucoup trop. Pourtant, ce n'est pas la première fois que nous sommes séparés temporairement mais cette fois-ci je le gère assez mal. Je me suis souvent moqué des filles qui devenaient l'ombre d'elles-mêmes une fois le mâle parti et j'ai toujours essayé d'être de bons conseils pour mes amies lorsqu'elles traversaient de mauvaises passes. Mais aujourd'hui, c'est moi qui erre dans l'appartement comme une âme en peine et je suis incapable de me raisonner. Pourtant, il y a des tas de solutions pour lutter contre le cafard, la meilleure étant bien entendu celle d'Holly Golightly : aller chez Tiffany

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On peut également être aussi superficielle que Gabrielle Solis et noyer son chagrin dans le shopping, ou alors être une working-girl comme Miranda Hobbes et oublier sa peine en se plongeant dans le travail. Malheureusement, la vie n'est pas une série télé et rien ne me fait envie aujourd'hui, si ce n'est me lamenter sur mon sort et pleurer toutes les trente secondes.

Je me sens vraiment ridicule de pleurnicher comme ça sans véritable raison mais je crois qu'il va en être ainsi jusqu'à ce que je me couche ce soir. Ce soir... ça me semble encore tellement loin et en même temps, je n'ai vraiment pas hâte d'y être ! Toutes ces heures sans quelqu'un à qui parler et cet appartement qui me semble immense et glacial sans lui...

Enfin ! J'espère que ça ira mieux demain car ce n'est pas du tout dans mes habitudes de me laisser aller comme ça. Fifi est une guerrière pas une petite mauviette !

050807cristinachains

En tout cas, je suis bien désolée pour ce billet qui plombe l'ambiance et n'enrichira pas votre culture mais bon, si je ne peux pas m'épancher sur mon blog, à quoi sert-il ? ;)

Et si une bonne âme passe par ici, peut-être qu'elle aura des petites astuces pour que le temps passe plus vite !

Posté par yottidottir à 15:37 - Me, myself and I - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2009

La Crypte Polska

Il paraît que les voyages forment la jeunesse. Le seul problème c'est que voyager vide considérablement notre compte en banque. Ma solution pour voyager sans quitter Paris c'est... manger ! J'ai déjà parlé sur ce blog du brunch cajun proposé par le Blue Bayou, du fabuleux Fish&Ships du Corcoran's (et sa pinte de Guinness). Aujourd'hui, c'est en Pologne que je vous emmène.

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Au pied de l'église Notre-Dame de l'Assomption, l'église polonaise de Paris, se cache un petit restaurant, La Crypte Polska. Il faut vraiment connaître l'adresse car la porte d'entrée est très discrète et, surtout, on n'imagine pas un restaurant dans une crypte d'église ! Aussi, il faut descendre quelques marches avant d'arriver dans une salle absolument démente : pierres apparentes, vitraux, crucifix, un décor peu habituel !

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On a l'impression de diner dans un endroit secret, un lieu d'initiés. On entend parler polonais à presque toutes les tables, les serveuses, quant à elles, sont vite trahies par leur accent très prononcé. On ne serait même pas étonnés de devoir donner un mot de passe en arrivant !

Passons à ce qui intéresse tout le monde : le contenu des assiettes ! Pour une première, j'ai opté pour le menu découverte qui, comme le nom l'indique, permet de découvrir la gastronomie polonaise en goûtant à (presque) tous les mets typiques.

Le repas commence bien évidemment par un petit verre de vodka :

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Assez forte, elle peut faire chauffer les oreilles de certains en moins de dix secondes ! Pour ma part, j'ai toujours une bouteille de Zubrowka au frais donc c'est pas un petit shot qui m'impressionne !

En entrée, on nous propose une assiette un peu légère à mon goût mais satisfaisante d'un point de vue gustatif :

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Charcuterie polonaise (deux bouts de saucisson, on ne risque pas de s'étouffer), un blini (trop peu, on doit finir le tarama avec du pain), du saumon, du tarama, des crudités polonaises (une macédoine améliorée), un sushi polonais (le minuscule carré au centre de l'assiette) et, le meilleur, des rillettes polonaises, aussi goûteuses que grasses. Le tout accompagné de bières polonaises qui ne sont pas comprises dans le menu.

L'assiette principale, au contraire de l'entrée, est extrêment nourrissante. Et pour cause, beaucoup de "plats" sont à base de pomme de terre :

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Je suis une très mauvaise critique gastronomique car j'ai oublié le nom des petites boules blanches. Je me souviens juste de la sensation très bizarre en bouche (un peu eslastique) et de leur très bon goût. Nous avons également trois raviolis à la viande, qui ne sont pas vraiment des raviolis puisque la pate est à base de pomme de terre, le fameux goulash accompagné d'une galette de pomme de terre (je vous l'avez bien dit ! ) et de légumes. C'est donc une assiette très copieuse et vraiment délicieuse !

Enfin le dessert, également très copieux, vient nous achever :

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Impossible de repartir sans goûter une autre vodka. En effet, le restaurant propose une carte assez impressionnante. Par contre le prix très excessif (5 euros le verre de 2,5 cl) nous freine vite. J'ai quand même testé deux vodka : une assez épicée contenant des paillettes d'or (si, si !) et une à la cerise (un délicieux goût de Mon Chéri !) :

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Je recommande donc chaudement ce petit restaurant à tous les curieux, qui pourront y aller aussi bien en amoureux qu'entre potes. J'ai passé une excellente soirée, la nourriture était très bonne et j'ai surtout apprécié le côté ludique de cette sortie : c'est toujours plaisant de découvrir un pays à travers sa gastronomie. Le service était très aimable mais l'attente entre les plats beaucoup trop longue. Par ailleurs,si la déco est dépaysante la musique est un vrai calvaire. Quelle idée de brancher la radio sur Chéri FM ! On se croirait plus dans une brasserie près de la gare de Lyon que dans un restau polonais !

C'est où ? La Crypte Polska, sous l'église polonaise, place Maurice Barrès, Paris 1° M° Concorde.

C'est combien ? Bizarrement, cette adresse figure dans mon petit guide des restaurants pas chers. A moins de se contenter d'un potage, on s'en sort quand même avec une belle addition de 80/90 euros pour deux. Le menu découverte est à 28 euros, la vodka à 5 euros le verre, idem pour la bière polonaise.

Pour réserver (même si ce n'est pas vraiment nécessaire) : 01.42.60.43.33.

Posté par yottidottir à 12:36 - Miam-miam ! - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 janvier 2009

Le Père Noël aime les vilaines filles...

... si on en croit la montagne de cadeaux qu'il a déposée au pied de mon sapin !

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Je sais que Noël est passé depuis quelques semaines déjà mais je n'avais pas eu l'occasion de vous montrer mes jolis présents. Je me rattrape donc aujourd'hui, maintenant que j'ai pu recharger la batterie de mon pauvre A.P.N.

Il faut savoir que cette année j'ai fêté Noël plusieurs fois : en vacances, avec ma chère mère, en famille, ..., et qui dit Noël multiple dit nombre de cadeaux tout à fait indécent ! Mais je ne vais pas m'en plaindre ! Voici donc la liste des nombreux livres, DVD, CD et autres présents venus compléter mes collections :

DVD : Sex & the City le film (qui devait se trouver sous le sapin de beaucoup d'entre nous ! ), Deux soeurs pour un roi, Mary Reilly, L'Abribus (la pièce de théâtre avec Florence Foresti).

CD : Homogenic et Debut de Bjork, Super Taranta de Gogol Bordello.

Beauté : un coffret Fleurs de Noël d'Yves Rocher, un gel douche bio au miel, une palette de cinq fards à paupières Dior, un bon pour des soins dans mon institut de beauté préféré.

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Des douceurs : deux boites de Mon Chéri (les seuls chocolats que je mange depuis que je suis petite), des sablés Michel et Augustin, des bonbons à la violette, une tablette de chocolat blanc décorée, des sachets de chocolat en poudre aux saveurs étonnantes (marrons glacés, macarons, cerise, orange cannelle, chocolat blanc), une énorme boite de macarons Ladurée.

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Pour mes collections : j'ai toujours été une grande collectionneuse. En fait, je pense surtout que la collection est une bonne excuse pour acheter encore et toujours. Depuis que j'ai douze ans, je collectionne les cochons. Mais attention ! Par n'importe quel cochon ! Je veux du cochon fonctionnel ! Aussi, cette année j'ai eu : un laser cochon, une serviette magique cochon (vous savez, c'est une petite boule qui, une fois plongée dans l'eau devient une grande serviette), un mètre de couturière cochon, une bougie cochon, un oreiller cochon et un porte-plaid cochon. J'ai également eu pour ma collection de porcelaine deux couples de cochons. Depuis deux ans maintenant je collectionne aussi les petites chaussures, qui prennnent beaucoup moins de place que les vraies ! Pour Noël, j'en ai eues trois nouvelles, ainsi qu'une boite à musique adorable surmontée d'une petite chaussure. Enfin, j'ai eu une petite figurine Sissi Impératrice (pour mon côté Princesse).

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Pour la maison : Une tasse Marilyn Monroe, un verre L'Alsacienne de Noël (en souvenirs de mes vacances), un petit bonhomme en bois WC (en direct du marché de Noël de Colmar), des bougies-flûtes à champagne, une bougie "couple de hérissons", un pot pourri au jasmin, un parfum d'intérieur à la violette, un appareil à fondue au chocolat.

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Des vêtements : Heureusement, cette année personne ne m'a acheté de "vrais" vêtements. Je dis "heureusement" car il y a toujours un problème de taille ou alors le vêtement choisi n'est pas à mon goût. J'ai tout de même eu quelques paires de chaussettes Betty Boop (je l'adore ! ) et une superbe étole grise, douce et chaude.

Des livres à lire : Sur la paupière de mon père de Sjon, Le testament des gouttes de pluie de Einnar mar Gudmundsson, Point point virgule tiret de Petur Gunnarsson, Le cheval soleil de Steinunn Sigurdardottir, Les Mémoires de la princesse de Berkley, Une vie de Pintade à Paris (dont j'ai déjà parlé ici), Ma soeur, la plus grande star du monde par le frère de Madonna (je suis en plein dedans, c'est extrêment croustillant bien que totalement superficiel ! ), Guillaume Depardieu, l'ange foudroyé de Gilles Lambert (je ne suis pas fan des livres people-malgré ce que laisse penser le bouquin sur Mado- mais Guillaume était mon acteur français préféré), le coffret BD de Pénélope Bagieu : Ma vie est tout à fait fascinante et Joséphine, La cuisine d'Amélie de Juliette Nothomb, un livre sur le bouledogue français (pour que je ne maltraite pas mon Barnabé, que je n'ai pas encore acheté, mais c'est pour bientôt je le sens ! ).

Des livres à chérir : un album de photos L'Islande entre ciel et terre, un guide Gallimard sur l'Islande, le livre D'Art d'Art (cf : l'émission de France 2), Séduction de la chaussure, quatre siècles de mode (qui a dit "fétichiste" ? ! ), Audrey Hepburn : souvenirs et objets d'une femme d'élégance (il faudrait un billet entier pour que je vous parle de mon amour inconditionnel pour Audrey).

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Autres : quelques enveloppes bien garnies (dont je ferai très bon usage) et un bon d'achat Darty (que j'ai donné à ma mère pour son futur four).

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Et n'oublions pas le cadeau pour la maison : 102 cm de pur bonheur pour regarder mes DVD préférés et -accessoirement- jouer à la PS3

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Malgré la longueur de cette liste, je suis sûre que quelque chose manque. C'est comme essayer de se souvenir des noms des sept nains : il en manque toujours un (ceci dit, c'est un très bon passe-temps dans le métro) ! Quoi qu'il en soit, je pense pouvoir dire que j'ai été bien gâtée cette année, surtout quand on sait que je ne frèquente que peu de personnes de ma famille.

En tout cas, je ne sais pas pour vous, mais moi j'attends impatiemment Noël prochain et je promets d'être toujours aussi vilaine : ça a l'air de payer !

Posté par yottidottir à 16:18 - Me, myself and I - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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